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ISBN : 2960226216
Éditeur : 978-2-9602262 (26/12/2018)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le cannibale movie a été un genre cinématographique de niche du cinéma d’horreur et d’aventure. Les Italiens s’en sont montrés particulièrement friands au cours des années 70. Si le réalisateur Umberto Lenzi en demeure le précurseur attesté avec « Il paese del sesso selvaggio », Ruggero Deodato est passé à la vitesse supérieure avec « Cannibal Holocaust », considéré comme un chef-d’œuvre maudit et toujours vilipendé par les esprits bien-pensants, offrant au public d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
lhasjean
  31 mars 2019
Le cannibalisme au cinéma existe dans des films de types différents, s'inféodant le plus souvent au thriller (vive Hannibal Lecter !). Néanmoins le genre atteint une apogée dans le cinéma italien au cours des années 70 grâce à Umberto Lenzi (qui a mis ce sous-genre du cinéma horrifique sur les rails en le codifiant) et Ruggero Deodato (qui l'a doté d'un titre de noblesse avec « Cannibal Holocaust »). Gore, ultra-violent, machiste, exhibitionniste et foncièrement malsain, il a vécu diverses déclinaisons, entraînant les spectateurs au mitan de jungles exotiques et en les soumettant à des situations extrêmes faites de meurtres sauvages, de viols abjects et de tortures éparses. Encensé par certains et dénoncé par d'autres, le cannibal movie a toutefois été limité par son contexte géographique (des territoires sauvages et luxuriants plantés loin de toute terre civilisée), circonscrivant l'action autour d'êtres primitifs proches de l'âge de la pierre et se sustentant de toute viande (humaine incluse !) à portée des incisives et des molaires. Au-delà de scénarios prétextes à décrire des abominations, les détracteurs ont principalement reproché un réflexe faussement documentaire, né dans la veine du mondo, et des meurtres réels d'animaux sauvages.
En partant de DVD, Daniel Bastié redéfinit le genre, replace le cannibalisme dans son contexte historique et analyse les longs métrages qui en ont fait son succès, de la période de gloire à son déclin, sans oublier de souligner la grammaire mise en place et devenue répétitive d'une réalisation à l'autre. Souvent, l'histoire démarre avec une vue aérienne de la forêt vierge, un groupe d'aventuriers qui progresse là où peu ou pas de compatriotes se sont avancés et met en opposition deux civilisations a priori peu faites pour cohabiter. Si les barbares sont ceux auxquels on songe, Ruggero Deodato a inversé la donne en prouvant que les Américains et les Européens n'ont rien à envier aux indigènes les plus sauvages. « le dernier monde cannibale », « Cannibal holocaust », « Cannibal ferox », « Mondo cannibale » … tous sont passés à la moulinette des souvenirs. Nostalgie oblige !
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collard380
  08 mars 2019
Les Italiens étaient des petits rigolos avec le cinéma, parfois jusqu'aux limites extrêmes des possibilités cinématographiques. Avec les films de cannibales, adorés autant que détestés, ils savaient mettre le paquet pour choquer et provoquer des répulsions. Les histoires étaient toujours à peu près les mêmes, avec une équipe de télévision qui part à la recherche d'une équipe de chercheurs disparus, un trésor ou pour aller se planquer des autorités dans la jungle amazonienne. Ces films Z sont souvent allés très loin dans l'insoutenable : animaux tués et charcutés, femmes violées ou empalées, têtes tranchées, avortement sauvage et dégustation de chair humaine. du bien dégoûtant ! Ces films ont fait l'objet de multiples polémiques. A cela, ils se targuent souvent d'un (faux) prétexte sociologique, en dénonçant le sensationnalisme des médias. Difficiles à regarder, il ne faut toutefois pas oublier qu'il s'agit avant tout de cinéma, de grand guignol, mais réalisé de façon tellement réaliste et convaincante qu'on en oublie l'aspect simulacre. le livre « Les mondes cannibales du cinéma italien … d'Umberto Lenzi à Ruggero Deodato » nous rappelle une époque qui n'existe plus. Ouvrage de vulgarisation et passionnant !
Ed. ménadès – 236 pages
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NovackJeannine
  21 février 2019
Cet ouvrage met à mal un des derniers tabous de notre société. Quoi de pire que d'être mangé par ses semblables. Daniel Bastié raconte que le monde entre dans l'Histoire non seulement en adoptant l'écriture, mais également en abandonnant le cannibalisme. Un peu partout, en Europe comme ailleurs, on a retrouvé des traces d'anthropophagie avec souvent une connotation religieuse. Plutôt que de se lancer dans un essai, l'auteur cible ici les films italiens qui se sont intéressé au genre, faisant d'Umberto Lenzi et de Ruggero Deodato des maîtres incontestés. Il ne s'agit bien entendu pas de juger de la pertinence ou non de ce type de longs métrages. Cet ouvrage, plutôt bien documenté, s'attache à analyser chaque production en la replaçant dans son contexte, tout en racontant le récit de manière dynamique. C'est plutôt sympa et finalement beaucoup moins dégueu que ce qu'on voir sur toile. Après lecture, vous saurez tout (ou presque) sur ce sous-genre du film d'horreur. Il ne faut pas seulement être amateur de cinéma pour apprécier !
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QD11
  12 avril 2019
Rares sont les livres traitant du sous-genre peu défendu (peu défendable diront certains détracteurs) du film de cannibale, dans lequel se sont investis Umberto Lenzi, Ruggero Deodato, pratiquement même Bruno Mattei mais également des réalisateurs plus "réputés et renommés" tels que Eli Roth (Green Inferno) et S. Craig Zahler (Bone Tomahawk), voire même plus récemment avec le français "Grave" de Julia Ducournau.
Rien que pour ça , le livre mérite le coup d'être acheté. Les critiques positives que vous trouverez sur Youtube (https://www.youtube.com/watch?v=ZxyMGo2iPx4&t=17s) et ici-même sont fondées et si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas, surtout que le prix reste relativement correct.
L'auteur porte un regard sur tout un pan de la culture Bis italienne, du bon et du moins bon, mais toujours avec de la passion et jamais du mépris pour cette culture, qui a accueilli parfois deux extrêmes: le grand Cannibal Holocaust et le nanar pur jus. Hautement recommandable.
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HuetP
  11 mars 2019
Classiques de la série Z, les films de cannibales sont des pépites du gore, avec quelques titres devenus cultes. Les histoires sont toujours les mêmes, avec un épilogue qui ressemble à une vitrine de charcuterie, qui met à mal les malheureux qui se sont introduits dans les jungles profondes pour des motivations très différentes : obtenir un scoop, goût de l'exploration ou appât du gain (minerai rare). En quelques films, Umberto Lenzi et Ruggero Deodato ont acquis une réputation basée sur un mauvais goût qui devient sublime à force d'outrances et de transgressions ludiques de la morale majoritaire. Ces films ont récemment été réédités en DVD dans leur version originale, non censurée. le livre "Les mondes cannibales du cinéma italien ... d'Umberto Lenzi à Ruggero Deodato" est bien documenté, mais manque de photographies illustratives. Heureusement il y a Internet pour découvrir les longs métrages cités ou quelques extraits .
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