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Dominique Petit (Traducteur)
ISBN : 2864244047
Éditeur : Métailié (09/10/2001)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 14 notes)
Résumé :

Dans une yourte du pays touva, un petit garçon rêve de devenir chaman ; il sait que ce sera difficile, mais il sait aussi que c'est là sa voie. Son frère aîné, instituteur et marxiste convaincu, décide de mettre fin à ce rêve en emmenant l'enfant apprendre à lire et à écrire en mongol dans une école loin des siens. C'est le début d'un véritable cauchemar pour l'enfant, qui déc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sachenka
  17 octobre 2018
Parfois, il y a de ces coïncidences… Il y a quelques semaines, je suis allé à la bibliothèque et j'ai emprunté le roman ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï. Tant qu'à découvrir un nouvel auteur, Galsan Tschinag, avec un titre, pourquoi ne pas en prendre un deuxième. J'ai choisi au hasard le monde gris. Eh bien, il s'agit de la suite de l'autre, de son autobiographie. Très jeune, le narrateur avait été habitué à vivre au grand air dans les plaines de Mongolie, comme l'ont fait son père et ses aïeuls. Profondément attaché à son mode de vie nomade et aux traditions de son peuple, il voulait devenir chaman mais voilà qu'il approche l'adolescence et, comme c'est arrivé pour ses frères et soeurs, il est arraché à sa famille pour être envoyé à l'école. Mais son éloignement signifie également pensionnat. Là, les autorités communistes et laïques (également preprésentées par son grand frère, devenu directeur de l'établissement) tentent par tous les moyens d'éduquer les enfants selon leurs standards, avec une vision complètement tournées vers le futur et la modernité, donc détournée des traditions millénaires. Ça m'a beaucoup fait penser aux récits des milliers de jeunes Amérindiens du Canada qui, dans la première moitié du 20e siècle, ont été enlevés aux leurs afin de les éloigner de leur mode de vie ancestral jugé néfaste. Pour revenir au roman le monde gris, c'est aussi un récit initiatique. le jeune narrateur doit s'habituer à son nouveau milieu, et il y a arrivera, au gré des saisons, il décrochera même des honneurs à l'école. Mais ce milieu, ce monde ne peut être que gris en comparaison de la richesse (naturelle, spirituelle, etc.) de sa vie libre de nomade. Quoique celle-ci n'était pas sans difficultés non plus. Cette dualité, elle a été bien rendue par Galsan Tschinag. Il y a bien quelques longueurs, surtout dans le dernier tiers du roman, mais on pardonne devant la beauté des descriptions de lieux et l'authenticité des émotions. J'ai été frappé par ce joyeux mélange de réalisme et de poésie.
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AMBCA
  12 août 2014
Dans une yourte du pays Touva, un petit garçon rêve de devenir chaman. Mais la réalité le rattrape : son frère ainé, directeur d'école, marxiste, souhaite le ramener à la civilisation. L'auteur nous fait le récit de cet apprentissage, de cette acculturation au travers d'une fratrie unie pour leur survie dans un pays en pleine mutation politique.
Une lecture bien rythmée, dépaysante avec un retour intéressant sur l'histoire de ce pays indépendant mais placé sous la protection de l'URSS dès les années 20.
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scrambledspirit
  01 août 2007
Récit vécu d'un enfant Touva (En Mongolie) obligé de quitter son état de nomades pour aller à l'école et apprendre la "sacro-sainte" connaissance qui lui permettra de "mieux" réussir que ses parents dans la vie. On vit avec lui ses premiers pas dans une école dirigée par le communisme. Triste récit de "civilisation" nouvelle qui cherche à anéantir les civilisations nomades et leur spiritualité. L'histoire d'une famille aussi... stricte envers ses différents membres (la moindre bêtise retombe sur la réputation de toute la famille), mais ils sont aussi tous éminemment proches les uns des autres, Une solidarité qui semble instinctive chez les mongols.
Avant de lire ce livre j'espérais découvrir les beaux paysages de Mongolie, Leur façon de vivre mais aussi mieux comprendre le chamanisme et j'ai été un peu déçue. Mais voir comment était appliquée l'éducation des enfants mongols aux grands temps du communisme était particulièrement intéressant.
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Isalire
  09 septembre 2017
c'est un bout d'enfance, de l'auteur lui-même si je comprends bien. Arraché de force à son monde nomade, il fait l'expérience de l'instruction dans une école d'état communiste. Au delà de la page d'histoire locale touva liée à la grande histoire qui nous est offerte là, je retiendrai surtout la force de cet homme : l'enfant en lui est intact ! c'est réellement un enfant qui parle. Naïveté, orgueil, puissance de la juvénilité, esprit de farce, évidente force de croissance du bourgeon, peurs enfantines sans réelle mesure de la gravité de faits. Ce livre est un régal. La fin est incroyable.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
IsalireIsalire   09 septembre 2017
Les bons jours, on se repose, dit l'instituteur. C'est ce que font les gens cultivés. Bientôt, nos parents aussi arrêteront leurs activités le sixième jour à la mi journée et le jour suivant toute la journée pour pouvoir se reposer. L'instituteur ne nous précise pas quand cela aura lieu. Il nous apprend que les gens cultivés vivent suivant l'heure : ils se lèvent et se couchent toujours à heures fixes, ils dorment enveloppés dans des draps blancs qu'il faut changer, laver et repasser toutes les semaines et ils mangent trois fois par jour. Ce serait drôle que mon père et ma mère deviennent des gens cultivés : l'été ils seraient encore au lit quand il fait grand soleil et attendraient qu'il soit sept heures pour pouvoir enfin se lever et l'hiver, dans les ténèbres de la nuit où brûle et fume la lampe à huile, qu'il soit vingt-trois heures pour pouvoir enfin se coucher. Régulièrement, ils resteraient certains jours couchés ou assis dans la yourte pour se reposer - mais que deviendraient les moutons, les chèvres, les yaks et les juments à traire ou à mener dans les pâturages ? Mon père devra-t-il rentrer tous les jours à midi avec le troupeau pour pouvoir prendre son deuxième repas, ou ma mère sera-t-elle obligée d'aller à sa recherche dans les pâturages pour lui porter une marmite et une cruche ?
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SachenkaSachenka   19 octobre 2018
Vers et chant sont ma langue.
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Vidéo de Galsan Tschinag
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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