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EAN : 9782251355009
364 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (11/07/2012)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Que peut faire d'autre le dieu du théâtre, Dionysos, quand la mort d'Euripide l'a privé de tout plaisir, sinon se déguiser en Héraclès et aller chercher son auteur favori aux Enfers ? Commence une quête qui va confronter le dieu fantasque aux dures réalités du monde des ombres : des grenouilles qui le célèbrent dans un grotesque chant moderniste, un monstre puant, des coups. L'art ne sert alors à rien.

Chez les morts, Dionysos doit arbitrer un conflit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
KellieLyceeReneCassin
  07 mai 2013
Après la mort d'Euripide, Dionysos privé de théâtre à cause de l'incapacité des poètes actuels à produire des pièces de théâtre digne de ce nom, décide de descendre aux Enfers accompagné de Xanthias son fidèle esclave et se fait passer pour Héraclès.
Tout d'abord la pièce de théâtre n'est pas découpée en actes ou scènes ce qui peut perturber le lecteur car il ne retrouve pas ses repères.
La pièce est écrite en vers sans rimes. L'intrigue ( la descente aux Enfers dans le but de ramener un auteur ) est plutôt intéressante ce qui rends plus facile et agréable la lecture de l'oeuvre, de plus on retrouve quelques touches comiques notamment dans le langage qui parfois est familier voire vulgaire ( comme par exemple à la page 5, au vers 5 :" DIONYSOS : Qu'en changeant ton porte-charge de côté, tu as envie de chier" ) tout en étant élaboré. On peu remarquer qu'il n'y a pas beaucoup de didascalies ce qui laisse libre le jeu de scène aux potentiels metteurs en scène voulant adapter la pièce au théâtre.
Au début on découvre l'entrée des Enfers qui nous est indiquée par Héraclès, ce lieu ne semble pas être un lieu spécial ou caché, d'ailleurs les personnages y accèdent sans grandes difficultés. On s'attendrait plutôt à un endroit caché difficile d'accès.
L'arrivée aux Enfers est plutôt atypique et comique notamment sur le fleuve avec Charon et l'apparition de cadavres puis de monstre ou de grenouilles.
Le présence du choeur est très importante car elle facilite la compréhension car elle a pour fonction de commenter l'action.
Le débat entre Euripide et Eschyle pour remonter sur terre est utopique et bien pensé, ils s'affrontent à coup de vers et - stupeur ! - c'est finalement Eschyle qui remontera à la place d'Euripide qui était déjà considéré comme favori . L'idée de la balance est reprise de la mythologie égyptienne pour la pesée des âmes : astucieux.
Personnellement j'ai trouvé la fin du livre trop soudaine et la remontée sur terre est simplement suggérée.
En conclusion, on peut dire qu'Aristophane se moque des références culturelles et intellectuelles de son temps dans sa comédie. Il est en ce sens en prise directe avec l'actualité car il dénoncera le présent à Athènes sous une forme parodique.
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Elianor
  20 mai 2013
Dans le prologue, Dionysos, chagriné par le déclin de l'art tragique décide d'aller chercher Euripide aux Enfers et de le ramener sur terre. Dionysos est accompagné de son esclave Xanthias. La route qui mène aux Enfers est semé d'embûches et les deux compagnons de route vont faire de nombreuses rencontres : Héraclès, les grenouilles-cygnes, le choeur des initiés.
Arrivés aux Enfers, Xanthias et Dionysos sont confrontés à ceux qui ont rencontré Héraclès lors de son voyage aux Enfers. S'en suit alors un échange de déguisement vif et comique entre Xanthias et Dionysos, qui, peureux, ne veut pas payer pour Héraclès.
Finalement Pluton demande à Dionysos d'arbitrer un débat entre Euripide et Eschyle. Les deux dramaturges présentent tour à tour leurs arguments sur les intrigues de leur pièces, leurs intentions, leurs prologues, leurs chants, puis leurs vers sont pesés et l'impact de leur pièces sur la cité est examiné par Dionysos. Celui-ci se révèle un juge assez impartial puisqu'il applaudit à chaque intervention des deux auteurs. La pièce se termine sur un retournement, puisque Dionysos repart des Enfers avec d'Eschyle et non plus avec Euripide, comme l'était son intention première.
Le théâtre est le thème principal de cette pièce puisque le but de Dionysos et de ramener sur terre un poète tragique digne de ce nom. L'affrontement des deux dramaturges est l'occasion de présenter une sorte d'art poétique. L'opposition entre deux dramaturges représentant chacun un style différent, sous entend qu'est présent un des thèmes cher à Aristophane, c'est-à-dire la nostalgie du passé. Cette nostalgie n'est pas seulement présente dans l'affrontement entre les deux dramaturges mais cette idée est reprise plusieurs fois par le choeur. En outre, le fait que Dionysos et Xanthias aillent aux Enfers peut être interprété comme un retour aux sources et à l'ancien monde.
La pièce est très drôle, non seulement par l'action mais aussi par les nombreux jeux de mots et les artifices de comédies (bastonnade, échanges de costumes, quiproquos …)
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michfred
  25 février 2015
A l'occasion d'une descente aux Enfers -une de plus, on ne s'en lasse pas! - on assiste à un" Masque et la Plume " entre Eschyle, l'ancien tragique, et Euripide, le moderne.
Dans l'infernal palud, les Grenouilles du choeur -brekekekex coax coax- arbitrent le débat......ça coasse, ça coasse, c'est tout ce qu'elles savent faire...
Au final, comme souvent chez ce conservateur d'Aristophane, assez rétif en matière de nouveautés, la querelle des anciens et des modernes se solde par la victoire du vieil Eschyle.
Vous avez dit coax?
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oblo
  04 juin 2015
Pièce comique d'Aristophane, jouée pour la première fois en 405, la pièce remporta le premier prix et eut un tel succès qu'elle fut jouée une seconde fois. La pièce se divise en deux parties : la première raconte le voyage de Dionysos et de son esclave Xanthias jusqu'aux Enfers ; la seconde relate la dispute poétique entre deux des plus grands tragédiens athéniens, Euripide et Eschyle.
Dionysos veut aller chercher Euripide aux Enfers, lui qui est mort en 407. le voyage contient des passages comiques d'une extrême drôlerie (un passage particulièrement est savoureux : lorsque Dionysos est à la porte du palais d'Hadès). Quant à la deuxième partie, il s'agit d'une dispute entre les deux grands tragédiens pour savoir qui est le meilleur d'entre eux, et quel est le rôle de la tragédie. Les propos sont néanmoins parodiés par Aristophane tandis que ce dernier révèle, à la fin, sa préférence. Cette parodie se justifie par le contexte athénien à la fin du Vème siècle : acculée par Sparte lors de la guerre du Péloponnèse, la cité athénienne vit des heures sombres qui font regretter à Aristophane un âge d'or (représenté par Eschyle) qu'il oppose à celui de la décadence, représenté par Euripide. A lire dans les éditions Belles-Lettres.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
HarmonideHarmonide   03 mars 2018
XANTHIAS: Now tell me, by Zeus, our mutual god of floggings, what's all this commotion and yelling and name-calling inside the palace?
SLAVE: It's Aeschylus and Euripides.
XANTHIAS: Aha.
SLAVE: An event's underway, a big event among the dead, and very intense factionalism.
XANTHIAS: About what?
SLAVE: There's a traditional custom down here: in each of the most important and skilled professions, the one who's best of all his fellow professionals is entitled to maintenance in the Prytaneum and a seat next to Pluto–
XANTHIAS: I get the picture.
SLAVE: –until someone more competent in the same craft arrives, at which point he has to step down.
XANTHIAS: So why has this flustered Aeschylus?
SLAVE: He was the one who held the Chair of Tragedy, for being dominant in that art.
XANTHIAS: And who holds it now?
SLAVE: When Euripides came down here, he started giving recitals for the muggers and purse-snatchers and father-beaters and burglars (there's a lot of them in Hades), and when they heard his disputations and twists and dodges, they went crazy for him and considered him the best, and that inspired him to claim the chair that Aeschylus was occupying.
XANTHIAS: And wasn't he pelted?
SLAVE: He was not; the public clamored to hold a trial of who's best in that art.
XANTHIAS: The criminal public clamored?
SLAVE: That's right, to high heaven
XANTHIAS: But weren't there others who sided with Aeschylus?
SLAVE: The good and the minority, (indicating the spectators) just like up there.
XANTHIAS: So what does Pluto intend to do?
SLAVE: To hold a contest immediately, a test and trial of the artistry of both.
XANTHIAS: Then how come Sophocles didn't stake a claim to the chair?
SLAVE: Not him! When he came down here Aeschylus gave him a kiss and grasped his hand, and he withdrew any rival claim on the chair. And now he's ready, in the words of Cleidemides, to take a bye and sit it out, and if Aeschylus wins, he'll stay where he is; otherwise, he's promised to challenge Euripides for his art's sake.
[...]
XANTHIAS: And who's to be the judge?
SLAVE: That was a tough one, because both discovered a shortage of competent people. You see, Aeschylus wouldn't agree to use Athenians–
XANTHIAS: Maybe he considered too many of them crooks.
SLAVE: –and the rest of them he thought were pure piffle when it comes to judging what poets really are.
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   05 mai 2017
Brekekekex coax coax, brekekekex coax coax !
Filles marécageuses des eaux, unissons les accents de nos hymnes aux sons de la flûte, le chant harmonieux coax coax, que nous entonnons dans le marais, en l’honneur de Dionysos de Nysa, fils de Zeus, lorsque la foule enivrée, le jour de la fête des Marmites, se porte vers notre temple. Brekekekex coax coax ! 
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KellieLyceeReneCassinKellieLyceeReneCassin   09 mai 2013
"Oui, c'est là l'apanage d'un homme
Doué d'intellect et de raison et qui
A beaucoup sillonné les mers du monde,
De toujours alterner le roulement de sa vie
Pour tenir le bon bord,
Plutôt que, dressé tel une icône
Peinte, de ne prendre qu'une seule
Figure. [...] " - Les Grenouilles, Le chœur ( v.533)
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ElianorElianor   20 mai 2013
Allons Eschyle, pars content et sauve notre cité par de sages avis ; fais l’éducation des sots : ils sont légions.
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Videos de Aristophane (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Aristophane
ARISTOPHANE – Peut-on rire de tout ? (France Culture, Nouveaux Chemins, 2013) Émission de radio « Nouveaux Chemins » diffusée le 19 mars 2013, sur France Culture dans le cadre d’une semaine intitulée « Éloge de la parodie ». Adèle an Reeth recevait Ghislaine Jay-Robert, maître de conférence en langue et littérature grecques à l’Université de Perpignan.
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