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ISBN : 2266125354
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 2497 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 12 février 2013

    Under_The_Moon
    Ecrit après la Seconde Guerre mondiale, The Catcher in the Rye (traduit "L'Attrape-Coeurs") décrit le début des années 1950 : décennie du conformisme par excellence (dans la société américaine). La famille est au centre de tout et de toutes les valeurs. Les pères sont de fiers chefs de clan et les mères des ménagères hors-pair façon publicité pour produits ménagers.
    A cette époque, les enfants n'ayant leur place que pour obéir et apprendre de leurs aînés, le concept "d'adolescent" n'existe pas : soit on est un enfant, soit on est un adulte. Mais entre les 2 ... ?
    Salinger explore donc cette "frontière" qui est souvent une période difficile pour celui qui la vit, et ceux qui l'entourent !
    Holden Caufield se voit devenir un autre et éprouve beaucoup de difficultés à s'adapter à ce "nouveau lui". Il en va de même pour le monde dont il commence à voir les failles.
    C'est donc l'occasion pour l'auteur de s'attaquer au sacro-saint American Dream. Car les rêves d'Holden prennent des allures de cauchemar...
    Dans L'Attrape-Coeurs, Salinger met très bien en scène toutes les ambiguïtés des adolescents. L'auteur nous fait d'abord comprendre qu'il est difficile de faire confiance à ce narrateur pour qui les adultes sont bidons (je suppose que c'est le terme utilisé dans la traduction française), dangereux et pervers. Mais Salinger montre aussi le paradoxe de ce rejet des adultes et l'envie qu'a Holden de leur ressembler.
    A l'inverse, ce personnage idéalise l'enfance comme un paradis perdu. On s'aperçoit assez vite que les enfants, comme sa pette soeur Phoebe, sont les seuls qu'il respecte.
    Ah, l'adolescence.... Période où la demi-mesure n'existe pas !
    Avec ce roman, et surtout grâce à son personnage principal, Salinger a créé un Peter Pan moderne. A l'inverse de Peter Pan, Holden a peur, il ne se crée pas un pays imaginaire, il fait comme il peut. Est-ce pour cette raison que les tueurs en série américains apprécient particulièrement ce livre ? Et pour cela que l'adolescent a donné son nom à une chanson de rock ? Un grand débat qui ne pourra pas se résoudre ici, c'est sûr !
    Je n'étais déjà plus ado quand j'ai lu The Catcher in the Rye, mais j'ai été frappée et reste encore marquée par la justesse de l'analyse de la peur de grandir dans un monde qui n'a pas l'air de savoir où il va. Et je pense que ceux qui ont été des adolescents sensibles ne pourront pas le nier après cette lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 08 février 2011

    nadejda
    Y a-t-il un âge pour lire un livre ? Je suis très très très loin de l'adolescence et pourtant j'ai aimé L'attrape-coeurs. Je ne sais pas si c'est inquiétant ou rassurant mais peu importe ...
    J'ai trouvé ce livre intemporel et universel, un livre dans lequel tout adolescent peut se reconnaître.
    Holden, le narrateur, suit ses impulsions, réagit instantanément à ce qui le blesse ou l'enchante. Il est excessif et spontané, fabulateur et très observateur. Ne sachant pas trop où se situer, il réagit parfois en enfant, qu'il est encore, et en adulte, qu'il va devenir.
    J'ai aimé ce livre plein de tendresse, d'humour et de fantaisie, plein de vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 06 décembre 2012

    fredho
    Holden Caulfield adolescent paumé, marqué par la mort de son tout jeune frère, n'ayant pour seule attache son adorable petite soeur Phoebé à laquelle il voue un amour fraternel et passionnel, est expulsé de son lycée trois jours avant Noël.
    Ne voulant pas affronter la colère de ses parents, Holden fugue et rejoint New York par train où il réserve une chambre dans un hôtel sordide.
    S'ensuit des aventures déroutantes, des rencontres hasardeuses, dangereuses, émouvantes, mais aussi quelques retrouvailles décevantes ou bien d'autres touchantes...
    « L'attrape-coeurs » est avant tout le récit d'une errance, l'errance d'un adolescent marginal, ne trouvant pas sa place au sein de la société, en plein crise existentielle, mais surtout blasé par la superficialité des jeunes de son âge, terrorisé par le fait de devenir un jour un adulte, écoeuré par ce monde hostile et par l'ignominie humaine, Holden se cherche mais se perd dans des questions sans réponses, et finira par se noyer dans un naufrage psychologique...
    Dans un style familier, argotique, vulgaire parfois, mais au langage saisissant et poignant, écrit à la première personne du singulier pour mieux nous identifier au personnage, les lecteurs se laissent happer voire secouer par la violence et la noirceur de ses pensées.
    Nous devenons témoins du mal-être d'Holden qui se dévoile à coeur ouvert, et éprouvons face à cet adolescent tourmenté, de l'empathie car nous adultes sommes bien conscients que l'adolescence demeure une période charnière de notre vie, délicate et douloureuse et qui parfois conduit certains jeunes à des dérives tragiques !
    Ce roman est une révolte et si l'oeuvre de Salinger paraît pour certains légèrement dépassée, les problèmes de l'adolescence contés dans ce récit restent immuables et toujours d'actualité.
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    • Livres 5.00/5
    Par ibon, le 23 juin 2013

    ibon
    L'Attrape-coeurs est passionnant. Il raconte trois jours d'errements et de réflexions d'un adolescent de 17 ans, ultrasensible et révolté.

    Holden Caufield, à New York, en a plus que marre. Encore renvoyé d'un énième collège, à cause de son absentéisme et de mauvais résultats scolaires, il fugue de la pension du très côté établissement de Pencey. Il ne veut plus rentrer chez lui, ou en tout cas pas tout de suite. Il est très déprimé mais il fait tout pour contacter des connaissances comme pour se remettre à flot. Il aimerait revoir d'anciennes amies car il se pose des questions, entre autres, sur la sexualité et surtout comment conclure.
    Mais il n'y a pas que cela. Les imperfections de ses camarades de chambrée, la vieillesse des gens le dépriment (comme le bon professeur Spencer), tout comme l'éloignement de ses frères (Allie et DB) et soeur (l'adorable Phoebé) qu'il adore ou l'alcoolisme de l'intelligent professeur Antolini...
    Bref cela ressemble à un récit fourre-tout, mais cela se marie très bien avec le style de langage, familier et vulgaire, de cet anti héros. Un récit brut, sans construction apparente, dont il resort quelque chose de vrai, de non factice, d'authentique. Un régal.
    J'ajouterais que les traits d'humour ne manquent pas (le fameux compagnon de chambrée, Ackley, est vraiment crado) et alternent avec des moments très tendus (il se fait casser la figure plusieurs fois et surtout on n'imagine pas une belle fin).
    La grâce de sa petite soeur m'a particulièrement touchée, son innocence va peut-être sauver notre ami à moins que...
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 05 mars 2012

    Missbouquin
    Au départ un peu désarçonnée par le style du récit, très oral et rempli de tics de langage du jeune narrateur, qui s'adresse souvent directement à un “vous” dont l'identité ne sera dévoilée qu'à la fin : « Je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d'autobiographie ni rien. », je me suis finalement un peu attachée à ce garçon complètement perdu, qui ne parvient désespérement pas à s'adapter à la société. On ne peut pas ne pas ressentir à la fois de la pitié et de l'agacement envers lui, et au final, on s'y intéresse totalement.
    Cependant, c'est pour moi un récit qui s'inscrit totalement dans une époque bien précise, marquée par le langage d'Holden, les modes de vie et les coutumes qu'il décrit : les années 50 aux Etats-Unis. C'est peut-être pour ça que je n'ai finalement pas accroché, le sujet principal m'étant un peu passé au-dessus de la tête. J'ai eu l'impression d'attendre qu'il se passe quelque chose, un déclic. En réalité c'est un basculement tout en douceur, que je n'ai senti finalement que quelque temps après la fin de ma lecture, en y réfléchissant de manière plus approfondie.
    Excessif et spontané, Holden est en fait le type même, universel et intemporel, de l'adolescent qui se cherche, au cours d'une errance qui prendra des airs de voyage initiatique.
    “Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes – rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-coeurs et tout”
    Finalement, je ne sais trop où me situer entre les extrêmes des lecteurs qui ont soit adoré ce livre, il a changé leur vie; soit détesté le personnage d'Holden. Je ne dirai pas que ce livre a changé ma vie, et le personnage d'Holden m'a un peu énervé parfois. Mais il ouvre à des réfléxions profondes sur les changements qui interviennent au cours de l'adolescence, où l'on détruit tout mais où la reconstruction peut prendre du temps.
    «La vie est un jeu, mon garçon. La Vie est un jeu qu'on doit jouer selon les règles.»
    «Oui, m'sieur. Je le sais. Je le sais bien.»
    Un jeu, mes fesses. Quel jeu. Si vous vous mettez du côté où il y a tous les coups intéressants, alors c'est un jeu, d'accord – je veux bien l'admettre. Mais si vous êtes de l'autre côté, celui où il n'y a rien d'intéressant, à quoi rime le jeu ? A rien. Il n'y a pas de jeu.

    Pour résumer : un livre daté, mais où évolue un personnage intemporel qui peut nous toucher à toutes les époques. Un coup de maître ? A vous de voir … ou de lire !
    PS : M'aurait-il paru moins vieilli si je l'avais lu en version originale ? I don't know …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/03/05/ou-je-vous-fais-renco..
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Citations et extraits

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  • Par Val33, le 14 août 2015

    Les gens pleurent à s'en fondre les yeux en regardant un film à la guimauve, neuf fois sur dix ils ont pas de cœur. Sans rire.

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  • Par Lylo, le 13 juillet 2010

    Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.
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  • Par Reka, le 04 mai 2010

    J'espère que lorsque je mourrai, quelqu'un aura le bon sens de me jeter dans une rivière. N'importe quoi plutôt que le cimetière. Avec des gens qui viennent le dimanche vous poser un bouquet de fleurs sur le ventre et toutes ces conneries. Est-ce qu'on a besoin de fleurs quand on est mort? (p. 188)

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  • Par Luniver, le 22 décembre 2011

    «La vie est un jeu, mon garçon. La Vie est un jeu qu'on doit jouer selon les règles.»
    «Oui, m'sieur. Je le sais. Je le sais bien.»
    Un jeu, mes fesses. Quel jeu. Si vous vous mettez du côté où il y a tous les coups intéressants, alors c'est un jeu, d'accord - je veux bien l'admettre. Mais si vous êtes de l'autre côté, celui où il n'y a rien d'intéressant, à quoi rime le jeu ? A rien. Il n'y a pas de jeu.
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  • Par bouquelis, le 21 janvier 2009

    What really knocks me out is a book that, when you're all done reading it, you wish the author that wrote it was a terrific friend of yours and you could call him up on the phone whenever you felt like it. That doesn't happen much, though

    Ce qui met vraiment KO c'est un bouquin qui une fois fini, tu aimerais trop que l'auteur soit un super copain à toi et que tu puisses l'appeler au téléphone quand tu en as envie. Certes ça n'arrive pas souvent ( Traduction mot à mot )
    ou
    Mon rêve, c'est un livre qu'on arrive pas à lâcher et quand on l'a fini on voudrait que l'auteur soit un copain, un super copain et on lui téléphonerait chaque fois qu'on en aurait envie. Mais ça n'arrive pas souvent ( Traduction d'Annie Saumont)
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Livres mentionnés dans la vidéo :
- Son carnet rouge (Tatiana de Rosnay) - J'irai cracher sur vos tombes (Boris Vian) - Les Stagiaires (Samantha Bailly) - Rebecca (Daphné du Maurier) - Rage (Stephen King) - le Combat de l'Épouvanteur (Joseph Delaney) - Petit déjeuner chez Tiffany (Truman Capote) - Les Contes Macabres (Edgar Allan Poe) - Level 26, tome 1 (Anthony E. Zuiker) - L'Excessive (Alexandra Lapierre) - Oona & Salinger (Frédéric Beigbeder) - Franny and Zooey (J.D. Salinger) - Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie) - The Norse Myths (Kevin Crossley-Holland)
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