La malle en fer blanc du docteur Watson n'ayant pas de fond, nous aurons donc le plaisir de lire des pastiches jusque la fin des temps. Et celui-ci était un bon (il l'est toujours, mais j'utilise l'imparfait parce que cela fait un petit bout de temps que je ne l'ai plus lu).
June Thomson est un auteur de pastiche holmésien qui prend plaisir à glisser ses histoires dans des espaces laissés par
Conan Doyle, dans les célèbres "untolds stories" ou les histoires dont Watson parle dans le canon holmésien, mais sans jamais nous les expliquer. Vu leur nombre, il y a là matière à écrire ! Ce que June a fait dans ce recueil pour mon plus grand plaisir.
Ainsi, nous découvrons le vieil Abraham, que Holmes ne peut « laisser dans sa frayeur », au cours de « La disparition de Lady France Carfax » de Doyle. "La disparition" est une aventure canonique, mais l'auteur a trouvé manière à nous raconter une histoire.
Autre exemple « La succession Smith-Mortimer » est une untold stories qui mentionnée dans « le pince nez en or ».
Et ainsi de suite. de références en rappels de lieux visités par Holmes sous la plume de
Conan Doyle.
Le livre est conseillé aux holmésiens qui y comprendront un peu plus, mais rien n'empêche un non initié à la découvrir et à lire la geste holmésienne ensuite. Ce sera une jolie découverte pour lui ou elle.
Le ton du livre est envolé, vif, parfois tranché un peu rapidement et quelques déductions peuvent sembler un peu hâtives. L'écriture convaincante de l'auteur suffira à les faire admettre dans l'immédiat, d'autant que ce sont, dans ces cas là, des déduction « d'ambiance », pas nécessaires à la résolution des intrigues principales.
June Thomson maîtrise parfaitement la forme canonique, mais c'est aussi une réelle auteur de polar : les intrigues sont bien agencées, les descriptions sont "juste bien" pour ne pas lasser, le format « nouvelle » est bien rythmé et il convient très bien à Holmes.
Plus que conseillé !!
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