ISBN : 2021047504
Éditeur : Editions du Seuil (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Jacques Tournier a demandé à Hugo, un enfant de six ans attentif et curieux, de faire avec lui un voyage immobile. Ses questions sur ses souvenirs, ses rencontres, lui ont permis de mesurer ce qui sépare celui qui a presque fini de vivre de cel... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    brigittelascombe
    Etrange maison du thé aux toiles tendues sur des cadres de bois, susceptible de s'envoler à la moindre tempête!
    Etrange confessionnal, où l'auteur s'épanche et conte ses souvenirs au petit Hugo de six ans!
    Etrange choix glané ici et là dans une vie déjà fort longue d'un homme désirant s'orienter sur la voie ultime de la sagesse!
    Pourquoi étrange?
    Est ce le mystère de la mort, ou la question que va t il se passer, ou qu 'y a t il après qui planent au fil des pages? A moins que ce ne soit l'acceptation du sort imparti à chacun?
    Jacques Tournier, auteur contemporain connu, qui a notamment traduit deux livres de Scott Fitzgérald et écrit un certain nombre de romans, nous livre ici son chemin initiatique. Réminiscences d'un père perdu jeune rejoint sur le tard par sa femme aimante, créant dans un semi délire un patchwork de bouts de vie prélevés dans sa robe de mariée ou les costumes de son mari, vêtement dont elle drape ses épaules en murmurant "j'ai froid".
    Et les autres, tous les autres?
    Que sont ils donc devenus?
    Thérésa Berganza qui chantait Didon de Purcell pleurait, à la fin, sur sa jeunesse perdue. Suzanne Flon, talentueuse toujours souriante tombait à tout va. Gérard Philipe est mort d'un cancer. Barbara, chanteuse sublime a fini par perdre sa voix... et tant d'autres grands.. si petits devenus.. ou cendres ou poussières d'étoiles..
    Hugo l'adoube grand père. Jacques Tournier le prend pour petit fils.
    "-Hugo c'est l'heure. Il faut rentrer.
    -Tu seras triste d'être mort?"
    Et là tout est dit, cette espérance vive chantée par un enfant, celle qui tarabuste le simple vivant, celle paradoxale du sage immortel.
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    • Livres 4.00/5
    Par lotusmauve, le 15 août 2011

    lotusmauve
    La maison de thé est un joli petit livre empli de poésie. le narrateur-auteur est installé dans une maison de thé, avec tous les symboles que cela implique : la méditation, le recueillement, la recherche de la paix, d'un absolu. Et tout cela, l'auteur le trouve dans ce lieu.
    Mais c'est avant tout des souvenirs colorés, vivants que nous fait partager l'auteur : des écrivains, des comédiens, des chanteuses, des peintres... Et puis des lieux emprunts d'histoire, de nostalgie, plein de charmes : Paris, Venise, Munich...
    Nous visitons différents lieux à une époque révolue et rencontrons des personnages connus ou inconnus, et comme l'auteur, nous avons envie de revoir l'oeuvre de Toulouse-Lautrec ou d'écouter Monteverdi à Venise...
    Cette oeuvre parle finalement de la fin de la vie et de la préparation à la mort, mais avec une telle beauté et poésie qu'on partage l'apaisement du narrateur-auteur à la dernière page.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Légère erreur de casting car le contenu ne correspondait pas à ce que j'avais imaginé hormis les 10 dernières pages. Plaisir, toutefois, de lire Tournier pour la première fois. le "récit" alterne deux temps. Dans l'un, l'auteur s'imagine dans un jardin japonais en compagnie d'un très jeune enfant. Dans l'autre, il revient sur ses souvenirs. Cette partie constitue l'essentiel du récit. J'aurais aimé que ce soit l'inverse ou du moins qu'un meilleur équilibre soit respecté. Mais, comme je l'écrivais au début, ce choix de livre est, en définitive, une erreur de casting.Tournier m'a donné envie de redonner une chance à Carson McCullers mais en biaisant un peu en regardant l'adaptation de "Reflets dans un oeil d'or" par John Huston plutôt qu'en lisant le texte original (peut-être que le film me donnera envie de lire le livre ;). Et je partage son avis sur les adaptations de "Gatsby le Magnifique" et du "Dernier Nabab". La seconde est excellente tandis que la première est ... "gentille" (?).Je ne suis pas sûre de lire un jour sa traduction de "The Great Gatsby" car je suis trop imprégnée de celle de Victor Liona mais j'aimerais découvrir une de ses oeuvres de fiction à l'occasion.(Edit : comme l'écrit un commentateur sur Amazon, il est difficile d'accrocher au livre quand on ne partage pas une certaine culture (parisienne et correspondant à une certaine époque - trèèès lointaine) avec l'auteur. En revanche, j'ajouterai que pour ceux qui partage cette culture, la lecture de ce livre sera sans nul doute un vrai plaisir).
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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 20 juillet 2011

    Cath36
    Souvenirs, souvenirs.... Agréable balade un peu mélancolique parmi des écrivains et des artistes croisés au fil du temps, dans des évocations réelles ou imaginaires qui ajoutent au récit cette petite touche concrète qui est celle des grandes rencontres. Émouvant, redonnant au temps passé un accent d'éternité, ce texte nous rend proches de ces disparus qui marquèrent toute une époque. Ce petit livre se lit vite mais plonge dans une longue rêverie méditative, apanage de la vieillesse. A lire comme témoignages pour les plus jeunes et comme souvenirs pour les anciens.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Vepug, le 15 novembre 2011

    Vepug
    Je suis plutôt déçue par ce roman. Je m'attendais à un dialogue entre un homme de 80 ans et son petit-fils de six ans, mais ce n'est pas le cas du tout. L'auteur prend le prétexte d'une visite dans un jardin initiatique aux abords d'Amsterdam pour raconter très rapidement son parcours au travers des arts et des artistes marquants du siècle passé. Il y est question de peinture italienne, de chanson, de théâtre, de littérature… L'histoire est plutôt plate.

    Le plus grand mérite de ce roman autobiographique sont la qualité littéraire, la qualité des références et des rencontres de Jacques Tournier. L'écriture est très poétique, chantante. Sous sa plume, la langue française chante au rythme des mots accolés les uns aux autres dans une suite poétique magnifique.

    En conclusion : je n'en retiens que la beauté du texte qui rehausse très largement le contenu.


    Lien : http://coffresalivres.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 28 juin 2011
    Jacques Tournier se dévoile en évoquant des personnes connues ou moins connues, qui ont traversé sa vie. Une visite guidée nostalgique.

    C'est un joli voyage dans le temps, la mémoire, les environs d'Amsterdam, Venise ou Fontainebleau.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    Celà me permet, écrit-elle, de rêver à des faits, des idées, des écrits du passé et même d'à présent, qui font aussi partie de l'invisible choeur refusant de venir, à la moindre sonnerie, occupper le devant du théâtre.
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  • Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    Je cherche à retrouver ce que préserve la mémoire d'une amitié sans heurts, à la fois présente et légère, mais toujours attentive aux orages, et elle s'offrait la première à vous tendre les mains.
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  • Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    C'est ce que je tente de faire dans cette maison du thé, si calme en fin d'après midi. Si je n'éveille que des ombres, c'est qu'elles sont dans ma besace et je les emporte souvent avec moi.
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  • Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    En la conduisant au cimetière de Toulon, pour y rejoindre le seul homme qu'elle ait jamais aimé, je me suis senti leur enfant probable, attendant au fond de mes limbes.
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  • Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    Il ne me reste à parcourir que l'étroite pelouse de la sérénité, décorée de bonzaïs, qui accompagne la vieillesse jusqu'au tumulus de la mort, veillé par un chêne centenaire.
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NOELE AUX QUATRE VENTS serie TV. D'abord adapté à la radio sur France-Inter de 1965 à 1969, le roman de Dominique SAINT-ALBAN fut ensuite adapté pour la télévision (1970) et connut un grand succès d'audience. générique








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