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ISBN : 2210961351
Éditeur : Magnard (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.92/5 (sur 1962 notes)
Résumé :
Phileas Fogg est un homme d'une ponctualité infaillible. Ce Londonien discret et fortuné a un emploi du temps immuable. On ne lui connaît qu’une occupation, le Reform-Club, et qu’un seul vice, le whist ! Ce portrait aurait pu en décourager plus d’un. Pas Jean Passe-Partout, son nouveau domestique français : enfin un maître sans histoire.
Mais, le jour même où il l’engage, Fogg parie qu’il réalisera le tour du monde en quatre-vingts jours pour prouver la vérac... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2105 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
Honte à moi qui, la trentaine passée, n'avait pas encore mis le nez dans les pages d'un Jules Verne ! Pourtant, un auteur à l'imagination aussi fertile avait tout pour me plaire.
Ce fut le cas à la lecture de ce premier opus. J'avais choisi ce titre parmi tant d'autres pour une seule raison : la délicieuse réminiscence du dessin animé de mon enfance quand un lion plein de noblesse campait un Phileas Fogg plus attachant à l'écran que dans le roman.
Oui, je soutiens que celui ou celle qui a réussi à se prendre d'affection pour Phileas Fogg avant l'antépénultième chapitre a véritablement un cœur d'artichaut. Parfait dans son rôle de gentleman anglais plus flegmatique qu'un Mr. Darcy et un Mr. Holmes réunis, le personnage principal de ce court roman se distingue en effet par sa froideur, son sang-froid et la noblesse de son attitude, quelles que soient les circonstances. Autant dire que vous et moi, simples mortels, ne sommes vraiment pas au niveau !
Mais Jules Verne a veillé à entourer son intrépide voyageur de personnages secondaires (ça se discute) truculents qui, notamment sous les traits d'un Français maladroit mais courageux et d'une jolie princesse indienne, rendent toute son humanité à "leur maître" et "sauveur". Ainsi Passepartout et Aouda permettent, par leur reconnaissance et leur admiration à l'égard du sieur Fogg, de ne pas nous le rendre complètement insupportable.
Le rythme du récit est effréné. Logique puisque le roman tout entier est une course perpétuelle contre la montre. Suite à un pari hardi, nos héros ne disposent (comme le titre nous l'indique) que de 80 jours pour accomplir l'exploit de faire le tour du globe en employant tous les moyens de locomotion possibles et imaginables, du steamer à l'éléphant en passant par le vapeur à aubes et le traîneau à voile ! Autant dire qu'en pleine période d'ébullition de l'ingénierie technique civile et militaire, Mr Verne s'est fait grand plaisir !
La narration et le style sont brefs, quasi mathématiques. Ici, vous pouvez être tranquilles si vous craignez les longues descriptions ! Vous n'en trouverez pas. En l'espace d'un chapitre vous aurez changé de lieu et parcouru plusieurs centaines de lieues. Ce qui explique en partie pourquoi c'est une littérature très accessible aux jeunes lecteurs. Vous aurez un peu l'impression de parcourir un Guide Vert Michelin, avec, très souvent, cette agaçante sensation que vous auriez voulu en savoir un peu plus justement là où l'auteur n'a consacré que quelques phrases (ou quelques mots quand ledit auteur est Jules Verne!).
*** ALERT SPOILER ***
Le suspense est bien entretenu jusqu'au dénouement. Cependant, on regrettera les quelques "ficelles" un peu grosses qui servent si bien le personnage principal sur le chemin de la réussite de son projet fou. Il est tellement plus aisé de réaliser l'impossible quand on est richissime ! La chute est pleine de noblesse, à l'image du charmant couple formé par Phileas Fogg et Aouda.

Challenge ABC 2012 - 2013
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doudou94
doudou9426 février 2014
  • Livres 4.00/5
Qui aurait pu parier, à part Mr Fogg, de faire le tour du monde en 80 jours ? Personne. En passant par l'Inde, la Chine, le Japon et les États-Unis, Phileas Fogg et Passepartout, son domestique, gagnent des jours sur leur programme, grâce au Mongolia, un bateau qui arrive toujours en avance, mais en perdent aussi, ce qui fait durer le suspense. J'ai apprécié Phileas Fogg, car il est prêt, pour forcer des gens à lui obéir, à leur donner une somme importante. J'ai aimé l'arrivée de Phileas Fogg, car il croyait que son pari était perdu, mais il l'a remporté, car il avait fait le tour du monde vers l'est, il a donc gagné un jour. Il pensait être arrivé un dimanche, mais c'était un samedi !
Ce livre était mon deuxième Jules Verne, (après Voyage au centre de la Terre, et j'aimerais bien continuer à lire des livres du même auteur, par exemple L'île mystérieuse ou 20 000 lieues sous les mers.
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Musardise
Musardise25 février 2016
  • Livres 4.00/5
Oui, la littérature classique, même celle du XIXème, peut-être drôle. Et Jules Verne le prouve brillamment avec le tour du monde en quatre-vingt jours !
Fondé sur un duo improbable, l'hyper-flegmatique et insensible Phileas Fogg, naturellement anglais (et pour Verne, il n'y a guère pire qu'un Anglais) et le Français Passepartout, qui joue ici le fameux rôle du loustic, comme dirait François Angelier. Car on s'ennuierait passablement en la seule compagnie du citoyen britannique, qui joue toute sa fortune sur un pari insensé mais auquel on ne connaît aucune passion, aucun intérêt dans la vie, sinon celui de se conduire en toute circonstance en parfait Anglais. Aussi parcourt-il le monde sans y jeter un seul coup d'oeil et finit-il par retrouver son foyer aussi impassible que s'il n'avait pas bougé de son fauteuil.
Mais grâce à Fix, policier persuadé que derrière l'apparence honorable de Fogg se dissimule un cambrioleur de haute volée, et, surtout, à Passepartout, qui aimerait bien visiter les pays qu'il traverse mais à qui on n'en laisse pas le loisir, on prend grand plaisir à suivre ce voyage pas comme les autres. Il faut bien avouer qu'il ne manque pas de péripéties et d'obstacles qui n'ont d'autre objet que d'empêcher Fogg de gagner son pari, mais qu'il surmonte, toujours, avec une absence de sentiments particulièrement inhumaine. Fogg, en fait, c'est le type même du psychopathe. L'homme est tellement dénué d'affects qu'il en est, sous la plume de Verne, particulièrement drôle.
Le récit est porté par un rythme soutenu qui nous emballe, mise à part une petite baisse de régime aux trois-quarts du livre - chose étrange, c'est souvent le cas chez Jules Verne. C'est cette alliance d'une cascade presque ininterrompue d'aventures, d'humour et de personnages bien campés qui fait toute la spécificité et la qualité de ce délectable Tour du monde en quatre-vingts jours.
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Celkana
Celkana26 mars 2014
  • Livres 5.00/5
Voilà, je viens de boucler le Tour du monde en 80 jours, grâce à Jules Verne et quel plaisir j'en ai retiré!!!! Plus que ça même, un moment de partage particulier et tendre avec ma fille car cette lecture, je l'ai faite avec elle. Elle venait d'entendre parler de Jules Verne, écrivain qui raconte apparemment des histoires fabuleuses. Maman, tu as des livres de Jules Verne? Oui, plusieurs même, ça te dirait d'en lire un? Oui, oui, oui!!!! Et ça te dirait que je le lise avec toi? Ça fait longtemps (je dirais quelque chose comme une quinzaine d'années...) que j'ai envie de le lire mais je n'ai jamais pris le temps... Ah ben oui alors, comme ça, s'il y a des choses que je ne comprends pas, tu pourras m'expliquer!
Alors, nous voilà embarquées pour un grand voyage, une sacrée belle aventure, en compagnie de Philéas Fogg, impassible permanent, et son domestique, l'acrobatique Passepartout, suite au pari fou de ce gentleman de se lancer dans un tour du monde en seulement 80 jours, en 1872!
Et là, c'est un monde superbement décrit par Jules Verne que nous parcourons, avec tant de détails, descriptions de pays, de personnages, de traditions, de moyens de transports de l'époque et j'en passe. Des décors décrits avec poésie parfois, et toujours avec minutie. Bref, un enchantement et un réel plaisir d'enfant de le lire! Puis, on fait la rencontre de Mrs Aouda, de Fix, qui se joignent alors au duo incroyable. L'aventure prend encore du piquant (s'il en fallait) et l'on vibre à chaque instant, à chaque prise de relais d'un paquebot pour un train ou d'un train pour un éléphant, d'un éléphant pour un autre bateau, etc.
Ce livre est en perpétuel mouvement et c'est ce qui en fait aussi toute l'atmosphère, et qui rend le rythme de ce livre si époustouflant parfois...
Je découvre donc, à presque 40 ans, l'univers de Jules Verne et je regrette de ne pas avoir fait l'effort de m'y être plonger plus tôt tant il m'a plu! Ma fille a adoré et je peux donc être déjà ravie qu'elle puisse continuer et plus tôt que moi, à s'enrichir de cet auteur génial!
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belette2911
belette291109 mai 2013
  • Livres 4.00/5
Sorry, veuillez excuser mon léger retard, mais je viens de boucler un tour du monde en 80 jours en compagnie de mon ami Passepartout et son nouvel employeur, Mr Phileas Fogg.
Y'a pas à dire, c'était une sacrée aventure que nous venons de vivre, tout ça pour un pari avec ses amis du club auquel il appartient ! Monsieur Fogg a tout de même parié la moitié de sa fortune.
Qui je suis ? Mais enfin, je suis Tico et je voyage dans la poche de Passe-Partout.
Quoi ? Ah, pardon, je vous présente mes excuses. Tico ne fait pas partie du roman de Verne. Là, je me croyais revenue en 1983, sur Récré A2, dans ce grand classique du dessin animé japonais "animalier" (comme dans le dessin animé "Sherlock Holmes").
Voilà tout le paradoxe de ma lecture : l'omniprésence des images du dessin animé qui avait bercé mon enfance et que j'avais revu avec plaisir il y a 10 ans.
Le dessin animé, bien que fidèle au livre, possédait quelque différences, dont une de taille : l'humour !
Ici, le Philéas Fogg n'a pas une tête de lion et est moins sympa, l'inspecteur Fix du livre n'est pas aussi crétin que celui de la version animée (et sans compère encore plus crétin) et pas de Tico pour faire des bêtises.
Alors, j'ai dû faire table rase sur mes souvenirs et une fois que ce fut fait, ma lecture s'est accélérée et bien que connaissant la fin, j'ai ressenti l'ivresse de la course et du poteau final qui s'approchait. Oui, on peut connaître la fin et jouir du suspense malgré tout.
Verne n'est pas avare de descriptions, que se soit au niveau des personnages ou des endroits qu'ils traversent. On voyage à peu de frais en compagnie de nos deux compères, Fogg gardant son flegme quoi qu'il arrive.
Quant à Passepartout, il fera bien quelques bêtises, bien vite pardonnées et puis, il se rattrape à la fin !
Le seul bémol est la princesse que j'ai trouvée un peu trop lisse, pas assez présente et Fogg moins sympa que sa représentation en lion.
Pour le reste, une lecture agréable, rapide, sans prise de tête, un voyage autour du monde à une vitesse folle et un dépaysement certain. Je me devais de le lire et j'ai bien fait.
"80 jours à courir, pas plus pour réussir
Le tour complet de la planète
Personne ne l'a jamais fait
Mais on fera tout pour être les premiers
80 jours à courir, pas plus pour réussir
Le tour complet de la planète
Pla_nète, quel pari de fou mais on y arrivera
Oh, quel pari de fou mais on y arrivera"
Y'a pas de raison qu'elle ne vous trotte pas dans la tête à vous aussi !
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Citations & extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
fredhofredho31 janvier 2016
" Sa luisante chevelure, régulièrement divisée en deux parts, encadre les contours harmonieux de ses joues délicates et blanches, brillantes de poli et de fraîcheur. Ses sourcils d'ébène ont la forme et la puissance de l'arc de Kama, dieu de l'amour, et sous ses longs cils soyeux, dans la pupille noire de ses grands yeux limpides, nagent comme dans les lacs sacrés de l'Himalaya, les reflets les plus purs de la lumière céleste. Fines, égales et blanches, ses dents resplendissent entre ses lèvres souriantes, comme des gouttes de rosée dans le sein mi-clos d'une fleur de grenadier. Ses oreilles mignonnes aux courbes symétriques, ses mains vermeilles, ses petits pieds bombés et tendres comme les bourgeons du lotus, brillent de l'éclat des plus belles perles de Ceylan, des plus beaux diamants de Golconde. Sa mince et souple ceinture, qu'une main suffit à enserrer, rehausse l'élégante cambrure de ses reins arrondis et la richesse de son buste où la jeunesse en fleur étale ses plus parfaits trésors, et, sous les plis soyeux de sa tunique, elle semble avoir été modelée en argent pur de la main divine de Vicvacarma, l'éternel statuaire"
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ladyogaladyoga02 avril 2013
Et maintenant, comment un homme si exact, si méticuleux, avait-il pu commettre cette erreur de jour ? Comment se croyait-il au samedi soir, 21 décembre, quand il débarqua à Londres, alors qu'il n'était qu'au vendredi, 20 décembre, soixante dix neuf jours seulement après son départ ?

Voici la raison de cette erreur. Elle est fort simple.

Phileas Fogg avait, « sans s'en douter », gagné un jour sur son itinéraire, -- et cela uniquement parce qu'il avait fait le tour du monde en allant vers l'est, et il eût, au contraire, perdu ce jour en allant en sens inverse, soit vers l'ouest.

En effet, en marchant vers l'est, Phileas Fogg allait au-devant du soleil, et, par conséquent les jours diminuaient pour lui d'autant de fois quatre minutes qu'il franchissait de degrés dans cette direction. Or, on compte trois cent soixante degrés sur la circonférence terrestre, et ces trois cent soixante degrés, multipliés par quatre minutes, donnent précisément vingt-quatre heures, -- c'est-à-dire ce jour inconsciemment gagné. En d'autres termes, pendant que Phileas Fogg, marchant vers l'est, voyait le soleil passer quatre-vingts fois au méridien, ses collègues restés à Londres ne le voyaient passer que soixante-dix-neuf fois. C'est pourquoi, ce jour-là même, qui était le samedi et non le dimanche, comme le croyait Mr. Fogg, ceux-ci l'attendaient dans le salon du Reform-Club.
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TheBookFetishTheBookFetish12 novembre 2012
Si nous sauvions cette femme ? dit-il.
— Sauver cette femme, monsieur Fogg !… s’écria le brigadier général.
— J’ai encore douze heures d’avance. Je puis les consacrer à cela.
— Tiens ! Mais vous êtes un homme de cœur ! dit sir Francis Cromarty.
— Quelquefois, répondit simplement Phileas Fogg. Quand j’ai le temps.
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Olivia_LanchoisOlivia_Lanchois21 février 2010
“On ne connaissait à Phileas Fogg, ni femme ni enfants,- ce qui peut arriver aux gens les plus honnêtes -, ni parents ni amis, - ce qui est plus rare en vérité.”

“Passepartout eut comme une sensation d’humidité autour de la prunelle. Son maître avait fait un pas dans son cœur.”

“Quant à voir la ville il n’y pensait même pas, étant de cette race d’Anglais qui font visiter par leur domestique les pays qu’ils traversent.”
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MeduzanticMeduzantic10 septembre 2011
Ainsi donc Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde ! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L'excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang froid et d'exactitude. Mais après ? Qu'avait-il gagné à ce déplacement ? Qu'avait-il rapporté de ce voyage ?
Rien, dira-t-on ? Rien, soit, si ce n'est une charmante femme, qui - quelque invraisemblable que cela puisse paraître - le rendit le plus heureux des hommes.
En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde ?
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Supersonic - Anne-James Chaton "Vie de Christophe Colomb d'après Jules Vernes" .Anne-James Chaton, poète sonore, est l'un des invités de Supersonic sur France Culture, le 5 mars à 23h. Il se prête au jeu des hors-séries "Machins/ Machines" : celui du "son en 3D", un son qui entoure et immerge l'auditeur qui écoute au casque ou avec des oreillettes, et qui s'enregistre autour d'un micro en forme de tête. Anne-James Chaton partage des extraits de "Vies des hommes illustres d'après les écrits des hommes illustres" (éd. Al Dante) et de son dernier livre "Elle regarde passer les gens" (éd. Verticale), où 13 figures féminines du 20e siècle se succèdent, sans que leur nom soit prononcé. Les 5 et 6 mars, c'est un week-end poésie sur France Culture. http://www.franceculture.fr/medias/bip-10-semaine-du-5-au-11-mars
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Sur les pas de Phileas !

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