> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742777903
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme entre dans une pâtisserie pour acheter un gâteau d'anniversaire à son fils mais il est mort depuis longtemps. Dans l'arrière-boutique, une vendeuse pleure en silence. Une romancière vit dans un appartement donnant sur un jardin potager qui regorge de lég... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 19 novembre 2011

    maltese
    Un recueil de onze nouvelles subtilement construit avec des détails qui renvoient d'une histoire à l'autre, comme une espèce de discret jeu de piste, où les personnages réapparaissent comme figurants après avoir été au centre d'une intrigue.
    Yoko Ogawa fait preuve de finesse avec ces portraits d'hommes et de femmes, chirurgien, pâtissière, écrivain..., qui habitent tous le même quartier.
    Une suite très originale malgré des abords communs, avec pour toile de fond des histoires souvent tristes.
    L'ensemble tisse une véritable tapisserie pleines de subtilités et passe par une mise en abyme avant de se terminer par un renvoi à la première histoire.
    Un précieux livre présentant une série d'instantanés touchants et troublants.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 14 janvier 2009

    Lune
    Etonnant et fascinant recueil de onze nouvelles qui, par des détails, nous plonge dans un mise en abyme déroutante. La lecture est rapide, haletante, de l'ordre d'un tourbillon. On passe d'une nouvelle à l'autre, avide de savoir, de comprendre ce qui la relie à la précédente ou à toute autre. Une telle construction laisse pantois et admiratif du savoir faire de l'auteur. Comme toujours, nous recevons des messages, hors temps, hors monde dit "normal", des personnages croisés au fil de la lecture. L'écriture, d'apparence simple, donne existence aux lieux, aux sensations, aux êtres. Jusqu'à l'ébahissement, jusqu'à l'écoeurement, Yoko Ogawa nous entraîne dans les dédales de l'inconscient, dans l'empire de l'onirisme, dans les méandres de l'âme humaine et nous nous laissons guider, étonnés de supporter avec facilité le malaise, voire l'horreur. Un livre surprenant que j'ai aimé et comme toujours en lisant l'oeuvre de Ogawa, cette conviction de la nécessité de la relire.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MuLM, le 23 mai 2009

    MuLM
    J'ai beaucoup aimé ce livre.
    Les onze nouvelles qui le constituent explorent une réalité et ses multiples facettes. Chaque petite histoire indépendante est en effet liée à la suivante par un détail, un personnage.
    Le lien peut être ténu, comme ces kiwis qui jonchent l'ancien bureau de poste dans lequel pénètrent les deux jeunes héros de "Jus de fruit", que l'on retrouve dans la nouvelle suivante "la vieille femme J" lors d'une perquisition de la police à la recherche d'un mari disparu, mais aussi dans "Herbes vénéneuses" récit à l'intérieur du récit...
    Il peut aussi s'agir du personnage principal d'une nouvelle (la jeune femme commandant un sac dans "Faufilage d'un coeur") qui devient secondaire dans une autre (la même jeune femme brièvement présente -et pour cause- dans "Bienvenue au musée des supplices")
    L'auteur dessine ainsi au fur et à mesure du déplacement d'un regard quasi photographique une société étrange et solitaire.
    Les personnages semblent en effet bien seuls, enfermés dans des comportements irraisonnés, dans une incapacité à se lier réellement aux autres ...
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ameni, le 07 mars 2012

    Ameni
    Lire un roman de Yoko Ogawa c'est déjà un grand plaisir. Lire un recueil de 11 nouvelles, c'est renouveler ce plaisir 11 fois de suite.
    C'est même plus que ça puisque chaque nouvelle est liée à une autre (la précédente en général) à travers un objet, une personne, un lieu ou même une référence à la nouvelle en elle-même. Cela donne une impression d'harmonie d'autant plus précieuse que chaque lien est différent des autres par sa nature ou sa complexité.
    Yoko Ogawa démontre bien qu'en plus d'avoir un style proche de la perfection elle maîtrise pleinement l'art de la construction du récit. Et sait manier l'art de la nouvelle avec ses codes, son efficacité et son intensité pour, à partir de chaque pépite, créer une œuvre cohérente et dont la force est enrichie par chaque nouvelle la composant.
    J'ai maintenant l'impression de me répéter, mais cette auteur a un des plus beaux styles que je connaisse (et les meilleurs traducteurs du coup, toujours difficile de faire l'exacte part des choses) plus le don du choix de ses sujets. Chaque nouvelle est différente des autres grâce aux histoires assez… singulières, poétiques ou même morbides. Ce qui n'est pas sans rappeler un certain Tim Burton ; la beauté, la poésie dans l'étrange. Si l'on ajoute les structures des nouvelles, elles aussi très variées ; la chute sur laquelle tout repose, la “tranche de vie”,… impossible de s'ennuyer. je n'en dévoilerai pas plus !
    Intensité, diversité, étrangeté : un autre cocktail gagnant !

    Lien : http://blogameni.wordpress.com/2012/03/07/tristes-revanches-yoko-oga..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 24 février 2012

    le_Bison
    Tristes revanches, un recueil de 11 nouvelles. 245 pages. Je ne suis pas professeur de mathématiques mais cela donnerait une moyenne de 22 pages par nouvelle. Un rythme par conséquent rapide, peu de place à l'inaction et à la temporisation. le contrecoup est évident : difficile de s'imaginer un soi à l'intérieur de la nouvelle, difficile de s'identifier à qui que ce soit, difficile de ne pas terminer les dernières pages sans un sentiment de frustration.
    Le concept ‘original' de ce recueil est le suivant : l'un des éléments d'une nouvelle se retrouve présent dans la (ou les) suivante(s). Cela peut être une personne secondaire qui devient protagoniste principale, un fraisier que l'on trouve dans la devanture d'une pâtisserie dans une première nouvelle puis sur la table en train de pourrir dans la seconde. Bon, je ne vais pas vous détailler l'ensemble car c'est par ce tout petit lien, parfois plus qu'anodin ou anecdotique, que toutes les nouvelles se retrouvent liées et édifient ainsi une histoire complète.
    Quand aux thèmes des nouvelles, il ne change pas beaucoup aux fils des histoires (et de ces précédents romans). Souvent, il y est question de mort, de deuil ou de maladie, de solitude et de vieillesse, le tout bercé dans un monde rempli d'étrangeté et de mystère. Souvent, j'apprécie ses histoires et surtout l'ambiance que l'auteure arrive à retranscrire dans ses romans. Romans ! Je préfère effectivement ses romans à ses nouvelles car il me donne le temps de m'immiscer dans l'atmosphère étrange qu'elle a su créer et envoûter ; dans ses nouvelles, je n'ai pas le sentiment d'y pénétrer, j'ai l'impression de frôler les lieux, je reste derrière la porte, j'ai beau toquer, personne ne m'ouvre, et lorsque je fais le tour de la maison, je ne vois aucune fenêtre entrouverte par laquelle je pourrais m'introduire…

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2140
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 23 avril 2009

    Le style n'avait rien de particulier. Il n'y avait pas de personnages sortant de l'ordinaire, ni de scènes entièrement nouvelles. Simplement, sous les mots de cette histoire passait un courant froid dans lequel je plongeais sans arrêt mon coeur pour le refraîchir.
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  • Par le_Bison, le 24 février 2012

    C’était la blouse blanche du maître de conférences. Je l’ai secouée. De la poche est tombée la langue. Celle qui avançait sans arrêt des prétextes. Elle fut suivie des lèvres, des amygdales, des cordes vocales. Elles étaient encore tièdes et souples.
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  • Par kathel, le 10 janvier 2008

    Mais ce qui m'étonna le plus, ce furent les tomates qui jonchaient la route.

    Sur le coup, je ne me rendis pas compte qu'il s'agissait de tomates. J'eus l'illusion de me retrouver égarée au milieu d'un champ, où des fleurs rouges dont je ne connaissais pas le nom fleurissaient en pagaïe, d'une manière presque vénéneuse.
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  • Par le_Bison, le 24 février 2012

    Pourquoi tout le monde mourait-il ainsi soudainement ? Alors que la veille encore ils étaient vivants.
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