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ISBN : 2742779264
Éditeur : Actes Sud (2009)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 256 notes)
Résumé :
Je réfléchis à l'histoire de mes parents, que le bonze m'a racontée. Au début, j'ai été choquée, mais, à mesure que j'y pense, j'ai le sentiment qu'ils étaient simplement les victimes d'une tradition familiale. Pour mon père, ce fut une humiliation de se savoir stérile. Et pour ma mère, ce fut une catastrophe de ne pas pouvoir tomber enceinte et d'être jugée stérile à la place de mon père.
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Critiques, Analyses & Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
andman
andman06 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Croisé brièvement lors des trois premiers volets de la pentalogie “Le poids des secrets”, Kenji Takahashi méritait bien la place de personnage central de ce quatrième opus.
“Wasurenagusa” (myosotis) est peut-être le tome qui marque le plus les esprits tant le parcours de vie de son héros est empreint d’abnégation et de sérénité.
La plume d’Aki Shimazaki invariablement reste aérienne, tout est dit sans un mot de trop.
Au soir de sa vie Kenji retrace les temps forts de son existence, les choix qu’il a effectués lorsque celle-ci s’est trouvée à la croisée des chemins.
Sa vie ne fût pas un long fleuve tranquille : une longue déprime alors que jeune divorcé il apprend sa stérilité, une rupture brutale avec ses parents scandalisés par son second mariage avec une mère célibataire, une longue année de travail en Mandchourie loin du domicile familial de Nagasaki, trois années de détention plus mort que vif en Sibérie dans les années d'après-guerre...
Symbole du souvenir éternel, le myosotis est la fleur préférée de Kenji. Elle lui rappelle la première personne qu’il a vraiment aimée : sa nurse Sono qui lui disait des choses tellement gentilles.
“On n’oublie jamais les paroles gentilles de quiconque.”
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OlivierH77
OlivierH7727 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Après le poignant Tsubame, voici achevée ma lecture du tome 4 de la pentalogie du poids des secrets.
Cette fois, c'est au tour de Kenji Takahashi, le mari de Mariko, de se raconter. Héritier d'une riche et noble famille, il étouffe sous les convenances imposées par ses parents. Déjà, un premier mariage a échoué avec Satoko...Seuls les moments passés avec sa nurse Sono sont de beaux souvenirs d'enfance. Quand il avoue sa stérilité à ses parents, c'est déjà difficile, mais lorsqu'il leur présente Mariko et son fils Yukio, c'est la rupture...Mariko étant d'origine douteuse.
Il vivra un grand amour avec Mariko et chérira Yukio comme son fils de sang, malgré le temps passé en Mandchourie pendant la guerre. La fin de sa vie approchant, il retrouve la tombe de Sono, qui aimait tant les myosotis (Wasurenagusa), et va découvrir le véritable lien qui les unissaient et le secret de ses parents.
Avec ce volet on baisse d'un ton dans l'émotion, et l'histoire du Japon est nettement moins prégnante.
Cependant la qualité d'écriture et l'intérêt restent intacts, et nous perçons à jour de nouveaux secrets sur cette famille attachante.



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ninamarijo
ninamarijo06 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Aki Shimazaki nous étonne et nous émeut toujours et encore… Dans chaque volume un symbole différent, une fleur, une hirondelle, un coquillage … ces éléments sont comme des fils reliant les récits entre eux, et sont évocateurs des traits de caractère de ses personnages. Ces « bouquets floraux » rendent l'histoire poétique et subtile. Shimazaki dans une écriture douce et pudique nous révèle ici les secrets de Kenji Takahashi …
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GabyS
GabyS10 novembre 2014
néLe poids des secrets de Aki Shamazaki Pentalogue, éditions Babel
Ce titre correspond à 5 petits livres racontant l'histoire de deux familles sur cinq générations. Chaque opuscule est écrit du point de vue de l'un des protagonistes de l'histoire et révèle un secret de famille. Les différents secrets exposés s'imbriquent dans le dernier livre et se dénouent en la personne de Stubaki, la plus jeune de la dernière génération qui reçoit les confidences de sa grand mère mourante. L'ensemble de l'histoire se déroule des années 1920 aux années 1990, avec comme toile de fond deux événements traumatisants qui ont fortement marqué le Japon : le tremblement de terre de 1923 et le bombardement nucléaire de 1945, mais le sujet principal reste les secrets de famille liés à ces événements et au poids des conventions sociales.
Le style est dépouillé, raffiné, mais sans emphase, avec des phrases courtes, sans descriptions détaillées, ne permettant pas de définir une atmosphère particulière. Seuls quelques lieux nécessaires au récit spont décrits, comme le bois de bambou de Youkio et yukiko, la maison famiIliale, la colline où Mariko trouva refuge avec sa mère...
Cette écriture épurée est pour autant empreinte de poésie, avec des silences, des espaces qui rendent la lecture attrayante. L'émotion est contenue, l'auteur parle de choses graves et légères avec délicatesse, sans insister lourdement. le découpage en cinq livres permet~au lecteur de faire des pauses, d'aérer le récit et de faire apparaître par petites touches l'esprit des lieux
Cette légèreté d'écriture n'occulte pas les côtés forts de la société japonaise ; on sent une violence contenue, une soumission au destin, un conditionnement très fort aux conventions sociales. La stratification des milieux sociaux est très nette : on voit par exemple la classe aisée surveiller le développement de sa lignée, en exigeant le mariage dans son milieu. Mariko est d'origine coréenne, mais sa mère puis le prêtre catholique, l'ont fait passer pour japonaise afin de favoriser son intégration ; elle gardera ce secret toute sa vie.
Les conventions sociales sont en partie la cause des secrets des héros de Aki Shamazaki. Elle développe avec justesse comment elles peuvent éprouver les familles sur plusieurs générations. L'individu possédant un secret peut éprouver un sentiment de culpabilité qui le ronge toute une vie. Cette souffrance qui transparaît dans les mots et les attitudes qualifiés par Serge Tisseron de : "suintements de secret", peut affecter aussi les enfants qui ne comprennent pas ces changements.
Chaque opuscule prend le titre d'une fleur, d'un coquillage, d'un insecte ou d'une hirondelle ; pour l'auteur ce sont des symboles, chacun d'eux parcourt un roman et participe de la poétique du récit.
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canel
canel26 mai 2011
  • Livres 4.00/5
- - - ATTENTION ! 4e opus, donc je dévoile sans doute des éléments des épisodes précédents !
Quatrième et avant-dernier opus de la pentalogie le poids des secrets. Il s'agit cette fois de l'histoire de Kenji Takahashi, l'homme doux et tendre qui a épousé Mariko et adopté son fils Yukio. Il évoque son premier mariage stérile mis à mal par la présence étouffante de sa propre mère et finalement brisé, ses années de solitude pesante puis sa rencontre avec Mariko dont il est immédiatement tombé amoureux. On apprend également à connaître un peu mieux le prêtre catholique occidental qui a accueilli Mariko dans son orphelinat suite au tremblement de terre, un homme bon, généreux et désintéressé... Comme pour Mariko dans Tsubame, on ne saura presque rien de la vie d'homme mûr de Kenji, notamment sur ses deux années d'exil professionnel en Mandchourie puis sa déportation en camp de travail en Sibérie - dommage !... La fin nous offre un rebondissement tout à fait inattendu (et peut-être superflu ?).
Sur les quatre premiers ouvrages de la série, celui-ci est mon préféré. Je l'ai trouvé encore plus subtil que les précédents, l'analyse psychologique des protagonistes m'a semblé particulièrement fine et juste. Il faut dire que le personnage central, Kenji, est très attachant... Sont rappelés ici le poids des origines dans le choix du conjoint, et la soumission des adultes envers leurs parents à cet égard. le titre de la série prend ici tout son sens : chaque personnage a un secret qu'il garde soigneusement pour lui - culture japonaise ? -, même s'il semble bien lourd à porter.
Encore deux reproches à l'éditeur : le glossaire en fin d'ouvrage au lieu de notes en bas de pages, et surtout la quatrième de couverture de nouveau beaucoup trop explicite...
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
OlivierH77OlivierH7728 mars 2016
Satoko et moi marchons dans le chemin sur la digue. Devant nous s'étend une immense rivière. L'eau est profonde, le courant rapide. Le vent souffle contre nous.
Elle fredonne, la voix vibrante. Je tiens son épaule. La chaleur de sa peau se propage à travers ma chemise. Je caresse ses longs cheveux noirs. Je baise son front. Les yeux fermés, elle reste immobile. Une odeur de savon. Au moment où nos lèvres se superposent, elle ouvre grands les yeux et dit :
- J'entends une balalaika.
Je dresse l'oreille. Je n'entends que le bruit du courant. Je dis :
- C'est toi, la balalaika.
Elle sourit. Je prends sa main et continue à marcher.
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caro64caro6422 juin 2010
Au Moyen-Age, un chevalier se promenait avec sa belle au bord du Danube. Il s'appelait Rudolf et elle, Belta. La fille aperçut, sur la rive, de petites fleurs bleues et elle voulut les avoir. Rudolf descendit. En les cueillant, il tomba dans le courant rapide. Désespéré, il se débattit, mais en vain. Belta paniqua. Il cria, en lançant les fleurs vers elle : «Ne m'oublie pas!» et il disparut dans l'eau.
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dancingbravedancingbrave04 juin 2013
Au moyen âge, un chevalier se promenait avec sa belle au bord du Danube. Il s’appelait Rudolf et elle, Berta. La fille aperçu sur la rive de petites fleurs bleues et elle voulu les avoir. Rudolf descendit. En les cueillant, il tomba dans le courant rapide. Desepéré il se débattit, mais en vain. Berta paniqua. Il cria, en lançant les fleurs vers elle : « Ne m’oublie pas ! » et il disparut dans l’eau…

( Je compléterais volontier la petite histoire par cette constatation: Forget me not, viergiss mein nicht, Wasurenagusa, Niezabudoka, n o me olvides, nontiscordardime, niezapominajki et en français…. Myosotis)
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TandaricaTandarica18 mars 2015
Je me rappelle ma première rencontre avec Satoko.
Intimidée, elle parlait peu, mais ses paroles étaient claires et raisonnables. Ce qui m'a plu, c'est qu'elle s'intéressait beaucoup à la nature. Quand je lui ai raconté l'histoire de mon enfance où je jouais avec ma nurse aux champs, elle m'a écouté avec curiosité. J'ai remarqué qu'elle était influencée par son père, professeur de sciences à l'université. Nous avons bavardé agréablement ce jour-là.
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jovidalensjovidalens29 octobre 2011
- On n'oublie jamais les paroles gentilles de quiconque.
Elle ramasse le pot vide, le transplantoir et l'arrosoir. Elle me demande en se levant :
- Pourquoi m'as-tu parlé de Sono, tout à coup ?
- Les fleurs me l'ont rappelée, c'est tout.
Elle rentre dans la maison.
Je regardes de nouveau les fleurs et me dis : "On n'oublie jamais les paroles méchantes de quiconque non plus." Je sais que Mariko se souvient de celles de ma mère : "Vous êtes d'origine douteuse, n'est-ce pas ?" Sono m'avait souvent répété : "Kenji, il ne faut jamais dire à personne des mots blessants." Elle avait raison.
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