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ISBN : 2290034096
Éditeur : Editions 84 (1999)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fils d'immigrés russes blancs, Aliocha souffre de se sentir différent des autres élèves de son école. C'est tout ce que représentent ses parents qu'il stigmatise : leur gêne financière, leur attachement viscéral à une lointaine Russie. Le pays, la culture ou la langue, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 15 août 2011

    litolff
    La touchante histoire d'un adolescent fils d'immigrés russes dans les années 20 à Neuilly sur Seine.
    Roman d'initiation, sans doute partiellement autobiographique, Troyat y évoque avec justesse la délicate situation des émigrés et des apatrides, à cheval entre deux cultures et entre deux langues.
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    • Livres 4.00/5
    Par Altervorace, le 27 juillet 2012

    Altervorace
    Ce court roman initiatique a été aussi plaisant à lire que la première fois, il y a plusieurs années. Alexis/Aliocha est un très jeune homme qui rejette complètement son statut de Russe. S'il a fui son pays à l'âge de 11 ans, il semble nier tous les souvenirs qu'il aurait pu en garder. Il ressemble finalement à certains ados que nous connaissons tous. Il s'oppose à tout ce que ses parents voudraient lui transmettre malgré la grande affection qu'il éprouve pour eux. Sa rencontre avec Thierry, d'une intelligence féroce mais isolé, va le plonger dans les délices de la littérature et de l'amitié. Tout au long du récit, nous suivons les difficultés d'Aliocha à s'accepter comme étant de deux pays, de deux cultures, de deux mondes. le personnage de son ami m'a beaucoup émue car, malgré l'admiration éperdue que lui voue Alexis, on sent à quel point Thierry semble parfois souffrir de sa différence.
    Ce roman est facile à lire, le style classique. Je pense que l'on peut sans problème le conseiller à partir de 13/14 ans.

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/07/27/24463673.html
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    • Livres 4.00/5
    Par redblue, le 16 mars 2012

    redblue
    De ce roman d'Henri Troyat se dégage l'authenticité de l'autobiographie voilée. Alexis/Aliocha, jeune collégien à Neuilly vit tiraillé entre la Russie qui l'a vu naître et la France qui le fait grandir. A ce moment où se construit l'identité, il ignore quel camp choisir sans renier ses racines incarnées par ses parents, russes blancs condamnés à l'exil après la Révolution bolchevique et ses aspirations culturelles, littéraires mêmes que suscite son amitié avec un autre collégien esseulé car bossu, le très français et bourgeois Thierry Gozelin. L'année qu'ils passent ensemble à se découvrir et à tout partager permettra éventuellement à Aliocha de se réconcilier avec lui-même. C'est là un récit poignant, abordant avec réalisme et délicatesse la figure de l'immigré, du métissé et de l'apatride qui se nourrit de contradictions et chaque jour tente de les résoudre avec courage et justice. Henri Troyat réussit un témoignage touchant, tout simplement.
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    • Livres 3.00/5
    Par pragmatisme, le 16 mars 2011

    pragmatisme
    Alexis Krapivine, dit Aliocha est élève de troisième au lycée Pasteur à Neuilly et porte des Knickerbockers. Il est le fils d'émigrés russes, admirateur du Tsar Nicolas II, ravis d'apprendre la mort de Lénine qu'ils considèrent comme une opportunité de récupérer leurs avoirs et de retourner vivre sur leur terre natale.Thierry Gozelin est l'ami d'Aliocha et le meilleur de la classe mais il est aussi bossu . Ensemble, ils parlent de littérature, de Victor Hugo en particulier. le milieu russe dans lequel évolue Aliocha se sent supporté par la France mais pas véritablement aimé et ses parents espèrent retourner en Russie. Lui même est parfois victime en classe de xénophobie mais il ne se sent pas inspiré par la Russie. Passionné de littérature française, il voit d'un œil inquiet le désir de retour de ses parents. Il veut devenir écrivain et il a honte de leur accent et des coutumes traditionnelles. Il rejette tout ce qui vient de Russie. Sur les conseils de Thierry qu'il invite parfois chez lui, et vice versa, il se met à écrire sur le cahier journal inventé par son professeur de français ses souvenirs de Russie. Avec quelques amis partageant les mêmes intérêts, son père Georges, représentant en article de bureau, tente de récupérer les capitaux que la compagnie pour les échanges internationaux avait déposé à son compte en Angleterre. Mais les financiers britanniques refusent de le rembourser. Lors du rapprochement entre la France et l'URSS, ses parents craignent de n'avoir plus aucune existence officielle. le trajet littéraire d'Aliocha est touchant. Il parvient à s'intégrer dans une démarche littéraire et à partager sa passion, à assumer ses racines russes. A travers la littérature russe, il trouve un moyen de soutenir ses parents dans l'épreuve.

    Lien : http://pragmatisme.over-blog.fr/article-aliocha-henri-troyat-6946583..
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    • Livres 4.00/5
    Par Under_The_Moon, le 24 juin 2012

    Under_The_Moon
    Un récit d'enfance et de souvenirs émouvant et touchant.

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Citations et extraits

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  • Par feanora, le 31 janvier 2013

    Quant à son dédain pour les problèmes russes, il le jugeait ridicule.
    "Tu regretteras plus tard de ne t'être pas davantage intéressé à ton pays d'origine. Je crois qu'on peut être profondément russe et aimer la France. Quand je rentrerai à Paris, j'espère te convaincre.""

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  • Par redblue, le 16 mars 2012

    On eût dit que, sur terre, il y avait les Blancs, les Noirs, les Jaunes, et enfin une race à part : les émigrés. Et nul ne pouvait s'évader de cette condition d'émigré comme nul ne pouvait changer la couleur de sa peau.

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  • Par Sachenka, le 04 février 2012

    Qu'avait-il à faire d'un Pouchkine, d'un Lermontov, d'un Tolstoï, quand il avait à sa disposition toute la littérature de France? Il n'allait pas lâcher la proie française pour l'ombre russe!

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  • Par Sachenka, le 04 février 2012

    « Toute singularité mérite d'être cultivée à la façon d'une plante rare », comme disait ce vieux renard de Voltaire.

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