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Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Un conte sombre illustré mettant en scène l’histoire d’amour de Julien et Emilie, un couple à la candeur macabre. Un conte beau et tragique où l’espoir plane jusqu’à la fin, où un jeune homme est prêt à affronter tous les périls, à surmonter tous les obstacles pour sauver celle qu’il aime, où la lumière et l’ombre se mêlent jusqu’à ne faire plus qu’un
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  05 juin 2011
Lorsque j'ai reçu le mail des Agents Littéraires avec la liste des livres disponibles à chroniquer, ce titre et son auteur m'ont tout de suite sauté aux yeux. Ajoutez à cela la mention des éditions du Riez, maison d'édition que j'ai envie de découvrir depuis un bon moment, et il n'en fallait pas plus pour me tenter.
En attendant la réception de l'ouvrage, curieuse, j'ai visité le blog dédié et j'ai découvert plusieurs avis très positifs. le visuel me plaisait beaucoup, l'histoire m'intriguait et même si j'ai habituellement du mal avec les textes en vers, j'étais impatiente de me jeter dans Coeur empoisonné.
Avant de continuer, je tiens à remercier chaleureusement l'équipe des Agents littéraires qui met en avant les petites maisons d'édition (je vous invite à aller visiter le site !) et les éditions du Riez pour l'envoi de ce titre !
Finalement, je sors de cette découverte très légèrement mitigée. Visuellement, je suis conquise, ça ne fait pas un pli ! Mais pour le reste… Développons un petit peu tout ça !
Coeur empoisonné c'est l'histoire de Benjamin et Emilie, deux jeunes gens fous amoureux l'un de l'autre. Séparé de sa chère et tendre, Benjamin part à sa rescousse, mais comme la vie n'est jamais simple, il va devoir vaincre les épreuves pour rejoindre son Emilie… Comme vous pouvez le constater, la trame de ce conte, bien qu'attrayante, n'est pas des plus originales… si ce n'est peut-être sa fin, sur laquelle je n'aurais pas parié en commençant ma lecture !
Mais malgré cette petite déception face à l'intrigue, je ne peux que souligner le plaisir que j'ai eu en retrouvant énormément d'éléments « bartoniens » dans celle-ci : l'héroïne s'appelle Emilie (comme la Emily des Noces Funèbres ?) et chante une complainte (comme Sally dans L'Etrange Noël de Monsieur Jack ?). Benjamin quant à lui, à l'image du Victor des Noces Funèbres, rencontre un vieux sage au milieu de ses livres, arrive dans un monde des morts coloré et a des mains aux ciseaux tranchants (pas difficile d'y voir une référence à Edward aux mains d'argent)… Je pense que les connaisseurs de l'univers de Tim Burton prendront, comme moi, beaucoup de plaisir avec ces clins d'oeil au travail du réalisateur.
Comme dit plus haut, en commençant cette lecture, je redoutais le format en vers du texte. Je ne suis pas une grande amatrice de poésie (j'ai parfois du mal à rester concentrée lorsque j'en lis, et perds rapidement le fil et le sens) et même si l'intérêt de celle-ci réside surtout dans la musicalité et les images qu'elle offre, je ne suis pas très bon public.
Je reconnais à Bloody Countess (qui est un homme ; je le précise car j'ai été surprise de l'apprendre) un certain talent pour le rythme et la mélodie mais je n'ai pas été conquise outre mesure. Les rimes sont plus ou moins riches et sont suivies la plus grande partie du temps, mais j'ai trouvé l'ensemble assez « naïf ». Un peu comme si l'auteur, parfois, prenait un mot pour la rime sans vraiment s'attarder sur la cohérence avec le reste de la phrase et le sens général. Un peu comme si vous et moi prenions une feuille, faisions une liste de mots avec telle rime et en piochions ensuite un, selon les besoins de la sonorité et du nombre de syllabes du vers (je dis ça car c'est ce que je faisais quand j'avais 15 ans). le résultat n'est pas désagréable à l'oreille mais manque à mon goût, de cohérence, de profondeur… et c'est pour ça que je parle de style « naïf ».
En revanche, je n'ai absolument rien à redire sur l'aspect visuel de cette oeuvre. Et oui, il faut savoir que Coeur empoisonné ce n'est pas seulement un texte en vers, c'est surtout un conte illustré par de nombreux dessins en couleurs et en noir et blanc, dessins qui n'ont rien à envier au génie burtonien. J'ai apprécié les dessins dans le style « ombre chinoise » qui s'attardent sur les silhouettes et, paradoxalement au peu qu'ils laissent voir, ont un côté très expressif.
La couverture offre la représentation des deux personnages principaux - Benjamin et Emilie - et illustre bien le travail et l'univers de Bloody Countess. Si cette première illustration vous parle, il y a de grandes chances que vous accrochiez à tout le reste ; dans le cas contraire, il vaut peut-être mieux passer votre chemin…
Un petit mot également pour féliciter les éditions du Riez pour la qualité du livre en tant qu'objet : joli format, papier « glacé », bon choix pour les illustrations de couverture et de quatrième,… Voilà qui me donne encore plus envie de découvrir d'autres titres du catalogue de la maison…
En bref : même si le texte m'a un peu déçue, je suis très heureuse d'avoir fait la découverte de l'univers de Bloody Countess, notamment du point de vue visuel. Les illustrations m'ont enchantée et les références à Burton, aussi bien dans celles-ci que dans le texte, m'ont fait plaisir. Un ouvrage qui m'aurait sans doute comblée sur tous les points il y a quelques années (lorsque je lisais et écrivais des textes en vers et lorsque j‘avais un pied dans le monde « gothique ») et qui ravira, je n'en doute pas, les adeptes du genre. Merci une nouvelle fois aux Agents Littéraires, aux éditions du Riez et à Bloody Countess évidemment !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Marly
  02 février 2012
Les éditions du Riez ont des trésors dans leurs bibliothèques. Des auteurs de talent qui acceptent de partager avec nous leur don des mots... Mais parfois aussi des images. C'est ainsi, au gré d'une rencontre, et d'un partenariat, qu'on tombe sur une histoire qui sort du lot. Une qualité unique, une pièce parmi tant d'autres qui donne envie d'être feuilletée, lue, découverte, vécue... Comme c'est le cas pour Coeur empoissonné, l'oeuvre de Bloody Countess. Un format qui invite à nous emporter, et des images qui nous plongent dans cette histoire envoutante...
L'univers : Sombre et lumineux à la fois, on est bercé entre douleur, malheur, solitude, mais aussi sentiment puissant d'amour et d'adoration. Les personnages évoluent entre forêt, mondes souterrains et châteaux, des lieux inquiétants qui font peser l'angoisse sur le récit. L'atmosphère est plantée : tremblez...
L'histoire : Coeur empoisonné est un conte qui raconte l'histoire de Benjamin, l'homme bulle, qui veut sauver sa belle Emilie, avec qui il a vécu un court amour passionné, et qui lui a été ravi par une puissance maléfique. On le suit, à la recherche de remède et de solutions, parmi différents univers, pour enfin assister, spectateur impuissant, à sa violence sanglante...
Les personnages : Les personnages créés par Bloody Countes paraissent tristes, et na¨fs à la fois. Des visages enfantins pourant torturés par les esprits malins, qui font couleur leurs larmes et leurs sangs. Mystérieux, mauvais, envoutants, séduisants... Ce sont des personnalités à découvrir, comme des entités déterminantes dans les contes traditionnels... Ils changent la donne et influent sur le destin de ce pauvre Benjamin. Alliés ou ennemis? Les apparences sont trompeuses, on ne sait sur quel pied danser... Et à quel démon se vouer.
Les couleurs : Sombre, gris, noir... Un conte macabre où l'amour est pourtant le moteur de l'action. Coeur empoissoné n'est pas une bande dessinée mais bien un conte illustré : une histoire où les images donnent encore plus de poids aux mots. On est entrainé grâce à cette ambiance noire dans l'aventure triste de Benjamin. Vous avez peur du noir? Passez votre chemin...
Coeur empoisonné est une précieuse découverte. L'écriture poétique de Bloody Countess, tout en rythme et en finesse, alliée à ses images noires qui brodent son talent, sauront conclure les amateurs de petites merveilles. D'écrins fabuleux pour une ode à l'amour fantastique.
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melusine1701
  18 juillet 2011
J'ai beaucoup aimé le début de ce conte. Les deux personnages m'ont beaucoup plu, la manière de les présenter également. Les premières illustrations aussi sont adorables: les petits personnages ont un côté surréaliste qui m'a séduite. Un petit coup de coeur néanmoins pour Benjamin, juché sur sa petite bulle, avec sa redingote en lambeaux et ses mèches noires en désordre: il est tout mignon. La principe de la composition est une belle trouvaille: entièrement en vers, l'histoire s'arrête volontiers pour laisser place à la complainte d'un personnage, ou encore à la mystérieuse chanson de la comtesse. L'univers créé est d'un onirisme sombre qui a tout pour plaire aux amateurs de romantisme et de gothisme. On y trouvera des petites pépites langagières, des images et des formules superbes: "Elle se recroquevilla dans une douleur tentaculaire", "sa chrysalide funèbre" . Malheureusement je dois être une lectrice trop exigeante ou pas assez sensible, car je n'ai pu passer par-dessus les défauts du livre. La beauté de certains passages a fait ressortir d'autres images et tournures de phrases trop convenues et déjà-vu, voire d'une grande platitude: "Dans l'ambiance angoissante de mes cauchemars" ou encore redondantes: "je suis maintenant prisonnier de la servitude". Vous l'aurez compris, le maniement des mots n'est pas toujours très heureux, et les grandes différences de longueur entre les vers donnent l'impression qu'on a parfois voulu faire du remplissage pour trouver coûte que coûte une rime, aussi artificielle soit-elle, comme celle-ci:
"La jeune fille, mourant d'impatience, supplia le diable de conclure,
Sans savoir qu'elle allait signer son acte de mort, c'est sûr".
Je pense sincèrement que ce conte m'aurait plu davantage si il avait été en prose, il aurait pu en être bien plus poétique.
Je dois aussi déplorer que les illustrations, très sombres, m'ont fait m'user les yeux longtemps (je ne voyais parfois qu'un grand rectangle noir!) et m'ont souvent agacée plus que séduite. C''est une grande frustration puisque j'ai terriblement adhéré à l'univers graphique, mais j'ai eu l'impression de ne pas pouvoir y accéder, c'est bien dommage..
Ce qui gâche l'impression finale, mais cela n'engage que moi et mes déformations professionnelles: la trop grande quantité de fautes d'orthographe, de grammaire et de conjugaison que je me suis finalement mise à compter. Aïe...
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Ghosty71
  19 avril 2019
De magnifiques illustrations, très sombres et très poétiques tout comme le conte qui lui aussi est tout autant sombre et poétique, mais attention, au sens propre du terme. C'est ce que j'ai ÉNORMÉMENT apprécié dans ce livre, c'est que le conte est en fait, une poésie, une poésie gothique romantique.
Les personnages sont extras, on s'attache très très vite à ce si joli petit couple, et l'histoire est sublime OU magnifiquement sublimée par les vers de ce conte.
On peux se dire, que lire une poésie...ouais...bof...on a pas les mêmes descriptions des scènes et des persos comme dans un roman, et bien détrompez-vous, et j'imagine très facilement le travail titanesque que ce livre a dû représenter. de l'action, de la romance, du suspens et une fin, mais une fin...j'en dis pas plus, il faut absolument le lire!!!
Je tire mon chapeau à Bloody Countess pour cette prouesse et merveille littéraire, aucunement déçue, au contraire!! Et si l'auteur passe par là, tu crois que tu en feras un autre, un jour???? ;-)
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Walkyrie29
  17 avril 2014
Bloody Countess nous conte ici une histoire de Blanche neige version gothique avec une pointe de magie, suffisante pour nous emporter dans le petit monde tentaculesque d'Emilie.
Emilie est une jeune fille amoureuse de Benjamin. Un jour elle se retrouve empoisonnée par la Comtesse, jalouse de sa beauté unique au coeur de ce royaume imaginaire. Emilie est enfermée dans une boule de verre, se mourant peu à peu. Benjamin tentera alors l'impossible pour sauver son amour perdu.
C'est un conte d'amour tragique aux airs mélancoliques dans un monde gothique peuplé de personnages étranges aux airs enfantins et aux sombres charmes. Il retrace le périple de Benjamin pour sauver celle qu'il aime à travers le monde des vivants et des morts. Il rencontre différents personnages tous plus originaux les uns que les autres : un vieux sage, des âmes égarées, une femme-chat, un oiseau macabre aux membres et bec acérés avant d'affronter l'abominable Comtesse. Un voyage guidé par l'amour et la vengeance métamorphose peu à peu notre héros dans la noirceur de son âme.
Les illustrations ne reflètent que légèrement le talent réel de l'auteur mais le style épuré, sombre et aux traits enfantins agrémentent parfaitement les poèmes. Des couleurs sobres et des illustrations légères, qui nous perdent dans un état de douce mélancolie savamment entretenue par les textes poétiques. Des mots justes, simples et des vers qui se suivent de manière fluide et efficace.
Un conte qui nous rappelle indéniablement les atmosphères TimBurtoniennes mais qui reste malgré tout original et unique. Bref, il mérite amplement que vous vous y perdiez !
Lien : http://songesdunewalkyrie.wo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MelisendeMelisende   05 juin 2011
En deux trois coups de crayons et de pinceaux
Il libère ses émotions et ses sentiments avec brio.
S’inspirant parfois de ses peintres favoris
Friedrich, Doré, Dali ou encore Füssli,

S’imaginant entrer dans cette « Abbaye de la forêt de chênes »,
Se promener près de « L’Arbre aux corbeaux », et sans gêne,
Assister à « La Chute de Lucifer » ou au « Monde envahi par les eaux »
Pour finir par errer parmi les fées et les loups de Perrault ;

S’obstiner à s’oublier dans « La persistance de la mémoire »
Et s’endormir en croisant du regard une « Araignée du soir… espoir »,
S’apaiser et se laisser bercer par le doux murmure du « Silence »,
Se protéger de l’affreux « Cauchemar » pour ne pas tomber en déliquescence.
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MelisendeMelisende   05 juin 2011
Pourtant, je vais vous présenter une histoire bien réelle qui s’est déroulée il y a quelques temps, dans un endroit fantastique. Un lieu où les gens rêvaient encore et laissaient leur âme s’échapper et pénétrer dans l’insouciance poétique de leurs songes romanesques. L’histoire de deux jeunes gens qui vécurent une grande aventure, faite d’amour et de rêves, de tristesse et de mélancolie, de passions et de plaisirs, de tragédies et de drames. Je serai votre guide, le conteur de cette histoire, ouvrez vos âmes et vos cœurs, et laissez-vous transporter.
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MarlyMarly   02 février 2012
Il fouilla parmi ses recueils et autres encyclopédies,
Soufflant sur les poussières, il sortit des manuscrits.
Dans son antre sombre, les livres sont comme des êtes vivants,
Dans son antre sombre, les livres sont comme ses amants.
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