> Pierre Furlan (Traducteur)
> Annie Proulx (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2264037210
Éditeur : 10-18 (2004)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Ne vous fiez pas à la couverture de ce livre. Vous croyiez avoir affaire à un western littéraire comme il en existe tant, viriles échauffourées de vachers sous le soleil du Montana ? Que nenni. Paru en 1967, ce cinquième roman de Th... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (9)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par le-mange-livres, le 01 février 2012

    le-mange-livres
    Soit Phil et George, deux frères vieux garçons, riches propriétaires d'un gros ranch dans le Montana Un univers d'hommes, violent et impitoyable, d'où les doutes et la sensibilité sont exclus, la société à la moralité rigide de l'Ouest américain des années 1920, où l'on ne gagne sa vie "que de manière marginale et avec des efforts désespérés". Un monde où il fait moins quarante l'hiver, et où le boeuf est roi chez les opulents éleveurs.
    Introduisez dans ce monde fermé aux règles bien définies la délicate Rose, une jolie veuve de pas même cinquante kilos, restée seule après le suicide de son mari, un médecin idéaliste qui n'a pas survécu aux rudesses de la vie de l'ouest, qui épouse George, amenant avec elle Peter, son fils adolescent. Tout le monde pense de Rose qu'elle "ne durera pas longtemps".
    Le fragile équilibre au sein de la maisonnée est dès lors bouleversé. Très vite, une tension s'installe, d'abord insidieuse, puis de plus en plus franche, avec l'hostilité ouverte de Phil pour Rose et Peter, qui devient rapidement insoutenable, dessinant les contours d'un huis clos sous pression. le malaise progresse : "Quand Rose parlait de Phil, sa bouche devenait sèche, sa langue épaisse. Penser à lui dispersait tout ce qu'elle pouvait avoir d'agréable ou de cohérent à l'esprit, et la ramenait à des émotions infantiles". Et la corde tendue est destinée à rompre.
    Thomas Savage déploie, dans Le pouvoir du chien, une finesse incroyable cachée derrière une grande simplicité. "La météorologie offrait toute une palette de sujets propices à la conversation, et, dès qu'on abordait ce domaine, les gens s'en emparaient avec un enthousiasme presque hystérique, comme si chaque invité devait s'exprimer et se soulager - avant que ce thème ne soit abandonné, vidé de toute vie et de toute force, en parlant des extrêmes de la température, de l'humidité, de la pluie, de la neige en flocons ou fondue, de la vitesse du vent, des bourrasques passées et à venir. Une fois la météo épuisée, la compagnie pouvait rester assise, muette, jusqu'à ce que le dîner soit annoncé par le carillon de porte que faisait tinter la jeune femme engagée pour le service. " Les personnages sont brossés dans leur complexité avec une économie de moyens impressionnantes ; certains sont inoubliables (le gouverneur, le fils du chef indien) quoiqu'il s'agisse de personnages très secondaires.
    Des accents steinbeckiens, façon Des souris et des hommes, un côté Twani O'Dell aussi, dans un style limpide et une construction parfaitement maîtrisée après un démarrage peut-être un peu poussif (mais que j'ai lu de manière très discontinue, ce qui est peut-être un facteur d'explication). La montée en puissance est magistrale et la psychologie toute en subtilité, dominées par Savage dans tous ses ressorts dramatiques. Une vraie claque, un chouette bouquin !

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/01/le-pouvoir-du-chien-thom..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 05 juin 2011

    lehane-fan
    Imaginez deux cow-boys , face à face dans une rue déserte ,un soleil rouge déclinant pour seul témoin . Ils ont la main sur le flingue , les yeux masqués par leur chapeau poussiereux , le cigarillo aux levres , prets à en découdre sur une musique d'Ennio Morricone...Voilà exactement ce que vous ne trouverez pas dans ce livre...Pas de pistolero solitaire ressemblant vaguement à Clint Eastwood , pas de méchants indiens ivres de sang , pas de bandits mexicains ne vivant et tuant que pour quelques grammes d'or... le seul point commun entre ces deux univers : le far-west et basta .
    L'univers qui se rapprocherait le plus de ce roman serait peut-etre celui de Brokeback Mountain .
    George et Phil Burbank sont freres . Deux ans les séparent temporellement , tout les sépare intellectuellement et physiquement .
    Alors que Phil est svelte , vif d'esprit et sur de lui , George est enrobé , laborieux et réservé . Lorsqu'ils reprennent le ranch familial au départ de leurs parents ( le vieux monsieur et la vieille dame comme ils les appellent ) , chacun semble avoir un role bien défini auquel il s'astreint journalierement . Phil etant devolu à assurer le bon fonctionnement du ranch alors que George , lui , supervise le tout . Phil fait l'admiration de tous , George etant plutot transparent . Les jours se suivent et se ressemblent jusqu'au jour ou George annonce à son frere sa volonté d'épouser Rose , veuve de Johnny retrouvé pendu , ne souffrant plus les sarcasmes journaliers de ces autochtones rugueux dont Phil en était le parfait archétype , et mere de Peter , jeune enfant prometteur ne revant que de marcher dans les trace de son defunt docteur de pere .
    C'est des lors le début d'un veritable affrontement entre Phil et Rose fait de non-dits , de petites phrases assassines , d'attitudes hostiles sans etre véritablement frontales...Ambiance , ambiance sous les yeux d'un George partagé entre son amour fraternel et celui de sa nouvelle épouse . La goutte d'eau pour Phil etant la venue de Peter aux vacances prochaines , enfant qu'il se fait un malin plaisir à faire passer pour éfféminé ( madame chochotte ) aux yeux des vachers qui le considerent , lui , comme le modele ultime . le gars viril , legerement misogyne , se suffisant à lui-meme , instruit , que rien ne semble pouvoir destabiliser . S'ils connaissaient le lourd secret qu'il traine , expliquant ainsi son attitude toujours hostile à l'égard des personnes percues comme differentes de par leur présumée faiblesse ou leurs manieres et lui rappelant sans cesse qu'il n'est qu'un imposteur jouant un role : Phil n'est pas le modele affiché . Il est systématiquement dans l'apparence et le change donnant de lui l'image du cow-boy bien dans sa peau à mille lieues de l'homosexuel refoulé qu'il tente de cacher par tous les moyens .
    Le point d'orgue de ce livre étant le sort réservé par Phil à Peter . En effet , quoi de plus efficace pour toucher une mere , qu'il a déja rendu dépendante à l'alcool , que d'humilier sa progéniture , la chair de sa chair , la prunelle de ses yeux . C'est pourquoi Phil finira par se rapprocher insidieusement de Peter afin de lui reserver un sort des plus funestes mais ce gamin , à la passion immodérée pour les plantes , n'est peut-etre pas l'agneau qu'il veut bien faire paraitre..
    Le pouvoir du chien , sorte de western social , est de ces livres qui meritent une deuxieme lecture afin d'en apprehender tous les niveaux . L'auteur aura réussi à instaurer un huis clos pasionnant tout en nous dépeignant avec talent l'immensité de ces plaines de l'Ouest et rien que pour ça , ce livre mérite d'etre lu .
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 06 février 2012

    le_Bison
    Phil Burbank est le cow-boy type, celui qu'on s'imagine dans nos rêves de gosse. Grand, fort, viril et misogyne. Il manie le lasso à merveille tressé à la main à partir de lambeaux de peaux séchées, joue du couteau, une main ferme sans gant pour diriger le ranch familiale.
    George Burbank, son frère, 2 ans de moins, est tout l'inverse. Gros, lourdaud même, il reste dans son coin, un tempérament taciturne et primitif. Néanmoins, il mène à part égale le ranch. Excellente entente entre les deux frères, la vie dans ce ranch du Montana, au début des années 20, se déroule de façon harmonieuse au gré du temps, glacial et rude dans les immenses plaines du Montana et de l'Utah, des débourrages de chevaux et des marquages de veaux au fer...
    Far-West dans le Montana. L'harmonie soudaine du couple de frangins va se rompre le jour où George le solitaire va s'enticher de Rose, veuve éplorée d'un ex-mari alcoolique et suicidaire. Mariage rapide, Rose s'installe au ranch avec son fils Peter que certains n'hésitent pas à traiter de « Mademoiselle Chochotte »... Et la vie de Phil le dur s'en trouve perturbée. Une tension extrême s'installe entre Phil et Rose, en même temps qu'une relation semble se nouer entre Phil et Peter. Rose semble perdue dans ce monde rude de mâles, et son comportement déclinera aussi rapidement que le soleil couchant en hiver derrière ces montagnes du Montana. Un univers entièrement masculin entoure Rose au milieu des chiens, des bœufs, des moutons, des chevaux... Elle ne semble pas trouvé sa place au sein de cet immense ranch et c'est comme si les clôtures du ranch se dressent à l'encontre de sa propre volonté.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    Bon, c'est toujours le coup de feu au boulot. Et avec Marguerite, je n'ai pas forcément choisi le livre adéquat à la situation. J'aurais sans doute mieux fait de choisir le genre de petit bouquin distrayant qu'on peut apprécier même l'esprit occupé. Cela dit, je me régale avec L'œuvre au noir, mais ça je le raconterai plus tard.
    Bref, tout ça pour dire que, pour ne pas faire le mort trop longtemps, je vais consacrer ce billet à l'un des mes romans préférés : Le pouvoir du chien,de Thomas Savage.
    Bienvenue dans l'ouest Savage. Nous sommes dans les années 1920, au ranch Burbank, un des plus vastes domaines du Montana. A la tête de l'exploitation, deux frères : Phil, l'aîné, cow-boy misogyne mal embouché, et George, introverti balourd, plutôt falot. Les contraires s'attirent dit-on.
    Une chose est certaine, le couple qu'ils forment fonctionne à merveille ; le rôle de chacun est clairement défini : Phil dirige les milliers de têtes de bétail et la dizaine de vachers d'une poigne de fer, tandis que George passe ses journées dans les livres de compte. La quarantaine révolue, célibataires endurcis, les deux frères partagent toujours la même chambre de la maison familiale.
    Esprit brillant, Phil est passé maître dans l'art de vexer et humilier plus faible que lui. Son premier souffre-douleur est George qu'il affuble de l'aimable sobriquet “Gras-double”. Mais, même si tout le monde l'ignore, ses sarcasmes ont également fait une autre victime : le docteur du coin qui n'a trouvé que le suicide comme échappatoire à ses incessantes humiliations.
    Dans les vastes étendues sauvages du Montana, les journées se suivent sans surprise, jusqu'au jour où George brise ce fragile équilibre en épousant Rose, la veuve du médecin. Dès lors, Phil n'aura de cesse de chasser l'intruse du ranch. Incapable de faire face aux brimades constantes de Phil, Rose trouve refuge dans l'alcool. Quand Peter, son jeune fils, vient la rejoindre pour les vacances d'été, Phil sait qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. Conscient de son ascendance sur celui qu'il a rebaptisé “la chochotte”, il sent que la partie est gagnée.

    Even cow boys get the blues. Paru aux Etats-Unis en 1967, ce roman n'est arrivé en France qu'en 2002. Et pourtant, quarante ans avant Annie Proulx et son Brokeback Mountain, Thomas Savage met à mal l'image virile du cow-boy Marlboro. Car sous sa carapace de rustre misogyne, raciste et homophobe, Phil n'est en fait qu'un homo refoulé dans un monde où il est de bon ton d'afficher une virilité exacerbée. Il redoute tellement de perdre le contrôle et de dévoiler malgré lui sa véritable nature qu'il va jusqu'à refuser de boire la moindre goutte d'alcool. Frustrations, haine de soi, perversité… face à Phil, Nelly Olson n'a qu'à bien se tenir !
    Dans Le pouvoir du chien, Thomas Savage met minutieusement en place les éléments du drame et distille subtilement les indices. Rien n'est laissé au hasard. La machine se met en branle et la tension psychologique ne cesse de croître pour atteindre son paroxysme lors du dénouement. Qui est fort, qui est faible ? Qui est la victime, qui est le tortionnaire ? Les apparences sont parfois trompeuses, permettant ainsi aux personnages d'échapper aux clichés. Le pouvoir du chien est de ces romans qui vous hantent longtemps une fois refermés.
    A noter également, là aussi comme dans Brokeback Mountain, l'omniprésence de la nature, intimement liée au destin des personnages. Pour écrire ce roman, Thomas Savage a puisé dans ses souvenirs. Petit-fils d'un chercheur d'or et d'une femme venue au far-west instruire les Indiens, il a passé sa jeunesse dans le Montana où son beau-père était un des plus gros éleveurs de la région.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2007/01/11/Vacher-vachard
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 22 août 2008

    sentinelle
    Ce roman, considéré comme le chef d'oeuvre de Thomas Savage, fut aussi encensé par les critiques qu'il fut boudé par le public à l'époque de sa sortie, en 1967. Après n'avoir lu que des avis très positifs sur ce livre, je me suis lancée à mon tour pour voir ce qu'il en était. En toile de fond, le Far West en 1924, pays rude de l'élevage et univers très masculin des ranchs, en avant-plan, une étude psychologique qui aboutira au drame.
    Belles descriptions des paysages, personnages bien développés et finement analysés, nombreux non-dits, mécanismes défensifs bien exploités, homosexualité refoulée et pourtant, il m'a manqué un je ne sais quoi de tension dramatique et de puissance narrative pour être totalement convaincue par l'auteur.
    Je m'attendais effectivement à ressentir une certaine forme d'oppression et d'étouffement au fur et à mesure de l'avancement du récit, un peu comme dans « Ouest » de François Vallero qui avait réussi à me prendre à la gorge avec cette confrontation entre le garde-chasse et son maître. Aucun malaise ni sensation d'angoisse dans ce roman en ce qui me concerne, portant le contexte s'y prêtait bien mais je trouvais que les événements s'enchaînaient « gentiment », sans plus, à l'exception d'un final abrupt et inattendu qui prend au dépourvu.
    Disons plus simplement que ce ne fut pas une révélation (à force de lire tant de critiques élogieuses, j'en attendais sans doute trop), tout en demeurant une œuvre appréciable et de bonne facture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par le_Bison, le 06 février 2012

    Phil n’avait pas de notions romantiques au sujet des Indiens. Il laissait ce genre de sentiment aux professeurs et aux rigolos de l’Est avec leurs appareils photos extravagants. Les enfants de la nature, mon œil. Des conneries. En réalité, les Indiens étaient des feignants et des voleurs. On avait bien essayé d’employer des Indiens dans les champs au moment des foins, mais, pour ce qui était des machines, ils étaient complètement abrutis, incapables de colmater un trou de taupe avec du sable. Et médiocres avec les chevaux. Quand on avait voulu installer ces Indiens avec les autres hommes, dans des tentes dressées dans les champs, les hommes s’étaient plaints des odeurs, et il avait fallu choisir : soit eux, soit les indiens.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    C’était toujours Phil qui se chargeait de la castration. D’abord, il découpait l’enveloppe externe du scrotum et la jetait de côté ; ensuite, il forçait un testicule vers le bas, puis l’autre, fendait la membrane couleur arc-en-ciel qui les entourait, les arrachait et les lançait dans le feu où rougeoyaient les fers à marquer. Étonnamment, il y avait peu de sang. Au bout de quelques instants, les testicules explosaient comme d’énormes grains de pop-corn. Certains hommes, paraît-il, les mangeaient avec un peu de sel et de poivre. « Amourettes », les appelait Phil avec son sourire narquois, et il disait aux jeunes aides du ranch que s’ils s’amusaient avec les filles ils feraient bien d’en manger eux aussi. George, le frère de Phil, qui, lui, se chargeait d’attacher les bêtes, rougissait d’autant plus de ces conseils qu’ils étaient donnés devant les ouvriers. George était un homme trapu, sans humour, très comme il faut, et Phil aimait bien l’agacer. Quel grand plaisir, pour Phil, d’agacer les gens ! Personne ne portait de gants pour des opérations aussi délicates que celle de la castration, mais on en mettait pour presque tous les autres travaux, car il fallait se protéger les mains des frottements de corde qui brûlent la peau, des échardes, des coupures et des ampoules. Tout le monde portait des gants pour prendre le bétail au lasso, poser les piquets de clôture, marquer les bêtes au fer ou leur lancer du foin, et même tout simplement pour monter et faire courir les chevaux ou conduire les troupeaux. Tout le monde, sauf Phil. Il était au-dessus des ampoules, des coupures et des échardes, et il méprisait ceux qui se protégeaient avec des gants.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par le-mange-livres, le 01 février 2012

    Tout de suite après l'abattage, parfois le soir même, le foie faisait son apparition en tranches poêlées jusqu'à ce que les bords se recroquevillent, et il était servi avec des oignons et du bacon. Venait alors le coeur, cuit au four et farci de pain. Les côtes duraient plusieurs jours, bouillies ou cuites à l'étouffée, plongées dans de la graisse de rognon fondue. Ensuite, c'était une semaine de rôtis, dont certains pesaient quinze kilos. En dernier venaient les biftecks, cuits sans pitié à la poêle dans de la graisse de rognon et noyés de kecthup. Mais rares étaient les morceaux de quartier avant qui parvenaient jusqu'à la table, car lorsque les quartiers arrière étaient terminés, les mouches avaient déjà fait leur oeuvre malgré les linceuls blancs qui recouvraient la viande. Ainsi partaient les quartiers avant, avec leurs asticots et les reste, pour les oiseaux et autres bêtes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 06 février 2012

    C’était toujours Phil qui se chargeait de la castration. D’abord, il découpait l’enveloppe externe du scrotum et la jetait de côté ; ensuite, il forçait un testicule vers le bas, puis l’autre, fendait la membrane couleur arc-en-ciel qui les entourait, les arrachait et les lançait dans le feu où rougeoyaient les fers à marquer. Étonnamment, il y avait peu de sang. Au bout de quelques instants, les testicules explosaient comme d’énormes grains de pop-corn. Certains hommes, paraît-il, les mangeaient avec un peu de sel et de poivre. « Amourettes », les appelait Phil avec son sourire narquois, et il disait aux jeunes aides du ranch que s’ils s’amusaient avec les filles ils feraient bien d’en manger eux aussi.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par le-mange-livres, le 01 février 2012

    La météorologie offrait toute une palette de sujets propices à la conversation, et, dès qu'on abordait ce domaine, les gens s'en emparaient avec un enthousiasme presque hystérique, comme si chaque invité devait s'exprimer et se soulager - avant que ce thème ne soit abandonné, vidé de toute vie et de toute force, en parlant des extrêmes de la température, de l'humidité, de la pluie, de la neige en flocons ou fondue, de la vitesse du vent, des bourrasques passées et à venir. Une fois la météo épuisée, la compagnie pouvait rester assise, muette, jusqu'à ce que le dîner soit annoncé par le carillon de porte que faisait tinter la jeune femme engagée pour le service.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le pouvoir du chien par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (77)

> voir plus

Quiz