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ISBN : 2823610251
Éditeur : Editions de l'Olivier (18/08/2016)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 336 notes)
Résumé :
Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
carre
25 août 2016
J'avais décidé de rester zen par rapport à la rentrée littéraire, une PAL conséquente et une volonté de fer de ne pas céder à la tentation mais voilà comme un enfant rentrant dans un magasin de jouets (en faite un tour dans ma librairie préférée) et me voilà avec quelques nouveaux livres sous les bras, quelle volonté !
Paul Katrakilis s'est expatrié à Miami pour vivre de sa passion . Ces dernières années ressemblent à un rêve éveillé, une vie tranquille, une amitié solide, l'arrivée miraculeuse d'un petit chien, seul un amour manque peut-être à l'idyllique tableau. Mais le suicide de son père médecin l'oblige à rentrer en France. Paul ne semble pas plus déboussolé que ça, grand-père, oncle et mère ayant choisit la même disparition.
On retrouve chez Jean-Paul Dubois tout ce qui fait le charme de son écriture, ton désabusé, regard lucide sur ses contemporains, les mêmes obsessions chez ses personnages de livre en livre. Comme si après tout, le second degré et l'humour mélancolique étaient les meilleurs remparts pour donner un sens à nos brèves existences. Puis le roman perd de sa légèreté pour glisser insidieusement vers des émotions plus profondes. Dubois brasse un flot de sentiments qui nous met la boule au ventre, et c'est alors en tout point remarquable, le deuil, la fin de vie, la filiation, la folie autant de thèmes que l'auteur d' »Une vie française » déroule avec justesse et force.
Un très grand roman, de ceux qui trottent longtemps dans ma petite tête. Coup de coeur évident 
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michfred
05 septembre 2016
La rentrée littéraire 2016 n'est pas sous le signe de la gaudriole, c'est le moins qu'on puisse dire : meurtres (California Girl's, the Girls, Laëtitia…) et suicides à tous les étages, si j'ose dire.

C'est du huitième étage, en ce qui le concerne , que le père de Paul Katrakilis, médecin généraliste toulousain, va sauter, la bouche bâillonnée de scotch, quant à la mère de Paul, italienne et horlogère,elle a préféré les gaz d'échappement d'une Triumph, son grand-père, ancien médecin du regretté Staline, en tenait pour les armes à feu et pour l'oncle de Paul, frère quasi incestueux de sa mère, rien ne vaut une bonne moto projetée contre un mur…
On comprend que Paul, médecin lui aussi, décide de fuir à toutes voiles cette généalogie aussi cosmopolite que suicidaire et préfère envoyer contre un mur…une balle de cuir, balancée avec vigueur par un gant d'osiers tressés, sur les frontons de pelote basque de Miami, mettant ainsi un océan et quatre années de bonheur, de sport et d'insouciance entre lui et cette famille hautement toxique…
Il se fait un copain, joueur de chistera comme lui, et adopte un chien qu'il a sauvé de la noyade et qu'il appelle Watson. La vie semble lui sourire à nouveau.
Mais on ne fuit pas un héritage aussi lourd sans qu'il vous rattrape au bond, comme une balle pelote…C'est à Miami que lui parvient la nouvelle de la mort de son père. Il rentre pour liquider une bonne fois pour toute la succession familiale. Pas facile.
Paul tente d'échapper à l'emprise sournoise et macabre de ses disparus, il fait la navette entre Toulouse où le réclament les formalités, les patients de son père et deux carnets de moleskine où son père tenait une étrange comptabilité, et Miami où l'attendent ses copains, sa pelote, et bientôt un grand amour pour une belle norvégienne un quart de siècle plus âgée que lui qui le quitte sans crier gare.

J'ai adoré le livre de Jean-Paul Dubois : il m'a d'abord fait rire, oui, rire, tant l'humour caustique, jamais cynique, rend les situations les plus tragiques cocasses, absurdes, ou délirantes.
Mais c'était un piège subtil : captée, amusée, divertie, je n'ai pas senti venir la gravité, tapie dans cette ironie, et bientôt mise à nu : elle m'a cueillie à l'improviste.
Touchée, coulée.
Ces histoires familiales pleines d'ombre, parce qu'on les cache, et d'incompréhensible désespoir,- car comment les expliquer ?- ne me sont pas étrangères. Je les reconnais. J'ai senti et j'ai fui leur spirale vertigineuse, même si je ne joue pas à la pelote basque et ai peu de goût pour les jeux de balle en général…
La fin du livre est toute imprégnée de cette ombre-là, et des interrogations que déclenche un autre « héritage » paternel découvert dans les carnets de moleskine : faut-il laisser la mort accomplir ses ravages et ses désastres sans apporter la réponse qui délivre ?
Faut-il soi-même venir à sa rencontre ?
Graves questions, aussi graves que la mort pathétique du dernier quagga – une sorte de zèbre blanc- dans un zoo, à la fin du XIXème siècle – un passage inoubliable et bouleversant.
Les animaux en effet nous donnent des leçons d'empathie et de fidélité à revendre. Ils sont parfois si proches des hommes : il ne leur manque que la parole. Et le regard de souffrance ou d'affection qu'ils nous lancent n'en est que plus poignant.
Paul Katrakilis est, comme Paul Snijder , un narrateur ami des chiens. Jean-Paul Dubois parle des chiens avec tendresse, avec justesse : il a dû être chien dans une autre vie. C'est au souvenir de Watson que le narrateur, qui en a vu d'autres pourtant, se met « à pleurer comme un enfant parce que c'était la seule chose qu'un homme raisonnable puisse faire à un moment pareil. »
Car ce livre drôle est un drôle de livre et fait presque pleurer.
Alors pour le quagga exilé dans un zoo , pour Laïka, spationaute carbonisée, pour Watson, chien sauvé des eaux, pour Invild Lunde, au joli nom d'oiseau des mers, dont l'esprit sombre avec élégance, drapé dans ses ailes de plume, pour le chat ensoleillé du poème de Maurice Carême, pour Paul et ses hespérophanes irréductibles, pour tous ces moments de tendresse partagée avec les souffrants, les mourants, les mal lotis, les mal aimés, il faut lire ce livre étonnant, si drôle et si triste à la fois.
On en sort ému, secoué, avec un drôle de picotement au coin des yeux et le coeur un peu à l'envers, et on a envie, comme Paul le marin-qui-avait-le-mal-de-mer, de suçoter un Fischerman pour se remettre.
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le_Bison
18 avril 2017
Par où commencer une chronique quand un roman bouleverse les pages de ta vie. Je découvre Jean-Paul Dubois, son écriture, sa plume, avec ce livre sur « la succession », le deuil, la vie et l'amour impossible.
Par où ?
La Floride, bien sûr, Miami. du soleil, des boites de nude girls, et le paradis des strings, bien sûr. Non oublie toutes ces émotions, tu n'es pas dans un roman de Tom Wolfe qui a tant su me vanter les charmes de Miami et ses atouts proéminents. Florida, orange sanguine et sex on the beach… Je me dois donc de délaisser la plage, ses marais de crocodiles et ses danseuses latinas pour me concentrer sur cette corbeille en osier que les aficionados nomment en bon basque chistera, ces trois murs qui se dressent devant moi, une foule hurlante, les paris sont fous, parier sur moi, le pauvre type, le jeune médecin un peu fou qui a plaqué la médecine de papa pour vivre de sa passion, la pelote basque.
Quelques années de bonheur. Un bonheur pur même, une insouciance idyllique, l'homme ne vivant que de sa passion, qui s'est arrêtée promptement le jour où le consulat de France lui apprend le décès de son père, médecin reconnu de Toulouse. Ô Toulouse… Je ne te sors pas la vieille rengaine, tu connais le refrain, l'homme doit faire un choix. Dilemme. Comment abandonner sa passion et prendre la succession de son père. Mais quelle succession d'ailleurs ?...
Retour en France, un chien en soute et les souvenirs qui remontent à la surface. Des moments d'enfance, des instants d'incompréhension. Une famille pas vraiment aux normes, où est donc l'amour ?... Une famille qui ne s'est jamais comprise, qui n'a jamais communiqué, qui a laissé dériver le mal-être de chacun. Succéder aux gênes familiaux ? Succéder au sacerdoce familial ? La médecine, pffff… c'est plus vraiment ce que c'était…
Alors je le revois traverser les Pyrénées pour descendre jusqu'au Pays Basque, admirer au détour d'un virage l'étendue bleutée de l'océan, les bruits sourds de la pelote cognant contre le jaï-alaï, et mon coeur qui cogne encore et encore, la sueur sur les tempes, sentir le goût de l'huile emplir ta bouche quand tu mords dans un churros. Je l'imagine aussi à l'autre bout de la planète, au milieu des culs rebondissant des latinas dansant face au jaï-alaï de Miami, et un vieux bateau pour se promener sur cette autre étendue bleutée. Un Fisherman's Friend ? Oui ne pas oublier l'ami des marins avant de s'embarquer sur la mer, sur ce livre, sur cette succession. Puissant roman, putain de roman j'ai même envie d'écrire, un roman qui m'a parlé, qui m'a ému.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Piatka
09 février 2017
« Je regrette de ne pas avoir su trouver ma place. »
« Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière. »
Tout est là…enfin presque. Pour en arriver à ces constatations existentielles assez définitives, il faut suivre les aventures de Paul Katrakilis, quadra toulousain un tantinet déboussolé, médecin de formation comme son père et son grand-père ; éprouver son bonheur de pratiquer en pro la cesta punta à Miami tout en vivant au jour le jour ; apprendre le suicide du paternel et finalement revenir en France pour affronter les fantômes familiaux qui ont tous choisi le suicide pour tirer leurs révérences.
On fait plus enthousiasmant comme trame romanesque.
Et pourtant, ce roman est diablement efficace, enlevé, oscillant avec brio en permanence entre humour et gravité.
Il faut dire que le personnage principal est attachant malgré sa solide dose de mélancolie, voire de dépression. La fantaisie n'est jamais loin malgré un propos mordant et foncièrement triste. C'est cette subtile alchimie qui m'a plue et me poussera à tenter à nouveau l'expérience Jean-Paul Dubois.
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nameless
31 juillet 2017
Paul Katrakilis a choisi de transporter son mal-être existentiel de l'autre côté de l'Atlantique, et c'est à Miami qu'il assouvit sa passion pour la pelote basque, engagé à l'année dans une équipe soumise aux paris des joueurs, comme le sont les chiens dans les cynodromes, ou les chevaux dans les hippodromes. Mais peut-on échapper définitivement à sa famille, celle dans laquelle l'on est né, qui nous a élevé, éduqué, mais aussi et surtout détraqué ? C'est d'autant plus difficile pour Paul, que dans la sienne, existe une malédiction du suicide. Son grand-père paternel, son oncle maternel, sa mère, se sont donné la mort. Aussi, lorsque son père saute du haut d'un immeuble de huit étages pour en terminer lui aussi avec la vie, Paul traverse l'Atlantique dans l'autre sens, accompagné par Watson, le petit chien qu'il a sauvé de la noyade dans la baie de Miami, pour affronter la succession.
De quelle succession s'agit-il ? Quelle succession Paul va-t-il être capable d'endosser ? Celle qui se règle chez le notaire ? Celle du cabinet médical de son père dont il peut reprendre la patientèle puisqu'il est médecin également ? Ou la succession qui concerne les suicides en chaîne ? Aucune, ou les trois ?
Tout ce qui compose le talent de Jean-Paul Dubois est concentré dans ce roman et poussé à son paroxysme. Son héros s'appelle comme souvent Paul, il évoque une fois encore son penchant pour les montres, sa mère est horlogère, il fournit d'innombrables précisions sur des moteurs, qui ici ne sont pas ceux de tondeuses à gazon, mais de voitures anciennes et le héros est écartelé entre les Etats-Unis et Toulouse. Et bien sûr, il revient inlassablement sur les liens mystérieux qui unissent ses gènes à ceux de ses parents, il cherche quelle place il a bien pu avoir dans sa famille.
Autant le dire, tout est désespéré dans cette histoire, même si, avec son élégance coutumière, l'auteur cache habilement et poliment, ses failles sous un humour désabusé et une absurdité des situations qui forcent le sourire ou le rire du lecteur. Lorsqu'il digresse, c'est pour évoquer l'autopsie de Staline, ou la lente agonie du dernier spécimen avant extinction, d'une espèce rare de zèbre dans un zoo.
Un roman beau et puissant, lesté d'une charge émotionnelle tragique et mélancolique ; une lecture qu'il convient peut-être d'aborder lorsque l'on n'est pas sur un versant dépressif.
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Les critiques presse (8)
LePoint10 octobre 2016
Le plus américain des auteurs français s'attaque aux héritages dont on ne veut pas.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro23 septembre 2016
Jean-Paul Dubois nous offre une histoire de famille bondissante, allègre, généreuse comme une partie de pelote basque.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique22 septembre 2016
Entre gravité et légèreté, Jean-Paul Dubois ausculte l’hérédité familiale.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournaldeQuebec06 septembre 2016
Avec ce 21e roman, qu’on a vraiment beaucoup aimé, l’écrivain français Jean-Paul Dubois fait une rentrée très remarquée.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro05 septembre 2016
La Succession est le plus beau livre de l'écrivain, le plus sobre et le plus profond.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress31 août 2016
Pas de doute, il s'agit là d'un grand Dubois. D'un très grand même, qui n'a pas fini de nous hanter.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox26 août 2016
Un roman sur la transmission, la fin de vie et le déterminisme familial, qui conjugue mélancolie et humour noir.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama17 août 2016
On rit et on pleure de tout cela, une fois encore, sans savoir si l'auteur invente ou s'inspire de la fantaisie du réel et l'on apprécie hautement l'exercice de funambule entre légèreté, cocasserie et gravité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
katixkatix20 août 2017
L'asphyxie aux gaz d'échappement était la façon la moins agressive et la plus radicale de prendre congé de l'existence. J'ai lu qu'à 2 % de CO2 dans l'air, la respiration devient plus ample. À 4 %, elle s'accélère. À 10 %, on transpire, des tremblements apparaissent et la vue se brouille. À 15 %, on perd connaissance et ensuite, au-delà de 20 %, le cœur s'arrête, la respiration avec lui, et toute la mémoire des joies, des odeurs, des sentiments, des habitudes, les clés de voiture, l'heure de la montre, les résultats sportifs, toutes ces choses qui nous relient au monde, toute cette splendide médiocrité qui fait une vie, tout cela s'arrête définitivement.
+ Lire la suite
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le_Bisonle_Bison08 janvier 2017
Je disposais de deux trajets pour rejoindre la côte atlantique. Soit les routes du Gers, par Auch, l'austère, les coteaux des vins de Saint-Mont, Manciet, le circuit de Nogaro, puis les routes des Landes, Mont-de-Marsan, et Dax qui sentait presque déjà la pipérade. Je pouvais également rejoindre Bayonne par Martres-Tolosane, traverser les nappes malodorantes des usines de pâte à papier de Saint-Gaudens, frissonner dans l'air vivifiant du plateau de Lannemezan, plonger dans la rampe de Capvern, oublier Tarbes, négliger Pau, prier pour que le vent souffle dans le bon sens afin d'échapper aux effluves putrides de mercaptan relâchées par les raffineries de Lacq, puis cingler vers Orthez, Peyrehorade, Biarotte, les bords de l'Adour, et le goulet d'Anglet. Mais ce que j'aimais par dessus tout, c'était la traversée et la descente de Bidart, qui ne ressemblait pas à grand-chose et ne laissait raisonnablement rien espérer de bon, et pourtant soudain, sur la droite, le miracle s'opérait et une ouverture inespérée s'offrait sur l'océan, une promesse d'immensité, l'ourlet grossier de la plage et l'air iodé qui s'engouffrait soudain par la vitre ouverte. J'avais l'impression de retrouver un ami d'enfance qui m'avait attendu toujours au même endroit, saisons après saison, année après année. Pour un homme comme moi, venu des terres, cette trouée de Bidart était l'annonce d'une vie meilleure.
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le_Bisonle_Bison12 janvier 2017
L’asphyxie aux gaz d’échappement était la façon la moins agressive et la plus radicale de prendre congé de l’existence. J’ai lu qu’à 2% de CO2 dans l’air, la respiration devient plus ample. A 4%, elle s’accélère. A 10%, on transpire, des tremblements apparaissent et la vue se brouille. A 15%, on perd connaissance et ensuite, au-delà de 20%, le cœur s’arrête, la respiration avec lui, et toute la mémoire des joies, des odeurs, des sentiments des habitudes, les clés de la voiture, l’heure de la montre, les résultats sportifs, toutes ces choses qui nous relient au monde, toute cette splendide médiocrité qui fait une vie, tout cela s’arrête définitivement.
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le_Bisonle_Bison28 mars 2017
Je ne pouvais m’empêcher de me poser cette question cruciale avant de basculer dans les bras de la foi : a-t-il jamais existé un Dieu pour les baiseurs, un Père éternel favorisant la fornication, les intromissions, les fellations, et même pourquoi pas, puisque les moines s’y adonnent, les légères flagellations.
C’est à des choses de cet ordre que je réfléchissais en regardant les jambes de ma patronne, mais aussi ses fesses solides, ses épaules charpentées, son cou qui semblait monter au sommet de ses cheveux coiffés en chignon et retombant en palmes. J’évitais de penser à sa poitrine. De l’imaginer ruisselante dans la fontaine de Trevi tandis qu’elle répétait « Marcello, Marcello, I don’t want to die ».
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le_Bisonle_Bison02 mars 2017
« Après-demain, 24 décembre, cela vous convient ? Alors, 11 heures au crématorium. C’est la meilleure heure. » Je n’ai jamais compris ce que cet employé des pompes funèbres entendait par là. Y avait-il vraiment une « meilleure heure » pour être réduit en cendres ? Cela avait-il un rapport avec la qualité de la combustion, plus efficace en fin de matinée ? L’excellence du public, l’affluence, des gens plus disponibles aux alentours de midi ? Le flux lacrymal, rechargé par une bonne nuit de sommeil, davantage apte à charrier des flots de chagrin ?
On allait donc mettre mon père au four à « la meilleure heure » pour un tarif de base. La mort, parfois, savait tenir son rang.
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Vidéo de Jean-Paul Dubois
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