Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2290034096
Éditeur : Editions 84 (1999)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 133 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fils d'immigrés russes blancs, Aliocha souffre de se sentir différent des autres élèves de son école. C'est tout ce que représentent ses parents qu'il stigmatise : leur gêne financière, leur attachement viscéral à une lointaine Russie. Le pays, la culture ou la langue, ... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 20 juin 2014

    lecassin
    Neuilly, 1924…
    Thierry, un adolescent contrefait, issu d'une famille bourgeoise, a la santé fragile. Sa passion : la littérature. Son meilleur ami : Aléxis, Aliocha, en fait ; un fils d'émigré Russe que ses origines et l'organisation très Russe de ses parents qui ont fuit la révolution bolchévique encombrent un peu, voire beaucoup…
    Il faudra l'insistance de Thierry à lui répéter la chance qu'il a de pouvoir lire les grands auteurs russes dans le texte et sa disparition tragique pour convaincre Aliocha « d'attaquer » Tolstoï dans sa langue d'origine ; une grande joie pour ses parents qui ne désespèrent pas de rentrer un jour en Russie en même temps qu'une découverte pour Aliocha
    L'amitié entre deux adolescents est un thème récurrent dans la littérature : « Silbermann » de Jacques de Lacretelle et « l'ami retrouvé » de Fred UhlmanTroyat ajoute ici, en plus de la démarche initiatique conduite par Thierry envers Aliocha, une dimension supplémentaire : celle de l'acceptation de ses origines. On imagine aisément un coté plus ou moins autobiographique de la part de Troyat, lui-même d'origine Russe…
    Un grand roman de la part d'un grand auteur, souvent décrié, mais que pour ma part, je lis et relis toujours avec le même plaisir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 45         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par najnaje, le 05 mars 2014

    najnaje
    Une très belle histoire d amitié entre deux adolescents, leur point commun le handicap. Thierry enfant bourgeois handicapé par une bosse dans le dos et à la santé fragile, passionné de littérature. Alexis (Aliocha) enfant d immigré Russe trouve ses origines un peu encombrantes voir handicapantes et préfère se sentir français en se consacrant exclusivement à la littérature et la culture française. Ses parents vivent dans le folklore russe avec l espoir de retourner un jour en Russie . Thierry très érudit initie Aliocha à la littérature française non sans insister sur le fait qu Aliocha à une chance extraordinaire de pouvoir lire les plus grands auteurs russe dans sa langue d origine, ce qui a tendance à agacer Aliocha. Mais un jour Aliocha perds son ami des suites d une pneumonie, ce qui va le réconcilier avec ses origines, en mémoire de son ami il lira Tolstoi, ce qui fera le bonheur de ses parents. Je me suis retrouvée dans ce récit, enfant d immigrés j ai eu moi même beaucoup de mal à concilier ma culture d origine et la culture française en rejetant ma culture d origine dans un premier temps et de la découvrir bien plus tard avec beaucoup de bonheur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 34         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Annette55, le 11 juillet 2014

    Annette55
    Voici un court roman d'apprentissage lu d'une traite, une histoire émouvante,une écriture simple qui va droit au coeur,un thème douloureux traité avec sensibilité, justesse, finesse....
    Une amitié précieuse entre deux garçons: Aliocha, élève de troisième dans un lycée de Neuilly, fils d'émigrés russes blancs,usés par l'exil et la gêne matérielle,et Thierry Gozelin, de santé précaire, passionné de littérature, issu d'un milieu social différent....
    Une amitié faite de joies intellectuelles, où chacun découvre, grâce à l'autre des motifs de respect, d'admiration en compagnie des poètes et des romanciers notamment l'emblématique :" les Dieux ont soif" d'Anatole France......
    Thierry tente de persuader...en vain , son ami, de lire les auteurs russes en version originale mais Aliocha, qui se rêve écrivain préfère Balzac...Hugo...Molière......la Fontaine.....
    Une amitié intense, vraie,tissée d'émotions, qui apprendra à Aliocha à s'accepter tel qu'il est, dans sa nature double....forcément...
    Aliocha aurait- il un côté autobiographique de la part d'Henri Troyat, lui même d'origine russe?
    Un beau livre que j'avais déjà lu il y a longtemps comme "Tant que la terre durera" et "les semailles et les moissons", ouvrages en plusieurs tomes du même auteur....





    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Levant, le 23 juin 2015

    Levant
    Aliocha c'est d'abord un adolescent. Avec tout ce que cette période de la vie comporte comme interrogation, rejet, espoir d'avenir.
    Aliocha c'est un immigré russe blanc. Mais ça, il ne veut plus en entendre parler. Il veut tourner la page et construire sa vie dans cette terre d'accueil qu'est devenue la France pour lui et sa famille. Il ne veut même plus parler ou écrire le russe. Il veut que la culture française gomme celle qu'il n'a fait qu'effleurer en son pays natal.
    Aliocha c'est un fils unique. Il est aimé par des parents attentifs. Il leur rend le même amour. Même s'il leur reproche parfois de s'accrocher à cette culture qui a fait leur malheur. Elle les a ruinés et chassés de leur vie bien établie.
    Aussi lorsque sa scolarité lui permet de se lier d'amitié avec un fils de bonne famille française, il y voit un espoir d'intégration dans une société qu'il a prise en admiration. Il en fait son exclusivité, son unique but.
    Aliocha n'envie pas la richesse. Il a soif de devenir un jeune homme plus français que les autres. Son ami lui fait le reproche de ne pas cultiver sa singularité. Mais il n'en a cure. Comment peut-on être riche d'une culture qui vous a rejeté ?
    Ah oui, j'oubliais. Aliocha veut qu'on l'appelle Alexis !
    Mais Alexis va faire l'expérience de la stabilité d'un monde qui ne repose que sur un pilier, un seul.
    Certainement le plus autobiographique des romans d'Henri Troyat. Un roman sur l'intégration. Un thème de tout temps, raconté avec la force évocatrice pondérée d'un auteur prolifique dont on sent qu'il cultive la langue française. En forme de revanche pour en remontrer aux natifs qui négligent leur patrimoine.
    C'est juste, sans fioriture, et ça fait mouche pour qui aime notre belle langue.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par scaalaire68, le 15 novembre 2013

    scaalaire68
    Aliocha est une jolie histoire d'amitié sur fond d'immigration Russe dans les années vingt. Issu d'une double culture, Alexis, dit Aliocha ne jure que par la France et comprend mal ses parents, nostalgiques de la Russie. Ruinés, ceux-ci désespèrent de pouvoir retourner un jour en Russie, étant donné la situation politique du pays. Son meilleur ami, de santé précaire et passionné de littérature le persuade en vain de lire les auteurs russes en version originale mais Aliocha, qui se rêve écrivain, préfère La Fontaine, Balzac, Hugo... J'ai lu d'une traite ce court roman d'apprentissage.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par feanora, le 31 janvier 2013

    Quant à son dédain pour les problèmes russes, il le jugeait ridicule.
    "Tu regretteras plus tard de ne t'être pas davantage intéressé à ton pays d'origine. Je crois qu'on peut être profondément russe et aimer la France. Quand je rentrerai à Paris, j'espère te convaincre.""

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par Annette55, le 11 juillet 2014

    Je m'en fous! ce qui compte, c'est Louis XIV, Napoléon, Gambetta, Clemenceau!....
    Ce passé là est le mien.
    J'ai fait mon choix....
    Je voudrais être né en France, ne parler que le Français.
    Même mon nom me déplaît: Krapivine.....c'est ridicule!

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par redblue, le 16 mars 2012

    On eût dit que, sur terre, il y avait les Blancs, les Noirs, les Jaunes, et enfin une race à part : les émigrés. Et nul ne pouvait s'évader de cette condition d'émigré comme nul ne pouvait changer la couleur de sa peau.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Chevreul2de1, le 28 mars 2015

    J'ai trouvé ce livre très enrichissant, je dois dire que j'en ai appris beaucoup sur le monde après la Première Guerre mondiale et des jugements des Français sur les Russes. Cette histoire est excellamment bien écrite, on ressent ce que ressent Alexis, on éprouve de la compassion pour lui. La fin m'a profondément touché. Je vous conseille fortement de lire ce livre, car même si vous ne lisait pas beaucoup, vous serez plongé dans l'histoire (j'ai dévoré le livre en un soir !).
    Sacha Vaudoyer
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par genou, le 21 juin 2013

    Il a les traits fins. Il est blond aux yeux verts. Il voudrait être français et souhaite devenir écrivain. Il s’intéresse à la littérature mais aussi aux filles, notamment à Gisèle. > Thierry Gozelin : Ami d’Aliocha. Il n’est pas très beau physiquement. Exclu en classe, on se moque de lui. C’est pourtant un élève brillant et remarquable. Son intelligence atténue les moqueries. A la fin du roman, il meurt d’un œdème aigu du poumon. > Gisèle : C’est la cousine de Thierry.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
3,79 € (neuf)
0,81 € (occasion)

   

Faire découvrir Aliocha par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (283)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz