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ISBN : 2859409084
Éditeur : Phébus (22/03/2003)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Antoine Marvaux, dès son plus jeune âge, aime à se livrer à des fantaisies qui le vouent au mépris des habitants de Flagny, un petit bourg. Il se passionne pour des objets de bazar et des images qui le bouleversent, et il devient kleptomane. toujours suspect et enchanté dans sa honte, il sera obligé plus tard de quitter Flagny pour le bourg voisin de Grivan où il trouve des compagnons peu honorables.
Repoussé par une camarade d'enfance qui lui a inspiré un gr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
dourvach
  06 décembre 2017
Rejoignez bien vite "LA TRIBU DHÔTEL" !
(lien du site http://www.latribudhotel.canalblog.com/ [*])
Découverte il y a quelques années, cette tendre histoire de kleptomane provincial, parue pour la première fois en 1969... Souvenir émouvant des labyrinthiques rayons du cavernicole bazar DURAND & FALORT [**] s'ouvrant prosaïquement sur le Grand Place de Flagny... On suit les aventures (sentimentales et professionnelles) d'Antoine Marvaux avec la même passion qu'on suivait jadis les turpitudes de Julien Sorel dans "Le Rouge et le Noir" de l'ami Stendhal...
Signalons aussi la majestueuse critique de ce (trentième) roman dhôtelien par Hubert Juin dans "Les Lettres Françaises" en 1970 ‒ dont on lira l'émouvant extrait reproduit en "citation" un peu plus bas.
Si effectivement "L'argument" (ou "L'histoire"... ou le "De quoi ça cause ?") chez Dhôtel ‒ comme chez bon nombre d'auteurs ‒ n'a pas tout à fait aucune importance ‒ ce serait vous mentir ‒, le fait est que l'on retienne surtout que l'auteur écrit ‒ naïvement ‒ comme un dieu ! Un dieu lare, sans doute : un dieu intime...
[Cf. extrait de l'article Wikipédia : " Les Lares, parfois aussi appelés "Genii loci", sont des divinités romaines d'origine étrusque (de l'étrusque Lars, seigneur). Ils sont des divinités particulières à chaque famille, le "Lar familiaris" est le dieu de la maisonnée qui protège toute la famille. On les fête le 11 des calendes de janvier (22 décembre). "]
Le génie du lieu. Ce Lieu d'où "tout" part et vers lequel "tout" ramène... Ce lieu qui génère lui-même "ses" personnages... "Omphalos" inlassable d'André DHÔTEL, ce "conteur oriental" universel... celui qui - dès 1955 - nous rendit les Ardennes plus inoubliables et immortelles que la percée de Sedan (1940, hélas...) ! "Pays d'où l'on ne reviendra jamais" (du moins , pas tout à fait comme avant...)
Bref, une somptueuse réédition de Phébus (collection "libretto", 2003) qui ‒ à prix dérisoire ‒ rejoint celles de "Ma chère âme" (1961), "Pays natal" (1966) et "Les disparus (1976) : ces incroyables et increvables chefs d'oeuvres poétiques, eux aussi pour l'instant 100 % ignorés [***] du "lectorat de masse"...
[*] "Notre" ‒ beau ‒ Blog contributif est à la fois quasi-exaustif, TRES dense et TRES évolutif... Vous disant donc : "A très bientôt ‒ ici ou là-bas ‒ pour vos belles découvertes et futures contributions pro-dhôteliennes ! "
[**] Doux sentiment de fausse familiarité, comme avec ces frères siamois passablement énervés (& malchanceux voisins du journal "Spirou") DUCRAN & LAPOIGNE d'André Franquin : double motif ornant les frasques de son légendaire "Gaston Lagaffe", héros de saga(-ffe) ordinaire...
[***] Aheum... Qu'on veuille bien nous pardonner (espérons-le !) "l'habituelle rengaine" mais... toujours ce vieux fichu sentiment d'injustice (durable) qui titille... :-) ...

Lien : http://www.latribudhotel.can..
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siouxie
  18 juillet 2018
J'ai lu ce roman d'une traite, on y retrouve un héros quasi onirique jetant un regard pointu et désinvolte sur le monde comme dans "Lumineux rentre chez lui". Ici, Antoine Marvaux est un garçon étrange dont l'anormalité se manifeste par des actes de cleptomanie, dérobant cartes-postales, billes, presse-papier, pas par jeu mais pour s'approprier des objets comportant une beauté étrange.
On suit sa vie de l'enfance à l'âge d'homme au travers de la campagne champenoise qu'il arpente. On voit tout par ses yeux, ce point de vue interne nous permet d'envisager vraiment dans son entier Antoine. le titre, au futur, révèle aussi l'attente qui articule le roman, Antoine attend que Clarisse arrive et vienne à lui, il attend aussi de la nature une sorte de révélation. Il passe de longs moments à contempler cette nature, il a cette douce nonchalance qui le fait regarder des choses, des détails qui peuvent nous paraître futiles. Il ne cherche pas à faire ce qu'il faut faire , mais sans être un révolté.
Un livre charmeur et charmant pour qui aime prendre le temps de regarder et d'écouter.
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Maphil
  23 septembre 2017
Que dire de ce roman et qui n'a pas déjà été dit par l'éditeur en quatrième de couverture, sinon que cette histoire nous est contée dans un style vivant et poétique.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   22 octobre 2017
[Extrait en CITATION d'une ample critique d'Hubert Juin du trentième roman d'André DHÔTEL : "Un jour viendra (1969) - "Les Lettres Françaises", n°1320 - 4 au 10 février 1970]

"LES MERVEILLEUSES IMAGES"

" L'Ardenne est un pays étrange, plus complexe qu'on ne croit, nombreux même, qui tantôt découpe des paysages de plaine, avec des prés chiches, des bosquets semés en désordre, où les routes se tortillent, entravées par des sentiers un peu hagards, il y a des mares couvertes de lentilles d'eau, puis des bras de rivière aux détours desquels se nichent les touffes de cresson, - et, tantôt, plus loin vers l'est, le visage se durcit : ce sont les sapinières qui abritent la ténèbre et le silence, des gisements d'ardoise, un ciel plus sombre. Mais ici et là, les jardins sont semblables, dans lesquels les maisons sont enfermées : ce sont des arceaux où les rosiers font des voûtes et d'où s'effondrent les cloches du lilas. [...] En sa soixante-dixième année, André Dhôtel vient de rajouter une strophe admirable à cette sorte de louange pastorale en qui son oeuvre s'est muée. "Un jour viendra", qui est une légende, fait plus complet le poème, ajoute à l'ensemble cette touche de vie moderne qui, par là même, démontre que les images, en tout temps, pour qui sait voir, sont merveilleuses."

[Hubert Juin, "Les merveilleuses images" - revue "Les Lettres Françaises", n°1320 - 4 au 10 février 1970]
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dourvachdourvach   27 juin 2015
Aurane avait été instituteur stagiaire. Il s'était vu remercié de ses services pour quelques irrégularités. Lorsqu'un élève récitait une poésie jugée fameuse, Aurane exigeait que cet élève montât sur la table. Chaque semaine ce maître indigne consacrait aussi une heure de classe à exposer à ses élèves les questions pour lesquelles on n'avait pas de réponse et on n'en aurait sans doute jamais. C'était l'heure de l'ignorance. Bref, Aurane se contentait maintenant d'un métier plus modeste et occupait ses loisirs à faire des photos. Il photographiait n'importe quoi, n'importe comment, et il espérait un jour obtenir des vues tout à fait inhabituelles.

[André DHÔTEL, "Un jour viendra", Gallimard, 1969 (réédition Phébus coll. "libretto", 2003 -- page 96)]
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dourvachdourvach   21 juin 2015
La prairie... Cette nuit, dans la vague lumière, il savait distinguer les plantes les plus minces, éparses sur le sol de craie. Il les connaissait avec son coeur s'il ne savait leurs noms, vipérines, scabieuses, centaurées à épines et des graminées qu'on ne voyait nulle part ailleurs ; ça et là les grands chandeliers des chardons de toutes sortes. L'étonnant c'était l'étendue de cette terre toujours un peu lumineuse, même quand il pleuvait. La vaste prairie légèrement déprimée annonçait le lointain des plaines environnantes, comme si elle était elle-même lointaine déjà. La beauté... Il ne pourrait jamais expliquer pourquoi il s'était attaché à cette prairie, comme on explique lorsqu'on aime une fille, une famille ou simplement un jardin, une maison. Elle avait une importance d'autant plus grande qu'elle ne jouait aucun rôle dans sa vie et que sa vie n'avait pas de sens.

[André DHÔTEL, "Un jour viendra", Gallimard, 1969 (réédition Phébus coll. "libretto", 2003 -- pages 26-27)]
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dourvachdourvach   23 décembre 2014
Le lendemain, un samedi, il alla comme souvent rôder aux alentours de la prairie. Cet après-midi-là, il avait un peu neigé, et cette neige éparse formait des fleurs très blanches très délicates sur toute cette étendue. Il tendit la main lentement et aussitôt il craignit de faire tomber cette neige qui ornait la plante morte. Pour quelle raison, lui, qui avait des gestes si brusques et si habiles, devenait-il soudain hésitant ? Il y avait des choses qu'il ne fallait pas toucher ni détruire ? Quelles choses ? Cette vieille plante couverte de neige, avec sa beauté hasardeuse [...]

[André DHÔTEL, "Un jour viendra", Gallimard, 1969 (réédition Phébus coll. "libretto", 2003)]
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dourvachdourvach   21 juin 2015
Le Bazar ! il n'avait pas manqué de s'arrêter pour considérer les deux étages de vitrages. Il songea qu'il avait fallu à peu près démonter la façade pour établir ces cadres de fer qui maintenaient le prétentieux ensemble de vitrages. Mais en même temps ses yeux lisaient le nom qu'il avait vu sans saisir les syllabes et qu'il avait cherché en vain à retrouver dans sa mémoire. En vérité il y avait deux noms : DURAND & FALORT.
Il répéta dix fois : "pas possible", et sans réfléchir le moins du monde, il entra dans le bazar.

[André DHÔTEL, "Un jour viendra", Gallimard, 1969 (réédition Phébus coll. "libretto", 2003 -- page 162)]
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