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Critiques de Anne Bert (65)
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Le tout dernier été
  22 octobre 2017
Le tout dernier été de Anne Bert
C’est parce qu’elle aimait passionnément la vie qu’Anne Bert a choisi de la quitter dignement sans se laisser emmurer vivante dans un corps qui ne lui répondrait plus.

Sans jamais tomber dans le larmoyant, Anne Bert nous parle avec beaucoup de sérénité et de pudeur dans « Le tout dernier été » de ce qui a compté dans sa vie, de ses choix et de ses convictions.

Elle y évoque l’annonce de la maladie de Charcot, son cheminement intérieur jusqu’au choix ultime du suicide assisté. C’est en Belgique qu’Anne Bert a quitté ce monde, le 02 octobre 2017, la veille de la parution de son livre.



Comment ne pas être ému par tant de courage ?

Comment ne pas se poser des questions sur ces fins de vies tellement dramatiques où la médecine est impuissante à soulager ?



Je retiens cette phrase magnifique et terrible à la fois :



« Le goût des dernières fois. Rien à voir avec les premières, les dernières fois ne renversent rien, elles ne procurent qu’un sentiment doux et tiède, presque désolant. J’aurais pourtant tant aimé qu’elles me chauffent, me brûlent et s’inscrivent en moi. Que ce soit organique. »



J’ai fait cette lecture grâce à NetGalley et aux Editions Fayard que je remercie.



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Le tout dernier été
  09 août 2019
Le tout dernier été de Anne Bert
en refermant ce livre,peu de mots me viennent,tant l'émotion m'envahit...

Il s'agit de la Mort,de sa propre mort racontée,organisée par l'auteur qui ne veut pas agoniser,dépérir se sachant condamnée,emprisonnée par la Maladie.

Elle va décider d'aller en Belgique où l'euthanasie active est légalisée.Elle parle de ses passeurs qui vont l'aider à passer sur l'autre rive,à fuir cette Maladie tout comme les Migrants fuient leurs pays car privés de leur liberté.

Des passeurs d'âme...

J'aime beaucoup sa lucidité,sa pudeur face à la Mort.Elle n'est pas pathétique et pourtant,elle chante l'hymne de la vie, l'amour des siens qu'elle veut préserver de cette image de souffrance,de déchéance.

Elle veut rester digne jusqu'à la fin,bravo, on en ressort humainement grandi!
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Le tout dernier été
  27 novembre 2017
Le tout dernier été de Anne Bert
Déçue et émue en même temps. Je ne m’attendais pas à ça alors que tout est dit dans le titre. J’en attendais plus vu le sujet d’actualité et sensible traité.

Tout d’abord je tiens à remercier ma belle-sœur car sans elle je serais passée à côté.

Le choix de mourir…. Voilà ce qu’a choisi Anne Bert.

Je n’étais pas là pour juger son choix. Je respecte mais j’attendais qu’elle me parle de son cheminement. Comment est-elle passée outre les lois même si elle l’a fait en Belgique.

Dans ce court roman, elle parle de son dernier été. Je trouvais qu’elle se justifiait. Elle disait au revoir à sa manière mais elle se justifiait beaucoup. Je peux comprendre que ce soit compliquer d’écrire avant de mourir. Mais Anne Bert a ouvert les vannes sur l’euthanasie et malheureusement moi en tout cas j’en attendais beaucoup.

Va-t-il avoir une suite de son roman par la journaliste qui l’a suivi ? Je l’espère bien.

Par contre je tiens à souligner qu’Anne Bert a su transcrire à la perfection ses émotions. Beaucoup de pudeur et de poésie. Les voyeurs passaient votre chemin, c’est loin d’être morbide. Au contraire on sent beaucoup d’amour et de vie dans son court roman. Elle m’a touchée en parlant de sa maladie qui pour moi n’est qu’un simple mot scientifique.

Malgré le très beau texte d’Anne Bert, je ne peux pas mettre une meilleure note alors que j’aurais donné un coup de cœur. Les médias ont mis en avant le dernier roman d’une auteure qui a choisi l’euthanasie et « voici son dernier roman ». Comme je l’expliquais au départ, je m’attendais à autre chose.

Mes hommages à Mme Anne Bert pour son choix et de l’avoir assumé jusqu’au bout.
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L'eau à la bouche
  17 décembre 2018
L'eau à la bouche de Anne Bert
J’aime les textes d’Anne Bert. Elle fait naître la sublime débauche, la délicieuse descente vers le plaisir sexuel littéraire évocateur. Ces nouvelles sont polissonnes, offertes, généreuses, pleines de spasmes nécessaires. Pleines de belle envies, pleine de joies crues. Pleines d’images devenant des fantasmes et vice versa.

Des scènes courtes ou un peu plus longues, un décor simple, une urgence à voir, à savoir, à expérimenter, à lâcher prise, à aimer l’autre avec son exotisme à laisser de côté les tabous. L’intrigue de chaque nouvelle excite.

Que demander de mieux à la littérature ?

Je pense aimer d’autres textes d’Anne Bert.

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S'inventer un autre jour
  03 août 2015
S'inventer un autre jour de Anne Bert
Six nouvelles, réparties sur deux cent vingt-deux pages, presque de petits romans. Anne Bert nous livre ici des textes violents, enflammés, revendicateurs. Tour à tour, l'accident, la vieillesse, la maladie, le fétichisme, la brisure sociale. Des êtres différents, au corps ou au cœur brisé, à la vie déviée, aux ambitions castrées. Une écriture toute en poésie, une plume merveilleuse. L'auteure nous surprend, prenant des chemins imaginaires qui nous dépassent. Elle nous émeut, nous met la boule au ventre, nous agace, nous tord les tripes. Elle passe de la répulsion à la séduction. Elle nous démontre que différents, nous pouvons encore séduire, aimer, jouir mais aussi, par le même chemin, haïr, détruire, se détruire ou se reconstruire.



A la fois un ouvrage dérangeant et fascinant. Surtout, comme toujours avec Anne Bert, une écriture merveilleuse et enfin, cet ouvrage publié en numérique pour ceux qui comme moi, aime lire sur tablette.
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Le tout dernier été
  16 octobre 2017
Le tout dernier été de Anne Bert
Le tout dernier été est un témoignage très touchant de Anne Bert, écrivaine qui est décédée le 2 octobre, dans la dignité, en Belgique. Elle était atteinte de la maladie de Charcot.

Ce court récit est poignant et m'a bouleversé. Elle l'a écrit en sachant qu'elle allait mourir sous peu, d'ailleurs ce livre est sortit juste après sa mort.

C'est difficile à lire vu les circonstances car on sait comment ça se termine ! C'est triste, mais surtout très touchant.

J'ai apprécié cette lecture, découverte grâce aux éditions Fayard et à Net Galley, que je remercie.

Je mets cinq étoiles à ce récit que je vous invite à découvrir à votre tour.
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Le tout dernier été
  15 octobre 2018
Le tout dernier été de Anne Bert
Dans ce petit roman qui est paru après sa mort, Anne Bert nous parle de sa vie entre l’annonce de sa maladie de Charcot jusqu’à son choix final. Elle ne pouvait pas supporter l’idée de voir son corps se dégrader, s’emmurer, ne plus répondre, il lui restait une ultime liberté : celle de choisir la façon dont elle va mourir. Pour cela, elle explique qu’elle a du se rendre en Belgique car en France, le suicide assisté est interdit. Son récit est tout en pudeur, il n’y a pas de colère, de haine. On est pas de le voyeurisme malsain en lisant ce livre (c’était un peu ma peur) car elle ne rentre pas dans les détails inutiles, qui ne nous regardent pas. Elle fait passer son message tout en dignité. On ressent son amour pour les mots, chacun n’est pas choisit au hasard. Que l’on soit pour ou contre, on ne peut pas rester insensible à son histoire.
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Le tout dernier été
  12 octobre 2017
Le tout dernier été de Anne Bert
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai lu ce roman de Anne Bert, auteure que je ne connaissais pas du tout et que j'ai découvert grâce à un article sur internet, suite à la parution de son livre.

Une fois encore, nous sommes face au témoignage d'une personne atteinte d'une maladie incurable et qui demande juste le droit de bénéficier d'une aide afin de partir dignement et avant que d'atroces souffrances ne viennent gâcher les derniers moments d'une vie.

Ce livre n'est pas une accusation vis à vis de l'état français, aucun reproche n'est stipulé dans ce livre. Ce livre, comme son nom l'indique raconte le dernier été de l'auteure, puisque son livre est paru en librairie le 4 octobre et que Anne Bert a été euthanasiée en Belgique 2 jours plus tôt.

Anne Bert a voulu nous raconter comment elle percevait les dernières fois, dernière fois qu'elle conduit une voiture, dernière fois qu'elle cuisine, dernière fois qu'elle arrive à se préparer seule le matin... Et surtout comment savoir que c'est la dernière fois avec cette maladie qui gagne du terrain sur son corps au fil des jours.

Il est dur de lire ce livre en sachant qu'elle a bénéficié d'une aide à partir dans la dignité quelques jours plus tôt, car même si c'était son souhait (à cause de cette foutue maladie, bien évidemment, car sinon on sent bien qu'elle aimait la vie), de savoir que ce livre a été écrit par une personne qui savait que ces jours étaient compté, prend aux tripes et ne laisse pas indifférent.

Anne Bert, n'a pas voulu faire dans le pathologique et son écriture est agréable, on sent qu'elle n'a pas voulu faire couler les larmes, mais juste dire ce qu'elle a ressentit vis à vis de ses "dernières fois", elle a aussi, je pense voulu exprimer beaucoup de reconnaissances envers sa famille, qui l'a beaucoup soutenue, envers les médecins, les gens qu'elle connaissait et les anonymes qui lui écrivaient régulièrement.
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Le tout dernier été
  08 novembre 2018
Le tout dernier été de Anne Bert
J'ai été touchée, attristée et également admirative de la force de vie qui émane de ces lignes. Anne Bert sait en des mots choisis nous faire partager sa détresse face à cette terrible maladie, sans pathos, simplement et posément. Un acte de courage et une force vive face à l'irrémédiabilité de la maladie et pour choisir de mourir dans la dignité.
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Le tout dernier été
  07 janvier 2018
Le tout dernier été de Anne Bert
Je remercie Netgalley et les éditions Fayard de m’avoir permis de lire ce témoignage bouleversant.



J’avoue que je ne connaissais pas l’auteure, Anne Bert, avant de découvrir la genèse de ce livre dans les médias. J’ai alors appris qu’elle était atteinte de la maladie de Charcot et avait choisi de se faire euthanasier en Belgique, vu qu’en France, on ne peut mourir « dignement » (il s’agit de mon avis personnel partagé avec feue l’auteure).



Ayant « connu » quelqu’un atteint de cette horrible maladie, je souhaitais encore plus lire ce livre. Il s’agit d’un témoignage digne et comme son titre l’indique, il s’agit du tout dernier été vécu par Anne Bert euthanasiée avant que la maladie ne lui « prenne » tout.



On y découvre l’annonce de cette terrible maladie, les moments de partage avec amis et famille mais aussi les instants de doute, de souffrance où la maladie est plus forte et où le corps lâche petit à petit. C’est une maladie sournoise car elle n’est que peu visible mais une fois installée, la fin est inéluctable et ce, dans des douleurs épouvantables.



Anne Bert avait une écriture très poétique, à la fois belle et honorable. Elle n’y cache pas ses souffrances, petites ou grandes comme tout simplement ne pas pouvoir voir grandir ses enfants et petits-enfants. Ce témoignage est bien entendu poignant et ne peut laisser son lecteur indifférent. J’avoue que cela m’a donné envie de découvrir l’un ou l’autre de ses romans (elle a écrit 9 autres livres).



Comme petit « bémol », c’est la brièveté du récit. J’avoue que le style étant prenant, je l’ai lu en très peu de temps.



Autre coïncidence « poignante » de ce livre que j’ai découvert : Anne Bert s’est éteinte un jour seulement avant la parution de son dernier livre, devenu son testament en quelque sorte.
Lien : https://musemaniasbooks.blog..
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L'eau à la bouche
  03 novembre 2016
L'eau à la bouche de Anne Bert
Vingt-trois nouvelles de quelques pages qui mettent en exergue le désir sous toutes ses formes dans une multitude de situations licencieuses. Amour tendre, étreinte fougueuse, plaisir intense et violent, débauche suave, fantasmes inavoués, passion sexuelle dévorante et fulgurante. Des situations presque communes avec des personnages qui sortent à peine de l'ordinaire (pour certaines, ou alors j'ai une vie sexuelle débridée!) mais dont l'écriture, qui m'a parue très aboutie, distille des images et insuffle le désir avec intensité.



Ce recueil allie érotisme et littérature. Que dis-je? Ruisselle d'érotisme et exsude une écriture raffinée et sensuelle qui m'a parfois fait penser au Marquis de Sade. Cependant, certains effets de style m'ont paru prendre, par moment, le pas sur la sensualité. L'écriture d'Anne Bert reste tout de même très maîtrisée, poétique, suggestive et crue tout en étant métaphorique et jamais vulgaire même si certains textes flirtent avec la pornographie. Son inspiration est vaste : elle tisse ses mots autour de poèmes de Baudelaire, de Verlaine, du Cantique des Cantiques, puise l'inspiration dans la mythologie grecque, dans les tableaux du musée d'Orsay...et je me suis plongée avec délectation dans les plaisirs qu'elle nous offre.



Toutes les nouvelles ne m'ont pas subjuguée mais dans l'ensemble, j'ai trouvé l'écriture d'Anne Bert très riche et j'ai beaucoup apprécié la diversité des points de vue (hommes, femmes, acteurs, spectateurs...) qui m'a donné l'impression de partager ces expériences. Oh my God! Aurais-je un côté voyeur?
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Que sais-je du rouge à son cou ?
  08 mai 2015
Que sais-je du rouge à son cou ? de Anne Bert
Félix est amoureux fou de Louise. femme enfant, femme fantasque, elle le fascine, à en perdre la raison. Les deux amants ne vivent pas ensemble. Ils se donnent rendez-vous dans les gares, les stations de métro, les lieux publics. Leur corps fusionne l'un de l'autre. Louise est imprévisible, Félix la désire tellement, l'aime si fort qu'il en cauchemarde de la peur de la perdre. ...

Encore une fois, la plume d'Anne Bert est extraordinaire, toute en poésie. Je me demande comment on peut écrire si bien, si puissamment l'amour. L'érotisme est suave, tout en subtilité. Il est une ode au corps de Louise, à sa façon de se donner, de faire l'amour. A rendre fou Félix, qui en perd ses repères, qui se noie de désir.

Beaucoup plus soft que "Perle", le roman précédent de l'auteure, le style est merveilleux, la prose poétique, c'est de la belle et grande littérature. Ce livre mérite d'être lu, il ne pourra que vous émouvoir.

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Perle
  02 novembre 2012
Perle de Anne Bert
Perle, c’est un nom doux, tendre qui évoque la sensualité, mais aussi la délicatesse, la grâce.



Mais Perle, née sous X, ça sonne différent. Le contraste est trop cru, trop fort. C’est ce que ressent dès sa plus tendre enfance Perle, jeune fille abandonnée à la naissance et adoptée par un couple qu’elle n’a jamais réussi à aimer et à reconnaître comme ses parents.



Alors Perle fait tout pour choquer, pour provoquer, pour qu’on la rejette et lui renvoie à la figure ce X inscrit dans sa chair, ce X gravé comme au fer rouge qu’elle ne peut oublier une seconde. A l’adolescence, elle se jette à corps perdu, si l’on peut dire, dans les découvertes de son propre corps tout d’abord, puis dans celui des autres, en multipliant les aventures. Elle s’aide aussi des grands auteurs et des femmes qui l’ont précédée : « la religieuse Suzanne, la marquise de Merteuil, Lady Constance, Célestine ou la rebelle Esmeralda », mais lit également SAS pour s’enthousiasmer sur les prouesses de Malko. Cependant son attitude débauchée scandalise ses parents adoptifs qui au bout d’un moment la jettent dehors en la traitant de « fille de pute ».



C’est alors qu’elle découvre les parties fines, les parties à plusieurs, bonnes vieilles partouzes des bobos parisiens (ou d’ailleurs) qui viennent assouvir dans le noir et en cachette leurs petits (et grands) fantasmes honteux. Perle est prête à tout, toutes les soumissions, toutes les positions, et ne ressent aucun avilissement à prendre ou se laisser prendre, à n’être qu’un trou béant, plusieurs trous, un corps qu’on remplit, qu’on lèche, on broie, qu’on pilonne, dont on fait ce qu’on veut. Au contraire, cette soumission au désir de l’homme la rend forte d’un pouvoir sur eux. Et puis elle aime la jouissance, le plaisir. Mais pour que le désir monte, il faut sans cesse le titiller et sans cesse faire mieux que la fois précédente, exciter l’imagination, et c’est là que le bât blesse. Après tout, c’est toujours un peu pareil, avec plus ou moins de violence en plus, plus ou moins de sadisme, de soumission, de scatologie… Perle sent qu’il lui faudrait autre chose pour la nourrir, pour la porter et qu’elle continue à avoir envie. Elle est la maîtresse plus ou moins attitrée d’un homme marié aussi vicieux et dépravé qu’elle et leur association (car on ne peut dans ce cas ne parler ni d’amour ni d’amitié) a ses limites. Au bout d’un temps, lassée finalement parce que cette vie lui semble trop facile, et parce qu’elle semble avoir connu déjà pas mal des plaisirs que pouvait lui procurer le sexe, Perle part de la ville et atterrit un peu par hasard dans la région de la Brière.



Elle y rencontre Alanik, un pêcheur du coin, plutôt taiseux, avec lequel elle va vivre une relation exceptionnelle, et à mon sens magnifique.



Alors bien sur, Perle est un bouquin érotique, et même carrément pornographique à certains passages, un vrai avec tout ce que vous imaginez et plus encore. Mais c’est aussi un merveilleux roman sur la beauté de la nature, majestueusement décrite dans ses plus infimes détails, c’est un roman sur l’amour, car qu’est-ce sinon de l’amour, cette relation étrange entre Alanik et Perle, et c’est un roman sur la quête de soi, de son identité, sur la mal être et la recherche du bonheur. C’est un roman totalement impudique où la perversité frôle le magnifique. Le langage y est parfois très cru et certaines scènes sont tout à fait ignobles, mais c’est pourtant et très paradoxalement un délice à lire. L’écriture de l’auteur est d’une poésie, d’une musique époustouflantes et le contraste entre la fange et la perversion de l’histoire avec la manière dont elle nous est contée est une pure merveille. Alors, si vous n’avez jamais lu de littérature érotique et si vous ne deviez ne lire qu’un seul livre de ce genre, lisez celui-ci ! Sans hésitation.


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L'emprise des femmes
  11 décembre 2012
L'emprise des femmes de Anne Bert
Malgré la taille réduite de ce livre avec à peine une centaine de pages, la multitude des voix qui résonnent dans L’emprise des femmes, dernier livre d’Anne Bert sorti le 23 novembre aux Éditions Tabou, est déconcertante : celle de la journaliste qui recueille les témoignages d’une vie peu ordinaire passée entre une volonté de soumission voire d’auto-destruction et les étages les plus élevés du pouvoir ; celle d’un ancien homme politique arrivé en fin de parcours, en proie au souvenir et à l’obsession de se révéler en se racontant ; celles, enfin, de ses maîtresses, obnubilées par une vie à l’ombre, dans les back-streets (p. 32), tiraillées entre les plaisirs des fugues et les terreurs des découvertes qu’il leur reste à faire.



La suite dans la Bauge : http://postlucemtenebrae.eu/?p=4608
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Le tout dernier été
  06 octobre 2017
Le tout dernier été de Anne Bert
Le Lundi 2 Octobre, l'écrivaine, Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot est morte dans la dignité. En Belgique. Parce qu'en France on refuse encore ce droit. le tout dernier été est son témoignage. Sa dernière parole.



Je l'avoue, je ne connaissais pas Anne Bert avant d'apprendre son décès Lundi dernier. J'ai tout de suite voulu lire ce livre, touchée par son histoire et parce que je pense que l'on devrait, aujourd'hui en France, avoir le dernier mot sur la maladie. Et j'ai été bouleversée. Bouleversée par le courage de cette femme, par ce qui lui arrive, par ce corps qui la trahit, l'abandonne, l'emprisonne.



Le tout dernier été est court, à peine 162 pages. Mais chaque mot alourdit un peu plus l'âme et nous rappelle combien nous sommes fragiles. Que nous ne profitons pas assez de toutes ces petites choses que nous prenons pour acquises et qui peuvent nous être arrachées du jour au lendemain. L'émotion est présente tout au long de cette lecture qui ne peut que marquer le lecteur. Et qui, je l'espère, fera bouger les mentalités.



Aujourd'hui, Anne Bert n'est plus. Elle s'est libérée de sa prison. Ne l'oublions pas.
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L'emprise des femmes
  28 janvier 2016
L'emprise des femmes de Anne Bert
Un homme de pouvoir, au soir de sa vie et une jeune femme journaliste, écrivaine se livrent un face à face sincère. Lui, pour illusoirement continuer d'exister, lui raconte sa vie, ses frasques, ses amours dominées et dominantes, ses blessures, ses crimes, ses jouissances, ses souffrances. Elle, troublée et troublante, les consigne en un roman biographique, respectant l'anonymat de l'homme qui se confie sans tabou, sans secret. Il raconte les moments de sa vie partagés au gré de ses maîtresses, prisonnier de sa libido, de l'amour qu'il porte aux femmes, du pouvoir de les posséder, de les faire siennes. Elle écrit, ne juge pas, tour à tour choquée et admirative, révulsée et séduite. Il lui confie les clefs de son existence, s'en remet entièrement à elle et comme Barbe Bleue, lui demande de ne pas ouvrir la porte de ses secrets. ...



Un roman sensible, intimiste. Court mais d'une rare densité. Un roman à voix multiples. Lui, elle, elles (les maîtresses) prennent à tour de rôle la parole, parfois de façon à vous déstabiliser. Des mots scalpels, qui dissèquent cette vie de luxure et de stupre ou l'amour peut pousser jusqu'au crime, détruire des vies, la vie de l'homme de pouvoir et celles des femmes qui croisent sa route. Comme toujours, la plume d'Anne Bert est merveilleuse. le style fluide, juste, précis où chaque mot n'est pas issu du hasard mais pesé, choisi pour toucher sa cible, pour vous toucher, faire vibrer vos cordes sensibles. Epais, dérangeant, émouvant, sensuel, suave, glauque et à la fois lumineux, ce roman sans fausse pudeur ne vous laissera pas indifférent. Est-ce cela, la vie d'un homme de pouvoir, passer du fragile à l'impitoyable ? Achevée, cette lecture vous laissera une multitude de questions sans vous en donner les réponses. J'ai le sentiment que ce n'est pas une simple biographie de fiction mais la biographie de tous ceux qui un jour, ont goûté au pouvoir suprême des hautes sphères de la politique et de l'argent. Je crois que ce roman va me poursuivre un certain temps.

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Perle
  01 mai 2015
Perle de Anne Bert
Perle est née sous X. Enfant adoptée, elle souffre de l'ignorance de ses origines. Elle découvre alors qu'elle a un corps et le plaisir qu'elle peut en tirer. Elle s'abandonne, s'offre au tout-venant, à un point tel que ses parents adoptifs la mettent à la porte de chez eux, la répudient. Elle poursuit alors sa quête autodestructrice de plaisir dans les clubs libertins de la capitale. Puis, elle se donne à un homme riche, tour à tour dominée et dominante. Las, elle décide de quitter cet amant trop possessif, risquant d'en devenir sa victime. Elle fuit alors la débauche, elle se fuit et "s'enterre" dans un trou perdu où elle va rencontrer l'amour, dans la peau d'un marinier, un peu rustre mais tendre et éperdument épris de Perle. Avec Alanik, Perle n'est pas au bout de ses surprises ni de la découverte de nouveaux jeux érotiques, ...

J'ignore si vous appréciez la littérature érotique ou si simplement, vous avez un jour osez en lire mais si vous devez franchir ce pas, je vous conseille fortement de commencer par ce roman. Pas la peine de vous le cacher, ici, l'auteur nous livre un érotisme sans concession, parfois cru, effleurant la pornographie mais écrit avec une telle plume que même les scènes les plus crues sont habillées de poésie. De la vraie et belle littérature. Les personnages sont complexes, réfléchis, superbement décrits tant physiquement que psychologiquement. L'histoire est (sans jeu de mot) fouillée, merveilleusement construite. Le parcours de l'héroïne est étonnant, jalonné de doutes et de victoires, de souffrances et de plaisirs, de désarrois et de bonheurs. Nous franchissons presque tout ce que la liberté sexuelle puisse nous offrir et même au-delà, lors d'un court chapitre teinté de fantastique, le récit prenant la couleur d'un conte érotique.

Tout y est merveilleusement écrit et décrit, que ce soient les paysages, les personnages, la chute libre de Perle et ce qui la sauve d'elle même, la merveilleuse histoire d'amour tissée en toile de fond de cet ouvrage.

Anne Bert nous fait le cadeau d'une écriture savoureuse, suave, elle porte l'érotisme sur l'autel de la grande littérature, de la poésie, de l'ésotérisme, de la transe. Elle suscite l'émerveillement et l'émoi, ne nous laissant jamais indifférents.

Vraiment, si vous voulez découvrir de la littérature érotique qui se savoure de la première à la dernière page, alors, n'hésitez pas, jetez-vous sur ce magnifique roman.

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Perle
  10 octobre 2012
Perle de Anne Bert
Évidemment, avant d’entamer ce bouquin, vous devez savoir que vous y croiserez fortement des scènes de sexe décrites explicitement. Par contre, là où ce livre fait exception, c’est dans la plume, les mots. L’auteure réussie à nous en mettre plein la vue avec des phrases qui nous fait presque oublier que nous sommes témoins d’une relation intime intense. C’est à vrai dire plus qu’un roman érotique, cette classification ne convient pas particulièrement, mais c’est la seule qui existe.



Outre la plume, il y a les personnages. X, ou perle, est avide de découvertes et de plaisirs charnels. Elle s’y consacre d’abord jusqu’à s’y sentir étouffé. Cette évolution de l’héroïne vers une sexualité moins brutale est d’un réalisme saisissant. Ses partenaires aussi sont différents avec le temps. Tout d’abord l’homme qui représente un père, une forme de protection émotionnelle, elle terminera le récit avec quelqu’un qui lui permet de s’épanouir tout en approchant l’érotisme sous diverses facettes.



Dans ces pages, plusieurs types de fantasmes sont abordés. D’ailleurs, Anne Bert réussit un petit tour de passe-passe. Pour ne pas tomber dans la bestialité, elle contourne en inventant une espèce vivante inexistante, les animalcules (des minis-verges sur pattes qui rends les femmes nymphomanes et sauvages). Ce saut dans le « fantastique » est rafraîchissant. On y côtoie aussi les formules d’usage, c’est à dire, la bisexualité, le voyeurisme, l’exhibition. Elle va même jusqu’à y insérer (c’est le bon terme) une pénétration anale chez un homme. Une dominatrice surprenante que certains affectionneront.



Le seul défaut vient également de sa qualité. C’est véritablement bien écrit, mais on y perçoit certaines envolées lyriques qui ont freiné mon appréciation. Quelques phrases que j’ai senti poussé à un extrême ou bien des poèmes (d’un de ses amants) qui m’ont rebuté. Je déteste la versification. De plus, puisque la plume est jolie, nous en perdons un peu de cette tournure pornographique crue qui plaît tant aux hommes. Comme vous pouvez le constater, il y a un soupçon de défauts pour de si grandes qualités !



Finalement,



Un roman érotique à lire et à relire avec délectation. La plume sublime, les personnages réalistes et la petite touche fantastique apportée à certaines scènes combleront certainement vos désirs. Laissez-vous tenter. 9/10



On aime : la plume, la trame, les personnages, les thèmes



On n’aime pas : un peu trop d’envolées lyriques.
Lien : http://www.sergeleonard.net/..
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Perle
  03 mai 2016
Perle de Anne Bert
Perle est née sous X. A l’adolescence, elle découvre grâce à la littérature que cette lettre symbole pour elle d’abandon parental possède aussi une portée des plus sensuelles. Se livrant sans plaisir aux nuits interlopes parisiennes et à un amant, politicien reconnu, lui faisant découvrir des pratiques extrêmes auxquelles elle peine à donner du sens, Perle décide un jour de tout plaquer pour se reconstruire dans les marais de Brière, au bord de l’océan Atlantique. C’est là qu’elle croisera le beau et taiseux Alanik, un marinier avec lequel elle va vivre une histoire d’amour aussi puissante que singulière.



Un roman très charnel qui s’égare parfois sur des sentiers où je n’ai pas eu envie de le suivre (notamment certains aspects fantastiques liés aux légendes locales) mais que j’ai trouvé dans l’ensemble très maîtrisé et sans complexe. Le portrait de Perle, femme libre assumant ses désirs, et la relation très particulière qu’elle noue avec Alanik offrent à l’histoire une profondeur qu’il est rare de trouver dans des récits de ce genre. Le corps est ici partout présent, loin de toute représentation aseptisée. Les épisodes coquins s’enchaînent avec une grande variété, plus ou moins émoustillants mais toujours mis en scène avec classe et sobriété, portés par une écriture à la fois crue et poétique.



Un roman érotique particulièrement littéraire, c’est suffisamment rare pour être souligné. J’ai également apprécié le fait que les amants de passage de Perle prenaient systématiquement la peine d’enfiler un préservatif avant de passer aux choses sérieuses. Et c’est loin d’être un simple détail à mes yeux…
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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L'eau à la bouche
  24 avril 2012
L'eau à la bouche de Anne Bert
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LNHI-32791: littérature - romans libertins et leurs auteurs

Le roman 'Le sopha, conte moral' (Claude P. de Crébillon, 1737) est une série de rencontres amoureuses narrées par un certain Amanzéï. Comment ce narrateur a-t-il appris toutes les histoires qu'il raconte au sultan Schah-Baham?

Il les a simplement vécues lui-même avec 7 femmes, en 7 ans.
Transformé en divan, il a participé en tant que meuble à ces histoires.
C'est son grand-père, grand amateur de femmes, qui les lui a racontées.

10 questions
17 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman léger , libertins , érotismeCréer un quiz sur cet auteur