AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782841091553
247 pages
Éditeur : Le Temps des Cerises (01/11/1998)
4/5   3 notes
Résumé :


JARDINIER

Vole jusqu'au jardin des mets
pour y planter des arbousiers
sous les glaces polaires .

Jardinier .

Pour mon amie prépare une île
plantée de cerisiers stellaires ,
avec un mur de cocotiers .

Jardinier .

Et dans ma poitrine guerrière
plante pour moi quatre palmiers
comme des mâts de perro... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   31 octobre 2020
LA FILLE QUI VA A LA MER

Si blanche est la jupe que porte
la fille qui va à la mer !
Que ne la tache point , fillette ,
l'encre de la seiche des mers !

Si blanches sont tes mains fillette
qui t'éloignes sans un soupir !

Que ne les tache point , fillette ,
l'encre de la seiche des mers !

Il est si blanc , ton cœur , fillette ,
et si blanc aussi ton regard!

Que ne les tache point , fillette ,
l'encre de la seiche des mers !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
coco4649coco4649   03 décembre 2016
BALLADE DU SILENCE CRAINTIF


Ici, quand le vent meurt,
les mots défaillent.
Et le moulin ne parle plus.
Et les arbres ne parlent plus.
Et les chevaux ne parlent plus.
Et les brebis ne parlent plus.

Se tait le fleuve.
Se tait le ciel.
Se tait l’oiseau.
Et se tait le perroquet vert.
Et, là-haut, se tait le soleil.

Se tait la grive.
Se tapit le caïman.
Se tait l’iguane.
Et se tait le serpent.
Et, en bas, se tait l’ombre.

Se tait tout le marais.
Se tait tout le vallon.
Et se tait même la colombe
qui au grand jamais ne se tait.

Et l’homme, toujours silencieux,
de peur, se met à parler.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
PartempsPartemps   24 novembre 2020
Peupliers et saules


(À la mémoire d'Antonio Machado)

... et pour l'entendre

les saules s'inclinèrent vers la rive.

Pedro de Espinosa

... peupliers des bords du Duero

vous m'accompagnez, mon coeur vous emporte !

Antonio Machado







1



Suis allé voir les peupliers.



La terre fuyait en tremblant.

La terre, disloquée.



Je ne vis qu'ossements

éparpillés.



Vous absents, se peut-il,

peupliers ?



On entendait

changer de forme la planète.

Se détacher

de son écorce chiffonnée,

jaunie

par ceux, déjà défunts, qui la peuplèrent.



Peupliers,

vous rieurs, se peut-il ?



L'ombre, toujours

L'ombre a cédé les clefs du feu.

Triste malheur que de brûler

alors que les fleuves propagent

leur horreur en feu jusqu'aux mers.



Suis allé voir les peupliers.

( Personne. )





2



Maintenant je me sens léger,

comme vous autres, maintenant

que je suis tout chargé de morts.



Je vais grandir, je vais monter.

Oui, je vais escalader

maintenant que j'ai mille ans.



Retenez-moi, car je m'élève !

Arrêtez-moi : je vous atteins !



Ne me laissez pas - dans le vent -

regarder en bas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Rafael Alberti (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rafael Alberti
Portrait, en images et en témoignages, de Rafael Alberti.
autres livres classés : poésie espagnoleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
944 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre