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ISBN : 2757831542
Éditeur : Points (18/10/2012)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 179 notes)
Résumé :
D'Edward aux mains d'argent à Sweeney Todd, en passant par L'Étrange noël de Monsieur Jack ou encore Big Fish : Tim Burton fait partie de ces quelques visionnaires du septième art qui ont réussi à créer à l'écran un véritable univers, à la fois novateur et complètement original. D'ordinaire avare d'entretiens, Tim Burton parle ici pour la première fois à coeur ouvert. La complicité qui le lie à Mark Salisbury nous permet d'entrer avec ces conversations dans l'intimi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  05 janvier 2014
Peu de réalisateurs savent aussi bien que Tim Burton nous distraire, nous amuser, nous inquiéter, nous faire rire, nous dépayser, nous émouvoir, nous faire rêver, nous effrayer, nous redonner notre âme d'enfant, nous faire frissonner, nous angoisser, en deux mots nous toucher.
Quand j'ai découvert ce superbe livre au pied du sapin, j'ignorais alors que je serai encore plus enthousiasmé par son contenu d'une incroyable richesse. Trois cent pages mêlant éléments biographiques, confidences, regrets, réflexions sur son travail, analyses de ses films, ses rapports avec les acteurs, avec les studios ou encore avec ses parents, le tout avec sincérité et intelligence.
Dès la préface, le ton est donné. Des deux préfaces pour être précis. La première date de 1994 et la seconde, de la réédition de l'ouvrage en 2005. Elles sont signées de Johnny Depp, homme de talent et acteur « Burtonien » emblématique s'il en est. La sincérité et l'authenticité des rapports entre les deux hommes ne fait aucun doute. L'un et l'autre se sont apportés énormément l'un à l'autre. L'émotion est palpable, le ton est donné.
Tout au long de la lecture, au grès de la chronologie de ses réalisations, on suit le fil des entretiens de Tim Burton avec Mark Salisbury. Chaque film est traité de sa gestation à sa réalisation. le temps qui passe permet le recul indispensable, Burton le situe à environ trois ans après la sortie du film. Les échecs ou les semi-échecs ne sont pas occultés. Les rapports, souvent conflictuels, avec les studios sont évoqués à de nombreuses reprises. On sent qu'il n'est pas facile de garder la main sur son film même quand on s'appelle Tim Burton. Les bras de fer sont nombreux et les concessions parfois inévitables, raisons budgétaires et problèmes de faisabilité s'ajoutant parfois aux contraintes précitées.
Burton parle vraiment de lui, son enfance, ses rapports avec ses parents, son père notamment, sa farouche volonté d'indépendance déjà, bien avant les studios. Son côté introverti n'est pas occulté, gamin solitaire, secret, différent et se sentant différent des autres. de la marginalité nait parfois le meilleur.
Son enfance à Burbanks, ses débuts chaotiques chez Disney, son amour des vieux films de série B, d'Ed Wood à qui il rendra une gloire mondiale posthume, de Vincent Price, son idole qu'il rencontrera et fera même tourner. Les tournages, justement, de préférence en décors naturels ou reconstitués plutôt que sur fonds bleus ou verts, l'influence de Ray Harryhausen, son attrait pour la technique image par image…
J'allais oublier de vous parler des dessins qui agrémentent la lecture. Un petit dessin sur une feuille volante est parfois le point de départ de toute l'aventure d'un film. Il est frappant de voir à quel point dès ce moment-là, Burton a déjà la vision d'un personnage ou d'une scène de son film. La similitude avec le résultat final est souvent bluffante.
Profitant du regain d'intérêt pour le cinéaste engendré par cette lecture et par le coffret DVD qui l'accompagnait, je me suis revisionné Charlie et la Chocolaterie, gourmandise sucrée, le sanguinolent Sweeney Todd, La Planète des Singes, pas le meilleur c'est certain, l'onirique Big Fish et il me reste encore Les Noces funèbres et Dark Shadows à redécouvrir pour mon plus grand plaisir sous un nouvel éclairage.
Que vous soyez fan du travail de Tim Burton, curieux d'en savoir plus sur le sens qu'il donne à ses différents films ou que vous souhaitiez simplement en savoir un peu plus, c'est LE livre qu'il vous faut.
Tout y est et plus encore, cet ouvrage est une mine d'or.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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iris29
  10 février 2017
Je pense qu'avec ce livre , il y aura deux catégories d'avis , les lecteurs qui auront vu l'exposition consacrée à l'oeuvre de Tim Burton à la cinémathèque de Paris, et ceux qui ne l'ont pas vue .
Ceux qui ne l'ont pas vue auront un choc en découvrant cet ouvrage car ils se rendront compte que Burton avant d'être un cinéaste reconnu était un illustrateur dont la carrière a commencé dans l'ombre des studios Disney . C'est l'orientation prise par les éditions Sonatine que de ne monter QUE ses dessins et pas de photos de films .
Ceux qui ont vu l'expo, ont vu tous les dessins de Tim Burton (si ma mémoire est exacte , depuis ses 7 ans ...) et ils ont pu constater :
- Qu'il était hyper doué. Son trait suggère plus qu'il représente mais regardez bien : TOUT y est ! Avec 2, 3 traits au stylo bille, il vous invente un personnage . C'est un génie et je pèse mes mots ...
- Et depuis son plus jeune âge, il représente toujours le même style de personnage , car depuis son plus jeune âge il A SON univers . C'est un génie et je pèse mes mots !!!!
Il arrive un moment dans la vie d'un parent où c'est vos enfants qui vous font découvrir des trucs et bien voilà , les miens m'ont fait découvrir Tim Burton .
Je les ai amené à cette exposition pour leur faire plaisir et j'ai pris une claque tellement ses dessins étaient personnels, originaux, nombreux (un immense travail et je pèse mes mots ...). Toutes ses créations (croquis/films /films d'animation ) , suivent le même fil conducteur depuis son enfance . Il a son propre univers . Et ça ... ça s'appelle un artiste .
Alors ce livre ne les montrent pas tous (donc la claque est plus douce ...) mais ils sont là . Trois traits de bic, une ombre au feutre , et hop : tout est dans la boite ! ...vous avez une scène d'un de ses films .
Deux préfaces de Johnny Depp ( en 1994, puis 2005) accompagnent les entretiens .
J'ai appris beaucoup de choses sur l'enfance de Tim Burton qui expliquent son oeuvre, comme cet atroce appareil dentaire qu'il a été obligé de porter enfant et qui l'a traumatisé (voir Charlie et la Chocolaterie) , comme le fait que ses parents ont bouché 2 fenêtres de sa chambre pour en créer une nouvelle en hauteur (où comment l'isoler du monde vivant ... ).
Ce metteur en scène a été un étrange enfant dans une étrange famille, avant d'être un adulte créatif . On peut dire qu'il a réussi à transposer son monde intérieur , ses névroses dans ses films pour le plus grand bonheur ( des grands et ) des petits .
J'ai préféré l'expo au livre ...
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Musardise
  20 mai 2015
Il semblerait qu'une immense majorité des lecteurs de « Tim Burton - Entretiens avec Mark Salisbury » soit composée de fans absolus du cinéaste. Ce n'est pas mon cas, et je ne le considère d'ailleurs pas comme un très grand réalisateur : j'ai souvent été plus ou moins déçue par ses films. Pour autant, j'en adore un - un seul -, « Sleepy hollow », et je suis sensible à son univers visuel et à l'ambiance qu'il instille immanquablement dans ses oeuvres. J'ai vu l'exposition Tim Burton à la Cinémathèque française, j'ai lu « La triste fin du petit enfant huître », je possède des Tragic toys... J'avais donc envie d'en savoir un peu plus sur lui, sa carrière et son oeuvre.
J'ai essentiellement rencontré trois problèmes lors de la lecture de ces entretiens. le premier tient au fait que, si je m'intéresse assez peu aux ouvrages consacrés au cinéma, j'ai tout de même lu très jeune (enfin,j'avais pas cinq ans, non plus) ce qu'on pourrait qualifier de bible en la matière : les entretiens de François Truffaut avec Alfred Hitchcock. La barre est donc pour moi tout de suite très haute en ce qui concerne les autres livres de ce type. le second problème tient au projet de Mark Salisbury. Déjà, aucune préface ou introduction qui explique en quoi celui-ci consiste, ce qui l'a motivé, comment il l'a développé. Si bien qu'on ne comprend pas du tout, en début de lecture, que les entretiens se sont déroulés, non pas les uns à la suite des autres, mais, en gros, après la sortie de chaque film (Combien de temps après au juste ? C'est un mystère) ; encore que ce ne soit pas toujours le cas... Tout ça est très brouillon. du coup, le tout ne donne pas une vision globale du travail de Tim Burton, mais donne au contraire lieu à des répétitions: forcément, puisque Burton ne peut pas se souvenir à chaque entretien de ce qu'il a ou pas déjà dit sur tel ou tel sujet. Mais le pire est que Tim Burton, comme il le dit plusieurs fois lui-même, ressent le besoin d'un certain recul sur ses films, qui peut prendre des années, pour en parler et en aborder l'analyse... Cette période de recul n'étant pratiquement jamais respectée par Mark Salisbury, on n'a donc pas d'analyse sérieuse des films par Burton à part pour « Ed Wood », mais je crois que c'est, en gros, le seul cas. D'ailleurs, autre curiosité, et non la moindre, les questions, les interventions de Mark Salisbury n'apparaissent pas dans le livre. A la place, des résumés du type « C'est en 1979 que Burton rejoint les studios Disney pour travailler comme animateur sur « Rox et Rouky », suivis de soliloques de Tim Burton. Drôle de pratique ! le titre original, « Burton on Burton » convient donc bien mieux que le titre français. Enfin, le dernier problème consiste, à mon sens, en banalités régulièrement assénées par Tim Burton lui-même, du type « Je m'efforce d'être fidèle à mes principes », « Mes films sont mes enfants ». On n'est donc pas dans l'analyse de films, mais essentiellement sur une approche très concrète, et même matérielle de l'oeuvre de Tim Burton, ce qui n'est franchement pas ce qui me passionne le plus. En gros, on parle surtout construction de décors et problèmes avec les studios.
Cela dit, c'est un ouvrage qui se lit facilement, où chaque chapitre correspond en gros à un film important de Burton. Il éclaire tout de même sur ce qui fait en partie l'essence des films de Tim Burton, à savoir son enfance et son adolescence dans la ville de Burbank - mais y revenir régulièrement devient lassant. Une des anecdotes les plus éclairantes concerne les appareils dentaires et intervient en fin de livre :
« J'ai moi-même porté tous les types d'appareils dentaires imaginables. Je garde le souvenir d'une expérience terriblement douloureuse et marginalisante. L'un d'eux, absolument gigantesque, faisait même le tour complet de ma tête ! Quand on me l'a installé, j'ai eu l'impression qu'on me le vissait dans le crâne. Et ça faisait atrocement mal, comme une migraine dans la bouche. Cet appareillage hideux sur ma tête était comme le symbole de mon sentiment d'exclusion. Je n'avais pas beaucoup d'amis, et je ne pouvais pas vraiment communiquer. Cet appareil dentaire matérialisait mon incapacité à établir le contact avec les autres, voire avec mon propre lit. »
Mais pour l'essentiel, j'ai appris pas mal de choses sur la façon de monter et de produire des films, même si ça n'était pas ce que je recherchais. J'ai aussi trouvé Tim Burton plutôt lucide sur les défauts qui lui sont propres : il parle notamment plusieurs fois de sa difficulté à réaliser des films avec une narration bien lisible. Enfin, j'ai été surprise devant les réticences et critiques dont ont régulièrement pâti ses films. On lui a beaucoup reproché une ambiance trop sombre, trop bizarre : mais c'est tout de même ce qui fait le propre de ses oeuvres ! J'ai d'ailleurs découvert, avec beaucoup d'étonnement, que la plupart des films de Tim Burton ne provenaient pas de projets personnels mais extérieurs qu'on lui a soumis. Ce qui me fait dire qu'il n'est peut-être pas aussi inventif qu'on a tendance à le dire, mais qu'il l'est suffisamment pour habiter des projets qui ne sont pas les siens et leur insuffler sa personnalité - ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
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Bazart
  26 novembre 2012
En lisant son livre d'entretien qu'il a fait en collaboration avec le journaliste Mark Salisbury (réédité en poche aux éditions Points), je me suis finalement dit, en toute modestie, que j'avais quand même quelques points communs avec Burton : comme lui je me suis toujours senti un peu isolé, peu à ma place dans le monde des enfants avec ses règles, sa violence. le cinéma de Burton glorifie toujours celui des loosers, des marginaux sympathiques, et c'est quelque chose qui ne peut que me toucher.
Et la seule différence entre nous deux (outre le fait qu'il est un génie de la réalisation, et moi....euh...non), c'est que, si, pendant mon enfance pas forcément follichone, je me suis réfugié dans l'amour de l'art, tandis que lui s'est réfugié tout naturellement dans ses dessins et le monde fantastique des monstres et des squelettes. Contrairement à moi, Burton n'a jamais aimé lire, et il le confie sans gêne à Salisbury, il est bien plus un visuel qu'un littéraire. Mais il possède un tel don pour l'illustration et l'élaboration de monde nouveaux et jamais existant que je ne pourrais jamais dénigrer son travail.
Tim Burton aime par dessus tout les freaks et a d'eux une vision extrêmement romantique? Burton est tant passionné par les monstres et les marginaux qu'il arrive à les rendre attachants et à les glorifier comme nul ne l'a fait avant lui.
Et la lecture de ces 400 pages d'entretien, truffé (cerise sur le gâteau) de croquis inédits faits de la main de Tim Burton lui-même a été un immense bonheur, tant j'ai pu me plonger dans les abimes de la création d'un génie du cinéma. D'ordinaire avare d'entretiens, Tim Burton parle ici pour la première fois à coeur ouvert. La complicité qui le lie à Mark Salisbury nous permet d'entrer avec ces conversations dans l'intimité du créateur, et de découvrir son jardin secret, peuplé de rêves et de cauchemars.
de façon chronologique, de ses débuts à l'orée des années 80 à 2009, l'ouvrage de Salisbury nous permet de pénétrer dans l'intimité de Tim Burton à un degrès qu'on aurait osé imaginer. Burton ne nous épargne pas ses pensées les plus profondes autour de son oeuvre (seule sa vie de couple ne sera pas ou très peu traitée, par contre ses difficiles relations avec ses parents donneront lieu à un passage émouvant), les choix qui l'ont influencé, et même certaines des erreurs qu'il a pu commettre.
Connaissant mal l'homme et l'artiste, j'ai donc pu découvrir, au cours de cette passionnante lecture, énormément d'élements, comme l'influence importante de Vincent Price sur sa carrière, sa vision de son travail chez Disney et également sa relation avec ses acteurs et les studios. Burton est une personne qui considère, et c'est tout à son honneur, que l'émotion, l'amitié et les rapports humains prédominent largement sur les quantites d'argent qui sont mis en jeu dans un film.
Une telle vision ne peut que s'opposer à celles des grands studios hollywoodiens qu'il n'épargne du reste jamais tout au long de ses entretiens, et on comprend mieux pourquoi certains projets ont eu tellement de mal à voir le jour quand d'autres n'ont pu carrément aboutir (une adaptation de Superman notamment sur lequel Burton a planché durant 2 ans).
Je voyais Burton un peu comme un artiste lunaire un peu déconnecté du réel, mais ces entreteiens démontrent en fait à quel point il a conscience de la partie commerciale de son travail. Ses films doivent rapporter de l'argent, il essaie simplement de faire ça en y apportant une touche personnelle.
Cette biographie possède aussi la particularité non négligeable de bénéficier de deux préfaces de Johnny Depp, l'une datant de septembre 1994 et l'autre de mai 2005, une façon pour Johnny Depp de rendre hommage au réalisateur en comparant ce qu'il est devenu grâce à lui. Depp fait preuve d'un humour très efficace, tout en ne cachant jamais l'admiration qu'il a pour son réalisateur fétiche.
Bref, pour les fans et pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur ce cinéaste hors du commun, ce livre est un très beau cadeau de Noel à un prix trés abordable!!!

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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MissSherlock
  03 juillet 2014
Tim Burton fait partie de mes réalisateurs vivants préférés. J'adore la majorité de ses films qui sont autant d'inventivité, de féerie, de petites peurs et de réflexions sur le monde dans lequel nous vivons.
Lire les Entretiens avec Mark Salisbury relevait de l'évidence. Je possède le livre depuis des mois, il me fait régulièrement de l'oeil depuis ma bibliothèque et j'ai enfin cédé à la tentation. Je l'ai croqué en trois soirées.
Ce livre est une mine d'or pour tous les admirateurs de Tim Burton et pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le cinéaste.
Mark Salisbury et Tim Burton reviennent en détail et de façon chronologique sur la carrière de l'artiste ainsi que sur certains pans de sa vie personnelle.
Tim Burton se livre sans langue de bois et revient sur ses débuts difficiles chez Disney, la difficulté de tourner les deux «Batman», sa présence étrange aux commande de la Planète des Singes, l'échec cuisant de Ed Wood, la mort de son père, sa vie avec Lisa Marie jusqu'à sa rencontre avec Helena Bonham-Carter, son amour pour la stop-motion, etc.
Le cinéaste est très direct et ne cherche pas à se dérober. J'ai appris beaucoup de choses sur lui alors que j'avais déjà lu d'autres livres le concernant.
Encore un mot sur l'ouvrage en lui même : les amateurs des dessins et des croquis de Tim Burton vont se régaler car il y en a une centaine. Ses dessins sont souvent le point de départ d'un projet cinématographique et il est intéressant de voir qu'il y a peu de différences entre les esquisses et le résultat final. Tim Burton sait ce qu'il veut !
Les Entretiens avec Mark Salisbury m'ont fait aimé encore plus les films de ce génie vulnérable et sensible dont il me tarde de découvrir la prochaine oeuvre.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   20 mai 2015
J'ai moi-même porté tous les types d'appareils dentaires imaginables. Je garde le souvenir d'une expérience terriblement douloureuse et marginalisante. L'un d'eux, absolument gigantesque, faisait même le tour complet de ma tête ! Quand on me l'a installé, j'ai eu l'impression qu'on me le vissait dans le crâne. Et ça faisait atrocement mal, comme une migraine dans la bouche. Cet appareillage hideux sur ma tête était comme le symbole de mon sentiment d'exclusion. Je n'avais pas beaucoup d'amis, et je ne pouvais pas vraiment communiquer. Cet appareil dentaire matérialisait mon incapacité à établir le contact avec les autres, voire avec mon propre lit. Je me revois en train d'essayer de m'allonger avec ce machin démesuré sans jamais pouvoir toucher le matelas, la tête suspendue à quelques centimètres de lui pendant que je bavais de douleur. Je me rappelle très bien ce traumatisme et celui que représentaient les visites chez le dentiste.

Chapitre "Charlie et la chocolaterie"
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manU17manU17   08 janvier 2014
De nombreuses personnes pensent que mes films ne reposent que sur leur seul esthétique, qu'ils sont fondés là-dessus. Ils n'arrivent pas à imaginer que tout ce que j'ai fait doit avoir une signification, ne serait-ce qu'à titre personnel et même si je suis le seul à la connaitre. Et plus les éléments sont absurdes et plus je dois être sûr de comprendre leur sens caché. Voilà pourquoi le cinéma nous fascine tant. Les films frappent à la porte de nos rêves et de notre subconscient.
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MusardiseMusardise   19 mai 2015
C'était un film qui représentait un énorme investissement pour la compagnie. Je comprenais donc tout à fait leur souci d'avoir le meilleur script possible. Mais ce qui qui a créé une situation de stress épouvantable, c'est que toutes ces histoires autour du script ont fait surface alors que le tournage avait déjà commencé.
Il y a eu tant de changements et de retouches qu'on avait l'impression de devoir démêler une pelote de laine. Un jour on s'est retrouvés à filmer une scène où Jack devait monter des marches menant à un clocher. Et Jack m'a dit : "Pourquoi je monte ces marches ?", et je lui ai répondu :"Je ne sais pas. On en reparlera quand tu seras arrivé là-haut."

Chapitre "Batman"
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manU17manU17   03 janvier 2014
Ce qu'il possède en lui, c'est un don peu commun. Dire de lui que c'est un réalisateur ne suffit pas. Le titre exceptionnel de "génie" lui sied mieux, car il n'excelle pas seulement dans le cinéma mais aussi dans le dessin, dans la photographie, dans le domaine des idées, de la pensée, de la perspicacité.

Johnny Depp
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iris29iris29   07 février 2017
"Tim a juste besoin de prononcer quelques mots , même sans rapport, de pencher la tête, de froncer les sourcils ou de me regarder d'une certaine manière et, instantanément, je sais , exactement ce qu'il attend de la scène . J'ai toujours fait tout ce que je pouvais pour lui donner ce qu'il attendait" .
Johnny Depp 1994
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