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Marie Leymarie (Traducteur)
EAN : 9782266154444
394 pages
Pocket Jeunesse (02/11/2006)
3.75/5   311 notes
Résumé :
Julie a toujours su quand prononcer LE discours à un garçon pour le quitter : juste après l’émotion des premiers jours et avant que l’implication soit trop forte.
Alors pourquoi ne parvient-elle pas à appliquer ses grands principes au beau Damien ? Il est brouillon, impulsif et, pire que tout, musicien comme le père de Julie. Ce père qu’elle n’a jamais connu et qui lui a écrit une chanson célèbre avant de disparaître : This Lullaby qu’elle écoute quand elle a... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
3,75

sur 311 notes

Aryia
  29 janvier 2022
On a tous, je pense, un livre ou un auteur qui nous accompagne lors des moments les plus difficiles de notre vie, vers lequel nous nous tournons lorsque nous avons besoin de reprendre pied, de retrouver une certaine forme de stabilité et de sérénité. Les livres ont cela de rassurant : même lorsque les bouleversements les plus effrayants surgissent, même lorsque tout semble s'effondrer, ils sont toujours là, fidèles au poste et à eux-mêmes. C'est ainsi que cet été, alors que je m'apprêtais à vivre une étape importante mais affreusement effrayante dans ma vie de jeune adulte – chercher, trouver, choisir et acheter ma première voiture, rien que cela –, je me suis instinctivement tournée vers celle qui, depuis le décès de mon père biologique, m'accompagne à chaque grande étape de mon existence : Sarah Dessen. Ce sont vers ses romans que je me tourne généralement quand j'ai le sentiment d'être submergée par l'angoisse, lorsque la peur d'avancer me terrasse, que j'ai besoin d'un délicat petit coup de pied au derrière pour lutter contre cette réaction instinctive de repli et de blocage. Car la grande force des récits de Sarah Dessen, c'est qu'ils combinent une certaine forme de douceur, de légèreté, et une petite leçon de vie, discrète mais toujours très juste. D'un côté, ça apaise, de l'autre, ça nous incite à aller de l'avant, et ça, c'est génial !
Malgré les échecs cuisants des quatre premières tentatives, Julie se retrouve une fois de plus à planifier dans les moindres détails le cinquième mariage de sa mère. le programme est bien rodé : Julie sait désormais parfaitement quand et comment il faut réserver la salle de réception, relancer le traiteur, vérifier si le chauffeur sait où il doit venir chercher les deux « heureux mariés pour le meilleur comme pour le pire jusqu'à ce que la mort les sépare » pour les emmener à l'hôtel … Elle sait également quand et comment cet énième mariage finira en divorce, selon un théorème qu'elle a eu maintes fois l'occasion de vérifier et d'affiner. Théorème qu'elle applique également, dans une version légèrement adaptée, pour savoir quand et comment elle doit rompre avec son petit copain temporaire du moment : au bout de six semaines et deux jours très précisément, juste avant que le petit copain en question se sente suffisamment en confiance pour commencer à empiéter dangereusement sur son espace vital et que ses défauts (potentiellement touchants jusque-là) deviennent absolument rédhibitoires. Et surtout, juste avant que toute forme d'attachement ne se manifeste. Mais voilà que Damien débarque dans sa vie, sans même lui demander son avis, et qui mène tant et si bien la danse qu'elle n'arrive jamais à lui sortir son célèbre Discours de rupture … mais le veut-elle vraiment ?
Une fois encore, Sarah Dessen a frappé fort, très fort : elle est parvenue à me faire apprécier une fille avec qui je n'ai absolument rien en commun, qui est même pour ainsi dire tout mon contraire. Alors que je suis terrifiée à la simple idée de prendre la moindre petite décision, Julie endosse toutes les responsabilités pour planifier le cinquième mariage de sa mère. Alors que je n'ai jamais eu un seul petit copain, Julie les collectionne et les jette selon un schéma bien défini ne laissant pas la moindre place aux sentiments. Alors que je reste cloitrée chez moi à boire des tisanes bien sages, Julie sort tous les soirs s'enivrer avec ses quatre amies … Non, vraiment Julie et moi n'étions clairement pas faites pour nous entendre et j'ai l'espace d'un instant eu peur de ne pas réussir à apprécier totalement son histoire. Et pourtant … il ne m'a pas fallu bien longtemps pour trouver Julie bien plus touchante et attachante que ne peut laisser paraitre son comportement de « sale garce aigrie », pour reprendre les propos de son grand frère lui-même. On devine rapidement, bien qu'assez confusément, que derrière ce cynisme et cette façon pour le moins surprenante de gérer ses relations amoureuses, se cachent en réalité de lourdes blessures au coeur et à l'âme. Julie est loin d'être aussi insensible et impitoyable qu'elle ne veut le laisser paraitre : c'est un masque, une armure, une carapace, qu'elle endosse pour se protéger …
Et on peut la comprendre, finalement : comment voulez-vous croire à l'Amour quand votre seul modèle, c'est votre mère, qui multiplie les mariages et enchaine les divorces ? comment voulez-vous croire à l'Amour quand votre père, que vous n'avez même jamais connu, vous a laissé pour seul héritage une chanson annonçant qu'il va vous abandonner ? Confrontée bien trop tôt à ces désillusions, Julie a perdu toute foi en l'Amour : mieux vaut pour elle mettre fin à toute relation avant qu'elle ne devienne trop sérieuse, de peur de s'attacher et de souffrir si c'est l'autre qui finit par la laisser tomber. Cela peut paraitre cruel de sa part, de vouloir être celle qui fait souffrir plutôt que celle qui souffre, mais c'est finalement très humain de vouloir ainsi se préserver. Elle prend les devants non pas par pure méchanceté, comme on pourrait l'imaginer au premier abord, mais bien par peur. Par peur de s'engager et de se tromper. de laisser quelqu'un exercer une sorte de pouvoir sur elle : Julie a un besoin maladif de contrôle, elle qui a trop souvent vu son monde voler en mille éclats à chaque nouveau changement de beau-père. Et surtout, Julie a besoin de liberté, elle qui n'a jamais eu d'autre choix que d'endosser toutes les responsabilités à la maison, portant sur ses seules épaules le bon fonctionnement du foyer. Julie est loin d'être parfaite, et j'ai plus d'une fois eu envie de la baffer, mais elle est bien plus à plaindre qu'à blâmer, finalement : elle est devenue ce que la vie a fait d'elle, tout simplement.
Et voilà que la vie lui offre une chance de changer son regard sur l'amour, sur la vie en général : lorsque Damien débarque, avec son sans-gêne et sa maladresse, avec son humour et sa candeur, on devine immédiatement que ça va faire des étincelles entre eux. Alors qu'elle a toujours mené la danse, Julie ne contrôle cette fois-ci absolument rien : Damien ne lui laisse jamais la moindre possibilité de reprendre l'avantage, il l'entraine dans son monde un tantinet déjanté, totalement désordonné, parfaitement décomplexé. Elle ne peut rien planifier, avec lui qui oublie constamment de payer les factures d'électricité, mettant tous ses collocs et collègues dans l'embarras mais continuant à faire genre que tout va très bien. Damien est agaçant par moment, on ne va pas se mentir, mais on sent que Julie a besoin de quelqu'un comme lui. Peut-être pas pour toute la vie, car Damien n'est tout de même pas le prince charmant des contes de fées, mais pour plus de six semaines, assurément. Car Damien n'hésite pas à dire tout ce que Julie s'efforce d'enfouir bien profond, il ne prend pas de pincettes mais sait toutefois être délicat. En bousculant tous ses plans, en chamboulant totalement sa petite vie réglée comme sur des roulettes, Damien va prouver à Julie que, parfois, il faut savoir prendre des risques. Et qu'être forte, ce n'est pas se défiler systématiquement, mais bien plutôt affronter ce qui fait peur …
En bref, vous l'aurez bien compris, on est dans du Sarah Dessen dans toute sa splendeur : c'est à la fois très mignon, à la limite de la niaiserie parfois, et très profond, pour ne pas dire proche du développement personnel. C'est vraiment quelque chose que j'aime beaucoup dans ses romans, cette sorte de dualité : on peut se contenter de lire ce roman comme une romance pour adolescentes, mais on peut aussi y voir une délicate leçon de vie. En toute simplicité, Sarah Dessen nous invite à cheminer envers une jeune fille à l'orée de sa vie, qui rêve de liberté mais n'a pas encore su se délivrer de ses peurs et de ses peines. Elle nous invite par la même occasion à se demander quelles sont nos propres peurs, nos propres blocages : devant quoi nous défilons-nous, qu'esquivons-nous sous le couvert de la sacro-sainte raison, en refusant de voir ce qui se cache derrière ? Comme Julie, nous avons sans doute bien des opinions préconçues dont nous ne parvenons pas à nous débarrasser car elles nous donnent un sentiment illusoire de sécurité, de sûreté, de protection et de maitrise … Mais ne sommes-nous pas en réalité esclaves de ces peurs qui prennent l'apparence d'une sage résolution ? Tandis que s'égrènent les dernières notes de Cette chanson-là, nous voici invité, à l'image de Julie, à prendre notre envol après s'être débarrassée de tout ce qui nous cloue encore au sol. Sans doute pas le meilleur de l'autrice, mais indiscutablement un très beau roman à lire et relire !
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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MaiteBravo
  16 mai 2014
"La littérature de jeunesse est fondée sur l'étonnement et la curiosité de l'enfant. le bon ouvrage de jeunesse, c'est celui qui ne va pas susciter d'ennui chez son lecteur". C'est ce qu'écrit Nathalie Prince dans son ouvrage intitulé sobrement "La littérature de jeunesse". Pas d'étonnement dans "Cette chanson là" mais de la curiosité, oui. J'ai beaucoup acheté de romans d'amour pour mes élèves, mais je n'en avais jamais lu. Ces derniers mois, j'ai fait deux incursions dans ce domaine, la première fois avec "Anna et le french kiss" de Stéphanie Perkins, et enfin avec "Cette chanson là", livre archi connu chez les docs de collège. Je disais "pas d'étonnement", mais je devrais rectifier. Ce qui m'a étonnée, c'est que je n'ai pu lacher ni l'un ni l'autre. J'étais capable de voir que ce n'était pas ce qui se fait de meilleur en littérature jeunesse, mais j'étais "accrochée", comme disent mes élèves quand ils postent leurs chroniques sur notre adresse babelio. Peut-être parce que l'héroïne est assez atypique. Rien à avoir avec la Bella des "Twilight", qui ne se construit que dans l'adoration pour un garçon. C'est d'ailleurs le cas de beaucoup d'héroïnes de littérature Jeunesse fantastique, où le seul enjeu est de savoir si Machine va succomber à celui qui est en fait un vampire/un ange/un loup-garou/un voyageur du temps. Ici, l'héroïne hésite à aimer parce que sa mère s'est mariée trop de fois, donc elle est assez calculatrice dans ses relations avec les garçons: on ne voit pas souvent ça! J'ai aussi aimé sa fameuse maman, donc, écrivain de best sellers sirupeux, ses copines, et bien sûr le beau Damien, qui croit à l'amour, lui. Je vais continuer mon exploration des romans d'amour Jeunesse avec Jenny Han, Simone Elkeles ou Ann Brashares. Je ne suis pas certaine en revanche de lire d'autres romans de Sarah Dessen, car je crains un peu l'effet "Quand on en a lu un, on les a tous lus", mais je lui reconnais de savoir faire vivre des personnages, de savoir créer une atmosphère, et de savoir "susciter la curiosité".
(Juste un bémol. Je suis sure que cette bonne impression est aussi due à la traduction de Marie Leymarie, qui est aussi un écrivain dont je recommande "Ma mère est une étoile" chez Syros. Mais je suis plus réservée sur le fait que Marie Leymarie ait choisi de franciser le nom des supermarchés, des boissons et des gâteaux par Monoprix, Figolu, et autres. On est aux Etats Unis, pas à Foix ou Courbevoie!)
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Gaoulette
  05 mars 2017
Un premier Sarah Dessen qui m'a surprise. Surtout par rapport à sa petite princesse. On oublie l'héroïne parfaite. Nous rencontrons Julie 18 ans une garce aigrie qui boit, qui couche à droite à gauche et ne croit pas à l'amour ! On est loin de la famille parfaite américaine.
Je suis restée sur les fesses car jusqu'à présent j'avais eu des romans assez prudes de mon auteure jeunesse préférée. Et puis là nous avons Julie aux antipodes d'Auden, de Macy, d'Annabelle des filles parfaites et mal être. Là nous avons la fille non parfaite en apparence et qui s'assume selon ses dires. Julie une vraie peste jusqu'où jour elle rencontre Damien un musicien déglingué…
Je ne savais pas où je mettais les pieds, déconcertées au départ, pas l'habitude de ce genre de discours des princesses de Mme Dessen, une famille à côté de la plaque (Barbara et Chris sont vraiment drôles et Marie Anne ajoute une touche fantaisiste à cette famille atypique). Julie et sa bande de copines qui font les « bêtises » de leur âge et assument complétement leur côté déglinguées.
Je me suis dit mais quel message positif veut véhiculer la reine de la littérature jeunesse. D'habitude face à un problème d'adolescence elle dénonce toujours le manque de communication parents/enfants.
Et bien je l'ai eu mon message. Bon il faut dire qu'elle n'y va pas de mains mortes. Je me suis dit, je le conseille aux jeunes pour leur dire que l'amour existe et surtout chaque acte a ses conséquences et Julie a un sacré palmarès. Un message positif sur l'amour, le pardon, l'acceptation de soi et surtout la prise de risques en amour. Pas besoin de listes juste suivre son coeur même s'il peut souffrir.
En fait on se prend d'empathie pour Julie et je me suis c'est plus facile de donner son corps que son coeur. Alors oui je le conseillerais à des jeunes et en disant regardez comment est Julie. Est-elle heureuse ou pas ? On peut s'identifier à elle car elle parait cool mais au prix de quoi ?
Une bibliographie de Sarah Dessen qui va bientôt venir à bout. Une plume exceptionnelle mais une héroïne qui peut déplaire. Moi, elle m'a surprise au début. Pas l'habitude des sorcières chez Sarah Dessen lol.
Note : 4/5
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scrambledspirit
  03 août 2007
Encore un beau roman pour les filles (bah oui faut croire que je reste une éternelle ado). Sarah Dessen écrit une histoire simpe mais arrive vraiment à nous faire réfléchir sur l'amour, et les petites choses qui font que si vous étiez arrivé un peu plus tard ou un peu plus tôt d'autre choix, d'autres rencontre auront eu lieux.
Le livre commence au début des vacances, Julie sait qu'elle va partir dans une université loin de sa petite ville en Septembre et en profite pour larguer Jonathan. Pour Julie de toute façon c'est comme ça, l'amour ça ne peut pas durer avec une mère qui en est à son 5ème mariage rien d'étonnant à ce qu'elle pense ce genre de chose. Et la chanson que son père lui a composé avant de mourir n'est pas faite pour lui faire changer d'avis.
Pourtant Damien va lui tomber dessus comme un boulet (on va dire ça comme ça) pas du tout son genre de mec et pourtant contre toute attente Damien arrivera à la faire douter d'elle. Mais il est assez difficile de faire changer d'avis cette julie qui est toujours persuadée d'avoir raison surtout sur ce point et puis de toute façon à quoi bon puisqu'en septembre ils ne se verront plus... Mais Damien est plus rusé qu'il n'en a l'air, et surtout il tiens beaucoup à cette sacré Julie.
Formidable l'auteur parvient à nous faire réfléchir sur l'amour et les bizarreries qui l'accompagnent... on ne lâche que difficilement son livre... Plongez vous vite dedans!
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EnjoyBooks
  26 décembre 2013
Cette chanson-là de Sarah Dessen. (Genre : Jeunesse, Romance).
Editions : Pocket Jeunesse
Prix : 7,60€
Année de parution française : 2012
Année de parution originale : 2002
Titre version originale : This Lullaby.
.Résumé : Rompre avant que l'autre ne le fasse, telle est la philosophie de Julie en matière de garçons. Alors pourquoi ne parvient-elle pas à appliquer sa devise avec Damien ? Il est brouillon, impulsif et, pire que tout, musicien comme son père. Ce père qu'elle n'a jamais connu et qui lui a écrit une chanson célèbre avant de disparaître : « This Lullaby », qu'elle écoute quand elle a le coeur serré. Julie serait-elle entrain de découvrir ce dont parlent toutes les chansons d'amour ?
.Mon avis : Mon deuxième livre de Sarah Dessen aura encore été une excellente lecture. Même si j'ai moins apprécié que son ouvrage « Ecoute la », je n'en ressors pas moins charmé par le récit et par tout ce qui s'y passe. Il m'aura juste manqué ce petit quelque chose en plus, qui aurait fait de cette lecture un coup de coeur. La couverture est tout mignonne, idéal pour s'arrêter sur lui mais surtout pour un livre de ce genre.
.Ce que j'ai apprécié avec ce roman c'est qu'on est directement confronté au titre du livre, au pourquoi de cette chanson. Ce qui fait qu'on apprend à connaitre Julie, sa famille et ses amies très vite, pour se mettre dans l'ambiance. Julie est un personnage auquel je me suis fortement attaché, parce que l'auteure la rend vraie et authentique. Elle pourrait ressembler à n'importe quelle jeune fille, avec ses qualités et surtout ses défauts. Julie est assurément quelqu'un de compliquée, qui sait ce qu'elle veut, avec un fort caractère. Et c'est en apprenant son passé familial qu'on s'en rendra compte. C'est un personnage fort bien travaillé par l'auteure, qui sort du lot et qui rend l'histoire réaliste.
.Damien est aussi un personnage attachant à sa manière. Julie va très vite le rencontrer dans le roman et très vite j'ai appris à l'apprécier. Il m'a fait mourir de rire devant mon livre avec ses démarches et son franc parlé. L'auteure a choisi d'exploiter un personnage absolument différent au niveau caractère par rapport à Julie. Je pense que ce sont ces différences qui rendent cette histoire meilleure encore. L'évolution de ces deux personnages va se faire petit à petit, ainsi que leur relation. Ils vont apprendre à se connaitre et à s'apprécier… même si ce n'est pas gagné ! Bizarrement, ce n'est pas la relation Julie-Damien qui m'aura le plus touché mais tous les à côté par rapport à leurs sentiments, leurs réflexion et leurs gestes. Les personnages secondaires sont aussi sympas à suivre. On découvre leurs problèmes et eux aussi évoluent au fil du roman.
.Sarah Dessen réussi encore une fois à transmettre des messages à travers son bouquin, qui ne peuvent que toucher. L'amour est le thème de cette histoire, l'amour familiale, amicale, fraternelle, paternelle, maternelle… L'amour avec un grand A est bien sur celui qui fait débat. Cependant, l'auteure insuffle certains problèmes qui nous permettent de réfléchir sur notre propre vie. A travers Julie, aurions-nous fait les mêmes erreurs ? Aurions-nous pris les mêmes choix ? On se pose des questions sur notre existence en temps que personne et sur ceux qui nous entourent. Sur notre premier amour et sur ceux qui suivront après. Sarah Dessen utilise des phrases dans lesquelles je me suis retrouvé et c'est pour ça que j'ai été touché. Des phrases sur la vie, sur l'amour, les relations, les nouvelles vies et sur nous…
.La plume de Sarah Dessen a ce petit quelque chose qui rend une romance banale, en quelques chose de divinement bien. Elle trouve les mots et les tournures de phrase qui font qu'on ne peut pas s'arrêter de lire. Son roman se lit tout seul, on tourne les pages sans s'en rendre compte. J'ai été absorbé par le récit et c'est grâce à son style d'écriture. La fin dans un sens je l'avais vu venir parce que c'était obligé que cela finisse comme ça. Mais j'ai été surpris par le fond de cette fin. Un petit frisson, un petit rappel et une fin réussi qui m'aura comblé de bonheur. Peut être que le petit point négatif c'est qu'il y a un peu trop de personnages. Il y a des fois où je me suis perdu entre les amis de Julie et ceux de Damien. Mais cette histoire est à lire et à mettre entre toutes les mains parce que le destin aussi bien que l'amour peuvent frapper à n'importe quel moment !
Lien : http://enjoybooksaddict.blog..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
x-Kah-mix-Kah-mi   21 décembre 2010
Quelqu'un devait s'amuser avec le bouton de la sono, car le volume était de plus en plus fort. Agressée par le remix d'un tube de Barbra Streisand, je croisais les jambes, fermai les yeux et m'agrippai nerveusement aux accoudoirs de la chaise. Encore quelques semaines, pensai-je. Quelques semaines, et je ne serai plus là.
A cet instant précis, quelqu'un percuta ma chaise. Mon coude heurta violemment le mur, juste a l'endroit où ça fait mal, et une décharge électrique me traversa le bras.
Ce fut la goute de trop. J'étais énervée. Très énervée. C'est curieux comme il suffit parfois d'une simple bousculade pour vous rendre fou furieux.
- Bordel ! criai-je, prête a dévisser la tête du vendeur stupide qui se permettait ce genre de familiarités avec moi.
Mon coude vibrait toujours et j'avais des ondes de chaleur dans le cou. Très mauvais signe.
En tournant la tête, je vis que ce n'était pas un vendeur, mais un type de mon âge, les cheveux noirs et bouclés, vêtu d'un t-shirt orange vif. Et cet abruti SOURIAIT.
- Salut ! s'exclama-t-il d'une voix enjouée. Ça va ?
- C'est quoi, ton problème ? je rugis en me frottant le coude.
- Mon problème ?
- Tu m'as envoyé dans le mur, connard !
Il cligna des yeux.
- Mon Dieu, quel langage...
Je le dévisageai. Toi, mon pote, tu ne tombes vraiment pas le bon jour...
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AupieddlalettreAupieddlalettre   03 mars 2012
-Tenir les gens à distance et se priver d'amour ça ne rend pas fort. Au contraire. Parce que c'est de la peur.
-Peur de quoi?
-De prendre un risque. Le risque que des choses arrivent, le risque de se laisser emporter... Mais le risque c'est la vie. Refuser d'essayer, par peur, c'est du gaspillage. D'accord j'ai fait des erreurs,beaucoup même, mais je n'ai pas de regrets. Parce qu'au moins, je ne suis pas restée sur le bord de la route à me demander ce que vivre veut dire.
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linabdllinabdl   22 mai 2012
Et alors, tout à coup, j'ai pensé qu'on avait quelque chose en commun. Une sorte de chimie naturelle, si tu veux. Et j'ai senti qu'il allait nous arriver quelque chose de fou. A tous les deux. Qu'on était faits l'un pour l'autre, d'une certaine façon.
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pomme_dereinettepomme_dereinette   22 mai 2012
-Ah les femmes ... soupira Jean-Michel.
Damien s'essuya le visage du revers de la main et fixa le goudron.
-Les femmes. En effet,cher seigneur, elles e déroutent, moi aussi. Ah, la belle Julie !ajouta-t-il avec éloquence.
Je sentis le rouge me monter aux joues, tandis que Lisa, à l'avant, portait la main a sa bouche.
-La belle Julie, reprit Damien, a considéré que je n'étais pas un risque valable.
-Vraiment.
-Il est vrai que je suis un voyou. Un vaurien. Un Musicien. Je ne lui aurais apporté que pauvreté, honte et des bleus sur les tibias...Elle a eu raison de partir.
Jean-Michel fit mine de se planter un poignard dans la poitrine.
-Que ces mots sont cruels,mon seigneur !
-Hourrah, acquiesça Damien.
-Hourrah, répéta Jean-Michel. Vraiment.
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Loulou27Loulou27   16 février 2012
Elle était forte, aussi forte que j'étais faible. Elle tombait, se blessait, se relevait. Elle vivait. Et malgré ses échecs, elle continuait à croire. La prochaine fois serait peut-être la bonne. Ou peut être pas. Mais en refusant de jouer, on se condamnait à ne jamais savoir.
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