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ISBN : 2864248530
Éditeur : Editions Métailié (2012)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un jour écrasant de la saison sèche, un homme vêtu d’un costume trois pièces descend d’un car dans la grand-rue de la ville frontalière de Wologizi. L’étranger, William Soko Mawolo, arrive de Monrovia pour mener une enquête secrète sur la disparition du chef local.
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 2.00/5
    Par lehane-fan, le 01 juin 2012

    lehane-fan
    Alors c'est pas pour dire du mal mais j'ai pas vraiment accroché ! Enfin si , j'ai bien aimé la couverture ! En fait , le bouquin aurait fait deux pages - couv' plus 4e de couv' – cela m'aurait peut-etre suffit...Bon , j'exagere un petit peu mais la déception est là et bien là ! Merci , cependant , à Babélio et aux éditions Métaillé pour cette étonnante découverte dans le cadre de l'opération Masse Critique .
    Betement , je m'étais imaginé un polar en terre Africaine sur fonds de guerre des chefs à la Astérix , matiné de croyances et de pratiques ancestrales . C'était un peu ce que laissait entrevoir la 4e de couv ' . Pour l'ambiance spirituelle , je veux bien accorder un réel crédit au récit . Pour l'enquete à proprement parler , pas de quoi fouetter un sado-maso ! L'enqueteur , William , fraichement débarqué à Wologizi afin d'éclaircir la disparition soudaine du chef coutumier Tetese au profit du vieux Kapu , va se faire balader par tout le village , prenant chaque nouveau témoignage pour argent comptant susceptible de le faire avancer dans sa laborieuse enquete ! Ici , foin d'NCIS , LAPD , Inspecteur Navarro...aucune preuve tangible à se mettre sous le dentier mais un verbiage sans fin sur fonds de sorcellerie . Les personnages sont tous empreints de mystere et susceptibles d'avoir ourdé afin de devenir calife à la place du calife . L'Afrique est bien présente et s'impose tres facilement à l'esprit mais l'histoire , me concernant , ne décolle pas . Les ressorts sont répétitifs . Nouveau protagoniste , nouvel interrogatoire plus ou moins finement mené et hop , c'est encore une nouvelle piste qui vient s'ajouter aux multiples précédentes . Comme une désagréable sensation de se balader dans un labyrinthe sans aucun espoir d'en sortir . Comme une agaçante impression de tourner en rond et moi , à trop tourner en rond , j'ai la tete qui tourne et je vomis facilement ma gazelle farcie au doubitchou ! Les amateurs de flipper devraient y trouver leur compte ! Les amateurs de polar , de thriller , pas vraiment ! le probleme vient surtout du fait que j'étais parti dans l'optique d'une investigation classique , d'ou la confusion et la vaine attente d'un tel récit qui ne viendra jamais ! J'imagine qu'une relecture viendrait surement adoucir le propos...
    Pour finir sur une note positive mais déplacée de la part d'un gars qui l'a eu gratos , je trouve que pres de 19 euros pour 150 pages...la superbe couverture ne justifiant pas tout...
    Borderland : aux frontieres de l'ennui...rien à déclarer...
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    • Livres 5.00/5
    Par ildibad, le 23 juin 2012

    ildibad
    Borderland est un des meilleurs livres que j'aie lu ces derniers mois.
    Roman court, il tient du Roman Noir et du Conte Africain.
    Du conte africain, il a cette progression caractéristique comme qui dirait par historiettes, qui s'ajoutant les unes aux autres construisent l'univers du roman.
    Du roman noir, il est avant tout un roman d'atmosphère et miroir d'une société violente, où les influences se trafiquent. (le roman noir est inspiré du roman américain des années 30 (hard-boiled scholl : l'école des durs à cuire)
    Je le recommande sans hésitation, tout en regrettant que les éditeurs remplacent un titre anglais par un autre, sans faire l'effort de s'imprégner du roman pour en tirer un titre en français qui percute.
    (sorry, mais la suite tient plus de la postface que de la critique ;-)
    Les deux tendances, Roman Noir et conte Africain, trouvent leur similitudes dans le fait quelles peuvent être rattachées en partie au moins à la littérature symbolique.
    J'aimerais d'ailleurs faire le parallèle entre Wologizi et Bruges, entre William Soko Mawolo et Hugues Viane.
    Quand il publie "Bruges La Morte" en 1892, Georges Rodenbach écrit en avertissement :
    « Dans cette étude passionnelle, nous avons voulu aussi et principalement évoquer une Ville, la Ville comme un personnage essentiel, associé aux états d'âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir.
    Ainsi, dans la réalité, cette Bruges, qu'il nous a plu d'élire, apparaît presque humaine... Un ascendant s'établit d'elle sur ceux qui y séjournent. Elle les façonne selon ses sites et ses cloches.
    Voilà ce que nous avons souhaité de suggérer : la Ville orientant une action ; ses paysages urbains, non plus seulement comme des toiles de fond, comme des thèmes descriptifs un peu arbitrairement choisis, mais liés à l'événement même du livre."
    Cool, non ? "ctrl- F" [Bruges] par [Wologizi] et [cloches] par [Résidence] et la parenté se révèle.
    Vamba Sherif, l'auteur de Borderland, distille le même message : la Résidence (majestueux et imposant, surplombant Wologizi de manière pompeuse - mais - ayant un parfum de délabrement) , l'écrin des montagnes, la rue principale, ..
    Je ne pourrais conclure qu'en citant Baudelaire, présentant le manifeste de ce qui reste un des remarquables moteurs d'ambiance, même s'il a été utilisé, abusé, violenté par des générations de scénariste et d'auteurs de qualité fort variable :
    correspondances :
    La nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles;
    L'homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l'observent avec des regards familiers.
    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
    Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    - Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
    Ayant l'expansion des choses infinies,
    Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
    Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
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    • Livres 2.00/5
    Par marina53, le 28 mai 2012

    marina53
    Merci à Babelio pour ce livre reçu pour la Masse critique.
    Je suis un peu déçue par ce roman car, en lisant la 4ième de couverture, je ne m'attendais pas vraiment à cela. Je pensais plus lire un polar et non une sorte de conte africain.
    J'ai eu du mal à rentrer dans le vif du sujet. Qui est cet homme et que vient-il chercher finalement?
    Roman qui se déroule à Wologizi, au Libérian, à la frontière guinéenne. Un pays, bien loin de nos contrées et surtout de nos coutumes.
    Vamba Shérif a surtout mis l'accent sur toutes ses coutumes, ses croyances, la religion, le pouvoir... L'étranger (comme on le nomme au début) n'y était pas le bienvenu et se fait donc malmené par toutes les personnes qu'il croise sur son chemin.
    J'ai, moi aussi, eu le sentiment de ne pas être la bienvenue. Dommage, le voyage semblait pourtant agréable.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 25 février 2012

    yv1
    Ce court roman n'est étonamment pas vendu comme un polar, c'est vrai qu'il y a plus que cette enquête : l'histoire de cette petite ville reculée qui vit à un rythme qui lui est particulier, la société patriarcale, la découverte de ce qu'on peut obtenir avec un petit peu de pouvoir, une petite histoire d'amour, "les interactions entre le visible et l'invisible dans une société rythmée par les mystères de l'initiation" (4ème de couverture). Je cite ce passage de dos de jaquette, parce qu'il est assez hermétique et vague mais dans le même temps, il résume très bien une grande partie du livre. Une société africaine avec ce qu'elle véhicule d'irrationnel, de croyances ou de rites très anciens, mystérieux, inexplicables et parfois effrayants.
    L'enquête de William est présentée comme un puzzle : chacun des protagonistes lui donne sa version des faits, qu'il doit ensuite confirmer ou infirmer avec d'autres personnes, qui elles mêmes peuvent mentir ou par volonté pure ou par peur ou encore par omission. On ne sait trop qui sait quoi, qui dit la vérité, c'est d'ailleurs assez déroutant, mais passionnant. C'est une construction convaincante qui tient le lecteur jusqu'aux ultimes lignes.
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 04 juillet 2012

    encoredunoir
    Wologizi, ville frontière du Liberia vit écrasée sous le soleil de la saison sèche et sous le poids de la tradition et des superstitions. C'est dans ce lieu ressemblant à s'y méprendre à une ville fantôme que débarque dans son costume trois pièces William Soko Mawolo, enquêteur envoyé par le Vieil Homme, président du pays, pour éclaircir le mystère de la disparition du chef coutumier de la ville.
    Confronté à une population oscillant entre déférence hypocrite et hostilité à peine voilée, Mawolo, tombé sous le charme de la fille du disparu et résolu à accomplir sa mission, s'enfonce très vite dans l'atmosphère lourde et oppressante de cette communauté chargée de secrets.
    C'est peu dire que Borderland se révèle déstabilisant. Là où d'aucuns y verront un défaut, d'autres y verront la marque de la réussite de Vamba Sherif à créer une atmosphère propre à perdre le lecteur comme elle perd Mawolo. Comme égaré dans ce bout de Liberia loin de tout et en particulier de la capitale d'où il vient, l'enquêteur, confronté à une population décidée dans un bel ensemble à mentir pour dissimuler la vérité, n'a finalement pour lui que le soutien bien lointain de la figure tutélaire qui lui a confié sa mission, ce Vieil Homme révéré et même vénéré. À moins que les affiches qui le représentent et qui décorent les murs et les maisons ne soient destinées qu'à donner l'illusion de l'allégeance de Wologizi au pouvoir central. Car il semble bien qu'ici, des forces bien plus puissantes soient à l'œuvre ; celles de vieilles traditions et superstitions habilement dissimulées sous le voile bien fin de la normalité.
    On l'a dit, Vamba Sherif sait instiller cette part de mystère et installer cette atmosphère pesante dès les premières pages. Et le lecteur de se trouver bien vite, comme Mawolo, déboussolé et oppressé. Si l'enquête que mène le héros est des plus banales en ce qu'elle n'est en fin de compte qu'une suite d'interrogatoires menés avec des menteurs patentés, il n'en demeure pas moins qu'elle nous enfonce un peu plus à chaque chapitre dans l'incompréhension de ce qui peut se jouer autour de Mawolo, dans les profondeurs de la forêt et dans les montagnes qui entourent la ville.
    Voilà donc un roman original peut-être pas dans la forme mais dans le fond et dans la manière dont il crée l'ambiance dans laquelle baigne l'intrigue. À lire si l'on est curieux et que l'on aime se confronter à des écrits qui nous déstabilisent.


    Lien : http://www.encoredunoir.com/article-borderland-de-vamba-sherif-10777..
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 08 novembre 2012
    Wamba SHERIF s'insinue dans le cœur des traditions ancestrales des villages africains. Il nous montre l'Afrique qui a survécu à la colonisation, celle des masques, de la puissance occulte que des yeux occidentalisés ne peuvent pas voir. Avec lui, on touche au surnaturel, à l'envoûtement de la brousse, à l'âme de l'Afrique.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par yv1, le 25 février 2012

    Par un jour opressant de la saison sèche, un homme descendit du bus et traversa la rue principale de la ville frontière de Wologizi. Il s'approcha d'un jeune homme penché au-dessus d'une citerne remplie d'eau. Le jeune homme regardait son reflet depuis un certain moment déjà, et le visage qui le salua dans l'eau claire portait un sourire béat. l'étranger boitait, mais avec le temps il avait appris à dissimuler intelligemment son handicap en se pavanant, si bien que le jeune homme qui avait entendu le bruit de ses pas et s'était maintenant retourné vers lui supposa qu'il était arrogant. (p.9)
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  • Par marina53, le 28 mai 2012

    Les gens jugent les autres à travers le prisme étroit de leur petit monde. Ils accusent les autres d'atrocités qui sont en fait le reflet de leurs propres personnalités.

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  • Par ildibad, le 23 juin 2012

    Lorsqu'ils arrivèrent à Wologizi même, les bruits n'avaient pas cessé. Au contraire, ils s'étaient intensifié, ils le défiaient, ils testaient sa détermination.

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  • Par marina53, le 28 mai 2012

    William écoutait leurs voix, captivé par leur chaleur. Elles paraissaient si familières, comme tirées d'un passé lointain, qu'il fut envahi par un sentiment de nostalgie. Par moments, il aurait voulu avoir grandi à Wologizi, il aurait voulu y vivre pour toujours, être l'un d'entre eux.

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  • Par marina53, le 28 mai 2012

    C'était le problème avec certaines femmes, pensa-t-il, elles endossent des rôles qui ne sont pas taillés pour elles.

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