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Note moyenne 3.89 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Brieuc , 1945
Biographie :

Christian Prigent est un auteur de poésies, de fictions et un critique littéraire français.
Volontiers contestataire, provocateur, ironique, il bouscule les formes, et livre, dans son œuvre, un combat avec la langue, contre "le parler faux".
Il est docteur ès Lettres, auteur d'une thèse sur Francis Ponge. Après des séjours à Rome (1978-1980) et à Berlin (1985-1991), il vit depuis 2007 à Saint-Brieuc en Bretagne. Dans ses travaux il se réfère à Jacques Lacan, Jacques Derrida, Julia Kristeva, Arthur Rimbaud, Francis Ponge ou Denis Roche, auquel il a consacré un essai (Denis Roche, 1977). Il fonde au début des années 1970, la revue TXT, toutefois il collabore à de nombreuses autres revues en France et à l'étranger, et publie, essentiellement chez P.O.L., des ouvrages de poésie ou de critique littéraire. En 1993, avec Écrit au couteau il entend « débarrasser la poésie de tout ce qui n'est pas essentiellement la poésie »; à travers la violence charnelle, il retrouve « la poésie lorsqu'elle est exigence de trouver un langage ». Depuis 1980, il donne régulièrement des lectures publiques de son œuvre. Dans son œuvre critique, Christian Prigent s'interroge beaucoup sur les auteurs jugés difficiles et subversifs.

Un colloque intitulé "Christian Prigent : trou(v)er sa langue" est organisé au Centre culturel international de Cerisy-la-salle du 30 juin au 7 juillet 2014.




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Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   31 mai 2015
Keuleuleu le vorace de Christian Prigent
Faites toujours attention à ce que vous mangez ; on n'est jamais trop prudent avec la nourriture ; n'avalez rien qui ne vous soit connu ; qui mange mal devient le mal qu'il mange ; il y a des vaches qui rendent fou, des poulets qui enrhument, des fromages qui vous font pousser des champignons dans l'estomac… et même… et même…
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Christian Prigent
coco4649   17 mai 2021
Christian Prigent
L'orthographe au zoo







Au zoo, la-le visiteur.trice grammairien.ne admiratif.tive peut

désormais observer les bêt.e.s suivant.e.s : la-le léopard.e, la-le

giraf.e, la-le hippopotam.tame, la-le rhinocéros.rosse, la-le

kangouroux.rousse, la-le impale-la, la-le crocodil.delle, la-le

lamantin.tine, la-le zébu.e, la-le phacocher.chère, la-le bison.ne,

la-le grand.e koudoux.douce, la-le porc-que épic-que, la-le

castor.e, la-le chat.te pêcheur.cheuse.cheresse, la-le civet.te de

lapin.pine, la-le gazil.zelle, la-le antilop.lope, la-le

autruc.truche, la-le babouin.e et tout.te.s sort.te.s de animâles-

femelles plus petit.te.s : la-le belet-te, la-le souris.se, la-le

raton.ne laveur.veuse, la-le perroquet-quette, la-le tourtereau-

relle, les corbeaux-belles et les freux.frelles sur les fils.filles

électriques, la-le maquereau-relle et la-le carpe.pette dans la-le

bassin.ne chez les phok-que.s et les nombreux.breuses

mouch.e.s sur le œil et la oreille du-de la panthèr.e





l’écritur.e inclusiv.e dans tout.e sa.on splendeu.re.

Fatigant.e ! Non.e ?

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Christian Prigent
coco4649   28 septembre 2020
Christian Prigent
 

 

J’appelle la poésie la symbolisation d’un trou.

Ce trou, je le nomme réel. Réel s’entend ici au

sens lacanien : ce qui commence là où le sens

s’arrête.

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coco4649   27 août 2019
Notes sur le déséquilibre de Christian Prigent
               9





Je dis que la sculpture est le récit

de cette tension chauve dans la

décrépitude verticale des soleils

qu'un crâne d'homme encaissa par

le haut où est la fontanelle c'est-

à-dire le trou du plomb de sa

stature ce debout défiant la boue

Je dis qu'on fut plaqué mur d'ombre

souquant dans l'os squelette la

vertèbre en verticalité fusa

par des trous de fémur l'amour

banda risquant à mort un mouvement

qu'on ne rotula qu'immobile

dans l'emboîté fatal du sec.
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nolwenneuzen   07 août 2011
A quoi bon encore des poètes ? de Christian Prigent
Pétrarque disait: "Je ne veux pas que mon lecteur comprenne sans effort ce que je n'ai pas sans effort écrit moi-même." Sans doute ne faut-il pas voir dans cette phrase une affirmation d'élitisme ésotérique. Bien au contraire: cette phrase nous dit que "poésie" est le nom de la chance donnée à un lecteur, engagé dans la vertigineuse précipitation prosodique ou dans les empâtements de la polysémie, de poser son temps en travers du temps et de prendre momentanément, dans l'épaisseur ralentie du déchiffrement, l'initiative sur le temps.
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coco4649   18 décembre 2015
L'Âme de Christian Prigent
L'âme : le bleu



le bleu déplorable

le bleu de prusse suspendu au noir

le bleu du déboire



le bleu de succion

le bleu des gnons

le bleu d'horions

le bleu de zéro horizon



le bleu de nuit

le bleu recuit

le bleu de cuite

le bleu de fuite



le bleu vite

le bleu vide



le bleu, sans yeux l'album

de l'œuvide

l'albumine

de l'œuf de moi vide



car triste triste

à cause à cause



car triste à cause de triste

car cause triste des causes



pas trop de crises



mon âme ô



mon animau de triste

cire la dent

en crosse critique en

succion vide dans



la consolante pause des

pleines des denses des

douces grises proses

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Fiona-thoustra   12 novembre 2011
La Langue et ses monstres de Christian Prigent
Tout écrivain affronte une double exigence : celle de garder à la langue son pouvoir d’intervention (d’intervention “sociale”) et celle de faire résonner, comme “style”, l’excentricité absolue d’un être-en-proie-aux-signes. Une « écriture » est toujours peu ou prou une volonté de dialectiser cette contradiction entre langue « publique » et langue « privée ». L’effort littéraire de Pier-Paolo Pasolini m’apparaît tendu par un effort pathétique pour donner forme à cette dialectisation. C’est là sa force et son intérêt.
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LeCombatOculaire   10 mai 2016
A quoi bon encore des poètes ? de Christian Prigent
En France, on aime beaucoup la poésie qu'on ne lit pas. Comme on n'en lit presque pas, l'amour est immense.
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Caligari   19 juin 2011
Une erreur de la nature de Christian Prigent
On peut préférer l'ex de l'expérimentation, le "bond", comme disait Kafka, "hors du rang des meurtriers". On peut préférer des livres où l'étrangeté affichée, la difficulté revendiquée, la massification stratifiée, ne sont que les grumeaux en travers de cette apesanteur logique qui bruit autour de nous dans la circulation des petits messages médiatiques, dans les petits romans légers, dans l'impudeur mémorialiste. Et où écrire veut dire explicitement laisser la trace d'un non, d'un retranchement, d'un retrait à la vie "en tranches".
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Partemps   18 juillet 2021
La peinture me regarde de Christian Prigent
La peinture est convoquée pour «disposer l’écart». Cela pourrait-il expliquer vos préférences

picturales? Par exemple pour Matisse, soulignant l’arbitraire (et les limites) de ses couleurs en ne

cessant de changer celles choisies pour telle première esquisse de tel tableau ? Par exemple pour Dezeuze,

dont vous dites, dans Ils affinent notre optique1

, que son œuvre «ne propos [e] rien d’autre que des essais d’enregistrement de cette différence», une «différence non logique» entre «le réel» et «les

langues»?

«Différence non logique » est une définition que Georges Bataille donne de

la «matière ». Il désigne, je suppose, ce qu’à la suite de Lacan, j’appelle volontiers

« réel », soit: « ce qui commence là où le sens s’arrête ». L’impulsion à faire art

(poésie aussi bien que peinture) surgit là: au lieu où les significations défaillent

et où l’organisation symbolique elle-même rencontre ce qui lui reste radicalement

irréductible. Cette impulsion relève le défi d’avoir à « enregistrer » les traces de cette

«matière », ou « réel » (jadis on a pu dire aussi « nature » – dans le même sens, je

crois). Sans la suggestion qu’existent ces traces, il n’y aurait rien, de l’impulsion que

je dis. Pourtant ça n’est jamais rien d’autre que pure suggestion: innommable suggestion. Peut-être est-ce cela qu’on a jadis appelé inspiration (mais on lui supposait une

origine, le souffle d’un dieu – et je n’y souscris évidemment pas). Jamais en tout cas

il ne s’agit de quelque chose comme d’un «monde » posé a priori et simplement

« représentable » par le vecteur maîtrisé d’une langue et d’un style.

Pour autant cela ne veut pas dire que cette matière (cette différence) serait une

sorte de donné sauvage (un en-soi extrinsèque au fait symbolique). L’idée même

qu’il y a de l’innommable ne se pense que dans la logique de la nomination et

l’intuition de l’irreprésentable est un effet du pouvoir de représenter. Nommant,

on ne nomme pas seulement le nommé. On ne nomme pas non plus (d’évidence)

l’innommable. Mais on ouvre au fond du nommé le vide de l’innommable et on

nomme cette ouverture. Cette idée et cette intuition sont au principe de l’élocution

poétique comme de la passion de peindre.

De même que le sujet de la poésie n’est rien d’autre que la poésie (la question de la poésie), de même la peinture n’a pas d’autre sujet qu’elle-même (ce que Flaubert notait quand il disait: « j’aime, dans la peinture, la peinture »). Les

peintres que j’aime, ceux qui me retiennent, sont ceux dont il est le plus évident

qu’ils n’ont pas souffert qu’un autre sujet les occupe: ceux qui cherchent, dans la

peinture, la peinture. Ceux, donc, qui peignent pour traquer les raisons mêmes

qui font qu’ils peignent. Il se trouve que ce sont les mêmes qui font alors fulgurer

dans leurs tableaux quelque chose comme l’éclat même du pouvoir de représenter

(la gloire du fait symbolique lui-même, arc-bouté sur l’irreprésentable « différence

non logique » qu’à la fois il tente d’incarner et maintient, pour tenir, comme différence irréductible). C’est peut-être un paradoxe. Il y a là, en tout cas, quelque

chose comme une « grâce » – dont je serais bien en peine de préciser la source et

les moyens d’action, mais sur laquelle la question de la représentation du Divin

(du Verbe) telle que la pose la peinture chrétienne a sans doute bien des choses à

nous dire.
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