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ISBN : 2742779264
Éditeur : Actes Sud (2009)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 277 notes)
Résumé :
Je réfléchis à l'histoire de mes parents, que le bonze m'a racontée. Au début, j'ai été choquée, mais, à mesure que j'y pense, j'ai le sentiment qu'ils étaient simplement les victimes d'une tradition familiale. Pour mon père, ce fut une humiliation de se savoir stérile. Et pour ma mère, ce fut une catastrophe de ne pas pouvoir tomber enceinte et d'être jugée stérile à la place de mon père.
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Critiques, Analyses & Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
andman
andman06 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Croisé brièvement lors des trois premiers volets de la pentalogie “Le poids des secrets”, Kenji Takahashi méritait bien la place de personnage central de ce quatrième opus.
“Wasurenagusa” (myosotis) est peut-être le tome qui marque le plus les esprits tant le parcours de vie de son héros est empreint d’abnégation et de sérénité.
La plume d’Aki Shimazaki invariablement reste aérienne, tout est dit sans un mot de trop.
Au soir de sa vie Kenji retrace les temps forts de son existence, les choix qu’il a effectués lorsque celle-ci s’est trouvée à la croisée des chemins.
Sa vie ne fût pas un long fleuve tranquille : une longue déprime alors que jeune divorcé il apprend sa stérilité, une rupture brutale avec ses parents scandalisés par son second mariage avec une mère célibataire, une longue année de travail en Mandchourie loin du domicile familial de Nagasaki, trois années de détention plus mort que vif en Sibérie dans les années d'après-guerre...
Symbole du souvenir éternel, le myosotis est la fleur préférée de Kenji. Elle lui rappelle la première personne qu’il a vraiment aimée : sa nurse Sono qui lui disait des choses tellement gentilles.
“On n’oublie jamais les paroles gentilles de quiconque.”
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Eve-Yeshe
Eve-Yeshe24 août 2016
  • Livres 5.00/5
Depuis que j'ai entamé cette pentalogie, je me suis attachée à Kenji, ce personnage qui semble tellement effacé, et surtout tant souffrir, être si triste et j'attendais avec impatience le tome qui lui était consacré.
Aki Shimazaki parle très bien de cette société aux codes rigides, les nobles qui doivent avoir un héritier sans mésalliance pour que la lignée perdure, la souffrance de la stérilité masculine qui est inenvisageable, c'est forcément la faute de la femme. En gros, on autorise même le mari à avoir des concubines pour avoir un héritier à tout prix.

La façon dont Aki Shimazaki parle des enfants naturels, de la stérilité et de l'adoption me plaît, de même la manière dont elle décrit les vieux bâtiments qui remontent à l'ère Meiji, où les tombes au cimetière, leurs inscriptions si particulières. Son écriture est belle, simple mais envoûtante et on parcourt ainsi ce Japon mystérieux où l'Histoire et les histoires s'entremêlent, à la découverte des coutumes et du fonctionnement de sa société un peu difficile à imaginer et à comprendre pour les Occidentaux.
J'ai aimé la poésie de la rencontre avec Mariko, il l'aperçoit avec ses myosotis et le charme agit et la sensibilité de Kenji, la manière dont il aborde les autres me touche beaucoup. de plus, l'auteur choisit le myosotis, symbole du souvenir ( « Ne m'oubliez pas dans d'autres langues en japonais « Wasurenagusa », en anglais, « Forget me not », en russe незабудка « Niezabudoka » …) comme titre pour ce tome qui est une véritable ode aux souvenirs.
Cette manière de faire monter en puissance les différents secrets qui touchent tous les personnages, les répétitions des scénarios de vie, la façon dont les destins et les révélations s'entremêlent, chacun détenant et confiant un petit fragment, tout cela me plaît beaucoup.
Note : 9/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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gouelan
gouelan01 septembre 2016
  • Livres 5.00/5
Dans ce tome 4, nous entendons la voix de Kenji. Un homme qui a su prendre le bon chemin, celui qui était semé de wasurenagusa, ces fleurs qui portent en elles un secret. Un homme serein et courageux, capable d'écouter son coeur, malgré les convenances de la société japonaise corsetée par des rituels ancestraux. Un personnage admirable, qui semble ne pas faire de bruit et donner tout ce qu'il possède pour rendre Mariko et son fils heureux.
Wasurenagusa, un symbole pour ne pas oublier les gens qui nous disent des choses gentilles, que l'on soit issu d'une famille douteuse ou pas, et pour enlever du poids aux secrets.
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OlivierH77
OlivierH7727 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Après le poignant Tsubame, voici achevée ma lecture du tome 4 de la pentalogie du poids des secrets.
Cette fois, c'est au tour de Kenji Takahashi, le mari de Mariko, de se raconter. Héritier d'une riche et noble famille, il étouffe sous les convenances imposées par ses parents. Déjà, un premier mariage a échoué avec Satoko...Seuls les moments passés avec sa nurse Sono sont de beaux souvenirs d'enfance. Quand il avoue sa stérilité à ses parents, c'est déjà difficile, mais lorsqu'il leur présente Mariko et son fils Yukio, c'est la rupture...Mariko étant d'origine douteuse.
Il vivra un grand amour avec Mariko et chérira Yukio comme son fils de sang, malgré le temps passé en Mandchourie pendant la guerre. La fin de sa vie approchant, il retrouve la tombe de Sono, qui aimait tant les myosotis (Wasurenagusa), et va découvrir le véritable lien qui les unissaient et le secret de ses parents.
Avec ce volet on baisse d'un ton dans l'émotion, et l'histoire du Japon est nettement moins prégnante.
Cependant la qualité d'écriture et l'intérêt restent intacts, et nous perçons à jour de nouveaux secrets sur cette famille attachante.



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ninamarijo
ninamarijo06 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Aki Shimazaki nous étonne et nous émeut toujours et encore… Dans chaque volume un symbole différent, une fleur, une hirondelle, un coquillage … ces éléments sont comme des fils reliant les récits entre eux, et sont évocateurs des traits de caractère de ses personnages. Ces « bouquets floraux » rendent l'histoire poétique et subtile. Shimazaki dans une écriture douce et pudique nous révèle ici les secrets de Kenji Takahashi …
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison09 août 2016
A vrai dire, au début, je m'abandonnais au désespoir. J'errai au centre-ville pour tuer le temps. Il m'est arrivé d'entrer dans un bistro. Quand je rencontrais une entraîneuse qui me plaisait, je lui demandais de coucher avec moi. Si elle disait oui, je l'emmenai à l'hôtel. Je changeai de femme presque chaque semaine. Je n'avais pas besoin de m'inquiéter à l'idée que les femmes tombent enceintes de moi. Néanmoins, plus je faisais l'amour avec des inconnues, plus je me sentais vide. J'ai couché une fois avec une prostituée. Lorsque j'ai tenté d'embrasser ses yeux et sa bouche, elle a refusé aussitôt en disant : "Non. Ça je ne l'accepte que de mon petit ami." Ces paroles m'ont déprimé encore plus. Depuis, je n'ai couché avec aucune femme.
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Eve-YesheEve-Yeshe24 août 2016
Ma mère était contente que je ne pleure plus. Mon père lui dit : « Tout ça, c’est grâce à Sono, qui est bonne avec les enfants. » Pourtant, ma mère lui dit : « Elle est d’origine douteuse. Elle ne convient pas à notre famille. » Comme j’étais encore petit, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire. Néanmoins, il me sembla que les mots « d’origine douteuse » étaient très négatifs. Sono ne revint plus jamais chez nous quand ma mère eut besoin d’une nurse pour moi.
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OlivierH77OlivierH7728 mars 2016
Satoko et moi marchons dans le chemin sur la digue. Devant nous s'étend une immense rivière. L'eau est profonde, le courant rapide. Le vent souffle contre nous.
Elle fredonne, la voix vibrante. Je tiens son épaule. La chaleur de sa peau se propage à travers ma chemise. Je caresse ses longs cheveux noirs. Je baise son front. Les yeux fermés, elle reste immobile. Une odeur de savon. Au moment où nos lèvres se superposent, elle ouvre grands les yeux et dit :
- J'entends une balalaika.
Je dresse l'oreille. Je n'entends que le bruit du courant. Je dis :
- C'est toi, la balalaika.
Elle sourit. Je prends sa main et continue à marcher.
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caro64caro6422 juin 2010
Au Moyen-Age, un chevalier se promenait avec sa belle au bord du Danube. Il s'appelait Rudolf et elle, Belta. La fille aperçut, sur la rive, de petites fleurs bleues et elle voulut les avoir. Rudolf descendit. En les cueillant, il tomba dans le courant rapide. Désespéré, il se débattit, mais en vain. Belta paniqua. Il cria, en lançant les fleurs vers elle : «Ne m'oublie pas!» et il disparut dans l'eau.
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TandaricaTandarica18 mars 2015
Je me rappelle ma première rencontre avec Satoko.
Intimidée, elle parlait peu, mais ses paroles étaient claires et raisonnables. Ce qui m'a plu, c'est qu'elle s'intéressait beaucoup à la nature. Quand je lui ai raconté l'histoire de mon enfance où je jouais avec ma nurse aux champs, elle m'a écouté avec curiosité. J'ai remarqué qu'elle était influencée par son père, professeur de sciences à l'université. Nous avons bavardé agréablement ce jour-là.
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Payot - Marque Page - Aki Shimazaki - Hozuki
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