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EAN : 9782757803165
154 pages
Éditeur : Points (04/01/2007)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 118 notes)
Résumé :
Un électricien victime de fous rires intempestifs perd son travail. Une femme renonce à son fantasme d'amant viril et charbonneux de peur de salir son tailleur beige. Un écrivain brise en mille morceaux, à la fin de chaque livre, le siège sur lequel il l'a écrit...
Entre Desproges et Beckett, des instantanés insolites, féroces et extrêmement drôles des petits dérapages de la vie quotidienne.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  22 juin 2020
Parfois je ris tout seul...
AVERTISSEMENT : le titre de ce livre est totalement fictif

aucune ressemblance avec un lecteur... bla bla bla... bla bla bla...
De cela, tu t'en doutais avant. Mais l'époque que nous vivons mérite donc ce préambule, pour éviter toute velléité à procès intenté. Parfois je ris tout seul est une élucubration probablement sous emprise de l'alcool de la part de l'auteur, parce que je ne ris jamais, seul ou accompagné. C'est bien connu. Je ne ris jamais, j'ai la gueule triste comme d'autres ont l'amour triste, moi c'est la vie, tout court. Alors, tu vas me dire pourquoi ai-je entrepris la lecture d'un tel bouquin, dont le titre feel-good ne te ressemble guère.
Et finalement, après moult hésitations et bières, j'ai ouvert les premières pages, elles se lisent vite, nettement plus vite qu'une première gorgée de bière qui épanche la blancheur de sa mousse sur mes lèvres asséchés. Oui, j'ai les lèvres sèches, pas toi ? Et j'y ai pris un certain plaisir, non pas de voir ces lèvres s'humidifier mais de lire ces petits mots. de minuscules écrits, une page ou deux maximum, genre pensées instantanées dans lesquels j'y ai pioché quelques moments de spleen, des situations absurdes, des passages cyniques, mes maux du quotidien.
Le sujet de prédilection, l'absurdité de l'instant ou le triste destin de la vie de couple à l'image de ce bouquet fané sur la couverture. Les défauts de ma femme, ceux de toutes les femmes, mes penchants misogynes, mes dérapages au quotidien, la tristesse qui me colle à la peau. Oui, ce livre parle de moi, le pauvre type qui fantasme sur une brune en talons aiguilles, le pauvre type qui a peur de se regarder dans le miroir, un reflet à faire peur les belles brunes, autant que le silence d'un homme dans le lit d'une femme après l'amour - ou avant - brune ou blonde. Une nouvelle Ford, le bruit d'une tondeuse, un téléphone qui sonne ou pas, des heures qui s'écoulent à Tokyo dans un hôpital ou dans une chambre d'hôtel, la rencontre d'un chien, d'un ours ou d'une langouste, bref y'a du tout et surtout du n'importe quoi qui que peu importe car
Parfois je bois tout seul.
Parfois je lis tout seul.
Parfois je ris tout seul...
(Rayer les mention inutiles)
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FredMartineau
  23 septembre 2018
Il m'aura fallu un voyage en train pour l'achever. Un format d'écriture très La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules de Philippe Delerm qui m'avait beaucoup plu, tandis que ce livre de Jean-Paul Dubois me laisse dubitatif. Ce Parfois je ris tout seul ne m'aura que de trop rarement intéressé ou détendu les zygomatiques...
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AgatheD
  23 octobre 2014
Après avoir lu vous plaisantez monsieur Tanner,j'ai beaucoup apprécié ce titre.
je le lisais dans le tgv au retour de Paris et je n'ai pas vu le temps passer et je riais toute seule parfois,ou alors j'étais etonnée ou surprise,jamais indifférente,et à chaque page je relevais la tête dans mes songes en pensant à ce que cela évoquait en moi; quel livre sympathique,un bon petit compagnon de voyage....j'aimerais en lire d'autres
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SebastienFritsch
  11 novembre 2012
Parfois je ne ris pas du tout.
Parfois je ne souris même pas.
Parfois, je soupire d'ennui.
Parfois je suis consterné.
Parfois, j'hésite à abandonner.
Parfois, je me demande pourquoi j'ai voulu tenter de nouveau de lire cet écrivain qui m'avait déjà déçu.
Parfois je me demande comment on peut écrire des textes pareils, en rabâchant tous les poncifs éculés de la haine conjugale, de la haine filiale, de la haine du voisin, de la haine bête et méchante, sans même un peu d'imagination ou de classe.
Parfois je me demande comment on peut publier des bouquins pareils, avec une quatrième de couverture aussi mensongère ("Entre Beckett et Desproges, des chroniques féroces et excessivement drôles" (je cite de mémoire). Pauvre Beckett ! Pauvre Desproges !)
Parfois, je me demande comment on peut vendre ces mêmes livres.
Parfois, je me demande comment on peut les acheter.
Et puis je me souviens que ce livre je l'ai trouvé, avec d'autres, à la bibliothèque de mon quartier, qui les soldait à prix d'ami, au profit d'une association d'aide à l'enfance. Alors, je souris tout seul. Merci pour eux, monsieur Dubois. Ce livre aura au moins servi à ça.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
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valdemosa38
  26 décembre 2011
curieux petit livre ...Il sagit de petites scenes ou de descriptions d'instants.... d'émotions....comme un flash ....sur une demie page et jusqu'à une page et demie....
Voilà, vous êtes ds un train ....et vous regardez pendant deux secondes les gens sur le quai d'une gare , le temps d'une correspondance et le train repart ... Vous repartez avec lui rempli de qqs choses , comme un gout ds la bouche. Parfois amer parfois sucré, parfois acide ....Se construit alors une cathédrale ds votre coeur, un truc qui vrombit doucement, vous cherchez la note et vous la trouvez et vous vous dîtes " mais comment il fait ? "
Je trouve que chaque petit instantané pourrait servir de démarrage à une nouvelle ds un atelier d'écriture ...
En tout cas, à lire ...
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   26 mai 2011
"Tu vois, cette tristesse-là, je ne suis pas capable de t'expliquer d'où elle vient. Des fois, je ne pense à rien, je regarde des crayons posés sur une table, ou un téléphone qui ne sonne pas, ou une voiture qui passe, enfin je surveille d'un oeil des choses qui ne veulent rien dire. Et tout d'un coup, tu vois, je ne sais pas pourquoi, mais ça vient, je me sens devenir triste."
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MarymaryMarymary   28 juillet 2020
Cric
- Passe-moi le tournevis.
- Lequel ?
- Celui avec le manche orange.
- J'en vois pas avec le manche orange.
- Bon Dieu, tu l'as devant le nez !
- C'est pas un tournevis à manche orange, c'est un tournevis à manche rouge.
- Bon, fais pas chier, envoie-le.
- C'est pas la peine de t'énerver.
- Merde, je suis coincé sous la bagnole et toi tu te prends pour Picasso avec tes rouges et tes orange.
- Picasso n'a jamais beaucoup utilisé le rouge et l'orange.
- C'est ça, d'accord. Quand t'auras fini avec tes conneries, tu mettras le cric sous le longeron à l'avant.
- Où il est, le cric ?
- Quelque part par là, cherche un peu, comment veux-tu que je le voie, moi, de là où je suis.
- J'en vois deux crics. Un rouge et un bleu.
- Amène le rouge, comme ça y sera assorti au tournevis.
- Arrête. Le rouge est mieux que le bleu ?
- Non, tête d'ours. Mais le bleu c'est celui à Picasso et il aime pas qu'on se serve de ses outils.
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le_Bisonle_Bison   15 juin 2020
- Tu sens le parfum.
- Je me suis arrêté chez ma mère.
- Et depuis quand, ta mère, elle se met un parfum de poule ?
- J'en sais rien, moi.
- Et en plus, tu me prends pour une imbécile !
- Pourquoi faut-il que tu fasses toujours des histoires ?
- Je vais lui téléphoner, moi, à ta mère, pour lui demander le nom de son parfum.
- Laisse ma mère tranquille.
- Alors c'est qui la parfumeuse, hein, qui ?
- Mais il n'y a pas de parfumeuse, il n'y a personne. Simplement au bureau j'ai prêté ma veste à une fille qui avait froid et l'odeur de son eau de toilette a dû imprégner le tissu, voilà !
- Comment tu sais que c'est de l'eau de toilette et pas du parfum ?
- T'es vraiment siphonnée.
- Pourquoi m'avoir dit que c'était le parfum de ta mère ?
- Mais, bon dieu, parce que je le croyais, j'avais oublié l'histoire de la fille.
- Et qui c'est, alors, la frileuse ?
- Mais personne, une fille du bureau.
- Tu lui diras de ma part, à la fille du bureau, qu'au lieu de se ruiner dans des parfums de pétasse, si elle a froid, elle a qu'à s'acheter des pulls.
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le_Bisonle_Bison   22 juin 2020
- Tu sais de quoi je rêve, parfois ?
- Non.
- D'un gros malabar remontant de la mine couvert de charbon et de transpiration qui me coince dans son vestiaire et qui me prend tout habillée, debout, en soulevant juste la jupe de mon tailleur de lin, le beige, tu sais, celui qui a des fronces.
- Marie-Odile, ma chérie, mais tu es folle !
- Ecoute, je n'en peux plus ! Edouard est de pire en pire. Tu le connais, ça n'a jamais été une épée, mais depuis quelque temps il est vraiment en dessous de tout.
- Très bien, soit, prends un amant, mais pas un ouvrier tout de même ! Quelles que soient les carences d'Edouard, il ne mérite pas ça.
- Tu as sans doute raison. Mais un mineur en fin de journée, avec toute sa crasse, ses mains rêches, ses manières brutales, son odeur forte et surtout son énorme bosse sous le pantalon, ça doit être quelque chose.
- Peut-être. En tout cas, avec ton mineur et sa si jolie bosse, tu peux dire adieu à ton tailleur beige.
- Mon Dieu, quelle horreur !
- Je ne te le fais pas dire.
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MorriszappMorriszapp   23 septembre 2009
Quand elle est rentrée, ce soir, elle a enlevé son manteau et elle m’a annoncé qu’elle avait un cancer du sein qui s’était propagé un peu partout. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai demandé : « Qu’est-ce qu’on va devenir ? » Elle a allumé une cigarette et a dit : « Qu’est-ce que tu vas devenir ? ». (p. 119).
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