AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Citations de Bruce Bégout (86)


Bruce Bégout
dancingbrave   23 octobre 2020
Bruce Bégout
L’ambiance nous est immédiatement familière, c’est un mot banal que nous utilisons tous les jours. Elle peut être triste, joyeuse, amicale, hostile, etc. : elle rassure ou inquiète, attire ou repousse. Imprègne tous les lieux et les situations de la vie. Elle est là, partout, sorte de dôme invisible sous lequel se déroulent nos expériences. Il en va de l’ambiance comme du temps, tel que le définissait Saint-Augustin : quand on est dans l’ambiance, immergé en elle, on la comprend très bien, mais dès qu’on cherche à la définir, les difficultés commencent.
Commenter  J’apprécie          360
Piatka   09 mars 2016
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
L'homme d'aujourd'hui ressemble assez à une guêpe coupée en deux qui continuerait à se gaver de confiture en faisant comme si la perte de son abdomen n'avait aucune espèce d'importance.

G. Orwell - Essais, articles, lettres. I, 200
Commenter  J’apprécie          172
Bruce Bégout
Lucillius   02 mai 2017
Bruce Bégout
NOUS sommes faits de ce qui nous ronge : la nuit, le silence, la solitude.
Commenter  J’apprécie          160
steka   14 septembre 2015
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Mais, pour que le possible puisse un jour éclore, encore faut-il que le réel soit au minimum conservé. Or, c'est là que se situe exactement, à mon sens, le problème. La dissolution du monde actuel provoque inévitablement un holocauste des possibles qui auraient pu le transformer dans le sens d'une plus grande justice sociale et d'une amélioration durable du sort du plus grand nombre. De nos jours, tout révolutionnaire doit se faire conservateur afin de préserver la possibilité même de la révolution.
Commenter  J’apprécie          130
Erik35   14 septembre 2020
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
Si Orwell insiste tant sur la décence ordinaire ("common decency") des petites gens, c'est aussi pour dénoncer, par contraste, l'indécence extraordinaire des élites politiques et intellectuelles. Il en veut tout particulièrement à une catégorie de personnes qui auraient dû, plus que toutes les autres, faire preuve d'un peu plus de décence dans ses prises de positions publiques : les intellectuels. Tout au long de son œuvre, Orwell n'a eu de cesse de critiquer les intellectuels toujours prêts à braver la morale élémentaire pour légitimer des régimes notoirement tyranniques : «La plupart des intellectuels, pour ne pas dire tous, se sont ralliés à une forme de totalitarisme ou à une autre». Le constat est brutal, mais juste, et nous n'avons pas encore mesuré toute l'indignité intellectuelle et morale qu'il souligne.
Certes, Orwell considère que la richesse prodigieuse de l'aristocratie terrienne et le goût du pouvoir de la classe dirigeante sont en eux-mêmes également indécents, mais, par-dessus-tout, il ne peut supporter la trahison des intellectuels. Souvent issus des classes moyennes, voire du peuple, ils semblaient pourtant être les mieux placés pour préserver à tout le moins une once de moralité dans un monde voué à l'exploitation des masses :

«Lorsqu'on voit des hommes hautement instruits se montrer indifférents à l'oppression et à la persécution, on se demande ce qui est le plus méprisable, leur cynisme ou leur aveuglement.» (Essais, articles et Lettres vol IV).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
vonio   05 octobre 2014
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Sur les murs de la ville basse, il inscrivait de nuit toujours la même phrase : "Quelque chose manque."
Commenter  J’apprécie          110
Erik35   14 novembre 2020
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
D'une certaine manière, ce sens moral ne dit jamais ce qui est bien ; il perçoit seulement la nocivité du mal et tente d'en prémunir ceux qui l'éprouvent. Pour cette raison, Orwell voit avant tout dans la décence ordinaire l'expression épidermique d'une résistance à toute forme d'injustice. Elle témoigne du fait que l'homme est mû par autre chose que le seul égoïsme de son auto-conservation. Elle est antithèse sensible de la volonté de puissance entendue ici, en un sens banal et non nietzschéen, comme volonté de dominer. C'est cette répugnance préverbale de l'homme ordinaire qui s'oppose, sous la forme de l'écœurement, à toute espèce de tyrannie. Telle est, pour Orwell, l'unique raison d'espérer en un monde meilleur. Car l'espoir ne se nourrit pas de belles théories sur les lendemains qui chantent, mais surtout sur la capacité humaine de conserver son sens moral en toutes circonstances. À quoi bon rêver d'une société juste et égalitaire si elle ne permet pas à la décence commune de s'y exprimer librement ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Erik35   04 septembre 2020
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
«Je pense qu'en conservant l'attachement de son enfance à des réalités telles que les arbres, les poissons, les papillons et (...) les crapauds, on rend un peu plus probable la venue d'un avenir pacifique et honnête, et qu'en prêchant la doctrine selon laquelle il n'est rien d'admirable hormis l'acier et le béton, on contribue à l'avènement d'un monde où les êtres humains ne trouveront d'exutoire à leur excédent d'énergie que dans la haine et le culte du chef.»

Citation de George Orwell mentionnée par Bruce Bégout page 38.
Commenter  J’apprécie          100
Erik35   31 août 2020
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
Là où Joyce et Miller représentent, avec une certaine crudité réaliste, la vie ordinaire, Orwell voit en elle plus qu'un simple matériau littéraire insolite : le modèle indépassable, dans sa fragilité et sa concrétude, de toute vie, ce sans quoi on ne peut concevoir l'humanité elle-même. Et c'est justement parce qu'il la valorise ainsi, qu'il jette sur elle un regard éminemment politique. À une époque qui entendait rénover en profondeur la vie humaine dans tous ses aspects quotidiens, par une mainmise de la technique, de la science et de la bureaucratie, à une époque qui promouvait un homme nouveau, que ce soit l'ingénieur rationnel à la H.G. Wells ou le surhomme totalitaire, bref à une époque qui prétendait dépasser sans scrupules la médiocrité de la vie quotidienne, la décision de valoriser cette vie exprimait déjà une forme d'opposition. Orwell a clairement vu dans le monde ordinaire un pôle de résistance. Car ce monde n'est pas simplement à préserver comme un territoire menacé, mais il est aussi ce qui nous préserve contre la destruction de l'expérience commune et la "mobilisation générale". Ce que les formes tyranniques du pouvoir moderne humilient en effet, ce sont justement ces valeurs ordinaires des gens simples, à savoir ce qu'Orwell nomme, à partir de 1935, la "décence ordinaire" (common decency).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
steka   09 avril 2015
Suburbia de Bruce Bégout
La culture de la seconde moitié du XXe siècle est avant tout un enfant de la suburbia : elle a grandi dans son espace hétéroclite et bon marché, fait de centres commerciaux, de stations-service, de motels, de magasins discount, de zones géantes d'activité, de quartiers résidentiels, d'échangeurs d'autoroutes et de terrains vagues.
Commenter  J’apprécie          80
steka   31 janvier 2014
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Le capitalisme n'était pas un système économique qui, depuis deux siècles, avait prouvé son efficacité, mais un lent, profond et implacable enlaidissement du monde qui appauvrissait l'expérience de tout un chacun pour lui substituer une gangue ridicule de désirs mesquins et jamais satisfaits.
Commenter  J’apprécie          82
steka   17 septembre 2015
L'éblouissement des bords de route de Bruce Bégout
L'acte précède la puissance. Tout ce que je peux faire à chaque instant de mon corps, de ma pensée et de ma vie provient de ce que moi, ou un autre, a déjà fait. C'est l'activité qui établit la nouveauté dans le monde. Elle est l'institution originaire de toutes choses. Nos facultés ne servent à rien sans l'effectivité d'un passage à l'acte qui, seul, décide de ce qui est.
Commenter  J’apprécie          73
steka   31 janvier 2014
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Au fond du salon de thé encalminé dans une pénombre brune d'ambiances surannées où de vieilles rombières, tannées comme des peaux de bête ayant connu les alternances éprouvantes des hivers rudes et des étés caniculaires, font goûter à leur kiki le thé au lait qu'elles ont commandé et que ledit kiki lape avec une indifférence narquoise qui fait peine à voir, estompant dans un nuage blanc les contours de sa gueule stupide d'être sans esprit, Kate Moss feuillette un magazine de mode : l'exhibition sereine de la fausse conscience.
Commenter  J’apprécie          70
steka   19 septembre 2015
L'éblouissement des bords de route de Bruce Bégout
Ils vivent un éternel présent, aux antipodes de toute éternité, qui absorbe les uns après les autres les instants vides et qui s'empresse de les jeter aussitôt consommés dans la poubelle de l'oubli où ces moments déchus ne formeront jamais un passé.
Commenter  J’apprécie          60
steka   14 septembre 2015
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Je n'ai pas renoncé à l'espoir ni au désir d'éclairer un chemin non frayé vers l'avenir. Et je sais très bien par ailleurs qu'il n'y a pas de logique implacable à l'œuvre dans l'histoire, de sorte que le caractère contingent des affaires humaines laisse toujours ouverte la possibilité de l'inattendu.
Commenter  J’apprécie          60
tulisquoi   29 septembre 2010
Le park de Bruce Bégout
C’est que, si l’on y réfléchit bien, l’homme a du mal à supporter son ouverture absolue au monde. L’absence de limites lui saute à la gorge et l’étrangle fortement. C’est cette expérience douloureuse de l’abîme sans bord ni fond qui le pousse à refouler continuellement l’espace infini et à se calfeutrer derrière les barrières matérielles et symboliques de sa propre production artificielle. L’homme ne croît et ne prospère qu’à l’intérieur de limites qu’il a lui-même érigées comme autant de murs d’enceinte qui le protègent contre l’indétermination du dehors. Le parcage est la solution pratique à la crainte paralysante de l’Illimité. Parquer les hommes comme des bêtes, c’est avouer par là même le besoin urgent de l’autodomestication.
Commenter  J’apprécie          50
steka   11 septembre 2015
L'accumulation primitive de la noirceur de Bruce Bégout
Mais ces ruines modernes qui composaient de plus en plus le paysage urbain ne signifiaient rien de plus que le mépris de l'époque pour toute idée de durée, l'acceptation mesquine de la précarité.
Commenter  J’apprécie          40
steka   27 février 2013
De la décence ordinaire de Bruce Bégout
Mais sur l'essentiel, la décence ordinaire ne transige pas. Les petites gens ont eu à subir depuis si longtemps les injustices, qu'elles éprouvent une aversion quasi instinctive pour toute domination de l'homme sur l'homme, même encore à l'âge de la propagande de masse, où on leur propose d'en être, non les simples victimes, mais les heureux bénéficiaires.
Commenter  J’apprécie          40
Unpapillondanslalune   02 août 2012
Le park de Bruce Bégout
Le besoin de délimitation configure notre être au mépris de notre désir d'infini.
Commenter  J’apprécie          40
Caligari   31 mai 2011
Le park de Bruce Bégout
Peut-être est-il temps de dire, à ceux qui ne l’auraient pas déjà compris, en quoi consiste exactement le ParK. Le principe en est très simple. Son concepteur a voulu rassembler en un seul parc toutes ses formes possibles. Le ParK associe ainsi, en une totalité neuve, une réserve animale à un parc d’attractions, un camp de concentration à une technopole, une foire aux plaisirs à un cantonnement de réfugiés, un cimetière à un Kindergarten, un jardin zoologique à une maison de retraite, un arboretum à une prison. Mais il ne les associe pas de manière à ce que chacun de ces éléments maintienne son autonomie et continue de fonctionner à part. Il les combine entièrement, joint tel caractère à tel autre, jette des ponts, mélange les genres, confond les bâtiments, agrège les populations, intervertit les rôles. Il s’agit donc de mettre en rapport ce qui n’a justement pas de rapport, hormis sa référence minimale au parcage. De là naît un paysage synthétique qui mixe fête foraine et dystopie urbaine, un terrain d’essais pour l’hybridation architecturale et sociale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40



Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Connaissez-vous LE LIVRE?

Le codex est l'ancêtre du livre

Vrai
Faux

20 questions
34 lecteurs ont répondu
Thèmes : livres , livre papier , littératureCréer un quiz sur cet auteur

.. ..