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Critiques sur Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens (55)
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zazimuth
27 novembre 2015
Énorme coup de coeur pour ce roman pour ados emprunté à la médiathèque !!!
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une histoire d'amour et d'amitié aussi intense et sensible. La lecture en est électrisante.
Simon a 16 ans ; il est lycéen avec ses meilleurs amis Léah, Nick et Abby. Il vit dans une famille heureuse et aimante dont les parents sont plutôt cool avec une petite soeur et une grande soeur.
Sa vie est bouleversée parce qu'après avoir découvert un message sur le site Tumblr du lycée il a commencé à entretenir une correspondance électronique avec un autre lycéen en s'avouant leur homosexualité et la difficulté à gérer sa révélation publique (coming out). Petit à petit, Simon tombe amoureux de Blue dont il attend les réponses avec impatience. Il commence à vouloir connaître son identité réelle.
J'ai aimé à la fois la réflexion sur la difficulté à vivre son homosexualité publiquement à un âge où on n'est pas sûr de soi et la naissance de l'amour par correspondance qui est un bon thème qui permet de parler des sentiments.
Bref, ça donne presque envie de le relire une deuxième fois dans la foulée !
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Maliae
09 juin 2016
Ce livre c'est ma nouvelle Bible tellement j'ai adoré. Et pas seulement l'histoire, mais parce que l'auteure parle de pleins de sujets que j'adore. Les mangas, les fanfictions (et bon sang, elle parle des fanfictions Drago x Harry, quoi, meilleure chose du monde), il y a des persos juifs, des persos noirs, elle parle d'hétéronormativité (même si c'est pas le terme utilisé), de sexisme, de bisexualité aussi bien que d'homosexualité masculine et féminine, elle parle des médias, de musique aussi, de relations fraternelles. Et puis presque tous les personnages sont hyper attachants, Simon, Leah, Abby, Nick, Garrett, Bram, Cal, les parents, les frangines, et bien sûr Blue. Bon j'ai eu beaucoup de mal avec Martin, ça c'est sûr.

Quand j'ai ouvert ce livre, je savais que je ne pourrais pas me coucher et dormir tant que je n'aurais pas tourné la dernière page, il y a des livres comme ça qui nous happent tellement qu'il est impossible d'en finir tant qu'ils nous ont pas lâché. Et ça n'a pas raté, impossible de le refermer, je ne pouvais tout simplement pas arrêter de lire, je ne pouvais pas me coucher et dormir, sans savoir, sans continuer.

Simon est un personnage hyper attachant, il est tellement adorable, il a des très bons amis, des soeurs géniales aussi. Et si les télés réalités c'est pas mon truc, j'adore quand même ses parents qui sont à fond dans leurs délires. Honnêtement, j'ai quasiment deviné tout de suite qui était Blue, mais ça n'a pas vraiment d'importance, parce que ce qui est important c'est leur relation. Comme elle évolue, comme elle est belle, comme elle m'a fait glutisé. J'ai adoré Simon, complètement accro. Et qui a été amoureux (surtout à l'adolescence) peut se retrouver dans ses absences, dans sa façon de toujours penser à Blue. Ça m'a vraiment touché tellement c'était mignon au possible.

J'ai aussi apprécié Simon, parce que même s'il a des amis, qu'il n'a pas vraiment de problèmes à l'école, il reste un peu un OVNI. Les fêtes ne le mettent pas vraiment à l'aise, il est plutôt du genre à éviter certains événements, et il trouva la bière assez dégueu. Puis Leah, sa meilleure amie, est une fille hyper chouette (je me suis tellement identifiée à elle, un truc de fou).

Surtout, ce qui est important, c'est que j'ai trouvé qu'on tombait jamais dans le cliché, et c'est vraiment bien foutu. Mais ça parle également des propos ordinaires homophobes qu'on peut balancer en toute innocence, sans savoir que ça peut blesser. Dans un monde hétéronomartif, forcément on peut avoir des propos qui vont être déplacés. Par exemple, quand Abby parle de Simon et Léah, sans même penser qu'il pourrait aimer les garçons. Ou le père de Simon qui fait toujours des blagues sur les gays (même s'il n'a rien contre, il en fait quand même). J'ai trouvé ça plutôt important de montrer qu'on vivait dans un monde où on considérait qu'être hétéro était la normale, alors que non. Pourquoi est ce que ça devrait être cette sexualité qui est prise en compte? Sans jamais penser que ça peut être différent? C'est fait tout en douceur, c'est super agréable et c'est très bien traité en plus. Ça parle aussi un peu du racisme et du sexisme, celui qui est tellement encré en nous qu'il en devient inconscient.

Puis j'ai adoré l'écriture. C'était une écriture simple, mais en même temps, Simon parle très bien, décrit ses sentiments, on vibre avec lui, on est triste avec lui, on est en colère avec lui, on est amoureux avec lui.
J'ai été triste par moment, sérieux j'ai même eu une boule dans la gorge plusieurs fois, et puis j'ai gloussé, roucoulé. Je viens de me relire des passages (c'est pour dire).

Bref c'était trop bon, je recommande, je veux plus de livres comme ça, qui parlent de ce genre de sujet avec ce ton léger et doux, l'air de rien.

Bravo à l'auteure et merci à elle.
Lien : https://jetulis.wordpress.co..
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orbe
08 juin 2015
Simon correspond de façon anomnyme avec Blue. Ils évoquent ensemble leur vie quotidienne, leur famille, leur homosexualité.

La complicité grandit entre les deux jeunes. Mais Martin surprend un de leurs échanges et exerce un chantage.

Se pose alors pour le lycéen, la question de l'annonce de ses préférences sexuelles à ses parents mais aussi à ses amis.

Mais ce qui préoccupse alors le plus Simon, s'est de deviner l'identité de Blue...

Un roman très américain avec une certaine décontraction dans les discussions de toute nature et l'importance accordée à tout ce qui est extra-scolaire.

Le dévoilement des deux personnages est progressif et l'on se prend à tenter à son tour de trouver l'dentité de Blue et c'est ce qui déçoit un peu au final.

Car l'essentiel est plus dans les réflexions des deux jeunes hommes et dans l'acceptation de soi. Lorsque chacun trouve le nom de l'autre il lui permet d'apparaître au grand jour et c'est comme si la personne retrouvait ainsi son entièreté.

Il n'y a pas vraiment de conflit lors de l'annonce de leur homosexualité de la part de leur entourage mais au contraire une certaine admiration pour leur courage et leur manière de s'assumer. Intéressant.
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Analire
29 juin 2017
Simon correspond depuis plusieurs mois avec un certain Blue, un inconnu qui fréquente le même lycée que lui. Sans jamais se révéler leurs véritables identités, ils s'ouvrent leurs coeurs et se racontent leurs quotidiens. Mais voilà, le temps passant, Simon commence à ressentir de l'amour pour ce garçon qu'il ne connaît pas. Des sentiments nouveaux, qu'il va apprendre à connaître et à apprivoiser.

La narration alterne entre correspondances virtuelles entre Simon et le mystérieux « Blue », et des écrits tirés du journal intime de Simon. Un mode de narration original, qui permet de dynamiser le récit.

Ce livre est un bon roman jeunesse, qui aborde de nombreuses thématiques comme l'identité sexuelle, l'acceptation de soi et le regard des autres. le titre du livre est particulièrement bien trouvé, puisqu'il met en avant l'aspect humain de Simon, qui triomphe sur son orientation sexuelle. Simon est un garçon attiré par les autres garçons, mais ça ne fait pas de lui quelqu'un de différent. Un plaidoyer qui loue la tolérance et la différence. On voit bien que l'amour est plus fort que tout et tous, et que cela ne sert à rien de lutter et de se cacher derrière de fausses apparences. L'histoire de Simon et de Blue pourrait inspirer certains lecteurs et leur permettre de s'accepter tel qu'ils sont réellement.

Cette histoire permet également de sensibiliser les plus jeunes à l'usage qu'ils font d'Internet et notamment à l'impact que peut avoir le web et les réseaux sociaux sur leur vie. L'homosexualité de Simon a été révélée via un post sur un Tumblr qui recense les commérages de l'école où il étudie. Cette information IRL va avoir une conséquence sur sa vie quotidienne, puisque tout le monde va redécouvrir Simon à travers son identité sexuelle étalée au grand jour. Et tout le monde ne va pas forcément abonder dans le bon sens, puisque Simon aura le droit à quelques petits blagues et agissements homophobes de la part d'anciens camarades.

Becky Albertalli aborde ces différents sujets avec simplicité et profondeur. Les personnages sont attachants et se laissent facilement aimer par les lecteurs. J'ai particulièrement apprécié Simon, que j'ai trouvé très touchant, notamment à cause de la sincérité avec laquelle il vit sa vie. C'est un jeune garçon courageux et persévérant, mature pour son âge, et très réfléchi. Ainsi, il vous fera méditer sur la nature du coming out. Pourquoi seuls les homosexuels devraient-ils faire un coming out ? Chaque personne devrait en faire un, pour affirmer son identité sexuelle au grand jour. Comme je vous l'ai dit, en plus d'être intelligent, il ne se laisse pas marcher sur les pieds et ne se conforment pas à la norme que la société impose.

Un joli roman, bien écrit et agréable à lire, qui nous fait réfléchir sur l'identité sexuelle couplée à la période de l'adolescence. Des sujets bien traités, qui permettent en partie de dédramatiser les questions de l'homosexualité chez les adolescents. J'ai bien aimé.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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malecturotheque
30 juillet 2015
Simon est un lycéen de 16 ans et est homosexuel. Il échange des mails avec Blue, mais un jour, Martin, un camarade de classe, découvre les échanges de mails entre les deux garçons. Bien décidé à se rapprocher de la belle Abby, une amie de Simon, Martin décide alors de faire chanter ce dernier.

Le roman a deux grandes lignes directrices : la première est de savoir qui est Blue, évidemment. Mais la plus importante à mes yeux est le sujet du coming-out. Volontaire ou non, il s'agit d'une expérience pas du tout enviable, surtout quand on ne sait pas quelle sera la réaction des proches. Becky Albertalli a choisi une approche assez juste à mes yeux, en évoquant les difficultés qui peuvent être rencontrées, les peurs, mais aussi les petits bénéfices qui peuvent en ressortir (l'acceptation de soi, le soutien des proches…). Si tout n'est pas noir dans le fait de sortir du placard, il faut toutefois bien admettre que l'approche de l'auteure dans ce livre est particulièrement positive : la famille le prend assez bien, les amis aussi. Pour autant, cela n'en est pas dérangeant puisqu'on s'attend à ce que tout se finisse bien.
Cela n'empêche pas Becky Albertalli d'évoquer les blagues sur les homos qui peuvent s'avérer très blessantes, même si celui ou celle qui fait la blague n'en a pas conscience. Ca ne l'empêche pas non plus de parler des insultes et comportements homophobes de certains élèves.
Un petit plus concernant une discussion que Simon a avec l'une de ses soeurs : pourquoi seul.e.s les homosexuel.le.s devraient faire leur coming-out ? Cette réflexion peut paraître drôle, insignifiante, et pourtant elle a toute son importance. Posez-vous la question ; « c'est normal » n'est pas du tout une réponse.

C'est un roman bien écrit, avec une histoire sympathique, agréable à lire. On suit la vie de Simon, on partage avec lui ses doutes, ses fantasmes, sa peur… J'ai bien aimé les personnages, et le héros est d'ailleurs très attachant.
Et, moi qui ai 10 ans de plus que Simon, je suis retombée en adolescence.
Enfin, pour faire simple : lisez-le, c'est une bouffée d'air frais à l'odeur d'Oréos !
Lien : https://malecturotheque.word..
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zebell
09 février 2016
Déjà, les Éditions Hachette ont tout compris en mettant une pile d'Oréo en quatrième de couverture. Ce petit détail (qui tue, avouons le) m'a fait craquer. Déplus, cet roman n'a que de bons avis. Alors pourquoi ne pas tenter ?

Becky Albertalli a une plume très légère, très drôle. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle tombe dans la plume superficielle ! Ça, c'est vachement cool quand même. Elle nous offre une narration à la première personne parfaitement bien menée, à la fois logique et puissante. Une narration utile à l'ouvrage, aux messages véhiculés.
Malheureusement, certaines phrases restent floues pour le lecteur, probablement pas très bien traduites. C'est un peu triste, car j'ai du m'y reprendre à plusieurs reprises avant de comprendre ce que voulait dire certaines phrases,réussir à attraper leur substantifique moelle. Mais rien d'une trop grande importance, heureusement. Juste une gêne occasionnelle qui pourrait rebuter certains !
La mise en page des emails me faisait également peur. Par paresse éditoriale, ceux ci sont souvent très brouillon, assez peu compréhensible pour le lecteur. Heureusement, ici, Hachette a encore marqué des points. Tout est irréprochable, nous ne confondons pas le destinataire de l'envoyeur !

Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens est un roman qui me parle énormément. Il n'est pas “inutile” si je peux m'exprimer ainsi. En effet, il aborde et sensibilise à un nombre certain de choses importantes chez les adolescents. Becky Albertalli nous parle d'acceptation de soi, des préjugés, du harcèlement mais aussi des différentes cultures ou encore de religion. J'aimerais lire des livres comme celui ci plus souvent.
Simon est un garçon merveilleux, d'un extrême attachement ! Il fait rire, mais il sait également toucher les coeurs. Il a quelque chose de beau, en lui, quelque chose que même Martin ne peut pas avoir. Martin aussi, il a su me toucher. Parce que nous ressentons en lui un profond malaise, et même une profonde détresse. Avec tous ces personnages humainement humains, nous tirons une belle leçon : n'importe lequel de nos actes peut avoir une répercussion – négative ou positive – sur nos vies? Comme le papillon, vous savez ! Mais de tous, c'est Blue qui m'a le plus plu. le fameux Blue. Garçon très mature, très lyrique. Poète qui s'ignore sûrement. Inéluctablement mon préféré du roman ! Lorsque Simon et lui finissent par enfin se rencontrer, j'étais au bout de ma vie, craqué de guimauve.

Ce roman a illuminé ma journée, et j'espère bien qu'il illuminera également les vôtres. Parce que ce livre est un véritable coup de coeur. Seul petit détail qui ne l'a pas été : son prix. Mais bon, on fait avec !
Lien : https://lamouchequilouche.wo..
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larepubliquedeslivres
18 décembre 2015
J'ai voulu découvrir ce livre pour son thème principal, c'est-à-dire l'homosexualité chez les adolescents.

Le résumé nous présente clairement les choses, il y a d'un côté cet échange entre Simon et Blue et de l'autre le chantage que fait Martin à Simon lorsqu'il découvre son secret. Mais ce que le résumé ne dit pas c'est que le côté chantage est très peu présent. En effet, il y a bien un chantage qui fait que Simon a comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête mais pour autant, ce n'est pas l'aspect le plus présent de l'histoire et heureusement d'ailleurs. Je n'aurai pas voulu lire un livre où le héros passe son temps à avoir peur et à céder à tous les chantages.

Ce roman est essentiellement axé sur la vie de Simon adolescent. On voit qu'il essaye de dire sa vrai nature mais qu'il n'y arrive pas. On voit que ce silence peut compliquer bien des choses avec ses amis. Au fil des pages, on ressent ce que vit Simon au quotidien et on devient lui.

En fil conducteur de cette histoire, il y a aussi les échanges entre Blue et Simon. Cela apporte un plus à ce livre car les emails échangés ou du moins certains sont présent dans ce livre. On voit leur relation grandir et se construire au fil des échanges. On voit aussi qu'ils s'appuient l'un sur l'autre pour faire face aux difficultés. Et puis on veut à tout prix savoir qui est ce mystérieux Blue et je dois dire que j'ai été surprise car je ne m'attendais pas à ce personnage.

Simon est un jeune adolescent un peu gauche mais terriblement touchant. J'ai aimé être dans sa peau et dans sa famille si particulière. Abby est une meilleure amie formidable. Par contre Leah m'a un peu tapé sur le système.

En conclusion, je dirai que c'est un beau roman sur l'adolescence et l'homosexualité. On est plongé au coeur de la vie de Simon et j'ai été déçue de ne pas pouvoir poursuivre ma lecture encore sur plusieurs pages tellement j'ai été charmé par ce roman.
Lien : http://larepubliquedeslivres..
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Laurapassage
10 août 2017
Avec les bons échos que j'ai eu sur cette histoire, je ne pouvais passer à côté de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens. La fluidité et la sincérité de l'écriture de Becky Albertalli a déjà fait le tour de la blogosphère et je ne pouvais manquer ce partenariat avec le livre de poche Jeunesse.

"Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l'hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu'elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien."

Simon, le héros de ce livre, a tout d'un adolescent ordinaire. Il va au lycée avec ses trois meilleurs amis, mange à la cantine avec une bande de copains un peu plus grande et fait du théâtre. Depuis quelques temps, il échange surtout avec Blue dont il ignore l'identité, mais dont il tombe un peu plus amoureux chaque jour. Son seul souci dans la vie : il n'ose pas avouer son homosexualité. Pour lui, ça n'a aucun sens de devoir dire qu'il est gay alors que les hétéros n'ont pas besoin de le faire. Et surtout, il craint que sa famille en face une montagne et que ses amis ne le voient plus de la même manière. Car oui, même Nick, Abby et Leah ne connaissent pas cette partie de lui. J'aurais aimé vous en dire plus sur eux, mais leurs personnages ne sont que peu développés alors qu'ils l'auraient mérité. L'histoire se concentre davantage sur Blue l'énigmatique qui ne veut pas être découvert et dont la quête de son identité prend une part importante pendant les trois quarts du livre. On découvre aussi Martin, certainement le personnage le plus abouti de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens grâce à ses multiples facettes, tantôt gentil, tantôt méchant. Et la vie de Simon va s'en retrouver complètement chamboulée.

J'ai d'abord été surprise par la manière dont Becky Albertalli nous amène dans l'histoire. Même si c'est toujours le cas, j'ai vraiment eu cette impression de m'immiscer dans la vie de Simon pour y découvrir une tranche qui allait tout changer. Cet aspect m'a quelque peu dérouté au début, comme si la mise en place du livre était réalisée par le résumé de la quatrième de couverture et non pas dans le roman même. Mais cela ne m'a pas empêché d'adhérer totalement au récit après une cinquantaine de pages. Becky Albertalli sait comment aborder le thème de l'homosexualité en toute simplicité. Elle évoque les peurs de Simon avec naturel, sans en faire un drame et tout en gardant bien en tête tous les tourments d'un adolescent de 16 ans. À l'image de n'importe quel lycéen, il se découvre et veut s'accepter et s'assumer tel qu'il est. Mais le chemin vers l'affirmation n'est pas tout rose et les embûches et la peur ne sont jamais bien loin. Avec humour, détermination, tendresse et parfois des réactions impulsives, on apprend petit à petit à découvrir Simon sur la route du coming out. Un livre avec un beau message de tolérance et d'acceptation de soi.

"Et je n'arrête pas de sourire. Parce que franchement y a des moments c'est trop de travail que de ne pas sourire."

Malgré un sujet important, Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens reste prévisible dans son intrigue. Les hauts et bas sont bien présents dans l'histoire de l'adolescent, mais la finalité demeure avant tout bienveillante. Pour autant, la quête d'identité du mystérieux Blue apporte du piquant au récit et, pour ma part, le doute était encore présent lors de sa révélation. Les rebondissements sont ainsi finalement peu présent, mais cela n'enlève en rien la fluidité de lecture. Becky Albertalli nous fait ainsi passer un agréable moment en la compagnie de Simon et c'est avant tout une bouffée de bonheur et d'espoir qu'elle transmet ici. Elle n'hésite d'ailleurs pas à évoquer la tolérance en général, sur des sujets variés, s'écartant ainsi du thème de l'homosexualité. Et à défaut d'y découvrir les vrais ressentis des amis de Simon, on peut apprécier les réactions diverses de sa famille, de ses parents à ses deux soeurs. Alors évidemment, sans connaître réellement les personnages secondaires, on ne peut que s'attacher à Simon.

"Leah m'a expliqué un jour qu'elle préférait encore qu'on la traite de grosse en face plutôt que de devoir écouter les gens se gausser du poids d'une autre. Je crois que, dans le fond, je suis du même avis. Il n'y a pas pire humiliation que celle, secrète, de se faire insulter par procuration."

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens est un roman à découvrir par tous les adolescents (et adultes) où Becky Albertalli sait mettre en avant l'homosexualité à travers plusieurs situations et sans s'accompagner de rebondissements dramatiques.
Lien : http://laura-passage.com/moi..
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zity
14 février 2016
Comme à peu près tout le monde j'ai adoré. J'ai eu le sentiment de lire exactement le livre auquel je m'attendais, et qui correspondait précisément à ce que je recherchais depuis un moment déjà.

Il y a quelque chose du faux roman policier dans la manière dont le roman réussit à nous faire croire que son principal enjeu est dans le fait de découvrir qui est Blue (et Simon enquête sur les "suspects" avec la dose de paranoïa adéquate). Alors qu'en fait Simon se pose plutôt la question de savoir s'il doit chercher à savoir : le roman est traversé par ce faux rythme, par ce faux suspense, qui rendent la lecture haletante, quelque part. Et puis, évidemment, c'est une belle façon d'évoquer le moment où on se demande s'il faut sortir de l'ambiguïté du flirt, ce qui est toujours une forme de prise de risque.

Le style d'écriture n'est pas extraordinaire : il y a quelque chose d'un peu banal, normal, là où j'ai la sensation que les récits "sentimentaux" de lycéens jouent beaucoup sur les "petits détails mignons ou amusants ou bizarres" - il y a bien sûr toutes les blagues sur les Oréo, entre autres, mais j'ai la vague impression qu'elles ne sont pas mises en avant comme dans les romans du même genre.

C'est justement cette banalité qui frappe, quand le récit parle d'homosexualité. Ce qui me désole, en général, c'est que l'homosexualité soit traité sous l'angle exclusif de l'homophobie et/ou du Sida, c'est-à-dire comme une question de société, une sorte de problème (même si le "problème" est présenté comme étant dans l'oeil de celui qui regarde). Moi, Simon... prend à bras le corps la scène du coming out comme il évoque l'homophobie, bien sûr. Mais, au fond, cela reste d'abord une simple histoire d'amour. Et si le style est simple, il n'en reste pas moins très habile et efficace, en particulier dans son aspect épistolaire (j'ai lu quelques critiques qui trouvaient que les courriers étaient parfois redondants. J'ai trouvé au contraire l'alternance entre le récit et les mails très efficaces ; ils retranscrivent parfaitement l'état d'esprit de chaque personnage à chaque moment de l'intrigue (en y réfléchissant, les mails jouent à peu près le même rôle que les chansons des Chansons d'amour : ce sont des contrepoints au récit qui creusent la psychologie de chaque personnage)).

Dernier point, en forme d'obsession : pour une fois, Internet n'est pas présenté comme un monde séparé du "monde réel", espace de tous les dangers dans lequel rôdent de terrifiants Pédobear. le Tumblr du lycée, qui sert de déversoir aux rumeurs, ragots, mais aussi à l'aveu initial de Blue, n'est après tout que la formalisation de l'ensemble des discussions entre lycéens. L'objet n'est pas ici de placer Internet sur le plan moral (dans un sens ou dans l'autre).

Pour chipoter un peu, j'ai eu un peu de mal au départ à repérer tous les personnages, comme quelqu'un l'a écrit dans un autre commentaire, et je trouve que le personnage de Martin aurait peut-être pu être un peu plus "habité" . Mais, bon, pas trop d'hésitation pour le recommander chaudement !

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Aveline
04 novembre 2015
Commet vais-je bien pouvoir vous parler de ce magnifique coup de coeur? Quand je dis coup de coeur, ce n'est pas que dans l'écriture mais surtout de ce qu'il m'a fait ressentir.

Commençons par le début. L'histoire nous est narrée par Simon et nous plonge directement dans l'action au moment où il est en train de subir un chantage. Pour garder son secret intact, il doit aider Martin, un garçon de sa classe, à se rapprocher d'Abby, une des meilleures amies de Simon. Seulement, ce secret est un de ceux qui déterminent toute une vie car Simon est gay.

Ce roman, c'est un récit initiatique puissance mille.

[Avis complet sur mon blog]
Lien : https://lesentierdesmots.wor..
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