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Marie Milpois (Traducteur)
ISBN : 2253147699
Éditeur : Le Livre de Poche (13/06/2001)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.79/5 (sur 1303 notes)
Résumé :
Traducteur(s) : Marie Milpois

Libertyville (Pennsylvanie), un patelin tranquille qui cesse de l'être - tranquille...le jour où Arnie, lycéen dans le bel âge ingrat, tombe amoureux de Christine. Pas une jolie brune, pas une rousse fatale, non : une vieille Plymouth Fury 58 qui n'est plus qu'une ruine rouillée à mort.
Grâce à Arnie - bricoleur-né -, elle reprend vie et bientôt elle roule ! Mais à sa guise : elle cale sans motif puis rebondit com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  19 novembre 2014
Une histoire de « char », d'une voiture extraordinaire, héritière maléfique d'« Un amour de coccinelle » et de « Maman Bagnole ».

Un adolescent tombe amoureux d'une voiture et en devient propriétaire. C'est le passage à l'âge adulte, un ado boutonneux qui se transforme : première auto et premier amour.

Ce sont des difficultés familiales, des parents qui ont du mal à accepter de vieillir, des amitiés d'enfance qui permettent de résister au harcèlement des petites brutes.

C'est aussi une trame classique de film horreur, avec des cadavres sanguinolents et des fantômes en décomposition.

Pour ma part, j'aime que le fantastique ait un goût de possible, d'une cohérence, même pour le surnaturel et c'est ce que me donne habituellement Stephen King. Et, n'en déplaise aux fans, ce n'est pas tout à fait le cas ici.

Mais voilà, je ne suis pas amateure de voitures, les belles carrosseries ne me font pas frémir. Je ne classe donc pas Christine parmi les meilleurs romans de l'auteur. S'il faut parler de bagnoles, je pourrai aller voir du côté de Roadmaster,,,
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greg320i
  14 septembre 2013
Christine , Christine ! Je chante et m'enchante de répéter ton nom. Amen, Gloria, Alléluia pour ton père Stephen, le King qui nous compte avec toi la plus déchirante histoire de jalousie subie par une Plymouth Fury .
Odieuse bagnole qui vitriole tous ceux et celles qu'elle n'aime pas , elle sera le rêve mais aussi le cauchemar d'un adolescent : Arnie de par son prénom , propriétaire de par ses clés. Bref Bonnie and Clyde ou Jekyll et Hyde suivant l'interprétation ..
Animée d'une âme violente, cruelle dans ses duels, mais pimpante de sensualité automobile ,jamais la féminité n'a été aussi belle, rebelle. Les pare-chocs chromées et la flashante renommé de la marque n'ont pas fait d'elle une fée, mais le diable transformé en rutilante carrosserie rouge . Avec elle ça bouge !
Quand son coeur s'enflamme, Elle nous joue toute la gamme.. Ma dame Christine.
Un,deux,trois : Moteur ! Embarquez, swinguez dans un délai court ( vos yeux vont dès lors adoraient dévorer pages après pages: promis juré ) sur le parcours qui se déchaine, se traine à cent à l'heure, chaine hifi mono de rigueur à fond , crépitement d'années 60 sur le fond ( nous avons même le droit à une bande-son écrite ) sur l'histoire superbe et le récit parfait aux rebondissement saisissants,sautant autant que les amortisseurs de soeur Christine .
Ca y est ? le démon est en vous ? On se la joue macho dans son beau roman; à quatre roues on se croit le Dieu, on fait des envieux hein ?
Mais bien malin celui ou celle qui s'en vante , car les jaloux ne sont jamais loin. Et c'est bien la plus détestable bande de voyou qui va ( s'en )prendre la plus horrible décision qui soit: Casser Christine ! Bouhh-ouhh.,,
Mais ne pleurez pas ,l'auto-régénération (c'est le cas de le dire) aussi sec qu'un coup de trique ou de torchon à l'écusson va vite à nouveau faire suite pour de brillantes poursuites infernales sur ses milles feux de ses phares joyeux.
Horreur, Malheur ,la salsa du démon dans la joie et la terreur: le sourire enjôleur et mauvais de la calandre ,, l'esprit démoniaque va attendre son heure.
Et là... Bonjour les dégâts à qui passe sur son chemin! aucun frein à la cruauté, aucune règle de courtoisie , on ne choisit pas sa fin, on subit juste la tyrannie !

C'est donc rapiécé, dépecé, écorché, malmené, ensanglanté que le récit peut se terminer. Et à nous d'en sortir un mouchoir ( tiens bizarre,,) quand on sort du couloir de la mort de . . . CHRISTINE !
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kuroineko
  09 juillet 2017
Stephen King aime jouer avec les véhicules infernaux. Que ce soit dans des romans tels Roadmaster, Plein gaz (à quatre mains avec son fiston, Joe Hill) et, ici, Christine; ou encore dans des nouvelles comme "Poids lourds" dans le recueil Danse macabre  (Stephen King l'a adapté au cinéma sous le titre Maximum overdrive; un bide complet ou presque) ou "Mile 81" dans le bazar des mauvais rêves.
Christine est une Plymouth Fury 1958 qu'Arnie Cunningham achète à l'état d'épave et retape(même si la diva rouge et blanche se débrouille très bien toute seule). Arnie est un lycéen qui sert fréquemment de souffre-douleur aux autres, excepté pour son ami Dennis et Leigh une belle jeune fille bien sous tous rapports. La voiture tourne à l'obsession (voire à la possession) et le caractère du jeune homme se modifie grandement à son contact (son acné aussi d'ailleurs... mieux que Biactol). Et ce n'est qu'un début.
Ladite Christine se montre d'un caractère jaloux et légèrement rancunier... voire beaucoup. Elle porte à merveille son qualificatif de "Fury"!
Ce roman est très abouti et offre un intéressant panel de jeunes adolescents américains de 1978. Les personnages sont bien campés. le harcèlement envers Arnie rappelle évidemment le sort de Carrie White, persécutée par ses "camarades" de classe.
King montre aussi des rapports pas toujours simples entre parents et enfants. La mère d'Arnie est particulièrement dominatrice, manipulatrice et castratrice. Ce n'est d'ailleurs pas le seul exemple dans l'oeuvre du King.
Celui-ci maintient un suspense incroyable tout le long du roman, réservant à ses lecteurs quelques descriptions particulièrement horrifiques dont il a l'art.
Le final et l'épilogue sont, enfin, de toute beauté et atteste de la maestria kingienne jusqu'au bout.
Nota bene: une des premières choses que croise le narrateur de 22/11/63 quand il arrive dans le passé est... une Plymouth Fury 1958 rouge vif! Stephen King aime beaucoup les clins d'oeil à la Hitchcock. Et nous on se régale!
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Patience82
  02 octobre 2016
Je me suis lancée dans cette lecture un peu à reculons, car j'ai tendance à ne pas accrocher avec le début de carrière de Stephen King. Ca sonne toujours un peu vieillot, et c'est d'ailleurs la cas pour Christine. Mais j'ai quand même beaucoup aimé. le style de cet auteur me touche toujours. Il a vraiment beaucoup de talent pour décrire et développer la psychologie de ses personnages, et ce livre ne fait pas exception. Je me suis attaché à Dennis, Leigh et Arnie. Je les ai suivi en retenant mon souffle devant l'horreur sortie de l'imagination de Stephen King. Et j'ai aussi apprécié la fin. Là encore, je trouve que l'auteur fini toujours ses histoires de la manière qui paraît la plus cohérente.
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LiliGalipette
  17 mai 2016
Quand Arnie Cunningham voit Christine pour la première fois, il sait qu'elle sera à lui. Christine, c'est une Plymouth Fury de 1958 dans un état désastreux, à peine bonne pour être vendue en pièces détachées. « Cette voiture, c'était un gag, un mauvais gag, et je ne comprendrai jamais ce qu'Arnie put lui trouver, ce jour-là. » (p. 15) Mais Arnie tient tête à ses parents et retape la voiture qui retrouve peu à peu son éclat d'antan. Et le jeune homme gagne en assurance, perd ses vilains boutons d'acné et trouve une petite amie en la personne de la jolie Leigh. Mais il y a quelque chose qui ne va pas. Dennis, le meilleur et unique ami d'Arnie le sent bien : cette voiture a une mauvaise influence sur son copain. « Acheter une vieille bagnole et quoi ? Elle vous changera la tête, votre façon de penser, et changera ainsi votre métabolisme ? Libérera votre vrai moi ? » (p. 113) Arnie change, mais pas en bien : il devient plus brusque, comme s'il était constamment en colère, exactement comme l'ancien propriétaire de Christine, Rollie LeBay qui, bien que mort, semble traîner dans les parages. Comment expliquer que les jeunes brutes qui ont démoli la voiture meurent dans des accidents étranges et atroces ? Comment expliquer l'infecte odeur qui émane de la voiture pourtant retapée à neuf ? Comment expliquer, justement, que Christine semble aussi neuve qu'au jour de sa fabrication alors qu'Arnie n'a pas vraiment les moyens d'acheter toutes les pièces de rechange ? Dennis est bien décidé à sauver son vieux copain et la petite amie de celui-ci, mais il sait bien que Christine ne se laissera pas envoyer à la casse sans se défendre.
Voilà un très bon roman de Stephen King. Dans le style bagnole maléfique, j'avais déjà beaucoup apprécié Roadmaster, voiture qui ouvrait un portail sur une dimension pas franchement rassurante. Ici, Christine est un véhicule possédé par l'esprit de son vieux propriétaire et animé par une soif de mort et de sang tout à fait glaçante. Attention, ne vous mettez pas entre elle et Arnie ! Christine est pire qu'une femme jalouse et exclusive. « Une voiture ordinaire pouvait-elle devenir le lieu de résidence d'un démon dangereux et puant ? Une maison hantée roulant sur Goodyear ? » (p. 318) La réponse est évidemment affirmative quand il s'agit d'un roman de Stephen King, et c'est délicieusement terrifiant !
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
goodgarngoodgarn   06 août 2012
-Quand j'ai vu cette voiture,j'ai ressenti une incroyable attirance vers elle...Je ne me l'explique même pas bien moi-même.Mais...(ses yeux gris se perdirent au loin pendant quelques instants)...mais j'ai compris que je pouvais l'améliorer.
-La retaper,veux-tu dire?
-Ouais...enfin,non;c'est trop impersonnel.On retape les voitures ordinaires;on répare une table,une chaise ou la tondeuse à gazon;des trucs comme ça.(Sans doute vit-il mes sourcils se lever d'étonnement.Il poussa un rire ,un petit rire défensif.).Oui,je sais que cela a l'air bizarre de dire ça.Cela me déplait,même,de dire une chose pareille.Mais t'es un vrai ami,Dennis,ce qui autorise un minimum de conneries,pas vrai?Eh bien je suis persuadé que ce n'est pas une voiture comme les autres.J'ignore pourquoi je pense cela...mais c'est ce que je pense.
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CielvariableCielvariable   17 avril 2013
Christine avançait lentement, cahotant de-ci de-là comme une vieille ivrognesse montant péniblement une côte. La neige tombait de plus belle, inclinée par le vent.
Un des phares démolis par l’assaut clignota et se ralluma.
Un des pneus crevés se mit à se regonfler, puis ce fut le tour de l’autre.
La fumée diminua.
Le bruit irrégulier du moteur retrouva un rythme normal.
Et le capot arraché réapparut peu à peu, comme une écharpe tricotée par des aiguilles invisibles ; le métal sortait de nulle part, partant de sous le pare-brise et allant vers l’avant.
Le pare-brise redevint parfaitement lisse.
Toutes les lampes se rallumèrent l’une après l’autre ; Christine avançait maintenant sans la moindre difficulté dans la tempête. L’indicateur de kilomètres reculait toujours…

Quarante-cinq minutes plus tard, Christine reposait dans l’obscurité du garage de feu Will Darnell, dans le box vingt. Le vent hurlait dehors, mais son moteur se refroidissait lentement, avec des petits claquements.
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akasha580akasha580   20 décembre 2010
Je pensais : Darnell va peut-être trouver amusant de faire d'Arnie son petit toutou. Ca pourrait aussi amuser ses clients et ses partenaires au poker. Arnie, va me chercher du café; Arnie, va nous chercher des beignets; Arnie, change donc les rouleaux de papier dans les chiottes... Tout le monde rira bien.. Arnie deviendra le bouffon de Hampton Street... Oui, je pensais tout cela, mais je n'en dis rien. Arnie n'avait qu'à décider lui-même si c'était du lard ou du cochon. De toute façon, ça ne pouvait pas durer éternellement; Arnie n'était pas assez bête pour ça. Vilain, oui, mais pas stupide.
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CielvariableCielvariable   17 avril 2013

« Ouais, cette année, ça va aller mieux. » Je me tournai vers Arnie ; c’était LeBay, cadavre pourrissant de bande dessinée d’épouvante. Ses doigts étaient des os ; son pantalon était presque plat sur le siège, comme s’il n’y avait dedans que des manches de balai.
« Tu crois ? » Je me retenais de respirer les miasmes suffocants de l’intérieur de la voiture.
« Sans hésitation. » C’était de nouveau Arnie, s’arrêtant à un stop. « Tout ce que je demande, c’est que tu m’aides, Dennis. Ne laisse pas ma mère t’attirer dans toutes ses conneries. Tout ça va se régler, finalement. » De nouveau, c’était LeBay, souriant d’un rictus sans chair à l’idée que tout allait se régler, finalement. Je sentis que je commençais à perdre mes esprits. J’allais sûrement crier d’ici peu. Mes yeux se posèrent sur le tableau de bord, et je vis alors ce que Leigh avait elle-même vu : ce n’était pas des compteurs avec des aiguilles, mais des yeux verts luminescents et énormes qui me fixaient.
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kuroinekokuroineko   08 juillet 2017
- Ma maman, elle dit que votre voiture, elle est dégoûtante...
- Oui, pipi-caca, ajouta la petite soeur.
- Pipi-caca... tiens donc...! C'est très bien trouvé, de sa part. Elle est très intelligente, ta maman. Est-elle philosophe?
- Non, elle est capricorne, répliqua le garçonnet.
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À l?occasion de la parution de la révélation thriller « Bad Man », nous sommes allés à la rencontre de l?auteur Dathan Auerbach et lui avons posé quelques questions.
Révélation ! Bad Man signe l?entrée fracassante de Dathan Auerbach dans l?arène des maîtres du suspense et de l?angoisse en successeur de Stephen King.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2UFNbvy Existe en numérique : https://bit.ly/2Bj0gDK
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On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l?espoir n?est plus permis.
Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l?affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.
Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s?est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n?a jamais cessé ses recherches.
Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu?un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? le directeur qui n?a jamais collaboré à l?enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées? Qui est ce bad man dont l?ombre inquiétante plane sur la ville ?
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