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Note moyenne 3.33 /5 (sur 259 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1969
Biographie :

Vincent Delecroix est diplômé de l’Ecole normale supérieure, docteur agrégé en philosophie et Maître de conférences à l’université.

Il est remarqué pour la première fois en 2003 avec son premier roman Retour à Bruxelles, dans lequel il est question d’une idylle condamnée d’avance entre deux personnes.

Encouragé par ce succès, il publie successivement en 2004 A la porte, puis un essai intitulé La Preuve de l’existence de Dieu, titre explosif à l’heure où les églises ne cessent de se vider. Fasciné depuis toujours par Kierkegaard, il écrit encore Post-scriptum aux lettres philosophiques, Kierkegaard en 2005.

Il publie en 2006 un autre roman Ce qui est perdu,soliloque où le fantôme obsessionnel du philosophe danois revient avec son existentialisme déroutant tout en s’interrogeant sur la finalité de l’Amour.

Son dernier roman (2007) La Chaussure sur le toit suscite les éloges de la critique pour la "mise en abîme permanente, la dérision, le côté obsessionnel "de ce "conte pour enfants".
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Source : pjef.net/
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Pourquoi il faut dire... non ! .
Saviez-vous qu'il existe plusieurs formes de "non" ? Que l'ironie et la pudeur sont des formes de négativité ? Ou encore que le rêve lui-même est une des formes du "non" puisque s'opposant à la réalité ? Voici quelques idées sur la notion de négation, développées par le philosophe Vincent Delecroix.

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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
gavarneur   18 mai 2017
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Depuis ce jour, à la question rituelle que je me pose le matin en me regardant dans le miroir de la salle de bains pour me raser, à cette question rituelle : es-tu un salaud ou un crétin ? je réponds désormais et invariablement : les deux.

Page 132
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gavarneur   16 mai 2017
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
le regard de la femme de ma vie se porte une nouvelle fois sur moi et j'ai l'impression que mes cheveux blanchissent d'un seul coup, comme ceux de Charlton Heston sur le mont Sinaï.

Page 124
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Petitebijou   04 août 2012
Chanter : Reprendre la parole de Vincent Delecroix
Mais en réalité, ce qui nous choque alors n'est pas seulement la discordance entre le corps qui s'entend et le corps qui se voit. Si discordance il y a, c'est entre la représentation culturelle que nous avons du chant, c'est-à-dire tout ce que la culture y adjoint en termes de valeurs, de symboles, de clichés même, qui nous pousse à voir le corps chantant comme un corps spirituel (et il l'est en effet), et le démenti que lui présente ce corps intégral. Ce qui nous trouble alors nous trouble en réalité chaque fois que nous voyons et entendons chanter : c'est la présence massive de ce corps-là - son intégral dévoilement, son exhibition sans reste. Il n'y a pas de plus radicale exposition de soi-même. Ce qui nous trouble et nous fascine, c'est l'impudeur du chant.
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gavarneur   15 mai 2017
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Je ne dis pas qu'il ne faut pas lire les Tragiques grecs, mais ce n'est pas une lecture sans risque, c'est tout. Marquis dit avec emphase que ça traite de choses éternelles, de la condition des hommes (rarement de celle des chiens, il faut le dire et, d'ailleurs, de manière assez peu flatteuse), du sens de la vie, du destin, etc., mais il n'y connaît strictement rien, il prend juste des airs : il croyait que Sophocle, ça désignait un genre particulier de lunettes. (Monocle, crétin, ou binocle).

Page 172
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letilleul   28 décembre 2019
Apprendre à perdre de Vincent Delecroix
Un jour nous allons tout perdre et nous le savons bien. Mais la perte a commencé bien avant : elle est partout dans notre existence. Non seulement nous perdons, tous et toujours, mais nous vivons avec ce qui est perdu, parlons avec les morts, errons dans nos souvenirs, rêvons de restitution. Ces expériences donnent à notre vie une irréductible dimension de survie. Presque à chaque instant, il faut apprendre à perdre.
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Marsup   18 mai 2010
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Oh mon amour, je voudrais que, là où tu te trouves, tu ne souffres plus jamais. Par moments même, je voudrais que tu m'aies oubliée, pour que je ne sois pas un objet de souffrance pour toi. Et puis, le moment d'après, bien sûr, je voudrais que tu ne m'oublies jamais, au contraire, et n'être pas la seule à regarder par la fenêtre en pleurant, à rester là comme une idiote, les bras ballants, inutile, avec tout mon corps inutile et mon sourire pour personne, ces dents éclatantes pour ne rien croquer, et tous ces jours vides devant moi.

Au moment où je t'ai perdu,j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui. Cette souffrance-là aiguise les autres, et les creuse et les écorche à chaque instant. Je veux bien que les souvenirs me brûlent, mais je ne sais pas quoi faire avec ce présent vide, cette plaie.

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sabine59   15 août 2017
Ascension de Vincent Delecroix
Tu comprends , il ne suffit pas d'avoir une légère tendance à l'affabulation et l'air perpétuellement dans la lune ( et le lecteur goûtera bien sûr tout le sel prophétique mais involontaire, d'une telle remarque) pour avoir le droit, je dis bien le droit, la légitimité,l'autorisation d'écrire de la littérature et des romans en particulier.
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julinou   11 février 2011
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Au moment où je t'ai perdu, j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui.
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luocine   27 août 2009
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
J’ai poussé un soupir en pensant à la tête de mon patron, demain : je suis fatigué mais c’est parce que ma fille a vu un ange cette nuit, vous comprenez ? Ça n’arrive pas tous les jours .
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Schimisa   17 avril 2014
La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Ayant mis au point à l'avance le jeu des questions et des réponses, je n'ai bientôt plus prêté attention à ce qu'il disait et je m'attardais davantage sur la question de savoir où il avait acheté sa chemise. (Pouvoir m'acheter de telles chemises, m'avait-il confié dernièrement au restaurant, qui assurent un succès presque immédiat auprès des filles, c'est la raison première de ma vocation philosophique, la seconde étant de vouloir libérer l'humanité des mensonges qui l’oppriment.) Lorsque, soudain, j'ai subi un choc de plein fouet. Il s'est passé quelque chose de totalement inattendu : j'ai entendu une voix.

Et cette voix m'a dit, très distinctement : qu'est-ce que tu fous ici?

Le choc a été tel que je me suis redressé brutalement, envoyant valdinguer toutes mes fiches. Je me suis tourné vers mon invité que mon violent mouvement avait coupé net en plein milieu d'une phrase (il faut bien dire la vérité, même si ça peut faire grincer des) et qui fixait maintenant sur moi des yeux ahuris. Puis je me suis tourné tour à tour vers chacun de mes chroniqueurs stupéfaits et figés.

Il y eut un blanc.



Un silence qui a duré quelques secondes, effroyable. De nouveau, je me suis retourné vers mon invité et, ayant totalement oublié que j'étais à l'antenne, comme on dit, je lui ai demandé : qu'est ce que tu viens de dire?

Après un bref moment de surprise pendant lequel il a cherché à son tour le regard des chroniqueurs, il a esquissé un sourire, a toussoté et a repris : je disais qu'il faut bien dire la vérité, même si ça peut faire grincer des. Non, non : avant ça.

De nouveau, un blanc.



Les chroniqueurs, maintenant, regardaient dans tous les sens, complétement affolés (l'émission était, comme chacun s'en souvient, en direct et en public). Mais à cet instant même, j'ai compris que ce n'était pas lui qui avait parlé, que cette voix venait d'autre part. Un instant j'ai été saisi d'une très courte mais très intense terreur. Juste un instant. Après quoi, je me suis ressaisi. Laisse tomber, lui ai-je dit, continue ton speech. Plutôt ébranlé, il a repris tant bien que mal le fil de son propos. Mais c'est à ce que moment là que c'est faite la véritable révélation. Et, sous le coup de cette découverte éclatante, j'ai eu le sentiment de déclarer à haute voix : mais qu'est-ce que je fous ici? La fin de l'émission a été un désastre.
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