> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2864247240
Éditeur : Editions Métailié (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Les soirées sont longues dans le port d’Isafjördur, la capitale des fjords de l’ouest de l’Islande, quand on est chargé de traquer le scoop par un rédacteur en chef avide de sensationnel et qu’on rêve de retrouver sa nouvelle petite amie laissée à Reykjavik. Et puis on ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maevedefrance, le 29 décembre 2011

    maevedefrance
    Quel beau voyage que nous propose là Arni Thorarinsson : une visite de la région des Fijords de l'Ouest, en Islande (évidemment !) sur les pas du journaliste Einar. Décidément, ces Nordiques et notamment ces Islandais sont vraiment très très forts et ce livre n'a fait que redoubler mon enthousiasme (déjà énorme !) à leur égard ! C'est bien simple : j'ai du mal à partir de cette contrée d'Europe glacée quand l'histoire se termine. Je ne voudrais pas trop m'avancer mais je pense que 2012 sera in Iceland mood...
    Ce roman fait suite au Dresseur d'insectes et c'est le dernier et troisième traduit en français jusqu'à présent. Einar, qui subit la crise de la presse écrite et ses restructurations, accepte d'aller se perdre dans cette contrée où s'aventurent seulement "2% des étrangers" arrivant pour visiter l'Islande. Nous sommes fin octobre, mais déjà les tempêtes de neige alternent avec la pluie... Ambiance !
    Mais maglré cette froidure, il se trouve que les maisons prennent feu... Tout de suite, beaucoup d'habitants y voient l'oeuvre des gothiques, ces ados qu'ils jugent comme étant des adeptes du daible (évidemment!). Mais les événements et les suscpects se multiplient. Et la police ne lâche rien à la presse.
    Einar, qui doit pouvoir écrire des articles dignes de ce nom, décide donc d'enquêter lui-même et va à la rencontre de la communauté hétéroclite de la petite ville d'Isafjördur. Pourtant, le journal ne le voit pas de cet oeil, parce que l'hôtel, c'est cher dans ce trou paumé ! Peu importe, Einar se fait héberger par un policier local, d'une humeur d'ours et haut en couleurs, mais toujours prêt à partager une bouteille de Brennivin (eau de vie aromatisée au cumin et surnomée la Mort noire) !
    On apprend que dans cette région d'Islande, pourtant,"depuis longtemps, des gens viennent d'un peu partout travailler ici dans l'industrie du poisson : des Polonais, des Australierns. Ils ont [ même] fini par s'intégrer". Et si certains parents s'inquiétent du langage bizarre que développe leur très jeune progéniture, il ne faut pas s'en inquiéter, c'est qu'elle est devenue bilingue puisqu'elle passe son temps entourée de petits Polonais à la maternelle !
    Ici c'est effectivement l'industrie du poisson qui prédominait mais la région est en pleine mutation : "les revenus moyens de la population des Fjords de l'Ouest ont diminué : il y a vingt ans, ceux-ci figuraient parmi les plus élevés d'Islande alors qu'ils se classent maintenant parmi les plus faibles. Autrefois, il y avait des chalutiers dans chaque fjord, mais peu à peu, le système des quotas, la vente libre des autorisations de pêche et leur limitation ont sonné le glas des vieux villages de pêcheurs". La mode est maintenant à l'industrie pétrolière et au tourisme. Tant pis si la population a diminué de 18% en 20 ans, c'est peut-être un moyen de faire descendre le chômage. Mais bien évidemment, tous les gens du cru ne sont pas du même avis.
    J'ai adoré suivre Einar au jour le jour dans cette région iodée que le livre donne envie de visiter (je ne sais pas si c'est vraiment voulu par l'écrivain). J'ai adoré tous les personnages rencontrés, même si certains ne sont pas franchement sympathiques. La fin est totalement surprenante parce que, évidemment, le coupable n'est pas du tout celui qu'on imagine... Ce qui est sûr, c'est que les femmes de ce roman ont un foutu caractère et Arni Thorarinsson une bonne dose d'humour

    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 17 avril 2011

    Sharon
    J'aime beaucoup cet auteur, et surtout le personnage d'Einar, cet enquêteur malgré lui rempli d'humour et fan de rock. L'enquête, comme dans les deux tomes précédents, prend la forme d'un journal de bord, déroualant les jours de la semaine, rythmé par les morceaux de musique préférés du journaliste. Je n'ai qu'une déception en poursuivant cette série : pourquoi les quatre premiers tomes n'ont-ils pas été traduits en français ? Je sais que je prends souvent les séries policières en cours de route, mais pour une fois, je n'y suis pour rien.
    Bonne nouvelle : Einar a désormais une véritable vie amoureuse. Je peux même dire qu'elle est tumultueuse et que sa nouvelle petite amie est pour le moins passionnée. Mauvaise nouvelle : l'exil d'Einar s'aggrave. Non comptant d'être confiné dans le Nord, il a désormais le privilège d'écrire des articles sur l'Ouest du Nord. Il n'a d'autres choix que d'accepter, surtout que la malchance est avec lui. Alors que tout est calme à Akureyri, les troubles augmentent à Isafjördur. Un incendie, d'abord, qui, heureusement, ne cause que des dégats matériels. C'est l'occasion d'évoquer le nombre record d'incendies non résolus en Islande, des incendies dans des endroits parfois très stratégiques. Avançons encore un peu plus et nous découvrons (encore) la situation économique désastreuse de certaines régions d'Islande. le "découragement" et le "désespoir" règnent en maître, s'opposant ainsi aux magouilles des plus riches et aux initiatives peu nombreuses pour s'en sortir. Einar porte un regard à la fois lucide et ironique sur les politiciens, qui se gargarisent de leurs beaux discours sur le développement économique, et sur les jeunes qui "sont tellement pressés de s'en mettre plein les poches qu'ils n'ont même plus le temps de passer leurs diplômes".
    Surviennent alors deux disparitions, puis une troisième et un vol de camping-car. Tout s'affole car deux des disparus sont des célébrités. Einar éprouve des difficultés : s'il a la chance de recueillir des confidences, il doit faire face à une commissaire de police dont la conscience professionnelle n'a d'égal que celle d'Einar, c'est à dire qu'elle ne livrera que le strict minimum à la presse, tandis qu'il cherche à obtenir le plus possible, avec des méthodes que lui-même trouve parfois discutables.
    L'enquête peut paraître lente à se mettre en place, pour moi ce rythme me convient parfaitement. Par rapport au premier tome de la série, je trouve même que les péripéties sont plus nombreuses, les retournements de situation vraiment surprenants. Comme dans L'oiseau de mauvais augure de Camilla Lackberg, Arni Thorarinsson parle avec subtilité de la télé-réalité, du désir d'être connu ou reconnu, et des dérives potentielles. Il évoque aussi, comme dans Le Temps de la Sorcière, les risques liées à la mondialisation, n'hésitant pas dans les deux cas à détourner les clichés pour offrir des péripéties inattendues et à placer son héros dans des situations à risque.
    A la fin de ce tome, Einar se retrouve face à un choix. J'espère que le prochain tome de ses aventures (celui-ci date de 2008) paraîtra bientôt en France.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-septieme-fils-d-ar..
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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 31 mars 2011

    mimipinson
    Ayant déjà eu l'occasion de lire son compatriote Indridason, j'étais déjà de fait familiarisée avec l'ambiance si particulière de la littérature policière Islandaise. Elle est à l'image des lieux, brouillardeuse, dépouillée, minérale, avec des personnages un peu cafardeux comme la météo locale. L'action y donc ralentie, comme le froid et peut ralentir, voir parfois mettre en hibernation tout un tas de personnages.
    En effet, dans ce troisième roman d'Arni Thorarinsson, l'action se déroule sur 26 jours, autant de chapitres, plus un petit dernier, qui lui se passe quelques jours plus tard…..Chaque chapitre a pour intitulé le nom du jour. On pourrait presque penser à un journal.
    Et de journal, il sera beaucoup question dans ce livre, puisque notre personnage principal, justement, est journaliste dans la presse écrite.
    Il mène donc l'enquête sur une ile bien petite, où tout le monde se connaît. Cependant, bien plus qu'une enquête, l'auteur nous offre, sous cette forme, un tableau sociologique d'un pays que l'on devine en plein chamboulement. L'Islande, qui longtemps est resté un peu à l'écart des autres pays européens, en gardant un attachement fort avec ses traditions…Mais, les temps changent, le pays aussi, et il se voit confronté avec tous les aléas de la mondialisation. Et ce sont ces aléas, ses travers, et ses perversions qui émanent de tous ces faits divers et tragiques qu'Einar, notre journaliste, qu'on imagine assez mal dans sa peau, avec ses soucis et ses démons, va tenter de d'élucider, à son rythme, au rythme de l'Islande et de ses caprices météo (pas de volcans fumeux ici…).Le suspense est assez bien tenu, par la multiplicité des évènements, des lieux, des pistes. Et puis, il y a le mystère du titre, qui ne s'éclaircira qu'assez tard dans l'enquête, ce qui intrigue le lecteur, et l'entraine au fil des pages.
    Nous croiserons une multitude de personnages, ayant tous un prénom improbable, assorti comme c'est la coutume dans le pays d'un surnom tout aussi improbable, qui se révèlent être une photographie de la société islandaise en mutation.
    Le rythme de l'écriture, ne m'a pas gênée outre-mesure, pas plus que la linguistique qui peut en rebuter plus d'un lecteur. J'ai l'âme voyageuse, et m'adapte facilement à ce goût de l'ailleurs.
    J'ai beaucoup apprécié ce livre, ce voyage au pays des geysers, et de la grisaille, et de fait, je ne compte pas m'en éloigner très longtemps.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/03/le-septieme-fils.html
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    • Livres 4.00/5
    Par logistic70, le 21 mars 2012

    logistic70
    Une histoire où le héros n'est pas un policier mais un journaliste. Il a un comportement totalement destructeur et on le retrouve perdu au fin fond de l'Islande à enquêter sur un incendie. S'en suit 3 meurtres et l'histoire suit son petit bonhomme de chemin. Il ne faut pas attendre dans l'écriture de THORARINSSON un suspense intense (j'avais déjà senti ça en lisant « Le dresseur d'insectes »). le livre se lit avec facilité et j'ai éprouvé un peu de plaisir à suivre les différents protagonistes. L'Islande est décrite comme un pays froid et désert où les jeunes sont en perte de repère et les vieux qui n'aiment pas les jeunes. En clair un pays moderne. On retrouve dans cette histoire, cette légende du 7eme fils du 7eme fils comme dans « Le livre des morts » de Glenn COOPER Quelle coïncidence de trouver ces références dans 2 lectures proches sans le chercher.
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    • Livres 2.00/5
    Par brusc, le 18 octobre 2011

    brusc
    Et voila que l'on retrouve notre brave journaliste Einar à Isanofur, trou toujours aussi loin de tout… On peut imaginer... Mais même dans les coins les plus reculés de l'Islande, il y a toujours un monde fou qui ne trouve rien de mieux à faire que de brûler des maisons, profaner des tombes, faire des radios-crochets et j'en passe. Bon, trop d'ingrédients, rien de vraiment crédible. Bref Le septième fils n'est pas le meilleur de la série. Moi qui ai pourtant une tendresse si particulière pour notre héros ! le prochain sera peut-être meilleur !
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Citations et extraits

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  • Par Sachenka, le 26 mai 2012

    - Hannes, ne sommes-nous pas une espèce en voie d'extinction ?
    - Nous ne le sauront qu'au moment de notre mort. La seule bataille qui compte réellement, c'est la lutte pour la vie.
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  • Par Sachenka, le 26 mai 2012

    - Le coeur [de cette affaire est] constitué par les différentes générations de notre pays et la manière dont chacune d'elles essaie de combler le vide spirituel qui l'habite avec quelques brins de paille qui, finalement, ne sont que des sauveurs avec un s minuscule.
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  • Par Sachenka, le 26 mai 2012

    - Ah, toutes ces quéquettes gonflées de pouvoir, soupire Sigurbjörg. Il n'y a donc aucune femme qui soit candidate pour prendre la relève ?
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  • Par Sachenka, le 26 mai 2012

    Ceux qui se croient omniscients sont insupportables pour les autres qui, comme nous, le sont.
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  • Par Aproposdelivres, le 24 janvier 2011

    UN VENDREDI DE LA FIN OCTOBRE
    Je me réveille tôt le matin qui suit l’incendie. J’ignore complètement que l’événement s’est produit pendant la nuit.
    Du reste, ça n’a pas la moindre importance. La maison brûle.
    On ne sait jamais rien des projets et des manigances des gens un peu partout, que ce soit à l’autre bout du pays ou de l’autre côté du globe. Méfaits et bonnes actions. On ne sait même pas ce que trament les occupants de l’appartement d’à côté. Parfois, on s’interroge sur ceux qui nous sont les plus proches. Il arrive même qu’on aille jusqu’à douter de soi.
    Il existe partout des énigmes irrésolues dont, pour la plupart, on ignore l’existence. Alors on passe sa vie à chercher des réponses. Mais comment diable résoudre un mystère dont on ne connaît même pas la nature ?
    On reprend un peu de café, des cornflakes, et on jette un œil par la fenêtre. Voilà, c’est l’une de ces journées-là.

    Surviennent alors trois gamins de douze ans qui croient tout savoir.
    Vers midi, je rédige à grand-peine le quota d’articles que je dois expédier pour l’édition du week-end. L’info la plus importante est, encore une fois, un scandale lié à l’aménagement de la capitale du Nord : une petite maison privée doit-elle céder la place à un grand bâtiment construit par une société ? Les forces nationales en faveur du développement répondent évidemment que oui. Les valeurs économiques priment sur toutes les autres.
    Mais je sais que les pages du Journal du soir ont soif de nouvelles autrement plus juteuses que cet abondant et banal muesli quotidien.
    Quelqu’un frappe sur le chambranle de la porte et Asbjörn apparaît à l’entrée de mon placard. – Au fait, annonce d’un ton enjoué le directeur de l’antenne d’Akureyri, j’ai reçu la visite d’une charmante petite bande de jeunes gens entreprenants qui voudraient que notre journal parle d’eux.
    Je lui lance un regard interrogateur.
    – En effet, poursuit-il. Ce sont des petits gars géniaux. Ne sommes-nous pas toujours à l’affût de sujets humains attrayants et positifs ?
    – Eh bien, à entendre le rédacteur en chef de Reykjavik, j’ai plutôt l’impression qu’il préférerait qu’on lui serve des thématiques humaines déprimantes et négatives.
    Asbjörn secoue la tête et la chair de ses joues tremblote.
    – Trausti peut bien se torcher lui-même. Le moment est venu de mettre en lumière les côtés sympathiques et positifs que notre jeune génération porte en elle. Tous ces gamins ne sont pas de futurs voyous abrutis à coup d’ordinateurs, ou des junkies. Il y a ici un grand nombre de jeunes créatifs qui débordent d’imagination et quand ils trouvent la manière adéquate d’exprimer leur talent, notre devoir est d’en parler, tout autant que du reste.
    Ils s’appellent Ingi, Gudjon et Alex Thor. Assis au coin-café à l’accueil, silencieux et posés, ils m’ont l’air un peu tendus.
    Asbjörn glisse sa bedaine derrière le comptoir et annonce avec un sourire tout en me désignant :
    – Je vous présente Einar, c’est le journaliste qui va vous interviewer.
    – Bonjour les gars, dis-je en m’installant face à eux. Que voulez-vous me raconter ?
    – Nous venons de fonder une entreprise, explique Ingi, celui qui semble être le chef.
    Il porte un bonnet bleu qui lui tombe sur les yeux, il a des cheveux roux, des joues bien rouges et rien d’autre sur le dos que son tee-shirt en dépit de la température extérieure qui avoisine zéro.
    – Ça fait partie de l’actualité, n’est-ce pas ? me demande-t-il d’un air sérieux.
    – Bien sûr que ça en fait partie, pépie Asbjörn par-dessus son ordinateur.
    Vêtu d’un blouson à capuche noire, Gudjon adresse un sourire à Alex Thor, lequel porte une doudoune verte et s’exclame : “Yes !” Ils se frappent mutuellement la main, comme ils ont vu faire à la télévision. Sur quoi, ils m’annoncent qu’ils ont l’intention de proposer à leurs concitoyens un service de laveurs de carreaux.
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