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Note moyenne 3.23 /5 (sur 102 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1986
Biographie :

Fanny Taillandier est une romancière et critique littéraire française.

Elle suit des études de lettres à Marseille, puis obtient son agrégation de lettres. Elle enseigne à mi-temps au lycée, et est par ailleurs journaliste et critique littéraire au mensuel Livres Hebdo puis au bimestriel Mouvement.

Publié en 2013, son premier roman, "Les confessions du monstre", qui revisite de manière inhabituelle le thème du serial killer, obtient le Prix littéraire des Grandes Écoles en 2014. Elle le présente plusieurs fois entre 2013 et 2015 sous forme de lecture musicale avec le groupe Amadiro.

En 2015, elle est en résidence d'écrivain à l'université Paris XIII, où elle anime des ateliers d'étudiants sur le thème des frontières au quotidien. En 2016, en résidence d'auteur au lycée français Saint-Michel d'Istanbul, elle conduit des ateliers sur le thème de l'ici et de l'ailleurs.

Entamant en 2014-2015 une recherche littéraire et philosophique sur le phénomène du lotissement de banlieue, particulièrement son incarnation dans le travail urbanistique du promoteur William Jaird Levitt, elle publie plusieurs articles, et en 2016, son deuxième roman, de forme hybride, "Les États et empires du lotissement Grand Siècle", pour lequel elle obtient le Prix Révélation de la Société des Gens de Lettres, le prix Fénéon et le prix Virilo.

Elle figure dans les deuxièmes sélections de romans français du Femina 2018 avec "Par les écrans du monde (Seuil, 2018), également en lice pour le Médicis.
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Vidéo de

Lecture de Jean-Christophe Bailly : une création originale à partir d'une série de créations littéraires originales inspirées par les collections de la BIS. Ce cycle est proposé par la Maison des écrivains et de la littérature (Mel) en partenariat avec la BIS. Un mois avant la restitution, l'écrivain est invité à choisir un élément dans les fonds de la BIS. Lors de la rencontre publique, « le livre en question » est dévoilé. Saison 4 : Chaque saison donne lieu à la publication d'un livre aux éditions de la Sorbonne "Des écrivains à la bibliothèque de la Sorbonne", saison 1 : Pierre Bergounioux, Marianne Alphant, Arlette Farge et Eugène Durif paru en septembre 2018. Saison 2 : Jacques Rebotier, Marie Cosnay, Claudine Galea et Fanny Taillandier, à paraître septembre 2019. Saison 3 : Christian Prigent, Hubert Haddad, Laure Murat, Mona Ozouf

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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
gonewiththegreen   09 octobre 2018
Par les écrans du monde de Fanny Taillandier
Vous pouvez avoir toutes les données du monde, comme c'est le cas aujourd'hui des grandes puissances, le sens de la carte ne naît que de la rencontre entre le territoire et l’expérience concrète de celui-ci.
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Day-sy   19 août 2018
Par les écrans du monde de Fanny Taillandier
Car lorsque le récit des puissants réduit trop de vaincus au silence, les vaincus en écrivent d’autres , reprennent les terres par les mots à défaut de les reprendre par les armes
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Analire   16 mars 2013
Les confessions du monstre de Fanny Taillandier
Car tout être éprouve cet infâme besoin de détruire ce qu'il a construit, de faire le mal pour supporter de devoir le bien, en un mot de se rendre justice !
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Calimero29   21 novembre 2021
Farouches de Fanny Taillandier
Il avait un genre de conviction selon laquelle l'espace dans lequel on évolue influence le comportement, mais aussi la beauté, la bonté, l'intelligence.
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Analire   16 mars 2013
Les confessions du monstre de Fanny Taillandier
Quiconque veut réussir sa vie sait qu'un enfant représente une dépense considérable en termes financiers comme personnels.
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Analire   17 mars 2013
Les confessions du monstre de Fanny Taillandier
L'amour était une sorte de hululement sur des accords de piano qui répétait toujours le même discours (l'espoir avant, le désespoir après), et des promotions sur la lingerie, le chocolat et les billets d'avion à la mi-février. C'était une bonne raison pour souscrire un crédit et en parler à son conseiller financier.
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Analire   16 mars 2013
Les confessions du monstre de Fanny Taillandier
Le désert était ce feu qui mélangeait le ciel et la terre, du néant à la fournaise, de la fournaise au néant.
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Charybde2   25 août 2021
Farouches de Fanny Taillandier
La silhouette de la femme se découpait à contre-jour sur le paysage de la baie vibrant de soleil. La mer immobile ; l’horizon flou. Tout était bleu, vert-jaune et blanc, excepté son cou, ses épaules et son dos légèrement penché vers la gauche, dans la continuité sinueuse de sa nuque qui pivotait lentement sous les cheveux relevés : un corps quasi noir, avec seulement parfois l’éclat de son collier dans un mouvement de tête. Elle semblait scruter quelque chose.

Mais peut-être que non, peut-être que je l’imaginais seulement.

À ses pieds, la baie s’ouvrait en un paresseux demi-cercle, fermé d’un côté par une avancée de terre couverte de forêt, qui plongeait dans la mer en roches blanches et brumeuses, de l’autre par les installations gigantesques de l’ancien chantier naval de Liguria, dont les grues se dressaient dans le lointain. Vers la ville, invisible depuis la colline, les sillons des bateaux laissaient dans l’eau de longues traînées blanches. Sur la gauche, à une centaine de mètres à vol d’oiseau de la maison, une falaise blanche s’avançait vers la mer et s’interrompait brusquement, à pic, tranchant par sa netteté avec la brume de chaleur qui s’épaississait au loin.

Baya arriva dans le jardin en tenant précautionneusement un plateau sur lequel trônaient du rosé dans un seau et une bouteille de Ricard. Ses bracelets frémissaient sur sa peau bronzée, lavée, huilée. Elle le posa sur la table. La femme n’avait pas bougé.

– Jean, tu prends les verres ?

Jean apparut sur le perron de la maison et s’arrêta une seconde près des aloès qui bordaient les trois marches de l’escalier de pierre. Il rentra dans la pénombre de la cuisine et ressortit chargé d’un second plateau sur lequel, en plus des verres, se trouvaient divers amuse-bouches disposés dans des assiettes de couleur. Il s’approcha de la table avec son bon sourire de bête tranquille.

L’un et l’autre regardèrent le dos de la femme, parcouru d’imperceptibles mouvements comme ceux de certains fauves au repos. Le soleil descendant augmentait le contre-jour ; les cheveux relevés avaient des reflets scintillants. Elle ne semblait pas envisager de quitter son poste, toujours debout au bord du jardin étagé en terrasses, les mains posées sur les hanches.

– Vous préférez du vin ou du pastis ? finit par demander Jean d’une voix forte.

La femme pivota sur ses pieds et s’approcha d’eux. Son visage très allongé n’exprimait aucun sentiment. Elle jeta un regard bref à Jean, et un autre à Baya.

– Du rosé, merci, dit-elle d’un ton détaché en se dirigeant vers la chaise qui, dos à la maison, permettait d’embrasser du regard le jardin et la vue sur la baie. Sa robe se plia docilement sur son corps lorsqu’elle s’assit.

Jean lui servit un verre et en emplit un second pour Baya.

– C’est la cuvée des producteurs du chemin des Roquettes, dit-il.

Personne ne releva. Il attrapa agilement deux glaçons dans un bol à l’aide d’une pincette métallique et se servit une rasade d’anis. Il s’assit à son tour et croisa ses deux jambes musclées avec un geste d’adolescent.

On trinqua. Baya sortit une longue cigarette d’un étui en argent. Le silence qui suivit était un peu plus long que le silence moyen constaté dans ce genre de contexte.
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Arwen78   17 octobre 2021
Farouches de Fanny Taillandier
On entendit quelque chose qui ressemblait à une lutte, des grognements brefs et le claquement sec de bâtons de bois mort cassés.

Jean sauta sur ses pieds, tapa dans ses mains et cria hé ! hé ! ho !

Une cavalcade lui répondit, suivie d'un éboulement de pierres dégringolant dans un roulis sourd. Il alluma la torche de son téléphone et la braqua vers le muret de la restanque.
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Arwen78   17 octobre 2021
Farouches de Fanny Taillandier
Un bruit sourd, comme un frôlement épais de branches, se fit entendre. Baya se redressa .

-T'as entendu ? chuchota-t-elle.

Jean ne répondit pas, les sens en alerte. Ça venait de la restanque du verger.

Le bruit recommença, plus long,, suivi d'un autre qui ressemblait à un piétinement. Ça faisait un tohu-bohu à la fois discret et très proche.
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