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ISBN : 2841616010
Éditeur : Albouraq (01/06/2012)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Référence e-slamshop : BOU168
Editeur : Edition Al-Bouraq
Collection : Revivification des sciences de la religion
ISBN : 978-2-841611-76-0
Auteur : Imam Abu Hamid Al Ghazali
Date de parution : 2002
Langue : Français
Dimension : 145*215 mm
Nombre de pages : 99 pages
"La délivrance de l'erreur" est traduit par Hassan Boutaleb


Al-Ghazali, surnommé hujjat al-islam, ‘‘la Preuv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
enkidu_
  11 juillet 2014
Autobiographie intellectuelle et aveu spirituel d'un génie universel - Al Ghazalî (m. 1111) est à la fois juriste reconnu (école shafi'î), psychologue incisif, maître de la dispute dialectique (kalâm), commentateur du Coran (tafsîr), autorité dans la spiritualité islamique (tassawûf) ... -, elle décrit comment notre auteur, assoiffé de savoir depuis sa jeune enfance, a parcouru les cimes de toutes les théories (autant les sciences dites "exactes" que religieuses) pour arriver au sommet de la gloire intellectuelle (dont la manifestation est la charge de professeur à la prestigieuse madrasa nizamiyya de Baghdad), avant de chuter dans les abîmes du doute ; le "doute" cartésien a, réellement, été sa méthode, mais aussi un corbillard pour des années - aussi, en état de "crise spirituelle", il décida alors de se "ressourcer" dans les lieux saints de la sainteté abrahamique, tels Damas, Jérusalem, ... il devint alors soufi, considérant qu'ils sont les seuls à posséder une théorie de la connaissance (épistémologie) qui puisse sonder la Réalité (al Haqq ; le Vrai matriciel, un nom d'Allâh) dans Son intimité réalisatrice, par divers mouvements de purification de l'âme, là où le "dialecticien" ne s'arrête qu'à la façade, sans connaître l'architecture - c'est la traditionnelle distinction platonicienne et pythagoricienne (et donc égyptienne au départ) entre dianoïa (spéculation discursive) et noesis (intuition intellectuelle).
Comme Frank Griffel l'a montré dans son "Al-Ghazali's Philosophical Theology", notre homme n'apparaît nullement comme étant "contre la science" ou même la raison (!) : au contraire, il souligne plusieurs fois l'importance capitale des sciences exactes, et traître presque d'ennemis de la religion ceux qui nieraient leur importance "au nom de la foi", car, en réalité, ils la décrédibiliseraient non seulement aux yeux des "rationalistes", mais aussi trahirait son esprit (puisque les sources scripturaires nous appellent à méditer les merveilles de la Création, de la mouche jusqu'aux orbites planétaires.)
Ce qu'il critique, c'est la théodicée ou les élucubrations métaphysiques des aristotéliciens d'Islâm (Ibn Sina ou Avicenne et Al Farabi), qui - selon lui - entrent en contradictions avec les principes fondamentaux de la foi.
Pourtant, il ne nie pas toute la philosophie, et en réalité a lui-même écrit des traités de kalâm ("théologie philosophante") et de logique mais surtout - comme l'ont prouvé Frank Griffel, Robert Wisnovsky, ... - il a "formalisé dans l'orthodoxie" la philosophie (et le soufisme) au point que cette discipline a connu... un Age d'Or après (!) notre "destructeur de la philosophie".
Une personnalité complexe donc, qu'enfermer dans un cadre ne ferait que désavouer notre propre lecture - appauvrie - du personnage.
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Lindelos
  04 février 2014
Ce livre est en fait l'autobiographie de l'imâm al-Ghazâlî. Il y décrit son apprentissage et son parcours intellectuel qui l'a mené vers le soufisme. Ce livre est un des derniers écrits par l'imâm et il y mentionne la plupart de ses autres grands ouvrages.
La traduction est de très bonne facture et agréable à lire. Concernant le texte arabe, il manque beaucoup de hamza, rendant la lecture parfois un peu compliquée mais ce problème est pallié par la traduction.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   14 décembre 2014
Ce genre de science certaine, cependant, l’examen de mes
connaissances me montra que j’en étais dépourvu, sauf en ce
qui concerne les données sensibles et les nécessités de raison.
Je fus alors livré au désespoir, me trouvant incapable
d’aborder les problèmes autres que les évidences — celles des
sens et celles de la raison. Il me fallait clairement discerner la
nature de ma confiance dans les données sensibles et de mon
assurance d’être à l’abri de l’erreur dans les nécessités de
raison. Ces sentiments sont-ils analogues à ceux qu’éprouvent
la plupart des gens à l’égard des connaissances spéculatives?
S’agit-il, au contraire, d’une certitude sans illusion ni surprise?
Je m’astreignis donc à considérer les données sensibles et
les nécessités de raison, m’essayant à les mettre en doute.
J’en vins alors à perdre foi en les données sensibles. Et ce
doute m’envahissait, se formulant ainsi:
Comment se fier aux données sensibles? La vue, pourtant
le principal nos sens, fixant une ombre, la croit immobile et
figée et conclut au non-mouvement. Au bout d’une heure
d’observation expérimentale, elle découvre que cette ombre a
bougé, non pas d’un coup, mais progressivement, peu à peu,
de sorte qu’elle n’a jamais cessé de se déplacer. L’oeil regarde
une étoile: il la voit réduite à la taille d’une pièce d’un dinâr[1],
alors que les arguments mathématiques montrent que cet astre
est plus grand que la terre.
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enkidu_enkidu_   22 avril 2015
Il suffit que l’on dise – afin que les autres puissent en tirer profit – que l’on a acquis la certitude que la Voie des sûfis est celle qui – en particulier – porte à Dieu – que Son Nom soit exalté, que les sûfis ont la meilleure conduite (al-sîra), suivent la Voie la plus juste et que leur caractère est le plus pur.

Je dirai même plus : si l’intelligence des intellectuels, la sagesse des sages et la science des doctes occupés à étudier les secrets de la Loi religieuse s’unissaient pour modifier quelque chose à la conduite des sûfis et la remplacer par une meilleure, ils n’y parviendraient pas. En effet, leur mobilité et leur immobilité, intérieures et extérieures, sont entièrement tirées de la Lumière du Tabernacle de la Prophétie (nûr mishkât al-nubuwwa), l’unique Lumière éclairante sur terre.
(…)
Les visions (al-mushâhadât) et les dévoilements (al-mukâshafât) commencent dès le début, et il arrive même que les sûfis voient les Anges et les esprits des Prophètes en état de veille (yaqaza), qu’ils les entendent et tirent profit [de leur présence].

L’état spirituel s’élève ensuite de la vision des figures et des images à des stations ineffables. Nul n’est en mesure d’expliquer ces degrés, [s’il tentait], sa formulation contiendrait alors inévitablement des erreurs. La Proximité (al-qurb) de Dieu est telle que certains ont cru voir Dieu descendre en eux (al-hulûl), d’autres s’unir à Lui (al-ittihâd) et d’autres enfin, parvenir au Terme du Voyage vers Dieu (al-wusûl).
(…)
Cette Proximité ne se réalise que par l’expérience directe de l’itinérant sur la Voie. Celui qui par contre n’a pas eu la félicité de goûter à cette expérience, mais qui toutefois fréquente suffisamment les sûfis, peut comprendre et acquérir la certitude de la réalisation [de la Proximité] en les écoutant et en les observant.

Celui qui participe à leurs réunions sera convaincu de leur état et ne sera jamais malheureux.
(…)
Derrière ceux [qui croient aux expériences sûfies], se cache une foule d’ignorants qui tiennent ces expériences pour dénuées de tout fondement ; ils s’émerveillent des discours de ce genre, les écoutent en se moquant et s’exclament : « Quelle histoire ! Quel délire ! »

Dieu a dit de ces personnes : « Il en est qui te prêtent une oreille attentive puis, sortis de chez toi, ils demandent à ceux qui ont reçu la Science : « Que vient-il de dire ? ». Ceux-là sont ceux dont Dieu a scellé le cœur et qui ne suivent que leurs passions » (Qur’ân 47 : 16). Dieu les a rendus sourds et aveugles. (pp. 109-115)
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