AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070365821
320 pages
Éditeur : Gallimard (24/05/1974)
4.14/5   14 notes
Résumé :
Odile avait dix-neuf ans et Julien vingt-cinq. Ils comptaient seulement quelques mois de mariage et, comme d'incessantes querelles les divisaient, ils avaient convenu qu'au retour de ce voyage ils feraient les démarches nécessaires pour le divorce. Le mois de juin s'était annoncé par de belles journées coupées de quelques pluies. Ils partirent d'Aulnay à la fin du mois, un samedi, vers trois heures, et couchèrent dans une auberge de Meaux...

"Le Villa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Macabea
  02 novembre 2016
'Notre présence sous la banalité d'un ciel incompréhensible': - André Dhôtel, priez pour nous!
Commenter  J’apprécie          184

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AunryzAunryz   25 mars 2021
Après le repas, Odile vint y trouver son mari qui montait à ce moment les rayons d'une roue de vélo. Elle le regarda travailler. Ses mains rencontraient chaque fois avec précision sur l'établi l'outil nécessaire. L'équilibre de la roue se révélait avec une lenteur méthodique.

– Je me demande pourquoi tu as fait des études.

– Je préfère ce travail, répondit-il, préoccupé.

Elle observa que depuis deux mois qu'ils étaient mariés, il n'avait pas ouvert un livre.

– J'ai abandonné tout à fait la littérature.

– Que veux-tu dire ?

– Que je n'écrirai plus pour aucun journal. Je me contenterai de composer quelques poèmes de temps en temps.

Odile pâlit comme si c'était l'annonce d'un désastre. Elle ne comprenait pas cette lubie, alors qu'elle était sûre que de vraies amitiés encourageaient Julien à travailler.

– Ta nonchalance est abominable.

– Est-ce que tu t'intéresses à la littérature ?

– Je me fiche de ta littérature. C'était du moins un effort vers quelque chose. Comment comptes-tu organiser ta vie ?

– Je n'ai pas de projets.

Odile insista sur ce fait qu'elle ne se résignerait pas à mener une vie attachée à un commerce de bicyclettes. A dix-neuf ans elle prétendait aimer tout ce qui s'apparente à la gloire, sinon la gloire elle-même et préférer encore toutes les défaites à un ennui oriental.

– Tu ne comprends pas, murmura-t-il, en continuant à faire tourner sa roue.

– Laisse cette roue. Il y a beaucoup de jeunes gens qui voudraient avoir ces possibilités que te donnent ta santé et ta chance.

Ils pensèrent aussitôt l'un et l'autre à Étienne. Ils prononcèrent son nom en même temps, lui avec ironie, elle d'un ton amer :

– Étienne. Je ne voulais pas parler de lui.

Julien haussa les épaules :

– Je sais ; il a la meilleure part, ton amitié. Pourquoi ne l'as-tu pas épousé ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
AunryzAunryz   24 novembre 2015
Est-il possible qu'un commerçant rêve quelquefois, même si l'autorité des traditions littéraires le lui défend ?
Julien se demanda si de tels individus ne possèdent pas une imagination souvent supérieure à celle des rêveurs professionnels.
Commenter  J’apprécie          390
AunryzAunryz   03 octobre 2015
La semaine précédent le mariage fut dominée par ce silence devant la fenêtre. Ils s'en souvinrent jusque dans la cohue des Galeries Lafayette.
Il y eut même une après-midi remplie d'une joie immense. En passant sur le boulevard Montparnasse, Julien acheta deux roses pour Odile qui lui proposa aussitôt d'aller prendre le train à la gare voisine, n'importe quel train. Leurs regards exprimèrent un accord immédiat. Il fallait dépenser sans retard l'enthousiasme, en le semant dans la plus grande étendue possible.
Un omnibus les conduisit à une petite gare entourée par un lotissement affreux. La plupart des arbres avaient été emportés par le vent.
Ils pataugèrent avec une extrême satisfaction le long d'une allée où trois modèles de villa se répétaient à perte de vue jusqu'à un arrière plan semé de meules échouées.

http://wp.me/p5DYAB-1rT
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
AunryzAunryz   11 décembre 2015
Dans la rue, les chats se promenaient librement, profitant de la sieste des chiens.
Vers quatre heures une porte voisine s'ouvrit.
C'était Mathilde Blunay qui chassait son ivrogne de mari, un géant, qui s'étira un moment dans le soleil.
Commenter  J’apprécie          250
AunryzAunryz   03 octobre 2015
Julien revoyait surtout cette cuisine parfaitement blanche où ils épluchaient ensemble leurs légumes.
En vérité tout cela avait toujours paru provisoire et à mille lieues d'une vie normale. C'était un décor qu'un changement d'éclairage avait pu disperser sans qu'il restât la forme d'un bibelot.

http://wp.me/p5DYAB-1rR
Commenter  J’apprécie          140

Lire un extrait
Videos de André Dhôtel (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Dhôtel
Extrait de "Le pays où l'on n'arrive jamais" d'André Dhôtel lu par Stéphane Boucher. Editions Audiolib. Parution le 11 septembre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-pays-ou-lon-narrive-jamais-9782367628509
autres livres classés : romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

le pays où l'on n'arrive jamais

Quel est le nom du personnage principal ?

Hèlene
Gaspard
Lou
Gérard

3 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Le Pays où l'on n'arrive jamais de André DhôtelCréer un quiz sur ce livre