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Vanessa Rubio (Traducteur)
ISBN : 2070619389
Éditeur : Gallimard Jeunesse (19/06/2008)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 572 notes)
Résumé :
Riley, Alice et Paul, les deux sœurs et l'ami d'enfance. C'est l'été des retrouvailles : côte Est des Etats-Unis, plages de l'île qu'on connaît par cœur, maisons de vacances. Mais tout a changé, ils ont 20 ans, l'amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s'installe. C'est alors que la tragédie frappe.

Une fois de plus, Ann Brashares nous emporte dans une grande histoire d'amour et d'émotion.
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Critiques, Analyses & Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
Syl
09 février 2013
Côte Est des Etats-Unis, une île
Sur l'île, Riley, Alice et Paul se rejoignent tous les étés. Amis d'enfance, amis de toujours, ils vivent libres de toutes entraves parentales. Riley et Alice, sa soeur cadette de trois ans, ont leur maison mitoyenne à celle de Paul, en bordure de plage. Dès le début de la saison, le ferry rythme les arrivées des vacanciers, des habitués, les familles s'implantent, se retrouvent, rouvrent les maisons en sommeil... jusqu'à la fin du cycle estival.
Tous les ans, Alice vient accueillir au port, Paul, le meilleur ami de Riley, le frère de jeux, le frère d'arme, celui du coeur. Elle seule a la patience de l'attente... et face à l'océan, dessinant sur le sol de ses pieds nus des arabesques, elle songe et revit ces années passées ensemble, des fragments ; deux mois sur douze, en vingt-un ans.
L'île est "un territoire sacré". Ils ont leur vie, californienne pour Paul, new-yorkaise pour Riley et Alice, des existences qui ne doivent pas se méler à celles de cette villégiature. "La vie extérieure est à bannir". Leurs jours et leurs nuits se vivent à trois. Riley et Paul, inséparables, les impulsifs, les intrépides, et Alice, la douce, l'intellectuelle, qui suit partout ses aînés.
A la naissance de "Minus, la puce", la petite soeur, Paul avait quatre ans. Il eut alors pour ce bébé un amour absolu qu'il essaya d'affaiblir, de taire, de modérer. Fragilisé par la mort prématurée de son père et le comportement immature de sa mère, Paul suit un apprentissage de la vie différent de celui des jeunes de son âge. Il tisse alors des liens fraternels avec Ripley et Alice, tout en gardant une distance pudique et craintive.
"(...) il avait su qu'il n'aurait jamais de frères et soeurs, et Riley l'avait compris aussi.
- Ca ne fait rien, lui avait-elle dit, on peut se partager Alice."
Deux ans que Paul n'est pas venu. Cette année, Alice a vingt-un ans. Elle voudrait dévorer la vie comme Riley, se projeter dans l'avenir et ne plus ressasser le passé. Cela serait jouissif de grandir et de ne plus l'attendre... espérer un mot, un regard. Elle va donc encore surseoir le temps l'espace d'une dernière saison, le recevoir, l'accompagner, jouer la connivence d'antan et interpréter le rôle de la petite soeur. Après... après... elle verra... Là, le ferry va arriver, elle va le revoir, ils prendront le chemin de la plage, ils retrouveront Riley qui doit s'impatienter, ils riront, se chamailleront, auront des gestes complices, regagneront les creux des dunes, des abris secrets, feront du bateau, ils continueront à s'inventer un monde en confondant le temps révolu au temps présent.
Le trio se reconstruit avec bonheur entre maturité et insouciances enfantines. Chacun est à sa place, ou du moins, chacun veille à rester à sa place. "C'est alors que la tragédie frappe." Les joies seront éphémères et l'île n'entendra plus l'exaltation des trois amis.
Les volets des deux maisons se fermeront de bonne heure.

Suite aux billets d'Adalana, de Luna et de Karine, j'avais noté ce livre. J'étais curieuse de connaître cette histoire émouvante. Après un début un peu languissant, j'ai été très sensible à la suite. Certains passages sont poignants, doux et amers. L'auteur fait parler essentiellement deux personnages, Alice et Paul. A travers eux, nous lisons des perceptions différentes. L'incompréhension, de l'un envers l'autre, les distance et l'histoire se construit sur un secret. L'univers de l'île a des couleurs chaudes et surannées. J'imaginais des tons gris, bleutés, dorés avec des nappes blanches et éthérées de nuages. L'ambiance est douce, sereine, presque arrêtée, en dehors du temps ; "Un été de porcelaine". Cette image s'efface pour nous plonger dans le monde New-Yorkais ; l'automne, l'hiver, la froidure, la peur, la tristesse, le désespoir teinté d'acier, d'amertume et de renonciation.
Une belle histoire d'amour qui commence dans l'innocence de l'enfance et qui plus tard, s'épanouit et s'asphyxie sur le sable chaud de Fire Island. Mais, comme le titre le raconte... ce roman c'est "toi et moi à jamais", alors...
Si vous désirez lire une romance-jeunesse, n'hésitez pas.
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claireo
17 mars 2017
Un très beau roman.
J'ai beaucoup apprécié ce livre, Ann Brashares écrit de façon subtile sur les sentiments, l'adolescence, les relations familiales et l'amitié. C'est beau et émouvant, triste aussi, et doux.
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linabdl
06 mars 2013
J'apprécie énormément la saga « Quatre filles et un jean » d'Ann Brashares, mais je n'ai jamais eu l'occasion de lire d'autres de ses histoires. Son roman traînait depuis plusieurs mois dans ma bibliothèque, et je l'ai lu dans le cadre du challenge d'Erenella et Aline au pays des mille et un livre. Je suis une éternelle romantique et je dois dire que je suis tombée sous le charme du titre (on se rend compte au fil de la lecture qu'aucun ne pouvait mieux convenir que celui-ci), et je trouve la couverture mystérieuse et très jolie.
Le résumé m'intriguait beaucoup, il en dit ni trop, ni pas assez. Nous sommes directement confronté aux personnages principaux. Malgré tout, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, le démarrage est lent. Une fois rentrée dans le vif du sujet, je me suis rapidement rendue compte que l'auteur met de côté l'action et favorise les relations et les rapports entre les personnages. J'ai trouvé ça très intéressant et original, et ça ne m'a pas dérangé. J'ai beaucoup aimé bien que l'idée de départ donne un effet de déjà vu dans ce genre de roman.
Les personnages sont très originaux et très charismatiques. Dans ce genre d'histoire, je suis habituée à avoir des personnages plutôt caricaturés à mort, ici, ce ne fût pas le cas. J'ai adoré les personnages alors que deux d'entre eux, la plupart du temps n'ont fait que m'agacer ! Alice, une jeune femme âgée de 21 ans se comporte comme une adolescente. Elle est très naïve, elle a du mal à s'affirmer, à exprimer ses sentiments. Elle est amoureuse de Paul, qui lui est fou d'elle, mais refuse de l'admettre. Il a un fort caractère et déteste Alice à cause de l'emprise qu'elle a sur lui. Ils se tournent autour, se cherchent, elle aimerait avoir plus et il ne cesse de la repousser. Il ne sait clairement pas ce qu'il veut, mais il m'a touché, on sent que c'est un homme fragile, bien que lorsqu'il fait un pas vers elle, c'est pour en faire trois en arrière ensuite. Leur histoire n'est pas banale et elle m'a beaucoup touché.
Riley est la soeur d'Alice et la meilleure amie de Paul. Elle est très touchante, elle a du caractère mais est assez renfermée sur elle-même. C'est dommage que l'histoire ne soit pas plus axée sur ce personnage, mais on apprend un paquet de chose sur elle au fur et à mesure de la lecture.
Ann Brashares a un style d'écriture bien à elle. Son écriture est simple et efficace. Comme dans Quatre filles et un jean, elle parvient à mêlée émotion et humour. Son style est fluide, ça se lit tout seul et c'est très agréable. Je conseille à tous les livres d'Ann Brashares qui sont de petits bijoux !
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Aryia
19 avril 2017
Cet été, lorsque j'ai réfléchi à la question cruciale du « Que vais-je donc lire pendant ces vacances ? », j'ai pris la décision de me concentrer sur des romans qui sentaient bon le sable, la mer et les histoires d'amour. Oui, j'avais envie d'un peu de légèreté et de soleil pour me redonner un peu de bonne humeur avant la rentrée ! Et qui dit été + légèreté dit Ann Brashares ! Je me souviens avoir énormément apprécié ma première lecture de sa saga Quatre fille et un jean et, plus récemment, Ici et maintenant fut une excellente lecture ! C'est pourquoi je me suis plongée dans Toi et moi à jamais, un livre bien plus émouvant et profond qu'on ne peut le penser au premier abord …
Alice et sa soeur Riley ont littéralement grandies au côté de Paul. Tous les étés, la même histoire se répétaient, inlassablement : réunis sur l'île des vacances, ils s'enferment dans la routine de leur jeunesse, bien décidés à ne pas laisser les ravages de l'adolescence et de l'âge adulte les atteindre. Mais les choses ont bien changées, les années ont passées et cela fait déjà plusieurs étés que les trois amis ne se sont pas retrouvés. Alors quand Paul fait son grand retour sur l'île, Alice est aussi excitée qu'anxieuse : malgré tous ses efforts pour étouffer ce sentiment nouveau, elle est bien forcée de se rendre à l'évidence et d'admettre l'amour qu'elle ressent pour le meilleur ami de son ainée. Mais Paul est aussi versatile qu'insaisissable, et leur relation nouvelle va être ponctuée de hauts et de bas, de pas en avant aussitôt suivis de pas en arrière. Mais tout va être remis en question le jour où Riley, si débordante de vitalité, va ressentir pour la première fois une difficulté respiratoire …
Cette histoire est avant tout une belle histoire d'amour. D'amour fraternel, tout d'abord : Alice aime Riley, Riley aime Alice, c'est indéniable et indiscutable. Elles s'aiment autant qu'elles se détestent : Alice envie la vitalité et l'insouciance de son ainée, et Riley envie l'altruisme et la maturité de sa cadette. Les rôles sont inversés, ce qui déséquilibre toute la balance de cet amour déjà fragile, de cette relation pleine de jalousie masquée et de réconciliation éternelle. D'amour amical, ensuite : Paul et Riley sont les meilleurs amis du monde depuis leur plus jeune enfance, ils feraient tout l'un pour l'autre, jusqu'à mentir ou dissimuler la réalité si cette dernière risque de nuire à leur amitié ou de blesser l'autre. D'amour passionnel enfin, entre Alice et Paul, un amour bien maladroit et bien fragile. Cet amour est en quelque sorte muselé par l'amitié qui les lie, par la crainte de tout déstabiliser, par la force de leur passé qui refuse de laisser la place au présent. J'ai apprécié la richesse et la profondeur des relations entre ces trois personnages, ce trio aux personnalités si multiples et si complexes, ce délicat mélange entre ces trois formes d'amour.
Mais cette histoire traite aussi de la maladie, et plus particulièrement de l'impact de cette dernière dans les relations familiales. Une fois le diagnostic posé, tout bascule et la vie semble s'arrêter aussitôt. Comme toujours, Ann Brashares dépeint avec beaucoup de délicatesse et de justesse les réactions de chacun : la crainte constante et la surveillance oppressante des parents qui ne peuvent rien faire pour protéger leur enfant de la maladie, la culpabilité et la prévenance de la soeur qui ne sait plus qu'elle attitude adopter, et surtout le choc de la malade elle-même qui n'a peur que d'une chose, d'être définitivement associée à sa maladie au point de ne plus être considérée comme la personnalité qu'elle était jusqu'alors. Il y a aussi les amis et la fatidique question : faut-il les prévenir et prendre le risque de les voir changer de comportement, ou leur mentir pour préserver leur spontanéité si rafraichissante ? On s'en doute, des tensions vont apparaitre au sein de cette petite famille dévastée, et la force de l'auteur est de parvenir à éviter les clichés, à trouver le juste milieu entre le dramatique et la douceur.
A mes yeux, un troisième aspect donne toute sa force et sa profondeur au roman : la question du passage à l'âge adulte. Nos trois protagonistes entretiennent des rapports bien différents vis-à-vis de l'idée même de grandir : Riley y est fortement opposée, diabolisant l'âge adulte et refusant par principe toute évolution, alors qu'Alice se sent prête à passer le cap, redoutant cependant de trahir sa soeur en s'autorisant à grandir. Paul, lui, passe aisément de l'adolescent à l'adulte en fonction des circonstances, véritable caméléon torturé qui ne se sent à sa place ni dans l'enfance ni dans l'âge adulte. D'une certaine façon, ce roman est un véritable récit d'initiation, une réflexion très profonde sur cette angoisse intense entrainée par l'idée de grandir. Il est aussi question de comment savoir que ça y est, le seuil de l'âge adulte est franchi et la porte de l'adolescente définitivement tournée : cela se fait-il brusquement ou bien tout en douceur ? quelles expériences peuvent amener un adolescent à se sentir soudainement adulte ?
Malgré toutes ses pistes de réflexion particulièrement intéressantes et en dépit de la justesse des mots de l'auteur, j'ai éprouvé de grandes difficultés à entrer dans l'histoire. La faute au rythme, d'une lenteur extrême, qui fait trainer en longueur l'intrigue. Ce fut une belle lecture, car les personnages sont attachants et l'histoire captivante et émouvante, mais une lecture laborieuse. Plus d'une fois, j'ai eu le sentiment de tourner en rond, en grande partie à cause des hésitations incompréhensibles des personnages qui ont la fâcheuse tendance à changer d'avis comme de maillots de bain ! En voulant décrire avec fidélité la complexité des sentiments et des émotions de la fin de l'adolescence, l'auteur en a peut-être fait légèrement trop car ces indécisions permanentes empêchent l'intrigue d'avancer d'une façon linéaire et cohérente.
En dépit de ce malheureux détail, j'ai apprécié ma lecture. Comme souvent avec Ann Brashares, le dramatique côtoie la légèreté et la romance flirte avec le récit initiatique. En nous offrant un roman compilant des réflexions sur l'amitié, la fraternité, la maladie, l'amour et le passage parfois délicat à l'âge adulte, l'auteur met en évidence le côté plus sombre et moins festif de l'adolescence, une période pas toujours évidente à traverser – comment se définir si l'on est plus un enfant mais pas encore un grand ? – mais souvent plus difficile encore à quitter … Ann Brashares a su trouver les mots pour évoquer ces questionnements existentiels en les mêlant avec poésie avec une histoire d'amour pas si rose que cela mais très poignante. Une très bonne lecture estivale, moins émouvante que ses autres romans mais toute aussi captivante !
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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Yumiko
19 août 2013
Ma PAL ne désemplit jamais, ce qui fait que je ne suis vraiment pas le rythme pour lire mes livres. Autant dire que celui-ci a attendu très longtemps avant d'enfin quitter sa petite étagère. J'étais tellement contente de l'ouvrir enfin, que j'en ai peut-être trop attendu... Parce que finalement il n'a pas tenu toutes ses promesses, du moins pas comme je l'espérais, ce qui est vraiment dommage car il avait tout pour me plaire!
Alice et Riley sont soeurs et sont amies avec Paul. Depuis toujours, ils passent l'été ensemble, attendant chaque fois ce moment avec impatience. Mais la vie continuant son cours, les années passant, leur amitié va évoluer, changer, au rythme de leur maturité et d'attirances naissantes. Seulement voilà, l'évolution de certains sentiments peut grandement changer une mécanique bien huilée et notre trio va commencer à se fissurer. Sans compter qu'un retournement de situation complètement inattendu va briser encore plus leurs rêves.
Il m'est difficile de mettre en ordre mes impressions sur cette lecture. Je ne l'ai ni détestée, ni adorée, en fait j'ai soupiré à bien des moments devant les réactions peu matures des différents protagonistes. Entre jalousies mal placées, non-dits interminables, secrets lourds et destructifs, ils font tout pour se compliquer la vie voire se détruire mutuellement. Franchement j'ai eu envie de tous les secouer plus d'une fois tellement leurs réactions sont idiotes et enfantines. Les silences sont pesant et ne font que les enfoncer davantage dans une spirale ténébreuse et infernale.
Aussi ne vous fiez pas à la couverture! Nous ne sommes pas ici en présence d'une lecture de plage douce et légère, bien au contraire. le drame qui se joue devant nos yeux est réel et le récit lourd et sombre. Difficile de ne pas réagir face à la tristesse et à la mélancolie qui se dégagent de ce texte, soit en étant emporté, soit en étant excédé (ce qui fut mon cas bien des fois). Oui tous les personnages m'ont énervée à bien des moments, Riley en tête. Cette jeune fille a eu le don de m'agacer avec sa façon de gérer sa vie et celle de son entourage. Peu mature et refusant le changement, elle empêche tout le monde d'avancer alors qu'ils ne demandent tous que ça et qu'ils en ont vraiment besoin.
Paul et Alice sont ceux qui m'ont finalement le moins exaspérée, même si leur mauvaise habitude de taire l'essentiel et de ne pas oser se parler clairement m'a donné envie de leur donner quelques claques... Malgré tout, ils m'ont plu et m'ont fait rêver. Dommage qu'ils soient entourés de tant de tristesse et qu'ils aient de la peine à s'aimer autrement qu'en se faisant souffrir, car cela en devient vraiment très douloureux par moment.
En bref, ce livre n'est pas une mauvaise découverte, mais je n'ai pas été bercée autant que d'autres par ce récit car j'ai trouvé les personnages trop énervants et manquant grandement de maturité. du coup, il ne m'a pas emporté comme je l'espérais.
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Citations & extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
AryiaAryia19 avril 2017
Alice se demandait si elle était en train de passer à un autre stade de sa vie. "Alors ça y est ? Est-ce qu'on le sait, quand c'est le moment ? Est-ce que je suis prête ? Vais-je y arriver ou bien me défiler ? Est-ce que je le saurai quand je dirai au revoir ? En me retournant, pourrais-je encore voir ce que je laisse derrière moi ?" Elle s'était toujours dit qu'elle le saurait, quand ça arriverait, mais là, tout à coup, elle n'en était plus si sûre. Cela pouvait sans doute se produire de mille manières différentes, sans qu'on en soit forcément conscient. Il n'y avait peut-être pas de rupture, pas de fossé à enjamber. On ne s'oubliait pas d'un seul coup. Peut-être qu'un beau jour, on regardait autour de soi en se disant "Tiens !" et l'on avait franchi le pas.
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Baby_marieBaby_marie21 mars 2011
C'est parce qu'elle était si belle qu'il l'aimait. Et c'était aussi pour ça qu'il la détestait. Il appréciait qu'elle se mette du truc brillant sur les lèvres pour lui et il la méprisait pour la même raison. Il avait envie qu'elle rentre chez elle. Il avait envie de lui courir après pour la rattraper et la serrer dans ses bras.

"Laisse moi t'aimer mais ne m'aime pas en retour. Aime-moi et laisse moi te haïr quelquefois. Laisse-moi l'illusion de contrôler les choses, parce que je sais bien que tout m'échappe."
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louise-folle-de-livrelouise-folle-de-livre14 avril 2009
-Alice ?
Elle lui sourit.
-Oui ?
Il voulait la regarder dans les yeux.
-J'ai un truc à te dire.
-Oui ?
Elle avait une patiente d'ange.
-Je t'aime.
Comme c'etait bon de le dire enfin, pour des millions de fois ou il l'avait ressenti.
Elle a sourit de nouveau.
-Je sais.
-Bon fit il alors bonne nuit.
Il regagna le canapé et se coucha peut etre arriverais t-il a drmir maitenant.
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JoanaJoana24 novembre 2010
Alice attendait Paul sur le quai. Il avait laissé un message inaudible sur le répondeur, pour prévenir qu'il arriverait par le ferry de l'après-midi. C'était tout lui. Il ne pouvait pas préciser s'il prenait celui de 13 h 20 ou celui de 15 h 55. Elle était là depuis une éternité, plantée devant le panneau des horaires, à essayer de deviner ses intentions.
En se maudissant intérieurement, Alice s'était postée sur le ponton dès 13 h 20, sachant pertinemment qu'il ne serait pas à bord du premier bateau. Elle avait vaguement regardé défiler les visages des passagers qui en descendaient, en se répétant que, de toute façon, elle était venue pour rien. Elle s'était assise sur un banc un peu à l'écart, pieds nus, son livre sur les genoux, pour éviter d'avoir à entrer en contact avec quiconque. En pensée, elle le détrompait : «Je sais que tu n'es pas dans ce bateau, Paul ! Ne va pas t'imaginer que je me fais des idées.» Mais même là, sous son contrôle, il restait taquin et imprévisible.
Avant l'arrivée du ferry de 15 h 55, elle étala du baume sur ses lèvres et se brossa les cheveux. Le suivant était à 18 h 10, ce que Paul aurait raisonnablement appelé «le soir». À moins qu'il n'ait raté le «ferry de l'après-midi», comme il disait, ce qui était fort possible.
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FleurCannibaleFleurCannibale02 juin 2010
Il aurait donné n'importe quoi pour ne plus l'aimer. Les vieilles ruses ne marchaient plus. D'ailleurs, elles n'avaient jamais marché. Comment cessait-on d'aimer quelqu'un. C'était l'un des casses-têtes les plus insolubles qui soient? Plus on s'entêtait, moins ça fonctionnait.
Le morceau fut suivi par un slow. Au lieu de s'en aller ce qui aurait été plus malin, il l'attira à lui. Il sentit son odeur et se colla à elle, en la haïssant, en se haïssant lui-même. Maintenant il devait en plus supporter la torture de deviner son corps sous sa robe. Il posa une main au creux de ses reins et serra, plus fort qu'il naurait du. Il avait pîtoyablement faim d'elle. Pourquoi? Qu'avait-elle de spécial dont il avait tant besoin?
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