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ISBN : 2266125354
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 1953 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 12 février 2013

    Under_The_Moon
    Ecrit après la Seconde Guerre mondiale, The Catcher In The Rye (traduit "L'Attrape-coeurs") décrit le début des années 1950 : décennie du conformisme par excellence (dans la société américaine). La famille est au centre de tout et de toutes les valeurs. Les pères sont de fiers chefs de clan et les mères des ménagères hors-pair façon publicité pour produits ménagers.
    A cette époque, les enfants n'ayant leur place que pour obéir et apprendre de leurs aînés, le concept "d'adolescent" n'existe pas : soit on est un enfant, soit on est un adulte. Mais entre les 2 ... ?
    Salinger explore donc cette "frontière" qui est souvent une période difficile pour celui qui la vit, et ceux qui l'entourent !
    Holden Caufield se voit devenir un autre et éprouve beaucoup de difficultés à s'adapter à ce "nouveau lui". Il en va de même pour le monde dont il commence à voir les failles.
    C'est donc l'occasion pour l'auteur de s'attaquer au sacro-saint American Dream. Car les rêves d'Holden prennent des allures de cauchemar...
    Dans L'Attrape-coeurs, Salinger met très bien en scène toutes les ambiguïtés des adolescents. L'auteur nous fait d'abord comprendre qu'il est difficile de faire confiance à ce narrateur pour qui les adultes sont bidons (je suppose que c'est le terme utilisé dans la traduction française), dangereux et pervers. Mais Salinger montre aussi le paradoxe de ce rejet des adultes et l'envie qu'a Holden de leur ressembler.
    A l'inverse, ce personnage idéalise l'enfance comme un paradis perdu. On s'aperçoit assez vite que les enfants, comme sa pette soeur Phoebe, sont les seuls qu'il respecte.
    Ah, l'adolescence.... Période où la demi-mesure n'existe pas !
    Avec ce roman, et surtout grâce à son personnage principal, Salinger a créé un Peter Pan moderne. A l'inverse de Peter Pan, Holden a peur, il ne se crée pas un pays imaginaire, il fait comme il peut. Est-ce pour cette raison que les tueurs en série américains apprécient particulièrement ce livre ? Et pour cela que l'adolescent a donné son nom à une chanson de rock ? Un grand débat qui ne pourra pas se résoudre ici, c'est sûr !
    Je n'étais déjà plus ado quand j'ai lu The Catcher In The Rye, mais j'ai été frappée et reste encore marquée par la justesse de l'analyse de la peur de grandir dans un monde qui n'a pas l'air de savoir où il va. Et je pense que ceux qui ont été des adolescents sensibles ne pourront pas le nier après cette lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 06 décembre 2012

    fredho
    Holden Caulfield adolescent paumé, marqué par la mort de son tout jeune frère, n'ayant pour seule attache son adorable petite sœur Phoebé à laquelle il voue un amour fraternel et passionnel, est expulsé de son lycée trois jours avant Noël.
    Ne voulant pas affronter la colère de ses parents, Holden fugue et rejoint New York par train où il réserve une chambre dans un hôtel sordide.
    S'ensuit des aventures déroutantes, des rencontres hasardeuses, dangereuses, émouvantes, mais aussi quelques retrouvailles décevantes ou bien d'autres touchantes...
    « L'attrape-cœurs » est avant tout le récit d'une errance, l'errance d'un adolescent marginal, ne trouvant pas sa place au sein de la société, en plein crise existentielle, mais surtout blasé par la superficialité des jeunes de son âge, terrorisé par le fait de devenir un jour un adulte, écoeuré par ce monde hostile et par l'ignominie humaine, Holden se cherche mais se perd dans des questions sans réponses, et finira par se noyer dans un naufrage psychologique...
    Dans un style familier, argotique, vulgaire parfois, mais au langage saisissant et poignant, écrit à la première personne du singulier pour mieux nous identifier au personnage, les lecteurs se laissent happer voire secouer par la violence et la noirceur de ses pensées.
    Nous devenons témoins du mal-être d'Holden qui se dévoile à cœur ouvert, et éprouvons face à cet adolescent tourmenté, de l'empathie car nous adultes sommes bien conscients que l'adolescence demeure une période charnière de notre vie, délicate et douloureuse et qui parfois conduit certains jeunes à des dérives tragiques !
    Ce roman est une révolte et si l'œuvre de Salinger paraît pour certains légèrement dépassée, les problèmes de l'adolescence contés dans ce récit restent immuables et toujours d'actualité.
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    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 08 février 2011

    nadejda
    Y a-t-il un âge pour lire un livre ? Je suis très très très loin de l'adolescence et pourtant j'ai aimé L'attrape-coeurs. Je ne sais pas si c'est inquiétant ou rassurant mais peu importe ...
    J'ai trouvé ce livre intemporel et universel, un livre dans lequel tout adolescent peut se reconnaître.
    Holden, le narrateur, suit ses impulsions, réagit instantanément à ce qui le blesse ou l'enchante. Il est excessif et spontané, fabulateur et très observateur. Ne sachant pas trop où se situer, il réagit parfois en enfant, qu'il est encore, et en adulte, qu'il va devenir.
    J'ai aimé ce livre plein de tendresse, d'humour et de fantaisie, plein de vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par ibon, le 23 juin 2013

    ibon
    L'attrape-coeurs est passionnant. Il raconte trois jours d'errements et de réflexions d'un adolescent de 17 ans, ultrasensible et révolté.

    Holden Caufield, à New York, en a plus que marre. Encore renvoyé d'un énième collège, à cause de son absentéisme et de mauvais résultats scolaires, il fugue de la pension du très côté établissement de Pencey. Il ne veut plus rentrer chez lui, ou en tout cas pas tout de suite. Il est très déprimé mais il fait tout pour contacter des connaissances comme pour se remettre à flot. Il aimerait revoir d'anciennes amies car il se pose des questions, entre autres, sur la sexualité et surtout comment conclure.
    Mais il n'y a pas que cela. Les imperfections de ses camarades de chambrée, la vieillesse des gens le dépriment (comme le bon professeur Spencer), tout comme l'éloignement de ses frères (Allie et DB) et soeur (l'adorable Phoebé) qu'il adore ou l'alcoolisme de l'intelligent professeur Antolini...
    Bref cela ressemble à un récit fourre-tout, mais cela se marie très bien avec le style de langage, familier et vulgaire, de cet anti héros. Un récit brut, sans construction apparente, dont il resort quelque chose de vrai, de non factice, d'authentique. Un régal.
    J'ajouterais que les traits d'humour ne manquent pas (le fameux compagnon de chambrée, Ackley, est vraiment crado) et alternent avec des moments très tendus (il se fait casser la figure plusieurs fois et surtout on n'imagine pas une belle fin).
    La grâce de sa petite soeur m'a particulièrement touchée, son innocence va peut-être sauver notre ami à moins que...
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 16 octobre 2012

    Aline1102
    Holden Caulfield est renvoyé de Pencey, le collège huppé dans lequel il est scolarisé. Ce n'est pas la première fois que ce genre de mésaventure lui arrive et il craint la réaction de ses parents.

    Holden doit normalement quitter définitivement le collège le mercredi précédant les vacances de Noël, mais il se dispute avec son camarade de chambre le samedi soir et, sur un coup de tête, décide de partir en avance. Il rassemble tout l'argent qu'il possède et se rend à New York. Il espère y trouver une chambre d'hôtel où il logera quelques jours avant de rentrer chez lui le mercredi, comme prévu.

    La façon dont certains auteurs parviennent à évoquer tant de sensations dans des textes relativement courts reste toujours étonnante.

    L'attrape-coeur fourmille d'émotions, toutes différentes et toutes puissantes. Et pourtant, le volume compte moins de 300 pages...

    Holden est le type même de l'anti-héros, celui que personne n'aime vraiment et que l'on remarque à peine, le mec un peu bizarre qui se lance dans des conversations que les autres ont parfois du mal à suivre. Cette difficulté à établir des relations avec les autres jeunes gens de son âge rend l'histoire de Holden très mélancolique. On ressent sa solitude à toutes les pages, on le plaint de se sentir si différent, d'être tellement " séparé " des autres par sa manière de penser et sa manière d'être.

    Ce qui est étonnant, c'est que la plupart des condisciples de Holden le considèrent comme un gamin alors qu'en réalité, il donne l'impression d'être plutôt mûr son âge. Ses réflexions, dans ce récit écrit à la première personne, semblent parfois très profondes pour un garçon d'à peine 17 ans. Bien-sûr, Holden agace parfois ses interlocuteurs par ses questions incessantes et parce qu'il donne l'impression de penser à voix haute. Mais on finit par comprendre cette particularité du caractère de Holden : il cherche tout simplement à mieux comprendre le monde qui l'entoure pour enfin y appartenir. Les conventions sociales semblent être mystérieuses pour Holden et il donne l'impression de tenter de les maîtriser à tout prix.

    Comme tous les personnages de romans (et comme tout le monde, en fait), Holden a des défauts. Durant son escapade new yorkaise, quand il se sent trop seul, il éprouve le besoin d'aller se perdre dans la foule, de s'adonner à des plaisirs qu'il méprise pourtant (le cinéma, les spectacles de Broadway). On a le sentiment qu'en plus d'agacer les autres, ses réflexions l'énervent lui-même et que le fait de ne pas rester seul, en tête à tête avec lui-même, lui permet de moins réfléchir. de ne plus s'entendre penser. de moins réfléchir. de ressentir ce sentiment d'appartenance qu'il cherche à acquérir à tout prix et qui, par son absence, l'empêche de se sentir à l'aise lorsqu'il évolue en société.

    L'Attrape-coeurs nous fait donc bien passer par toutes les émotions. L'indifférence au début du récit, quand on ne connaît pas encore Holden et que, comme les autres, on le trouve bizarre. La pitié quand on comprend à quel point ce jeune homme se sent seul. La fascination. L'inquiétude. L'agacement, parfois. Ces émotions donnent l'impression de suinter des pages mêmes du roman, de nous envahir complètement sans que l'on s'en rende compte et sans que l'on puisse rien y faire. Salinger nous emmène sur les montagnes russes de l'émotion et il est impossible d'arrêter le processus. On ne peut pas lutter contre ce genre d'histoire, qui vous transporte dans une autre lieu, à une autre époque. On ne peut que se laisser entraîner, accepter d'être bercés par des mots à la fois si simples et si forts.

    L'Attrape-coeurs est un récit marquant, inoubliable. de ceux dont on se souvient longtemps après avoir terminé le livre. Ceux qui donnent envie d'être lus encore et encore. Ceux que l'on a envie de partager seulement avec certaines personnes triées sur le volet, comme on paragerait un secret.
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Citations et extraits

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  • Par ClaudeCClaude, le 24 octobre 2014

    Une des plus belles façon que j' ai jamais lu de dire la peur de changer ( donc de grandir, de vieillir ) :
    Ce qui était extra dans le musée, c' est que rien ne changeait jamais. Vous pouviez venir cent mille fois, rien ne serait différent. Rien excepté vous. vous seriez différent, peu ou prou. Juste différent. Je veux dire que d' une manière ou d' une autre vous seriez différent. Je peux pas expliquer. Et même si je pouvais, je suis pas sûr que j' en aurais envie. J' ai marché, marché, et j' en finissais pas de penser à la môme Phoebe qui allait au musée le samedi, comme j' avais fait. Je me disais qu' elle verrait les mêmes trucs que j' avais vus et que c' était, elle, à présent, qui serait différente chaque fois qu'elle les verrait. En pensant à ça, j' étais pas vraiment triste mais j' étais pas non plus follement gai. Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et ne plus y toucher. Je sais que c' est impossible,mais bon, c' est bien dommage. Bref je marchais, je marchais et j' en finissais pas de penser à tout ça.
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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    On m’a donné une chambre pourrie, avec comme vue par la fenêtre l’autre côté de l’hôtel. De la vue ou pas de vue, je m’en tamponnais. J’étais trop déprimé pour que ça me touche. Le groom qui m’a conduit à ma piaule était un très vieux type, dans les soixante-cinq piges. Je l’ai trouvé encore plus déprimant que la chambre pourrie. C’était un de ces gars au crâne déplumé qui essaient de cacher leur calvitie en ramenant en travers les cheveux qui leur restent sur le côté. Moi, plutôt que de faire ça, j’aimerais mieux être chauve. En tout cas, quel boulot exaltant pour un type dans les soixante-cinq piges. Trimbaler les valises des autres et attendre le pourboire. Je suppose qu’il était pas trop intelligent mais c’est quand même effroyable.
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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    J’ai lu un tas de classiques, Le retour au pays natal et tout, et j’aime bien, et j’ai lu aussi des livres de guerre et des polars. Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on aurait envie. Mais ça n’arrive pas souvent….

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  • Par Marti94, le 25 octobre 2014

    Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c'est où je suis né,et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout.

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  • Par ClaudeCClaude, le 24 octobre 2014

    Ils étaient tous sur leur 31 parce que c' était dimanche, et ça n' arrangeait rien. Mais le pire c'est qu' on pouvait voir que tous voulaient aller au cinéma. Je pouvais pas supporter. Je peux comprendre qu' on aille au cinéma quand on a rien d' autre à faire, mais quelqu' un qui veut y aller, et même marche à toute pompe pour y aller plus vite, ça me démolit.

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Filigranes.tv, Geneviève Brisac présente Nouvelles de Jerome David Salinger, Pocket
Mot de l'éditeur : "Il y avait à l'hôtel quatre-vingt-dix-sept publicistes de New York. Comme ils monopolisaient les lignes interurbaines, la jeune femme du 507 dut patienter de midi à deux heures et demie pour avoir sa communication. Elle ne resta pas pour autant à ne rien faire. Elle lut un article d'une revue féminine de poche intitulée 'Le sexe, c'est le paradis ou l'enfer'. Elle lava son peigne et sa brosse. Elle enleva une tache sur la jupe de son tailleur beige. Elle déplaça le bouton de sa blouse de chez Saks. Elle fit disparaître deux poils qui venaient de repousser sur son grain de beauté. Lorsque enfin le standard l'appela, elle était assise sur le rebord de la fenêtre et finissait de vernir les ongles de sa main gauche."








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