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Note moyenne 3.62 /5 (sur 570 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Alger , le 17/09/1937
Mort(e) à : Montpellier , le 10/07/1967
Biographie :

Née à Alger, Albertine Sarrazin fut confiée à l'Assistance Publique et adoptée par un couple âgé sans enfant. Le père est médecin militaire en retraite. En 1947, la famille rentre en métropole et s'installe à Aix-en-Provence.

Albertine suit l'apprentissage rigoureux d'une enfant élevée dans un milieu bourgeois, inscrite au collège Sainte-Catherine-de-Sienne d’Aix-en-Provence, et obtient au fil des ans de nombreux premiers prix d'excellence, malgré un viol subi à l'âge de dix ans par le frère de son père.

En 1952, elle devient interne au lycée. Mais complètement indisciplinée aux yeux de son père, ce dernier la fait admettre au Bon Pasteur, une maison de correction de Marseille. A son entrée elle est rebaptisée Anick. La jeune fille se lie d'amitié passionnée avec l'une de ses camarades. Le jour de l'oral de son premier bac, en 1953, elle fuit et réussit à gagner Paris en auto-stop. Les deux jeunes filles se sont donné rendez-vous à la Concorde !

A Paris elle a de nombreuses aventures, se prostitue, chaparde dans les voitures, les magasins.

Les deux filles, en fuite, sont arrêtées après une tentative de braquage. Albertine Sarrazin a dix-sept ans lorsqu'elle est condamnée à sept ans de prison en 1955.

Le 19 avril 1957, elle s'évade en sautant du haut d'un mur et se brise l'astragale... ce sera, "L'Astragale" (1965), sa grande entrée en littérature. Jean-Jacques Pauvert publie son livre en même temps que "La Cavale". Les deux livres sont adaptés au cinéma : le premier par Guy Casaril dès 1969, l'autre en 1971 par Michel Mitrani. Dans le mouvement, Albertine Sarrazin écrit "La Traversière" (1966), autre livre autobiographique.

C'est dès son évasion, sur la route, qu'elle a rencontré Julien Sarrazin qu'elle épousera en février 1959, extraite de prison quelques heures pour l'occasion.

En 1964, ils s'installent à la Tanière dans les Cévennes, une vieille maison achetée par Maurice, un ancien client d'Albertine.

La mort d'Albertine ajoute au tragique : devant subir une nouvelle opération du rein, elle va mourir à cause de l'anesthésie trop forte.
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Le choix des libraires. Rencontre avec Mélanie Dumont, de la librairie « L'Astragale » située dans la Cité des Gaules. Découvrez avec elle sa sélection d'ouvrages dont évidemment « L'Astragale » le roman d'Albertine Sarrazin, en passant par « le ciel de Bay City » de Catherine Mavrikakis ou encore « Dysfonctionnelle » d'Axl Cendres.

Citations et extraits (145) Voir plus Ajouter une citation
Albertine Sarrazin
andreas50   10 octobre 2018
Albertine Sarrazin
" Cher, qu'il m'encombre ce passé. Si beau, si dégueulasse et si délirant que son poids est effroyable."
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andreas50   09 octobre 2018
L'astragale de Albertine Sarrazin
A la Centrale, nous partagions les dimanches entre la danse et la belote. Les cartes étaient ma pénitence : une fois l'atout retourné, la partie ne m'intéressait plus. J'observais le jeu des mains, leur grâce ou leur lourdeur à balancer les cartes, l'expression surprise ou impassible des yeux. Pourtant, j'aimais bien l'as de trèfle, « le triomphe » en langage cartomancien : deux ou trois herbes à vache retournées le même jour nous faisaient augurer de toutes les réussites... Oui, il était temps que je me casse : le trèfle, la benzine, le poison des rêves tordus, l'onanisme et toute la taule me menaient tout droit à Sainte-Anne. Je me casse, chaque jour plus loin, de la folie...
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Chocolatiine   18 juillet 2015
L'astragale de Albertine Sarrazin
Je crois qu'à l'hôpital, on aime assez exhiber ce qu'on a de plus laid : c'est à qui aura la plus effroyable couture, avec le plus grand nombre de points de suture, le plâtre le plus volumineux, l'extension la plus pesante. Et moi, devant Julien, au lieu de jouer de mes mains et de mon visage intacts, je dénude ma peau criblée de trous et de marbrures, et je regrette de ne pouvoir lui montrer aussi ce qu'il y a sous mon plâtre et qui, à en juger par les infiltrations qui colorent le talon, doit être plus saisissant encore.
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joellesence   08 novembre 2012
Poèmes (suivi de) Réponses de Albertine Sarrazin
Le soleil voudrait saigner sans arrêt

Il coupe mon corps de longues aiguilles

Mais l'aube naîtra d'ici partirai

Un jour n'est pas loin nous reconnaîtrons

Ta voix franchit en liberté mes grilles

Tes cheveux encor dansent tes chansons

Je voudrais tant dire et ne parle pas

Car la nuit est froide où sans fin tu brilles

Chut j'écoute en moi l'écho de tes pas



(Poèmes publiés par J.J. Pauvert en 1969)
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zazimuth   29 août 2010
L'astragale de Albertine Sarrazin
On tue un corps plus facilement qu'un souvenir. (p.187)
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joellesence   06 décembre 2012
Poèmes (suivi de) Réponses de Albertine Sarrazin
Dormir en ces prairies

Où les cerises sont

Comme de ronds glaçons

A manger non cueillies



Dormir comme angéliques

En un amoureux lit

Le ventre tout rempli

De sèves magnifiques



Dormir au monde indigne

Le laissant au sommeil

Quand vers notre réveil

Les soirs nous feront signes



Dormir avec toi j'erre

Puisqu'ainsi tu m'aimas

De perdre en cinémas

La moitié de ma terre



1960
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Jcequejelis   22 avril 2015
Lettres de la vie littéraire de Albertine Sarrazin
22/9/65



Les prix... bien sûr, M. Pauvert m'avait expliqué le fonctionnement. Je croyais qu'il fallait que l'éditeur propose lui-même ses candidats. L'a-t-il fait ou est-ce automatique, en tout cas les journaux m'ont empelotonnée. Mais ne croyez pas que j'y rêve jusqu'à la névrose pour autant. Je ne pense pas – indépendamment de la grande valeur que j'attribue à mes marmots – que les représentants de l'honnête lisent et la fine farine française élise de cœur enthousiaste et unanime une personne qui, truande ou péripatéticienne ou taularde, trouve ceci tellement intéressant que, loin de le cacher, elle se débrouille pour le faire savoir par des voies et des voix autorisées. Monsieur Pauvert est magnifiquement « souple » et pour ce que je l'aime, mais moi, vous savez... je suis tout à fait fixée sur le qu'en dit-on, je suis parmi les impardonnables, et j'espère me faire vendre seulement parce que je connais aussi la petite curiosité vicieuse qui sommeille en le plus apparemment rigide... J'ai lu quelque part l'histoire des bouquins de Violette Leduc, le tirage se joue quelquefois de ces consécrations, ne parlons pas de la mère Sagan, je ne suis pas Sagan, je m'en voudrais.



2575 – [Le Livre de poche n° 5134, p. 108-109]
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VALENTYNE   03 août 2015
L'astragale de Albertine Sarrazin
À nouveau je marche, mes pieds sont ocrés de poussière, et les gens que je côtoie m’enveloppent, me portent, me bousculent sans me gêner, comme des vagues ; je marche, passive, ni gaie ni triste. L’ardeur du soleil s’emmagasine en moi, sans irradier encore : je remonterai bientôt vers les froidures, j’aurais besoin de mon stock.

Avec ma patte, je ne peux plus marcher sans semelles : la plante du pied est dure et cornée, mais elle est devenue sensible comme une muqueuse, la moindre poussière de caillou la perce de douleur. Ma jambe n’est plus la demi-base sûre de mon équilibre, chaque pas est un simulacre, une chute rectifiée ; que je cesse de penser à ma démarche, et aussitôt je me surprends à clopiner et à poser le pied de travers, sous l’angle laissé par le moule de plâtre « en léger équin » disait le dossier.

Marche droit, Anne : si l’on te questionne, jamais cet accident ne doit transparaître, ta patte menace de prison ceux qui l’ont sauvée. Mais… Comment se rappeler la prison, ici ? Comment même y croire ? Ici, tout le monde semble déguisé, et la police omni-présente laisse tranquille la foule à laquelle je ressemble, avec mon chapeau de pacotille et mes lunettes noires.
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joellesence   29 novembre 2012
Poèmes (suivi de) Réponses de Albertine Sarrazin
Nous avons sommeillé en la même maison

Mordu à la même heure au pain de la prison

Sans nous toucher jamais qu'à travers les murailles

Et nous voir un instant

...

Pour toi la dette est prête et l'épreuve commence

Tu t'en vas tout à fait

Je reste sans beauté

Sans secret

Sans clé

Aussi nue que la nuit

Où tu me connus



(poème d'Albertine à son ami qui faisait aussi de la prison.)
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zazimuth   28 août 2010
La Traversière de Albertine Sarrazin
Je n'aime pas la Télévision, sourire plaqué d'un côté de l'écran, sourires béats et digérants de l'autre. (p.81)
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