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EAN : 9782266278638
576 pages
Éditeur : Pocket (02/05/2019)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 675 notes)
Résumé :
Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s'exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croise tous les personnages importants de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (205) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  08 janvier 2021
Mesdames et Messieurs, prenez place.
Le royaume de circé se présente à vous, 549 pages, des Dieux, des mythes, des nymphes, des mortels, de la magie, voici venir le temps d'un autre temps, où le temps n'existe plus, où l'éternité est de mise, où une année dure une journée, le temps où les histoires et les mythes se racontent pour faire battre le coeur des petits et des grands.

Voici donc circé. Ma première incursion dans le monde de la mythologie grecque. Merci à mon ado de 16 ans qui m'a aidé à comprendre et m'immerger pleinement dans ce livre. Pour lui, ce livre est un carton plein. Mais il est fan de mythologie grecque, fin connaisseur aussi, une mémoire d'enfer. Sans lui, j'aurai certainement eu un peu de mal à rentrer dans cet univers tellement à part. Grâce à nos discussions, à ces différents « arrêts sur image », circé m'est devenu passionnant, un voyage livresque innovant et totalement dépaysant.

circé, déesse immortelle, fille d'Hélios et de Persé n'a d'un dieu que l'immortalité. Une voix criarde, un pouvoir absent, elle est la risée de la cour d'Hélios. Exilée sur l'île d'Aela pour avoir usé de sorcellerie et transformé un homme en Dieu et sa rivale en monstre, circé deviendra pleinement qui elle est : une femme libre et libérée des contraintes de la cour, découvrant ses facultés de sorcière et y travaillant jour après jour. La solitude la rattrape peu à peu. Quelques parenthèses sociales s'offriront à elles, à travers Hermès le Dieu voyageur ou Dédalle. Puis il y a ce jour où quelqu'un de spécial arrive, ou Personne devrai-je dire. Car Personne a battu le géant Polyphème, fils de Poséidon. Ce Personne se prénomme Ulysse et vient de remporter la guerre de Troie.

La première partie de circé, plus fidèle à la mythologie grecque a été pour moi, intrigante, sujet à de nombreux « arrêts sur image » avec mon fils. Une première partie où l'on apprend comme circé à prendre racine, à s'acclimater à cet univers si particulier.
La seconde partie est plus fictive (moitié du livre), c'est à partir de là que j'ai été happée entièrement par cette histoire, impossible à lâcher. Comme un sort jeté sur moi, j'ai totalement été sous le charme de circé et de son univers de femme, de mère. Subjuguée par sa patience, ses talents, son intelligence, circé m'a envoûtée.

Voyage littéraire incroyable entre ces dieux, monstres et héros grecs.
Voyage passionnant auprès de cette figure féminine travaillée à la perfection.
Nul ombre d'ennui.

circé se lit, se dévore, se vit, se partage avec l'envie que certaines histoires soient elles aussi immortelles nous donnant la curiosité d'en savoir plus sur ces mythes qui ont façonné les hommes il y a bien des années.
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sandrine57
  08 août 2020
Ignorée par son père, le puissant titan Hélios, et moquée par sa mère, la sublime nymphe Perséis, circé, à la voix trop humaine, au physique et au caractère trop discrets, aux dons divins inexistants, n'a capté l'attention de son illustre famille que lorsqu'elle a défié Zeus en utilisant la magie. Par amour, elle a transformé un humain en Dieu et sa rivale en monstre, s'attirant l'ire de son père qui la condamne à l'exil. C'est sur l'île d'Æaea que la déesse se construit une vie, seule certes, mais libérée des intrigues de la cour d'Hélios. Là, elle perfectionne son don pour les poisons et la magie. Æaea est paisible, les plantes y abondent, les lions et les renards sont ses amis. Abandonnée des dieux, circé ne l'est pas des hommes. C'est par la mer qu'ils viennent à elle, animés parfois de mauvaises intentions. Mais la déesse solitaire sait transformer les hommes en porcs, Ulysse le découvrira à ses dépens, lui qui verra son équipage patauger dans la boue. Pourtant ''le meilleur homme de Grèce'' saura apprivoiser circé, ou du moins conclure un accord avec la magicienne. Son passage sur l'île laissera des traces...Télégonos, fils d'un mortel et d'une déesse.
Quel magnifique voyage littéraire auprès de circé, figure mythologique intrigante, déesse immortelle à qui Madeline Miller donne tant d'humanité et de sagesse. On la découvre fille, maîtresse, mère, épouse et surtout femme. D'abord une femme effacée, victime des dieux et des hommes et puis une femme forte qui se révélera à elle-même, prendra son destin en main et défiera les dieux et les hommes. Courageuse et éternelle circé, bien plus sage, plus forte que tous les hommes, les héros, les dieux qui croisent sa route, forts de leurs exploits, fiers de leurs guerres, fidèles seulement à leur ego. Dans ce monde où règnent la violence et la peur, où les hommes sont soumis aux caprices de dieux tout puissants, circé reste debout, admirable, sensible, passionnée, dangereuse aussi pour qui s'y frotte.
D'une plume légère et poétique, Madeline Miller s'empare de la mythologie pour la dépoussiérer, la réinterpréter, la féminiser. Captivante et attachante, sa circé est un roman coup de coeur que l'on quitte avec un serrement au coeur. A lire pour s'instruire et se divertir.
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Levant
  01 juin 2020
La mythologie grecque ne compte dans ses rangs que deux sorcières, circé et Médée. Si elles possèdent des pouvoirs magiques quelque peu redoutables, leur apparence n'a toutefois rien d'effrayant. Elles sont jeunes et ravissantes. Madeline Miller a jeté son dévolu sur la première des deux pour nous faire partager sa vie. Une partie infinitésimale de celle-ci dois-je préciser car en sa qualité de déesse sa vie ne saurait connaître de fin. Et à l'heure où j'écris ces mots peut-être circé me regarde-t-elle de je ne sais quelle hauteur, peut-être est-elle penchée sur mon clavier à s'intéresser à ce que je pourrais dévoiler de ses péripéties affectives. Aussi dois-je prendre garde de ne pas la vexer.
Ce bout de chemin que Madeline Miller nous propose en sa compagnie nous projette dans un monde où le fantastique et le réel sont intimement liés. Un monde que nous relate les premiers poètes grecs, lesquels envisageaient des dieux à leur image, non seulement d'apparence mais aussi de comportement. Une façon de les apprivoiser, de se rassurer surtout, en leur prêtant des défauts et qualités bien connus d'eux et fidèlement transmis à nous autres leurs descendants. Car il faut préciser que de tous temps, aussi puissants et omniscients qu'ils pussent être, les dieux n'en étaient pas moins dangereux dans leurs colères et donc craints des mortels, dont le modeste représentant que je suis.
circé a été bannie et condamnée à l'exil sur l'île de AEaea, où elle réside peut-être encore. Telle fut la sentence de son père Hélios, dieu du soleil, lequel avait tenu conseil avec Zeus, après que celle-ci eût fait absorber à la nymphe Scylla, sa rivale de coeur, un philtre qui la transforma en monstre hideux à six têtes et tentacules. Je prendrai donc garde à ce que j'absorberai après avoir publié cette chronique.
Expatriée en face de Charybde elle fit du détroit (de Messine) l'écueil redouté de tous les marins et accessoirement l'origine du dicton dont on use encore de nos jours : tomber de Charybde en Scylla. Éviter un péril pour succomber à un autre. circé n'en était d'ailleurs pas à son coup d'essai pour provoquer la colère de ses illustres parents. N'avait-elle pas auparavant tenté d'adoucir le sort de Prométhée, lui-même condamné au supplice par Zeus pour avoir donné le feu aux hommes. Je lui dois donc de pouvoir faire quelques grillades sur mon barbecue, mais là encore point trop n'en faut, au risque d'attirer les foudres de Zeus.
Une affaire de coeur est donc à l'origine du triste sort de circé dont Madeline Miller a décidé de nous entretenir, à mon grand plaisir de lecteur aux jours comptés. Car figurez vous que les dieux et déesses de la mythologie grecque éprouvent des sentiments et convolent entre eux sans préoccupation d'inceste et consanguinité mais pas seulement, ils ou elles convoitent aussi les faveurs des mortels, sans préoccupation de chronologie cette fois, car leur temps n'est pas le nôtre forcément. Avec donc la certitude de voir leurs amours se dissoudre dans l'éternité divine, petite fenêtre de concupiscence contre un espoir fou pour l'élu(e) d'accéder à l'immortalité. circé convoitait le coeur du modeste pêcheur Glaucos, en fit un immortel.
A ce propos circé si tu me regardes…
Non, bon, c'était juste une suggestion comme ça !
Mais pour en revenir à Glaucos, devenu immortel mais ingrat, ce dernier se laissa tenter par les charmes de Scylla. Pour le plus grand déboire des deux rivales et de nombre de ceux qui, en victimes expiatoires, croisèrent la route de chacune d'elles. C'est ce qu'on appelle des dommages collatéraux.
L'exil de circé sur son île sera toutefois adouci par quelques visiteurs. Au rang desquels Hermès, avec qui elle réchauffera sa couche, mais certes pas de son coeur. Car le messager des dieux, que certains présentent comme ancêtre d'Ulysse, avait une attitude quelque peu ambiguë, voire déloyale vis-à-vis de l'exilée. Jason y fera escale aussi, de retour de sa quête de la toison d'or. Mais c'est surtout le héros de l'Odyssée dans son périple de retour vers sa chère Pénélope qui s'autorisera quelques mois de repos auprès de circé et conditionnera par là même une part de son avenir, dont on apprécie mal la durée tant il est confus de s'imaginer ce que peut-être l'avenir d'un immortel.
On a compris qu'Ulysse ne sera pas aussi fidèle que sa tendre et chère dont on connaît le stratagème pour repousser les prétendants convaincus de la disparition du héros de la guerre de Troie. Il faut bien dire qu'ayant provoqué le courroux de Poséidon, il était encore loin du terme de son errance sur les mers. Il quittera cependant circé sans savoir que le fruit de leurs amours sera un fils, Télégonos. Madeline Miller n'évoque que celui-là dans son ouvrage quand d'autres références mentionnent une filiation plus prolifique avec le roi d'Ithaque. Mais les sources de la mythologie étant ce qu'elles sont, les interprétations peuvent être diverses et contradictoires et donc aussi fantaisistes que plausibles.
"L'un de nous doit avoir du chagrin. Je n'allais pas accepter que ce soit lui". Voilà des propos empreints d'un amour tout maternel mis dans la bouche de circé à l'égard de ce fils bâtard d'Ulysse lorsque la puissante Athéna, également aussi belle que redoutable, réclama son tribut en compensation de la mort de son protégé, Ulysse. Cet épisode nous fait toucher du doigt l'humanité avec laquelle Madeline Miller s'est intéressée au sort de circé. Il nous ouvre sur la somptueuse dramaturgie en forme de réhabilitation d'une sorcière, car si l'on en croit cette auteure, circé n'avait de démoniaque que ses pouvoirs surnaturels et non les intentions malfaisantes que notre culture moderne serait tentée de lui attribuer. Ses écarts n'étaient que la conséquence d'un coeur en proie aux déboires d'une sensibilité toute féminine.
C'est ainsi qu'en recevant en son île Pénélope devenue veuve et son fils Télémaque, l'auteure nous offre une belle passe d'arme chargée d'émotions entre ces deux femmes, toutes deux mères d'un fils d'Ulysse. L'ouvrage déjà riche en péripéties que l'on imagine dans la fantasmagorie mythologique connaît un sursaut digne d'une tragédie classique dans lequel le devoir s'oppose à l'amour, filial celui-là. le sacrifice d'une mère, fut-elle déesse, pour un fils mortel. Une éternité de chagrin donc pour un fils qui sur terre ne fait que passer. Voilà bien la preuve que l'amour ne connaît d'échéance que la mort de celui qui l'éprouve. Et lorsque celui-là est immortel, l'amour l'est autant.
Magnifique ouvrage de Madeline Miller qui offre aux fervents des mythes et légendes une page d'émotions affranchie des contraintes du temps.
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Stelphique
  30 mai 2019
Ce que j'ai ressenti:
▪️circé, femme d'action.
« Quand je suis née, le mot désignant ce que j'étais n'existait pas. »
❤ circé ❤ . Pas un seul mot pour la désigner, mais plusieurs: Nymphe, Déesse, Magicienne, Sorcière. Tant de féminité et de pouvoir dans cette figure de la mythologie, qu'elle en devient éblouissante. Une héroïne moderne dans un univers de dieux impitoyables et d'hommes assoiffés d'aventures, qui se réinvente et prends en main son destin. Une femme forte, courageuse qui fera plier rien de moins qu'un dieu, un monstre invincible et toute une palanquée d'hommes avides, à la seule force de sa volonté. circé la rebelle, ne veut pas de ce monde où les dieux déterminent la destinée des mortels, dictent la conduite des demi-divinités, imposent leurs caprices. circé veut un monde où elle aurait une place, une fonction et elle travaillera à cela, jour et nuit s'il le faut, pour être une Pharmakis. Admirable circé. Quand je vous le dis, une femme éblouissante…Forte, moderne, éternelle…
Je pensai: Je ne pourrai pas supporter ce monde un instant de plus.
Alors fabriques-en un autre, mon enfant.
▪️circé ou le pouvoir des fleurs.
Rien qu'avec cette magnifique couverture de chez Pocket, on saisit déjà toute l'importance des fleurs dans cette histoire. En plus, pour ne rien gâcher, il sort au mois de mai, le moment où la nature sort ses plus beaux trésors de terre, et nous inonde de parfums et de couleurs. J'ai pris le temps de lire circé, beaucoup de temps et de plaisir, à lire et à relire des passages. Durant tout le mois de mai, j'ai redécouvert le charme de l'Odyssée et me suis délectée de cette histoire mythologique revisitée et je n'aurai jamais imaginé meilleur moment pour cette lecture, pour être encore plus dans l'ambiance de ce roman. Une lecture donc au plus proche de l'environnement, entre contemplation et pouvoir magique. Je dirai même envoûtante comme si dans ces lignes, les sortilèges et le pouvoir de la poésie de Madeline Miller, m'avait ensorcelée…Un roman d'aventures et de passions! Un roman aussi qui résonne féministe et prône plus de bienveillance. circé, ce n'est pas qu'une jolie fleur dans un coin d'histoire, c'est une magicienne audacieuse avec de l'empathie, une mère protectrice, une amante passionnée, une sorcière redoutable, une femme libre. Pour les siens et pour ses choix, elle n'hésite pas défier les dieux, inventer mille sorts, communiquer avec la faune et la flore, risquer sa propre vie…Une fleur qui s'épanouit à force de courage et d'amour, de confiance et de sérénité, circé, la mauvaise graine, se révèle être la plus éclatante des éclosions de ce mois de mai.
« Il est difficile de décrire ce qui arriva ensuite. Une certitude monta dans les profondeurs de mes veines: elle murmurait que la force de ses fleurs résidait dans leur sève, qui transformerait n'importe quelle créature en son moi véritable. »

▪️circé, une héroïne à découvrir ou redécouvrir.
Madeline Miller nous embarque au coeur de la mythologie grecque, dans les mondanités de l'Olympe, et autres secrets divins. En faisant rejaillir cette belle circé, on est pris dans les flots des rivalités tragiques, on plonge dans les amours interdits, on nage dans le bonheur de voir revivre toutes ses figures d'un temps passé. circé n'est pas seulement la femme qui transforme des hommes en porcs, non, elle est une puissante sorcière et une femme inspirante, à l'heure de nos jours. Il m'a été difficile de la quitter, de tourner la dernière page du livre, de poser mon ressenti, tellement j'ai été touchée par cette lecture. circé est un coup de foudre, un coup de coeur et sans doute, une de mes héroïnes préférées à l'heure actuelle. Mon coeur s'est ouvert pour circé, et je la garderai, à jamais, dans le jardin de mon imagination.
Y a-t-il un moment où un coeur s'ouvre?

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Bazart
  11 novembre 2019

De nos cours de latin et des histoires mythologiques il n'était question que furtivement de circé. Elle était la nymphe qui changeait les hommes en porcins, elle était celle qui vivait sur une île où Ulysse trouvait repos et refuge pendant un an. Madeleine Miller la place au coeur de son récit nous narrant sa vie dès sa naissance, fille d'Helios et d'une mortelle.
Est ce parce que circé est tout juste tolérée par son père, moquée par son frère et sa soeur, rejetée par sa mère que tout de suite elle nous parfait plus "intéressante" que les divinités de l'Olympe ? Plus que le fait que ce soit une sorcière, c'est sa sensibilité, son caractère, sa complexité, les choix auxquels elle doit faire face, son esprit libre qui nous séduit chez cette héroïne.
Alors, on la suit dans son exil sur une île déserte, dans ses aventures , dans ses amours. Et on se laisse charmer par cet
angle inédit et féministe et par l'atmosphère dans laquelle la plume de Madeleine Muller nous transporte dans une atmosphère où toutes les sensations semblent décuplées.
Bref, on conseille la lecture de circé, une plongée dans la mythologie qui nous change radicalement de nos lectures habituelles et réussit aussi à éloigner notre esprit des soucis du moment.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   12 décembre 2018
Bref, un roman à mettre entre toutes les mains et qui devrait se révéler à même de réconcilier n’importe qui avec des questions d’ordre mythologique ou même philosophiques ! Et non, cela n’a rien d’ennuyeux ou de daté, sachez-le. Rarement aura-t-on croisé incarnation plus vivante que Circé.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
LeMonde   28 juin 2018
Avec « Circé », l’écrivaine américaine brosse un portrait de l’ensorcelante déesse, croisée par Ulysse dans l’« Odyssée », en figure féministe.

Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   03 juillet 2018
Laissez-moi vous expliquer ce que la sorcellerie n'est pas : ce n'est pas un pouvoir divin, qui vient en un clin d’œil, d'une simple pensée. Elle nécessite d'agir, de manipuler, de planifier, rechercher, fouiller, sécher, couper et moudre, bouillir, parler et chanter. Et même après toutes ces étapes elle peut échouer, ce qui n'arrive pas aux dieux. Si mes herbes ne sont pas suffisamment fraîches, si mon attention diminue, si ma volonté est faible, les drogues deviennent vertes et rance entre mes mains. [...]
Au début, bien sûr, tous mes filtres furent catastrophiques. Des potions sans effet, des pâtes qui se délitaient et restaient sur la table inutiles. Je me disais que si c'était bien d'utiliser un peu de rue, c'était encore mieux d'en mettre beaucoup, que dix herbes mélangées auraient plus d'effet que cinq, que je pouvais laisser mon esprit s'égarer sans que l'enchantement ne s'égare avec lui, commencer à préparer une potion et décider à mi-parcours d'en élaborer une autre. Je ne disposais pas de la plus élémentaire connaissance des herbes que n'importe quelle mortelle apprend sur les genoux de sa mère : j'ignorais qu'en bouillant du millepertuis, on obtenait une sorte de savon, que le bois d'if brûlé dans l'âtre produisait un brouillard suffoquant, que les coquelicots engendraient le sommeil et l'hellébore la mort, et que l’achillée millefeuille aidait les blessures à cicatriser. Tout cela, je dus l'assimiler par tâtonnements, à coup de doigts brûlés et de nuages fétides qui m'obligeaient à sortir en courant tousser dans le jardin.

(P98/99)
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laulauttelaulautte   14 janvier 2020
C'était ainsi que les mortels trouvaient la gloire, songeai-je. A force d'entraînement et de diligence, cultivant leurs talents à la manière d'un jardin, jusqu'à ce que ceux-ci resplendissent sous le soleil. Mais les dieux naissent ichor et nectar, et leur excellence déborde déjà du bout de leurs doigts. Ainsi, ils trouvent leur renommée en prouvant ce qu'ils sont capables de gâcher : en détruisant des villes, initiant des guerres, engendrant monstres et épidémies.
Toute cette fumée et toutes ces saveurs qui s'élèvent si délicatement de nos autels. Elles ne laissent derrière elles que de la cendre.
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MarieLovesBooksMarieLovesBooks   02 mai 2019
"Dans une existence solitaire, il existe des moments rares où une autre âme plonge tout près de la vôtre, comme les étoiles qui s'approchent de la terre une fois par an. Pour moi, il avait été ce genre de constellation là." P.171 Circé à propos de Dédale
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florencemflorencem   01 janvier 2020
Il avait eu deux enfants, qu’il n’avait pu voir ni l’un ni l’autre pour ce qu’ils étaient vraiment. Cela dit, peut-être qu’aucun parent n’est capable de voir son enfant ainsi. En les regardant, nous ne voyons que le reflet de nos propres défauts.
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BazartBazart   03 novembre 2019
Avais je vraiment craint des créatures pareilles? Avais je vraiment passé dix mille ans à me cacher dans un tou de souris? a présent je comprenais l'audace d'Aetes, sa façon de se tenir au dessus de notre père tel un sommet imposant. Quand je pratiquais la magie, je me sentais la même envergure, le même poids. Je cherchais le char en feu d'Hélios dans le ciel. Eh bien. Qu'as tu à me dire? tu m'as jeté en pature aux corbeaux, mais il se trouve que je les préfère à toi.
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Videos de Madeline Miller (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madeline Miller
L?écriture si moderne de Madeline Miller révèle des dieux de l?Olympe plus capricieux les uns que les autres ? http://bit.ly/2Y66Syt
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