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3.95/5 (sur 1229 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Attigny, Ardennes , le 01/09/1900
Mort(e) à : Paris , le 22/07/1991
Biographie :

André Dhôtel est un écrivain français, à la fois romancier, conteur et poète, ainsi qu'un scénariste.

Il passe ses six premières années dans les Ardennes. Ensuite son, père , commissaire priseur est muté à Autun. D'Autun, il poursuit sa scolarité au lycée Sainte-Barbe à Paris.

Nommé surveillant dès novembre 1918 à Sainte-Barbe, en compagnie du futur chansonnier Raymond Souplex, il prépare en même temps une licence de philosophie.
De 1920 à 1923, il effectue son service militaire. Il rencontre Marcel Arland, avec lequel il fonde a revue "Aventure" en 1921, et publie également l'unique numéro de le revue Dès. En 1924, il est nommé professeur à l'Institut supérieur d’études françaises d’Athènes. Rentré en France, il est nommé au collège de Béthune en 1928 et publie ses premiers textes poétiques. Nommé ensuite à Provins, en 1929, il publie en 1930 "Campements", son premier roman.
En 1932, il épouse Suzanne Laurent. Leur fils François naît en 1933.

De 1935 à 1938, il est en poste à Charolles. Déçu, puisqu'il souhaite ardemment être nommé à Paris ou dans sa banlieue voisine, il sombre dans une profonde dépression et doit être momentanément interné. Le professeur dépressif est, malgré ses demandes, nommé à Valognes en Normandie en 1938 où il rechute mentalement pendant plusieurs mois. Rétabli, il est mobilisé quelque temps en 1940.
En 1943, il est transféré à Coulommiers, où il restera jusqu'à sa retraite en 1961. Il publie "Le Village Pathétique" et "Nulle Part" la même année chez Gallimard. C’est le véritable début de sa carrière littéraire.

Il reçoit la consécration avec le prix Femina attribué en 1955 pour "Le Pays où l'on n'arrive jamais", le Grand prix de littérature pour les Jeunes en 1960, le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1974 et le Grand prix national des Lettres pour le roman "Les Disparus" en 1975.

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« […] J'ai reçu de François Dhôtel (1900-1991), sous la forme d'un « tapuscrit » photocopié […], la merveilleuse suite de poèmes que voici. Je me suis dit qu'André Dhôtel, à la mort de qui je n'ai jamais cru, se dévoilait soudain plus vivant que jamais, avec la lumière pailletée de son regard et son sourire en coin. […] Maintenant ces poèmes sont là, qui n'ont rien de testamentaire, même si l'on devine que leur auteur peu à peu s'absente - mais c'est pour mieux affirmer une présence imprescriptible. Voici ces poèmes, dans l'ordre où je les ai reçus. […] Les poèmes naissent de la couleur du ciel, du temps qu'il faut, d'un écho des jours ordinaires et miraculeux, comme les impromptus qu'aimait tant Dhôtel, ou les petites pièces de Satie. […] Au rythme séculaire des premières lectures éblouies, « Voici donc le chant de la jeunesse oubliée et des souvenirs perdus » […] » (Jean-Claude Pirotte) «  […] Des paroles dans le vent en espérant que le vent est poète à ses heures et nous prêtant sa voix harmonise nos artifices. Nos strophes seraient bien des branches avec mille feuilles que l'air du large fera parler peut-être un jour où personne n'écoutera. Car l'essentiel serait qu'on n'écoute jamais et qu'on ne sache pas qui parle et qui se tait. […] » (Espoir, André Dhôtel) 0:00 - Abandon 2:00 - Attente 3:30 - En passant (II) 4:50 - La preuve 5:30 - L'inconnu 6:15 - Splendeur (II) 6:46 - Générique Référence bibliographique : André Dhôtel, Poèmes comme ça, éditions le temps qu'il fait, 2000. Image d'illustration : https://clesbibliofeel.blog/2020/04/08/andre-dhotel-idylles/ Bande sonore originale : Scott Buckley - Adrift Among Infinite Stars Adrift Among Infinite Stars by Scott Buckley is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 International License. Site : https://www.scottbuckley.com.au/library/adrift-among-infinite-stars/ #AndréDHôtel #PoèmesCommeÇa #PoésieFrançaise

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Citations et extraits (618) Voir plus Ajouter une citation
incipit :
Il y a dans le même pays, plusieurs mondes véritablement. Si l'on explore les Ardennes, ce n'est pas une forêt que l'on découvre, mais mille forêts. Dans les contrées situées au nord, jusqu'au Rhin ou jusqu'au port d'Anvers, ce sont des centaines de collines et de plaines chargées de richesses, et l'on peut voir aussi les eaux immenses des canaux, des fleuves, des bras de mer, tandis qu'au coeur des villes, sur des places souvent désertes, s'élèvent les beffrois qui inspirent autant de terreur que d'admiration.
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Il y avait dans l'air un repos plein de fraîcheur qui donnait une vie nouvelle aux moindres fibres du corps.
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Est-il possible qu'un commerçant rêve quelquefois, même si l'autorité des traditions littéraires le lui défend ?
Julien se demanda si de tels individus ne possèdent pas une imagination souvent supérieure à celle des rêveurs professionnels.
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L'automne vint. Les feuilles descendirent vers la terre. Elles se posèrent sur les chevelures des femmes qui bavardaient sous les marronniers. Celles des faîtes s'en allaient loin dans les prés, jusque sur les fronts des bœufs.

Puis ce fut l'hiver. Il y eut de belles nuits de gelée. Jacques oublia Jeanne sans doute, puisque tout s'oublie.

Vers l'est, d'où montent les étoiles, les collines sont agenouillées.
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Au lycée, Léopold se maintenait dans une douteuse moyenne, faisait d'énormes fautes d'orthographe qu'il semblait s'amuser à inventer, ignorait tout encouragement à un travail assidu, se contentant d'échapper de justesse aux punitions.
Bref, on ne savait par quel bout le prendre, car il se montrait infiniment aimable avec l'idée bien arrêtée d'agir à sa guise, c'est-à-dire de faire n'importe quoi sauf ce qui lui était demandé. En classe de dessin, il usait de ses dons pour bâcler sa tâche et aider ses voisins.
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Les peupliers, ébranchés presque jusqu'au sommet, entouraient un rectangle de pré.
Là, au temps des sauterelles, on aurait pu se réunir pour faire des fêtes, pour danser par exemple, après avoir tendu des guirlandes d'arbre en arbre.

Mais cela ne servait qu'aux nomades qui s'y arrêtaient parce que c'était un endroit ouvert tout près de la route.

http://wp.me/p5DYAB-1nC
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La plus heureuse lecture de ce livre se fera suivant la règle du papillon : ici, et soudain là-bas.(...) Penser au hasard est penser juste. Un papillon ne s'égare jamais.
(...)
Les lettrés ne lui ont pas ouvert leurs bras. Il est leur mauvaise herbe, celle qu'on méprise, qu'on arrache et qui revient, l'achillée aux yeux gris, la discrète aimée du ciel.
Chaque livre est fait pour un seul lecteur : celui qui le tient dans ses mains, à l'heure où il le lit. Tout prosélytisme littéraire ou religieux est vain. Convertir quelqu'un c'est mettre son âme en danger -- cette étincelle d'erreurs fécondes et de vagabondages. Je ne m'inquiète pas de votre lecture. J'ignore ce qu'elle sera. La mienne me changeait en grenouille : je bondissais d'une flaque de joie à la flaque de joie suivante. Parfois je découvrais une mare entière. Cette phrase par exemple. J'y suis encore, caché sous le nénuphar d'un silence : "il n'y a que l'impossible qui arrive".
Qu'il reste dans un grenier un seul livre d'André Dhôtel et le soleil reviendra.

Extrait de la préface de Christian Bobin "Un papillon ne s'égare jamais." p 10-11
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Alors, selon ses dires, tout devenait musique, un arbre, un tas de cailloux, les prairies de la plaine, surtout les couchers de soleil.
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Que la terre soit transformée, reprenait Beursaut, la société changée, rien n’empêchera qu’on boive du café et si personne ne se charge de choisir le café, le peuple en sera réduit à la chicorée...le peuple en sera réduit à la chicorée, et il se révoltera, malgré l’estime en laquelle nous devons tenir la chicorée. Cela vous explique, monsieur Marceau, quel rang vous occupez dans notre ville. Cependant, je ne m’attendais pas à une aventure aussi brillante.

Félix se mit à rouler une deuxième boulette de papier.
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Le silence est si grand à l'extrémité de cette rue où nous habitons que le bourdonnement d'une seule abeille semble se propager plus loin que le ciel, et bercer le bourg entier et tous les villages cachés dans les collines. C'est la joie de l'air. A certains moments, il n'y a pas d'heure. Rien ne compte, surtout dans le grand matin.

[André DHÔTEL, "La tribu Bécaille", Gallimard, 1963 - réédition coll. "folio", 1977, page 24]
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