ISBN : 2213631050
Éditeur : Fayard (2007)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Tout réussit à Salvador Portal, ancien soixante-huitard devenu coach d'hommes d'affaires. Pourtant, un malaise insidieux le ronge. Véra, sa grand-mère, qui vit recluse dans une maison de retraite, est née à Berlin dans une famill... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par Aela, le 13 mars 2011

    Aela
    Salvador Portal est directeur d'une société de communication. Tout va bien pour lui en apparence mais il souhaite faire des recherches sur sa famille à la suite de l'annonce du suicide de son père. Il part en Espagne pour enquêter. Son père était le fils d'un intellectuel espagnol opposé à Franco et sa mère était d'origine juive allemande.
    Quant à Véra, sa grand-mère, elle venait de Berlin et a suivi son mari en Espagne pour échapper aux persécutions nazies. Avec son mari, tué en 1936 dans des circonstances tragiques, elle a vécu un amour passionné, et ce grand-père de légende hante la mémoire familiale.
    Salvador va ainsi mettre ses pas dans les traces de sa grand-mère, Véra, et découvrir que sa grand-mère a croisé le chemin du philosophe dissident Unamuno
    Un récit captivant qui nous emmène dans l'Espagne des années 30 et dans la France actuelle en butte aux effets de la mondialisation.
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 13 mars 2011

    La direction du groupe Bernottin venait d'annoncer simultanément le licenciement de huit cents personnes et des bénéfices records pour l'année. Les réactions des syndicats et des partis de gauche étaient prévisibles; les chefs de l'opposition dénonçaient l'immoralité de la mondialisation qui, par pans entiers, déchirait le tissu industriel de la France. Accusant les fonds de pension américains d'être, par leur exigence d'une rentabilité à court terme, responsables du désastre, ils mettaient en cause le gouvernement, rhétorique qui leur évitait d'avoir à analyser une évolution qu'ils ne maîtrisaient pas mieux que leurs adversaires.
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  • Par Aela, le 13 mars 2011

    Tel un train lancé à grande vitesse, la machine financière roulait toute seule. Nul ne savait où elle filait, vers quelle destination. Il n'y avait personne dans la cabine, et les décideurs, quand on les rencontrait, se contentaient d'évoquer les aiguillages, les obstacles à contourner, les embouteillages à éviter. Les plus intelligents, les Scandinaves, réussissaient à réguler le trafic, à prévenir les accidents, assurant aux voyageurs un déplacement précisible. Les moins doués, souvent des Français, criaient qu'il fallait interrompre le trafic, casser les nouvelles locomotives et revenir au charbon et à la vapeur.
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