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ISBN : 2742779264
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 197 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après un premier mariage raté, Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lu sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ninamarijo, le 06 septembre 2014

    ninamarijo
    Aki Shimazaki nous étonne et nous émeut toujours et encore… Dans chaque volume un symbole différent, une fleur, une hirondelle, un coquillage … ces éléments sont comme des fils reliant les récits entre eux, et sont évocateurs des traits de caractère de ses personnages. Ces « bouquets floraux » rendent l'histoire poétique et subtile. Shimazaki dans une écriture douce et pudique nous révèle ici les secrets de Kenji Takahashi …
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  • Par GabyS, le 10 novembre 2014

    GabyS
    le poids des secrets de Aki Shamazaki Pentalogue, éditions Babel
    Ce titre correspond à 5 petits livres racontant l'histoire de deux familles sur cinq générations. Chaque opuscule est écrit du point de vue de l'un des protagonistes de l'histoire et révèle un secret de famille. Les différents secrets exposés s'imbriquent dans le dernier livre et se dénouent en la personne de Stubaki, la plus jeune de la dernière génération qui reçoit les confidences de sa grand mère mourante. L'ensemble de l'histoire se déroule des années 1920 aux années 1990, avec comme toile de fond deux événements traumatisants qui ont fortement marqué le Japon : le tremblement de terre de 1923 et le bombardement nucléaire de 1945, mais le sujet principal reste Les secrets de famille liés à ces événements et au poids des conventions sociales.
    Le style est dépouillé, raffiné, mais sans emphase, avec des phrases courtes, sans descriptions détaillées, ne permettant pas de définir une atmosphère particulière. Seuls quelques lieux nécessaires au récit spont décrits, comme le bois de bambou de Youkio et yukiko, la maison famiIliale, la colline où Mariko trouva refuge avec sa mère...
    Cette écriture épurée est pour autant empreinte de poésie, avec des silences, des espaces qui rendent la lecture attrayante. L'émotion est contenue, l'auteur parle de choses graves et légères avec délicatesse, sans insister lourdement. le découpage en cinq livres permet~au lecteur de faire des pauses, d'aérer le récit et de faire apparaître par petites touches l'esprit des lieux
    Cette légèreté d'écriture n'occulte pas les côtés forts de la société japonaise ; on sent une violence contenue, une soumission au destin, un conditionnement très fort aux conventions sociales. La stratification des milieux sociaux est très nette : on voit par exemple la classe aisée surveiller le développement de sa lignée, en exigeant le mariage dans son milieu. Mariko est d'origine coréenne, mais sa mère puis le prêtre catholique, l'ont fait passer pour japonaise afin de favoriser son intégration ; elle gardera ce secret toute sa vie.
    Les conventions sociales sont en partie la cause des secrets des héros de Aki Shamazaki. Elle développe avec justesse comment elles peuvent éprouver les familles sur plusieurs générations. L'individu possédant un secret peut éprouver un sentiment de culpabilité qui le ronge toute une vie. Cette souffrance qui transparaît dans les mots et les attitudes qualifiés par Serge Tisseron de : "suintements de secret", peut affecter aussi les enfants qui ne comprennent pas ces changements.
    Chaque opuscule prend le titre d'une fleur, d'un coquillage, d'un insecte ou d'une hirondelle ; pour l'auteur ce sont des symboles, chacun d'eux parcourt un roman et participe de la poétique du récit.
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    • Livres 4.00/5
    Par purplevelvet, le 21 février 2015

    purplevelvet
    Tome 4: Wasurenagusa ( Ne m'oublie pas - nom japonais du myosotis)
    Années 30, c'est maintenant Kenji Takahashi, futur mari de Mariko et père adoptif de Yukio qui nous raconte son histoire. Né dans une riche famille très traditionnaliste, on attend de lui qu'il soit un fils obéissant, qu'il épouse une femme bien sous tout rapprt, qu'il fasse un héritier et reprenne l'entreprise familiale. Ce qu'il fait, hormis l'héritier. Sa mère le force a divorcer, houspillant sa belle fille qui ne peut être que stérile. Lors que son ex femme se remarie et à un enfant, Kenji comprend vite d'où vient le problème, chose que sa famille ne veut pas accepter. Lorsqu'il rencontre Mariko, mère célibataire, qui lui plait, il voit de suite la solution: elle a besoin d'un père pour son fils, il a besoin d'une femme avec enfant. Mariko n'est pas assez bien pour sa famille? Qu'importe, cette fois, il prend sa décision, laisse tomber l'entreprise et ses parents et vit sa vie. La seule chose qui le taraude, c'est Sono, une dame qui fut autrefois sa nurse pendant quelque temps, que a mère a chassée parce que une fois de plus " pas fréquentable pour la famille" et avec laquelle il a gardé contact secrètement. Sono qui lui a toujours manifesté de l'affection lui est plus chère que sa propre mère si difficile à vivre. Or Sono qui voyage beaucoup est partie en Russie est n'a plus donné signe de vie hormis une carte postale portant des fleurs bleues et le nom " niezabudoka" ( ne m'oublie pas en Russe).
    Comme les 2 premiers étaient liés, les tomes 3 et 4 le sont aussi plus ou moins et s'attachent à la génération précédente.
    Des 4 , Wasurenagusa est celui que j'ai le moins apprécié, bien qu'il apporte des précisions sur le tome 3.
    Pas désagréable, mais j'ai trouvé la résolution un peu facile, attendue. le fait aussi peut être que le vrai secret ne soit pas la stérilité de Kenji, mais relève de la génération de ses parents et arrive seulement à la toute fin. Et que je le voyais venir gros comme un camion. le fait aussi qu'il ne soit pas directement lié à celui du tome 3 et au tremblement de terre et qui manque cruellement d'un fond historique. la guerre de Manchourie et la déportation en Russie n'y joue pas le même rôle que les autres catastrophes dans les autres tomes ou que la déportation dans "Au coeur du Yamato". Pourtant les thèmes du racismes dans Tsubamé et de la pression sociale dans Wasurenagusa rendent le tout toujours intéressant, même si moins dramatique que les précédents.

    Lien : http://purplenosekai.blogspot.fr/2015/02/le-poids-des-secrets-tome-3..
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    - - - ATTENTION ! 4e opus, donc je dévoile sans doute des éléments des épisodes précédents !
    Quatrième et avant-dernier opus de la pentalogie le poids des secrets. Il s'agit cette fois de l'histoire de Kenji Takahashi, l'homme doux et tendre qui a épousé Mariko et adopté son fils Yukio. Il évoque son premier mariage stérile mis à mal par la présence étouffante de sa propre mère et finalement brisé, ses années de solitude pesante puis sa rencontre avec Mariko dont il est immédiatement tombé amoureux. On apprend également à connaître un peu mieux le prêtre catholique occidental qui a accueilli Mariko dans son orphelinat suite au tremblement de terre, un homme bon, généreux et désintéressé... Comme pour Mariko dans Tsubame, on ne saura presque rien de la vie d'homme mûr de Kenji, notamment sur ses deux années d'exil professionnel en Mandchourie puis sa déportation en camp de travail en Sibérie - dommage !... La fin nous offre un rebondissement tout à fait inattendu (et peut-être superflu ?).
    Sur les quatre premiers ouvrages de la série, celui-ci est mon préféré. Je l'ai trouvé encore plus subtil que les précédents, l'analyse psychologique des protagonistes m'a semblé particulièrement fine et juste. Il faut dire que le personnage central, Kenji, est très attachant... Sont rappelés ici le poids des origines dans le choix du conjoint, et la soumission des adultes envers leurs parents à cet égard. le titre de la série prend ici tout son sens : chaque personnage a un secret qu'il garde soigneusement pour lui - culture japonaise ? -, même s'il semble bien lourd à porter.
    Encore deux reproches à l'éditeur : le glossaire en fin d'ouvrage au lieu de notes en bas de pages, et surtout la quatrième de couverture de nouveau beaucoup trop explicite...
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    • Livres 5.00/5
    Par Lisbei13, le 26 août 2010

    Lisbei13
    Après les récits de Yukiko, de Yukio et de Mariko, ce 4ème volume donne la parole à un personnage discret que nous avons déjà croisé dans les premiers récits : Kenji Takahashi, mari de Mariko et père adoptif de Yukio.
    Kenji est l'unique héritier d'une famille traditionnelle. A ce titre, il doit se marier conformément à sa condition et engendrer un fils. Mais ce fils qui n'arrive pas cause l'échec de son premier mariage. Accablé, Kenji quitte la maison familiale et se réfugie dans le travail et la solitude, mais sa détresse s'accroit lorsqu'il apprend que son ex-femme s'est remarié et a eu un enfant. Certain à présent que la stérilité est de son fait, il doit en faire part à ses parents qui planifient déjà son remariage. Sa rencontre avec une jeune inconnue au regard profondément mélancolique et son fils va bouleverser sa vie.
    Je pense que ce tome est mon préféré. J'ai aimé ce personnage discret, apparemment sans histoire, et sa soif d'amour qui s'épanchera d'abord avec sa nurse, Sono, puis avec Mariko. Et j'ai aimé aussi cette petite fleur bleue, wasurenagusa ou niezabudoka, qui rythme l'histoire de cet homme et des femmes qui ont compté pour lui, cette petite fleur qui a le même nom dans toutes les langues, Vergiss-Mein-Nicht, Forget-Me-Not, Ne-M'oublie-Pas : le myosotis.
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Citations et extraits

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  • Par dancingbrave, le 04 juin 2013

    Au moyen âge, un chevalier se promenait avec sa belle au bord du Danube. Il s’appelait Rudolf et elle, Berta. La fille aperçu sur la rive de petites fleurs bleues et elle voulu les avoir. Rudolf descendit. En les cueillant, il tomba dans le courant rapide. Desepéré il se débattit, mais en vain. Berta paniqua. Il cria, en lançant les fleurs vers elle : « Ne m’oublie pas ! » et il disparut dans l’eau…

    ( Je compléterais volontier la petite histoire par cette constatation: Forget me not, viergiss mein nicht, Wasurenagusa, Niezabudoka, n o me olvides, nontiscordardime, niezapominajki et en français…. Myosotis)
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  • Par caro64, le 22 juin 2010

    Au Moyen-Age, un chevalier se promenait avec sa belle au bord du Danube. Il s'appelait Rudolf et elle, Belta. La fille aperçut, sur la rive, de petites fleurs bleues et elle voulut les avoir. Rudolf descendit. En les cueillant, il tomba dans le courant rapide. Désespéré, il se débattit, mais en vain. Belta paniqua. Il cria, en lançant les fleurs vers elle : «Ne m'oublie pas!» et il disparut dans l'eau.
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  • Par jovidalens, le 29 octobre 2011

    - On n'oublie jamais les paroles gentilles de quiconque.
    Elle ramasse le pot vide, le transplantoir et l'arrosoir. Elle me demande en se levant :
    - Pourquoi m'as-tu parlé de Sono, tout à coup ?
    - Les fleurs me l'ont rappelée, c'est tout.
    Elle rentre dans la maison.
    Je regardes de nouveau les fleurs et me dis : "On n'oublie jamais les paroles méchantes de quiconque non plus." Je sais que Mariko se souvient de celles de ma mère : "Vous êtes d'origine douteuse, n'est-ce pas ?" Sono m'avait souvent répété : "Kenji, il ne faut jamais dire à personne des mots blessants." Elle avait raison.
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  • Par nathavh, le 11 octobre 2012

    C'est l'histoire d'une petite fille qui s'appelle Poucette. Elle sauve une hirondelle blessée, et part avec elle dans un pays chaud, après avoir subi une misérable vie. Dans un endroit débordant de fleurs, elle rencontre un prince charmant et se marie avec lui."

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  • Par ninamarijo, le 06 septembre 2014

    Il y a trop de vénalité. Comme dit le proverbe : " Même en enfer, le jugement dépend de l'argent." (p106)

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