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Livres de sang tome 3 sur 6
EAN : 9782290336489
313 pages
J'ai lu (29/12/2003)
3.94/5   86 notes
Résumé :
Les hommes s'imaginent que la grande faucheuse pourvoira à la paix qu'ils n'ont su trouver de leur vivant. Quelle erreur...
C'est considérer bien naïvement les défunts. Car voici la terrible vérité : les morts désirent et craignent, haïssent, convoitent ou detestent. Gare à qui attire leur attention !
Vous n'êtes pas convaincus ? Demandez au truand Barberio ce qu'il est advenu de son cancer. Demandez à Thomas Garrow ce qu'il a trouvé sous la grosse pie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Une fois de plus je suis assez mitigée à la lecture d'un bouquin de C. Barker.
J'ai oscillé sans arrêt entre horreur, ennui et amusement, tellement c'est "gros", tellement c'est "trop", contrairement au tout premier tome des "livres de sang" où j'avais bien apprécié la finesse de l'auteur.
Ici je trouve que c'est outrancier et avec des idées vraiment très étranges, à la base de ces nouvelles.
Ceci dit, s'il mérite une bonne note, c'est pour son imagination, lol !

La seule nouvelle que j'ai réellement appréciée, c'est Rawhead Rex. Autant dire que sur 5, c'est peu.
"Les boucs émissaires" aurait pu me plaire, mais il m'a manqué quelque chose, je m'y suis ennuyée presque autant que la narratrice. Pas réussi à entrer dedans.

En y réfléchissant, je pense que c'est une absence d'épaisseur et de substance des personnages, peut-être, qui m'a tenu à distance, dans la plupart de ces nouvelles... Bref, je l'ai lu jusqu'au bout, mais je ne l'ai pas trouvé génial... 2,5/5
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Je me souviens avoir vu, il y a de cela plusieurs siècles maintenant, le film Rawhead Rex, un truc bien naze à deux balles, lequel malgré sa nullité, m'avait tout de même marqué, et je n'aurais su dire ni comment ni pourquoi. Et puis j'ai découvert Hellraiser et Cabal, adaptations ciné des bouquins de Barker. L'un comme l'autre m'ont marqué durablement et ont participé à forger l'amateur de films de genre que je suis aujourd'hui.
Jamais jusqu'à aujourd'hui je n'avais pris le temps d'ouvrir un de ses livres alors que je me jetais sur toutes les adaptations ciné qui me tombaient sous le nez ( Book of blood récemment, The Midnight meat train, Terreur, et plus anciennement le maître des illusions) avec toujours cette sorte de fascination inexplicable pour l'objet que j'avais alors sous les yeux.
Avec les livres de Clive Barker, c'est un peu la même chose, je ne comprends pas toujours, pour ne pas dire presque jamais, les histoires que je lis, mais je reste fasciné devant les mots de l'auteur. Comme s'il réussissait à convoquer chez moi une espèce de truc primaire, des émotions primales, vives et brutales. Un dégoût mêlé de fascination, une horreur mêlée d'attirance inexpliquée, bref de la sensation pure...
C'est très étrange...
Mais bon, désormais je suis paré pour m'attaquer à Cabal...
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Pourtant cette journée avait si bien commencé...
Il a fallut que je reprenne ma lecture marathon de la série de Clive Barker !
J'ai fini par sortir de mon placard (voir la critique du tome II http://www.babelio.com/livres/Barker-Livre-de-sang/44095: )
et j'ai attaqué "Confessions d'un linceul".
Pour tout vous dire, avec la première nouvelle, je n'irais plus jamais au cinéma sans penser à "L'enfant de celluloïd",
plus question de traîner après la dernière séance, CE pourrait être LA dernière .
Je prendrais toujours le temps d'être aimable avec les comptables ou les inspecteurs des impôts avec la nouvelle suivante et je me méfierais vraiment des draps en lin (oui je sais le lien n'ai pas forcément facile à établir !)
Lorsque je rencontrerais des néos- ruraux au détour d'une ruelle, je penserais à leur dire, même s'ils ne répondent pas à mon salut (malpolis va !) qu'il faut se méfier des ogres qui peuvent traîner ici ou là dans le paysage si tranquille que j'apprécie tant.
Je jure devant qui vous voulez que je ne serais plus jamais jalouse des gens qui partent en vacances sur leur voilier, le risque de s'échouer sur une île-tombeau est bien trop grand.
Et enfin pas question de suivre un inconnu chez lui, mais ça normalement tout le monde est censé le savoir, non ?
Clive Barker a réussi à renouveler le genre de danger que l'on pourrait rencontrer dans ces cas très précis.
Ce troisième tome est plus dense, plus travaillé en ce qui concerne le caractère des personnages.
Moins simpliste, peut-être, le niveau horrifique y gagne en poids.
Voilà, une bonne lecture saine de plus à mettre à mon crédit.
Excusez-moi, je retourne dans mon placard !
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Meilleur que le second, moins bon que le premier. J'ai lu ce troisième recueil dans le but de me faire une opinion plus définitive de cet auteur, mais comme souvent avec les recueils d'histoires, il y a du bon et du moins bon.
Comme toujours, on est dans l'excès, de sang, de gore, de tout, mais ce n'est pas ce qui va m'empêcher d'apprécier une bonne histoire. En particulier la nouvelle "Rawhead Rex", digne d'un film d'horreur de seconde zone des années 80, que j'ai trouvée très efficace sur papier, et "Les boucs émissaires" qui m'a rappelé le malaise ambiant présent dans les histoires de Lovecraft et que j'ai adoré. J'ai aussi bien aimé "Débris humain", en particulier la première partie qui développe une histoire que l'on essaie de deviner - je préfère l'intrigue aux courses-poursuites. Ma grosse déception porte sur la nouvelle qui a donné son nom au recueil, "Confessions d'un linceul", que j'ai trouvé ennuyeuse au possible.

Bref, sans conteste plus de bon que de mauvais, mais trop de ressentis différents à chaque fois qui me font penser que mon prochain Barker sera un roman, format dans lequel je l'apprécierai peut-être plus uniformément comme ce fut le cas avec "Hellraiser".
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Contrairement à ce qui est annoncé sur la couverture, et désolé de contredire l'éditeur, Confessions d'un linceul n'est pas un roman mais un recueil de nouvelles.

Et comme dans les précédents volumes qui composent le triptyque, Livre de sang et Une course d'enfer parus chez le même éditeur, ces nouvelles oscillent entre le noir et le rouge (comme aurait écrit un certain Henri Beyle !). le noir du désespoir et le rouge du sang qui inexorablement se répand abreuvant la terre nourricière.

Clive Barker ne travaille pas dans la dentelle et ses nouvelles, tout comme ses romans, sont empreints de désespérance. Ses personnages sont confrontés à des situations perpétuellement périlleuses. Ils vont au devant de leur chaos et le lecteur-même se trouve en état de choc.

L'humour qui permettrait la décompression en est absent, ou alors sous-jacent comme dans L'enfant de celluloïd ou Confession d'un linceul, deux des nouvelles du recueil.

Un humour de situation, révélé comme à regret, comme par hasard.

La mort est le prolongement inéluctable de la vie, mais lorsque la vie et la mort ne font plus qu'un, il n'y a vraiment pas de quoi rigoler.

Clive Barker possède un extraordinaire pouvoir d'évocation en tant qu'écrivain. Ses histoires sont de véritables mises en scènes poignantes, cauchemardesques, et l'on sort de ce recueil comme vidé de toute substance.

Contradictoirement on n'en peut plus, et on en redemande.

Clive Barker crée le lecteur masochiste, pareil à un spectateur subjugué et effrayé qui met ses mains devant ses yeux pour ne pas voir la scène d'horreur tout en ayant soin d'écarter les doigts afin de vibrer quand même.



Sommaire :

1 - L'Enfant de celluloïd (Son of Celluloid), pages 13 à 63, trad. Hélène Devaux-Minié

2 - Rawhead Rex (Rawhead Rex), pages 67 à 134, trad. Hélène Devaux-Minié

3 - Confessions d'un linceul (de pornographe) (Confession of a (Pornographer's) Shroud), pages 137 à 182, trad. Hélène Devaux-Minié

4 - Les Boucs émissaires (Scape-goats), pages 185 à 220, trad. Hélène Devaux-Minié

5 - Débris humains (Human Remains), pages 223 à 284, trad. Hélène Devaux-Minié
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Il y a des professions qui s'exercent mieux de jour que de nuit et vice versa. Celle de Gavin appartenait à la seconde catégorie. En plein hiver comme en plein été, adossé à un mur, ou posté sous une porte cochère, une cigarette allumée entre les lèvres, il vendait au tout venant ce qui suait dans son jean.
Parfois à une veuve de passage, ayant plus d'argent que d'amour, qui louait ses services pour un week end clandestin de baisers acides, insistants, et peut être,si elle arrivait à oublier son défunt partenaire, une cabriole aride sur un lit parfumé à la lavande.
Parfois à un époux égaré, avide de son propre sexe, éperdument désireux de s'accoupler une heure à un garçon qui ne lui demanderait pas son nom.
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On l'avait surnommée Dumbo quand elle était petite, tous les enfants de son immeuble. Elle avait passé vingt ans avec cette ridicule horreur grise, sans pouvoir s'en débarrasser. Le corps énorme de l'éléphanteau lui rappela son obésité, son air perdu lui rappela son propre isolement. Elle le revit blotti sous la trompe de sa mère, condamnée pour folie, et elle voulut réduire en bouillie cette chose sentimentale.
(Dans "L'enfant de celluloïd")
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La peur n'envahit que ceux qui ont encore une chance de survie.
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Trop tard pour aimer ; la lumière du soleil n’était plus qu’un souvenir. Le monde était-il en train de disparaître ? s’assombrissant sur les bords pendant mon agonie, ou étions-nous trop profond pour être atteints par le soleil ?
-Les boucs émissaires
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