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Note moyenne 3.85 /5 (sur 257 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Chamalières , le 10 août 1946
Biographie :

Renaud Camus, né à Chamalières dans le Puy-de-Dôme le 10 août 1946, est un écrivain français. Il est notamment l'auteur d'un journal tenu depuis 1985 et publié année par année.

Issu d'une famille bourgeoise de province, enfant solitaire, voire taciturne, mais très curieux, Renaud Camus fait ses études à l'école Sainte-Thècle à Chamalières (1950-1952) puis à l'école Massillon à Clermont-Ferrand (1952-1963), ville où il obtient le baccalauréat général en 1960 puis le baccalauréat de philosophie en 1963. Il entreprend ses études supérieures à la faculté de droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la faculté de droit de Paris (Assas et Panthéon, 1963-1973) où il obtient une licence en droit de l’université de Paris (1968), après un passage à Oxford (Saint-Clare's Hall) en 1966-1967. Il est diplômé en 1969, dans cette même université, d'études supérieures de droit (Histoire du droit) et licencié ès-lettres de l’université de Paris (Sorbonne). Enfin, en 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et devient titulaire d'une maîtrise de philosophie (esthétique) de la Sorbonne et d'un diplôme d'études supérieures de droit (science politique)1. De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier.
Il a successivement habité Chamalières (1946-1959), Clermont-Ferrand (1959-1965), Oxford (1965-1966), Paris (1966-1992), les États-Unis (New York, l'Arkansas où il enseigna le français et la littérature française comme chargé de cours à Hendrix College, Conway, en 1970, San Francisco en 1978), Rome, où il fut pensionnaire de la Villa Médicis de 1985 à 1987, et, depuis 1992, dans le Gers, au château de Plieux, où il a organisé des expositions de Jean-Paul Marcheschi (1993), Eugène Leroy (1994), Jannis Kounellis (1995), Joan Miró (1996), Christian Boltanski (1997) et Josef Albers (1998). Il a été également responsable de colloques, « Les Devisées de Plieux », sur le « thème du château » (1996, avec Robert Misrahi, Danièle Sallenave, Jean-Marie Goulemot, Alain Vircondelet, Serge Brunet, etc.), le « thème de la flamme » (1997, avec Pascal Quignard, Emmanuel Carrère, Jean-Paul Marcheschi, Michel Cassé, Allan Weiss, etc.), ou l'idée d'« Habiter en poète » (avec Michel Deguy, Jacques Roubaud, Jean Frémond, Paul-Louis Rossi...). Il a fondé et dirigé un festival à Lectoure, « Les Nuits de l'Âme » (1997-1998), consacré à la musique contemp
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Source : Wikipedia
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Renaud Camus
Henri-l-oiseleur   21 mai 2020
Renaud Camus
(Tweet écrit à l'hôpital).

Quand il n'y a plus de culture, on appelle culture ce qu'il y a.
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Pchabannes   15 décembre 2012
Le Grand Remplacement de Renaud Camus
L'effondrement de la langue affecte maintenant, et d’abord, ceux qui traditionnellement parlaient bien : les professeurs, les intellectuels, les journalistes, les hommes politiques.
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EricB   02 octobre 2015
Le changement de peuple de Renaud Camus
On se moque des théoriciens de la sortie de l'histoire mais l'économisme, la réduction de la vie politique à des questions de produit national brut, d'emploi, de balance des échanges commerciaux et d'équilibre des marchés, est bel et bien une forme atténuée de sortie de l'histoire - atténuée parce que cette réduction à l'économie n'a pas encore fait la preuve qu'elle excluait les guerres, civiles ou étrangères. Elle n'exclut certainement pas la violence, en tout cas, et moins encore la nocence, même si elle les fait glisser comme une poussière sous le tapis en les réduisant, fidèle à elle-même, à des problèmes de "chômage des jeunes", d'échec scolaire ou d'insuffisance du réseau des transports suburbains : comme si ces problèmes-là eux-mêmes n'avaient rien à voir avec la nature des populations, leurs origines et leurs cultures diverses. Néanmoins, face à cette conception purement comptable de l'existence et des rapports de force, toute tension qui prendrait sa source dans des questions d'appartenance ou d'identité, de race, d'ethnie, de religion, de culture, de frontière, de maîtrise d'un territoire ou de forme des institutions, apparaîtrait vite et serait dénoncée comme un archaïsme, nécessairement dangereux. Il reste qu'un peuple pour qui ces sujets-là ne comptent plus, et dont le président ne se rend plus à l'étranger qu'en tant que représentant de commerce, pour y discuter de contrats qui éventuellement seront signés au palais présidentiel entre lui-même et le président du conseil d'administration d'une firme quelconque, comme s'il s'agissait d'un traité international entre deux grandes nations, un tel peuple a déjà quitté, autant et plus que l'histoire, le temps, la conscience qu'il y a du temps, des siècles, de l'épaisseur de siècles, une chronologie, des dates, un passé, du futur, autre chose que ce présent gâteusement occupé à coïncider avec lui-même, comme le fait l'individu-type du soi-mêmisme ambiant, obsédé de l'idée d'être soi-même et rien d'autre, d'épouser exactement les contours de ce qu'il est déjà, sans jeu aucun, sans place pour le détour, la littérature, la courtoisie, la syntaxe, les formes, le destin, l'histoire.
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Renaud Camus
Henri-l-oiseleur   26 septembre 2019
Renaud Camus
Journal, 24 septembre 2019.



Les ennemis de la haine sont tellement haineux qu'ils finiraient presque par la rendre sympathique. (...) Je n'étais d'ailleurs pas du tout hostile à Melle Thunberg, jusqu'à présent ; mais je dois dire qu'avec son discours à l'ONU elle a offert une icône planétaire à tous ces enfants et adolescents dont frappe l'expression haineuse, supérieure, méprisante et vindicative, quand ils s'adressent à leurs parents et sans doute à leurs professeurs.
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EricB   02 octobre 2015
La grande déculturation de Renaud Camus
Nous n'avons chacun à notre disposition, j'y reviens, et c'est triste à dire, et c'est une platitude que de le rappeler, qu'un temps étroitement circonscrit, et que tous nos efforts et toutes nos prudences ne rendront pas indéfiniment extensible. Et je ne regrette pas d'avoir proposé ailleurs, comme une des définitions possibles de la culture, "la claire conscience de la préciosité du temps". L'homme cultivé n'a jamais trop de temps, il n'en a même jamais assez pour tout ce qu'il y a à lire, à voir, à entendre, à connaître, à apprendre, à comprendre et à aimer. L'intelligible, par son énormité, est incommensurable à son intelligence. L'existant, par son immensité, est sans rapport de proportions avec sa soif de connaissance et les possibilités de sa mémoire. L'aimable, par son infinitude, outrepasse de toute part son amour. A tout moment il doit faire des choix, c'est-à-dire renoncer à des chemins, à des livres, à des études, à des admirations et à des distractions. Et ce qu'il est, autant que par ce qu'il lit, par ce qu'il entend et par ce qu'il étudie, il l'est par ce qu'il ne lit pas, par ce qu'il ne fréquente pas, ce à quoi il refuse de perdre son temps, ce temps que la culture rend précieux.
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Renaud Camus
Henri-l-oiseleur   17 septembre 2019
Renaud Camus
Journal 2019, entrée du 17 septembre 2019.

... C'est bien pourquoi tous ces fantasmes d'union de la droite, d'union des droites, n'aboutissent jamais à rien. La droite veut bien un moment, pour complaire à ses électeurs, s'associer à la résistance au changement de peuple et de civilisation, mais, outre qu'une part croissante de ses électeurs potentiels sont déjà changés, et appartiennent au nouveau peuple, il lui revient toujours à l'esprit, tôt ou tard, que les intérêts qu'elle défend non seulement ne sont en rien desservis par la submersion ethnique mais qu'ils ont besoin d'elle, ou croient avoir besoin d'elle, et la souhaitent. Elle est prise entre les suffrages qu'elle lorgne et les commanditaires qu'elle aguiche. Et comme les suffrages seront toujours manipulables par les commanditaires, qui sont maîtres des machines à décérébrer et à contrôler les esprits, elle est programmée pour trahir.
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Henri-l-oiseleur   10 mai 2018
La Salle des Pierres : Journal 1995 de Renaud Camus
La parole impie par excellence, impie à l'égard de l'homme, c'est "Tu ne jugeras pas". C'est seulement à partir du moment où l'homme transgresse cet interdit divin qu'il est vraiment homme ; à partir du moment où il écarte avec répulsion le "tout se vaut" que lui suggère éternellement la mort. (...) Juger est l'affaire d'une vie. Juger c'est distinguer et distinguer encore. Les hommes ne sont égaux qu'en ce qu'ils ont de moins humain. Etre homme, c'est être inégal. Valoir plus ou valoir moins. De toute façon : valoir. Ne vaut vraiment que ce qui ne vaut pas la même chose que tout le reste.



p. 39
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Henri-l-oiseleur   19 novembre 2015
Hommage au Carré : Journal 1998 de Renaud Camus
Le paradoxe de ma position est que je suis le défenseur de la forme, des formes, et qu'elles ne sont guère associées (qu') à la reconnaissance et même à l'exploration de l'échec, de la solitude, de l'extrême gêne quotidienne, à défaut de la misère. Mais justement : c'est dans la vérité, surtout la plus amère, qu'il convient de garder forme à tout prix, et donc figure humaine, si dépouillée qu'elle soit, si ravinée, si corrodée. Ce visage de vaincu de la vie, cette situation objective de vaincu, ce statut d'oublié, de mal-aimé, d'ignoré, ce corps abandonné par le désir, c'est à ce journal seul qu'il appartient de les habiter avec autant de dignité que possible, sans rien cacher de leur déréliction.



p. 49
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Henri-l-oiseleur   19 novembre 2015
Hommage au Carré : Journal 1998 de Renaud Camus
L'émerveillement où ce garçon paraît plongé du seul fait de ma cordialité souriante et affectueuse à son égard confirme bien l'idée qu'on peut se faire de la brutalité et de la froideur de la petite société achrienne* parisienne, telle qu'on peut l'observer au Key West où nous nous sommes rencontrés, et où les visages, les regards et les défauts de regard, les attitudes, les propos qu'on surprend, même, tout, ou presque tout, paraît signifier que se trouve bannie toute douceur désintéressée.



*achrien : mot forgé par l'auteur pour désigner l'homosexuel. Antonyme de hinarce.



p. 445
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Henri-l-oiseleur   07 décembre 2015
L'Esprit des terrasses de Renaud Camus
Le second degré est une impasse. Nous, les lecteurs, nous sommes de bout en bout persuadés que ce que nous lisons est infiniment plus intelligent que très superficiellement il n'y paraît ; mais en fin de course nous avons tout de même la désagréable impression de n'avoir lu malgré tout qu'un petit roman d'aventures, pas particulièrement plein d'aventures, d'ailleurs ; qu'un très élégant roman policier ; qu'un trop subtil roman d'espionnage, presque exsangue à force d'être si fin. Se peut-il que la littérature ne soit que cela ?
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