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EAN : 9782756001364
48 pages
Éditeur : Delcourt (30/11/-1)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Dans l’empire de Jesameth, être un hors-caste, c’est n’être pas tout à fait un homme. Alim le tanneur est de ceux-là. Il se charge de “recycler” les corps sans vie des sirènes tueuses qui viennent échouer sur les plages de la cité impériale. Mais le destin redistribue parfois les rôles. Un soir, l’océan vient confier au plus humble des hommes le plus grand des secrets…

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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  09 juillet 2014
A Brahalem, Torq Djihid revient en conquérant. Gloire à lui et à ses hommes!. En leur honneur, une grande fête va être organisée dans les rues de la ville, les femmes se pareront de leurs plus beaux bijoux et les hommes honoreront le grand prophète Jésameth. Alors que la petite Bul jouait sur la plage au cerf-volant, le commissaire Janissaire Reinkhol la prend sur la fait et la somme de le suivre afin de la punir du sacrilège qu'elle vient de commettre. Alim, son papa, est venu récupérer sa fille, non sans avoir été prévenu qu'un châtiment lui sera soumis. de retour à la maison où les attend Pépé, ils préparent solennellement la soirée. En effet, Bul a 4 ans aujourd'hui et elle doit être initiée. Au cours de la soirée, alors que tous les trois se préparent pour aller au défilé, deux soldats somment Alim de les suivre. Tanneur de son état et hors-caste, on l'informe qu'une sirène tueuse vient de s'échouer sur la plage et qu'il faut traiter sa dépouille...
Dès les premières pages, l'on reste coi... quel dépaysement et quel dessin magnifique! Virginie Augustin nous offre un premier tome incroyable. de part son dessin fin et travaillé, des visages très expressifs, une mise en page dynamique et des couleurs rayonnantes. le scénario n'est pas en reste. En effet, Lupano réussit, une fois de plus, à nous charmer et nous envoûter avec ce premier opus alléchant , riche et prometteur d'une série novatrice. Les personnages sont des plus attachants et les rebondissements fusent. Gloire à Lupano!
Alim, le secret des eaux... à partager...
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Alfaric
  02 novembre 2015
Les auteurs nous offrent un monde imaginaire avec sa flore (ah les cosses volantes d’Asphèle), sa faune (ah les jaguarondis géants !), sa géographie, sa mythologie… en mélangeant les équivalents fantasy des orients musulmans et hindouistes, de l’Empire du Milieu, du Pays du Soleil Levant, et des cultures africaines, méso-américaines et mélanésiennes. Ils s’amusent beaucoup à passer tout cela à la moulinette et c’est un grand plaisir que de retrouver tel ou tel détail des civilisations concernées (comme le palais du Potala ou les pyramides de Teotihuacan ^^). Pour ne rien gâcher c’est magnifique à contempler avec les dessins faussement enfantins de Virginie Augustin, surtout quand on passe des montagnes enneigées à la verdoyante canopée après avoir traversé déserts et marais, donc j’ai immanquablement pensé au vénérable "La Quête de l’oiseau du temps". Dommage que l’alchimie entre dessins, encrage et couleurs soit sensiblement moins réussis après le départ de Geneviève Penloup…
On nous raconte l’histoire d’Alim, l’hors-caste tanneur de peaux de sirènes tueuses, un père veuf qui veut protéger sa fille Bul de sa débordante imagination incompatible avec l’idéologie religieuse véhiculée par l’ordre établi de la Nef Iasoubine... Car le melting-pot réalisé par Wilfrid Lupano n’a d’autre but que se livrer à un réquisitoire contre l’intégrisme et du totalitarisme, le vocabulaire fondamentaliste se mariant décidément très bien avec la novlangue fasciste (c’est quand même autrement plus intelligent et plus subtil que de dessiner en boucles des figures religieuses à poil au nom du droit au blasphème…). Mais plus la fin du cycle approchait, plus j’ai eu l’impression qu’on s’intéressait davantage aux allégories qu’au récit, et quelque part là aussi c’est bien dommage !

Tome 1 :
D’après les prêtres, le prophète Jésameth a travers la mer pour demander aux dieux d’offrir un destin aux hommes, et n’étant jamais revenu ils en ont conclu qu’il avait réussi sa quête et que pour l’humanité devait désormais obéir aux commandements : il faut prier chaque jour pour remercier les dieux, il faut respecter les règles établies par leurs serviteurs, il faut détruire les hérétiques, la mer est réservé aux poissons car blablabla, le ciel est reversé aux oiseaux car blablabla, les arbres sont réservés aux singes car blablabla... Du coup la petite Bul qui aime tant jouer au cerf-volant est dans le collimateur du commissaire janissaire Reinkhol (^^). Et quand lors du Jour Saint (qui mélange homélies chrétiennes, chants staliniens et sacrifices humains…), elle évoque tout haut la supercherie théocratique en affirmant avoir découvert avec son père les reliques du prophète dans le ventre d’une sirène tueuse, elle n’arrange vraiment pas son cas !
Alim et Bul incarcérés par l’inquisiteur en chef, c’est pépé qui vient les sauver en se faisant passer pour Jésameth revenu du paradis… Du coup Alim devient l’objet d’une rumeur (puis d’une légende et enfin d’un culte dans les tomes suivants), celle du hors-caste condamné tellement injustement par le pouvoir en place que le Prophète a du intervenir en personne pour rétablir la justice. Pour ledit pouvoir en place, censément infaillible car censément seul détenteur de la vérité, l’heure est grave : la traque est lancée, la famille est obligée de s’exilée… Et malgré toutes les explications du monde le puissant guerrier Soubyr n’en démord pas, et donc propage la rumeur : il y a bel et bien eu miracle !
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Crossroads
  15 juin 2014
Les super-héros sont souvent musculeux, blindés de pouvoirs et toujours prêts à secourir la veuve et l'orphelin histoire de faire les choux gras de tous les 20h du monde et de sa proche banlieue. Flambeurs va...
Alim, lui, est...juste tanneur.
Son super pouvoir, un amour infini pour sa petite brindille, Bul.
Le don de cette dernière, systématiquement déplaire au commissaire Janissaire Reinkol, personnage emblématique de ce monde de castes dont ils sont exclus.
Une dernière incartade de sa petite fille chérie et c'est le ciel qui leur tombe sur la tête.
Alim, tanneur sans pot, devra alors prendre son destin en main.
Perfection du scénario, maîtrise totale du graphisme et du découpage, encrage de folie qui vous explose les deux n'yeux dès la première planche, y a pire comme composantes pour débuter une série.
Lupano, scénariste à l'esprit fertile et ingénieux, développe ici un monde imaginaire totalement sous la coupe de croyance ancestrales toujours psamoldiées par quelques illuminés accrochés à leurs tristes privilèges.
Le ton est alerte sans être à Malibu. le grand-père, en caution drolatique décalée, tranche agréablement avec l'urgence du récit.
Janissaire est une enflure, comme il en existe peu, que l'on adorera détester. J'aime pas balancer mais quand même...
Et la tendresse b****l me direz-vous ? Comme s'il en pleuvait ! La petite Bul, orpheline de mère, qu'il faut surveiller comme le lait sur le feu et Alim, en père canalisateur fou d'amour pour sa progéniture indisciplinée, en regorgent tout en l'exprimant pudiquement.
Un univers fantastique, une trame captivante, des héros attachants, le tout formidablement imbriqué, ce premier opus est un petit bijou graphique annonciateur d'une très grande série.
Alim, le tanneur, provoque l'effet inverse sur le lecteur enthousiaste déjà dans les starting-block pour entamer le second volet, à Pau où ailleurs...
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Monsieur-L-
  29 mars 2014
Grosso modo, l'histoire tourne alentour d'une famille qui va être obligée de quitter leur terre natale pour fuir la persécution religieuse. Mais, où la famille va, le pays qu'ils ont quitté les suit. Pas pour les chasser, mais pour accroître la domination du nouvel empire sur ces voisins.
Les couleurs, LES COULEURS! Mon premier choc positif lorsque j'ai ouvert le premier tome de cette série est à propos des couleurs. Des couleurs voyantes et criardes dont il est peu commun de retrouver dans une bande dessinée. Agréablement surpris.
L'aspect de la religion est bien développé. Une religion rigide, mais capable de s'adapter à l'essor d'un empire. C'est aussi l'histoire de la construction d'un mythe pour asseoir son pouvoir. Donc, la religion et la politique sont intimement liées.
C'est un univers ressemblant au Moyen-Orient médiéval. On quitte avec plaisir les paysages à l'Européenne pour visiter des paysages moins abordés dans la fantasy médiévale. Comment dire, c'est rafraîchissant.
J'essaie de plonger dans mes souvenirs, mais si je me souviens bien, dans le troisième tome, l'histoire prend une tournure intéressante. le pays d'origine du personnage principal et la religion pratiquée dans sa contrée natale sont perçus positivement par des peuples conquis. Il y a quelques nuances intéressantes. Cette religion apporte des aspects progressistes par rapport à d'autres religions. Il ne faut pas pousser trop loin la «profondeur» de ce troisième tome, mais il y a quelque chose d'intéressant qui ne sombre pas dans la diabolisation des gros méchants conquérants et de l'angélisation des conquis. La fin de la série est très bien aussi, elle ne déçoit pas.
En définitive, une très bonne bande dessinée. La série figure dans mon «top» bande dessinée de fantasy médievale.
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Illion
  25 janvier 2015
Cette bande dessinée qui se déroule dans une sorte d'Inde fantaisiste traite avec beaucoup d'acuité la question de la religion et de ses dogmes, ainsi que du désir des religieux d'empêcher le peuple de savoir qu'une autre vérité est possible, tel que cela a pu se produire par exemple en Occident au Moyen-Âge. à cela vient s'ajouter le thème maintes et maintes fois ressassé, certes, du rang social et de la marginalisation d'une certaine frange de la population pour x raisons idéologiques ou politiques.
Les 3 premiers tomes sont excellents, superbement traités en terme de scénario, bien que le graphisme ne casse pas des briques (il n'est pas laid pour autant). Alim découvre dans le premier tome un secret qui met en péril la religion de Jésameth et ses certitudes, ainsi que sa propre vie. Commence alors une traque qui se poursuit dans le tome 2. le tome 3 commence à traiter de ce qui s'est passé pendant l'ellipse de 10 ans entre le tome 2 et 3. le quatrième et dernier tome clos le cycle en donnant toutes les réponses et en réunissant ceux qui doivent l'être. Ce dernier tome est une immense déception. Autant j'ai adoré les 3 premiers, autant j'ai eu le sentiment de jeter mon argent par les fenêtres avec ce tome. Certes beaucoup de choses sont révélés : ce que sont devenus certains personnages, d'autres apprennent enfin la vraie vérité .... Beaucoup d'autres sont introduites, des vraies trouvailles qui auraient gagnées à être développées au niveau du scénario comme la "divinisation" d'Alim par les habitants d'une petite île (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). Les auteurs auraient pu faire beaucoup de choses en somme.
Au lieu de ça la série tombe à plat : on a le sentiment d'un tome "brouillon" où l'auteur ne sachant plus que faire pour clôturer à fait un mélange à l'arrache et par un espèce de tour de passe-passe façon "deus ex machina" (sans le dieu) termine par une fin presque absurde et en tout cas complètement frustrante. le tome 4 est donc le GROS point noir de cette série pourtant magiquement menée jusque là. C'était presque moins frustrant de s'arrêter au 3 et de ne pas savoir ce que certains étaient devenus.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   03 novembre 2015
Je repenserai plus tard à un châtiment approprié. Pour l’heure, une part de tes marchandises est saisie en guise d’offrandes pour apaiser les dieux.
Commenter  J’apprécie          91
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 octobre 2019
Dans l'empire de Vesameth, être un hors caste, c'est n'être pas tout à fait un homme.
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