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EAN : 9782213666389
216 pages
Éditeur : Fayard (02/11/2011)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Décilivilisation est le livre frère de La Grande Déculturation. Comme il faut espérer que tous les lecteurs du nouveau volume n'auront pas lu le précédent, il commence par le reprendre, sous des angles nouveaux, avant de le prolonger, mais vers l'amont, si l'on peut dire, d'aller en deçà, de s'interroger sur des problèmes qui sont antérieurs et, si l'on veut, plus fondamentaux encore que ceux qui étaient abordés dans le premier de ces deux essais.
Si La Gran... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Caligari
  24 août 2016
Le style est soigné, voire précieux... mais le côté réactionnaire décomplexé agace. Excessif...
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critiques presse (2)
LeSpectacleduMonde   20 février 2012
Poursuivant une oeuvre considérable de littérateur et de grammairien, Renaud Camus plaide, dans son dernier livre, Décivilisation, pour une certaine forme de philosophie utilitariste.
Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
LeMonde   09 décembre 2011
On peut certes juger d'emblée de tels livres réactionnaires, trop politiquement incorrects pour ne pas nourrir le rêve de corrections sévères à coups de martinet ou de férules moins caressantes encore, et il y a de ça : difficile tout de même d'envisager l'ordre ancien comme une utopie et d'y aspirer de toutes nos forces. [...] Cependant, les pamphlets contre l'époque ont toujours un côté vengeur et réjouissant lorsque les allergies de l'auteur rencontrent les nôtres.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   25 juin 2017
La société devient de plus en plus brutale, non seulement violente et délinquante, criminelle, mais à tout moment grossière, agressive, mufle, incivile, à mesure qu’elle est plus idéologiquement et médiatiquement bien-pensante : comme si l’exigence là la libérait de toute contrainte ici, et l’idéologie de la morale. Les mêmes qui, en sortant d’un ascenseur, passent devant vous en vous marchant sur les pieds sans vous voir et sans interrompre leur conversation avec des tiers sont prêts à vous donner l’instant d’après de sérieuses leçons sur l’égalité entre les hommes, entre les hommes et les femmes, entre les enfants et les vieillards, entre les races qui n’existent pas. D’une société qui n’a d’autre mot à la bouche qu’ouverture et diversité s’efface progressivement le regard, cette façon de reconnaître l’autre et d’abord de le voir et de laisser paraître qu’on le voit, qu’on lui fait sa place dans la communauté d’espèce.

Le regard, le regard poli échangé, m’a toujours semblé le contraire le plus exact du racisme véritable, parce qu’il est acquiescement muet à la fraternité d’appartenance. Mais notre époque, la plus obsédée qui ait jamais été, et pour cause, par la bonne pensée dogmatico-antiraciste, est en même temps, je crois bien, est-ce par coïncidence, celle qui a inventé la ridicule affectation de ne pas voir, de ne pas voir l’autre, fût-on enfermé trois minutes durant avec lui, entre vingt étages, dans une cabine d’un mètre carré, le croisât-on sur un sentier de montagne ou partageât-on avec lui une salle de petit déjeuner d’hôtel ; de ne pas le voir et, a fortiori, de ne pas le saluer, fût-ce d’un discret signe de tête ou d’une esquisse de sourire.
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enkidu_enkidu_   25 juin 2017
La culture est liée aux maisons, aux bibliothèques, aux collections privées si modestes soient-elles, aux jardins, à une inscription de l’individu dans le paysage ou dans le quartier, à une expérience héritée du temps, rendue palpable par des objets, des souvenirs, des images, des livres fréquentés dès l’enfance, d’incertains récits, une mythologie intime, le roman familial. On a créé un monde d’éternels nouveaux venus, de fils de personne, auxquels l’espace sensible ne parle pas et qui le traversent sans le voir, tout fiers s’ils peuvent offrir à leurs enfants, à l’arrière de la voiture, une véritable petite salle de cinéma, qui leur permet de voyager sans s’ennuyer, et de n’avoir pas à regarder par la portière. Comment s’étonner si les uns et les autres sont si indifférents à la mise à sac du visible, du foulable, du traversable, du respirable (si mal, si peu), par la laideur, par l’appât du gain, par une conception purement matérielle et pour le coup post-culturelle du territoire, envisagé du seul point de vue de ce qu’on peut espérer en tirer en termes d’exploitation, comme “retombées économiques” (prononcez : au bénéfice de l’emploi).
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ArnoTArnoT   09 novembre 2019
Si l’enfant qui a reçu chez lui ce qu’il était convenu d’appeler naguère une “bonne éducation” est seul, ou presque seul, dans une classe ou dans un collège, un lycée, à en mettre en application les principes, ces principes risquent fort de n’être pour lui qu’un facteur d’isolement, voire d’animosité des autres à son égard, ou de ségrégation. On connaît le sort peu enviable, au sein des classes à fort taux de diversité sociale ou ethnique, des infortunés bouffons ; il est encore bien pire dans les cas où ils sont eux-mêmes, de la diversité, les uniques représentants.
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ArnoTArnoT   09 novembre 2019
La vérité c’est qu’en matière d’éducation il y a un amont de l’école et du système scolaire, j’y reviens, que cet amont est très principalement constitué par les parents, la famille, le milieu d’origine, et qu’il joue un rôle déterminant, capital, pour la suite de l’histoire.
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