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EAN : 9782954507569
484 pages
Éditeur : ImaJn'ère (07/04/2018)
4.33/5   3 notes
Résumé :
Sous le lit, dans les placards, au coin de la rue d’un quartier sordide, au fond des abysses, tombé du ciel ou surgissant des entrailles de la terre, depuis votre plus tendre enfance, le monstre vous guette. S’agit-il de cet être humain assoiffé de meurtre et de sang dont la littérature policière se repaît ? Est-ce l’innommable ou l’indicible évoqué par Lovecraft, ou, au contraire, apparaît-il parfaitement descriptible ? A-t-il l’intention de vous dépecer comme Jack... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
paulmaugendre
  09 avril 2018
C'est comme pour les oeufs de Pâques, suffit de les chercher !
Neuvième anthologie publiée par Imajn'ère, ce recueil, comme tous ceux précédemment publiés, est une aimable composition entre auteurs chevronnés et nouvelles plumes dont le sommaire est détaillé en fin d'article.
Si la présence d'un auteur comme Brice Tarvel est incontestable, la découverte d'autres noms m'a fort étonné, par exemple celui de Daniel Verdier dont je ne connaissais que les romans de détection et meurtres en chambre close. Et à côté de ceux-ci, la présence de lauréats du concours Imajn'ère signifie un attrait sérieux pour une littérature souvent considérée comme futile.
Futile ? Oui mais au combien enthousiasmante, délassante, et surtout propice à amener de jeunes lecteurs à cette passion dévorante. Même si nos parents n'avaient de cesse de nous enjoindre à poser nos romans et à aller batifoler dehors, de profiter du bon air. Mais de nos jours, il veut encore mieux rester chez soi, à lire des ouvrages tels que celui présenté, que de se baguenauder, au risque de se trouver dans une rafle aveugle, surtout lorsqu'on habite en banlieue.
J'écris, j'écris, mais si je vous entretenais plutôt de ce qu'il y a à l'intérieur ? C'est ce pour quoi vous me lisez, non ?
Alors difficile de tout vous présenter, et difficile d'effectuer un choix parmi tous ces auteurs et toutes ces nouvelles. Tant pis, au risque de déplaire à certaines et certains, je vais me lancer et plouf, plouf, le premier qui lira sera :
Des choses au fond des yeux de Célia Rodmacq. Pourquoi celui-là ? Parce que le titre déjà m'attire, je pense que trouver quelque chose au fond des yeux au lieu d'au fond de… (complétez-vous-même les points de suspension) est porteur de générosité. Une introspection dans un esprit, celui du narrateur qui vit dans une pièce étroite, obscure, encombrée et malodorante. Portant la maison est grande, claire, vide et fade. Il l'aime quand elle est silencieuse, que Maman ne répare pas la voiture, que Papa n'écoute pas la musique, que Billie ne regarde pas la télévision d'où s'échappent les rires des dessins animés. Mais quand il est seul, c'est le calme, et il peut déambuler à loisir et regarder, examiner une photo. Pas de grandiloquence dans ce conte, mais une forme d'étouffement. le reflet d'un monde vu par un narrateur qui ne se décrit pas, ne se connait pas, peut-être.
David Verdier, avec East end, november, nous envoie en 1888, à Londres et plus précisément dans le quartier de Whitechapel. Point n'est besoin, me semble-t-il de continuer mon développé concernant le tueur qui sévit dans cette nouvelle. Toutefois, David Verdier nous offre une théorie non négligeable dans ce qui constitue un mystère sur l'identité de cet adepte du couteau.
Brice Tarvel, un habitué des anthologies et grand romancier de l'Imaginaire, explore dans La prison de cuir un domaine dont un romancier Américain, qui fait toujours parler de lui et est l'objet de nombreuses études, fut le chantre. Son nom n'est pas cité, donc je m'abstiendrai, tout en précisant toutefois qu'Innsmouth sert de décor à cette aventure vécue par cinq jeunes gens, quatre garçons et une jeune fille, qui n'ont rien à voir avec un fameux club. Mais si Brice Tarvel s'immisce dans une histoire à référence, il n'emprunte pas, contrairement à ce qu'il a déjà produit avec Harry Dickson, à un personnage ou à un auteur, et garde son libre imaginaire dans une histoire digne de son célèbre prédécesseur.
Les morts ont toujours tort, d'après Roxane Dambre, qui situe sa nouvelle dans une agence dirigée par Isadora, une tueuse. Celle-ci vient d'accomplir un contrat, avec vingt-deux morts à son actif, et un personnage cauteleux lui demande de conclure un nouveau contrat. Mais Isadora n'est pas naïve et elle possède des alliés inattendus qui savent la seconder dans cette histoire de poker-menteur.
Avec Simon Sanahujas, nous voici transporté dans un monde qui n'est pas vraiment défini dans une époque qui ne l'est guère plus. Un monstre qui se cache là-dedans pourrait être une histoire mettant en scène Ulysse rentrant chez lui, ou le fils prodigue, ou tout autre personnage revenant au pays après avoir longtemps pérégriné, sorte de mercenaire à la Rambo. Toutefois, si Karn, c'est son nom, est le protagoniste principal, Sturnelle, une gamine, est bien plus qu'un faire-valoir.
Pour Thomas Geha, le monde selon Minos est une projection dans l'avenir, mais espérons que ce qu'il pronostique ne se réalisera pas. Quoi que, d'apprendre qu'en 2027 vient de décéder Poutine n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. Les événements politiques et scientifiques ponctuent la trajectoire de Jérôme Vergonnes qui, à trente-deux ans, survit à un accident de la route qui a coûté la vie à sa femme et ses deux jeunes enfants. Il est handicapé, sans emploi stable, et naturellement, l'un découlant de l'autre, grevé de dettes. Il fait un jour la connaissance d'une jeune femme et au bout de quelques mois, celle-ci lui propose de se rendre dans un pays d'Amérique centrale afin de se faire opérer.
Le mentor, le grand-prêtre, le grand manitou de ces anthologies, Jean-Hugues Villacampa avec Phenomenae NY nous propose de nous emmener aux Etats-Unis, en compagnie de Randolph Derleth, professeur d'occultisme, qui assiste en compagnie d'une jeune dame, Carmélia, à des événements étranges dans Central Park. Et de fil en aiguille, il va faire connaissance d'autres protagonistes dont le mari de Carmélia, John-Hugues, bouquiniste. Un clin d'oeil, pour reconnait en ce personnage la figure même de l'auteur, et qui va en amener d'autres. le thème central est l'annonce de la conjonction de cinq planètes, phénomène rare, en ce mois de juillet 2016, et dont la statue de la Liberté, va se trouver comme le clou de cette histoire. Et ce n'est pas parce qu'il est l'instigateur de cette anthologie, et des précédentes, que Jean-Hugues Villacampa se laisse aller. Enfin si, il se laisse aller dans un imaginaire débridé, mais il signe également la plus longue nouvelle du recueil.
Enfin, pour terminer mon petit tour d'horizon, suivons un auteur prometteur qui oeuvre dans des genres divers sans se galvauder. Julien Heylbroeck, dont j'ai déjà eu le plaisir de vous présenter deux romans, s'immisce dans l'Histoire, relativement proche, ou plutôt dans la continuation de l'Histoire. Bleu, tel est le titre de son texte, et des bleus, l'homme qui se réveille dans une cave, lié à des tuyaux de cuivre en est marqué. Il se demande comment et pourquoi, il est arrivé dans cet endroit de désolation, et recherche dans ses proches souvenirs, ceux qui lui restent après une biture dans un bar, en compagnie d'un homme qui lui semblait inoffensif.
Et comme il faut parfois une respiration entre deux nouvelles, Patrick Eris s'est amusé à rédiger de petites brèves de comptoir littéraire. Quelques lignes, voire une page, pas plus, mais qui se lisent comme un petit blanc avalé vite fait entre deux boulots, une décompression qui n'est pas factice.
La suite si dessous :
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Nyuka
  25 janvier 2019
Excellent recueil sur le thème des monstres ! Un régal pour les amateurs de frissons !
Il se divise en deux parties : les nouvelles de nouveaux auteurs sélectionnées par un jury et les nouvelles d'auteurs ayant déjà une petite expérience dans le monde livresque.
La première partie : le jury a fait du très bon travail, car les histoires sont toutes passionnantes et nous emportent très loin dans le monde cauchemardesque de leur auteur.
Je redoutais de tomber sur une mauvaise nouvelle tellement je montais haut dans les émotions, et je ne fus à aucun moment déçue.
La deuxième partie : autant j'ai adoré les histoires fantastiques ou de fantasy, autant moins celles de science-fiction. Les plumes n'y étaient pour rien, car toutes sont superbes. Je n'aime tout simplement pas le genre.
Heureusement bien équilibrées dans ce recueil, il y en a pour tous les goûts.
N'hésitez pas à vous le procurer sur le site Imajnere, l'association qui organise chaque année un festival à Angers.
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