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EAN : 9782812617744
201 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (03/04/2019)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Au collège, on la traite de guenon. Parce qu'elle est grosse, Manon, c'est une bonne élève de 3e effacée, qui ne trouve sa place nulle part. Alors elle nous raconte, d'une voix naïve et bouleversante, comment elle fait pour survivre dans la communauté des ados, son admiration pour sa cousine parfaite, le garçon qu'elle finit de rencontrer. Comment vivre dans un corps qu'on n'aime pas ? Un premier roman bouleversant écrit par un enseignant en lycée professionnel, tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  01 mars 2020
***
Manon est au collège et elle souffre depuis de nombreuses années... Passer le portail de l'école, traverser la cour, manger à la cantine, tout est source de remarques violentes, de brimades méchantes, de surnoms dévalorisants... Manon a des formes, elle est un peu ronde, elle aime manger. Et le regard des autres n'a jamais été bienveillant... Mais il suffirait d'une personne, d'un ami, pour que le ciel s'éclaircisse...
Guenon est un roman jeunesse dur et perturbant. Dur, parce qu'il traite du harcèlement scolaire. Perturbant, parce que son personnage principal, Manon, est tellement seule qu'elle nous attriste profondément. Aucun signe de son mal être ne transparaît, aucune main tendue ne vient la soutenir. On se sent impuissant, et un sentiment de honte m'a presque immobilisée parfois dans ma lecture.
L'écriture est simple, fluide, facile à lire. C'est un roman intéressant mais dont la lecture devra être accompagnée de débats, de discussion... On ne peut laisser un enfant dans cette souffrance, face au vide, au silence et à la haine gratuite.
Un seul petit bémol, la fin... Je ne suis pas sûre de l'avoir comprise !!
Un grand merci à Mes premières 68 pour cette découverte.

Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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isle-gall
  24 juin 2019
La « Guenon » du titre, c'est Manon, élève de troisième studieuse et effacée d'un collège sans particularité. Manon travaille bien en classe, mais on ne l'entend guère. Manon est grosse, et sans doute pas très jolie. Circonstance aggravante, Manon est douée, comme disent ses professeurs, mais ne veut surtout pas le montrer, se limitant à des performances scolaires juste satisfaisantes, qu'elle espère plus acceptables par ses « camarades » de classe, en tout cas moins susceptibles d'attiser l'hostilité plus ou moins latente de ceux-ci à son égard. Car Manon doit payer chaque jour ou presque, et depuis longtemps, pour cette double faute : être moche, et bonne élève.
Pierre-Antoine Brossaud est enseignant, et ça se reflète dans la restitution vivante et réaliste de scènes de la vie scolaire, du rendez-vous parents-professeurs mené tambour battant dans un maelstrom de lieux communs et de clichés, assénés avec conviction par une professeure principale animée des meilleures intentions, mais qui ne voit rien de la souffrance de Manon, jusqu'au cours d'EPS dont l'inexorable retour hebdomadaire provoque naturellement chez Manon une angoisse douloureuse, en passant par la cantine ou la cour de récréation, lieux de tous les dangers. Même dans la salle de classe, Manon, qui cherche à se faire oublier, n'est pas à l'abri des menaces et des moqueries cruelles d'autres élèves, certaines plus acharnées que d'autres, sous le nez de professeur apparemment sourds et aveugles. Cette sauvagerie, cette barbarie, ne visent d'ailleurs pas exclusivement Manon, elles s'exercent tous azimuts (ainsi, une jeune professeur remplaçante en fera elle aussi les frais). Et cette hostilité féroce envers Manon n'est pas non plus universelle, la jeune fille s'est trouvée par hasard une alliée distante qui lui procure parfois une certaine protection. Manon souffre de ces menaces, de cette méchanceté qui la poursuit, Manon a peur, mais surtout, Manon est seule.
Pour moi, le thème central de « Guenon » n'est pas le harcèlement en milieu scolaire, mais cette solitude extrême de Manon, cette élève trop discrète qui ne se plaint jamais, ni à l'école ni chez elle, et qui ne rencontre partout qu'hostilité ou, au mieux, indifférence. Bien sûr, solitude et harcèlement vont de pair ; la solitude rend fragile, vulnérable, et la honte du harcèlement renforce la solitude en une spirale vicieuse qui peut mener trop loin… Manon n'a pas d'amie, à l'âge où l'amitié est vitale pour affronter la difficile transition de l'enfance vers l'âge adulte. Ses seuls liens affectifs sont avec sa famille, proche (des parents qu'on devine bienveillants mais qui jamais ne soupçonnent l'enfer dans lequel survit leur gentille et docile fille, un frère préado qui vit sa vie, indifférent ou tragiquement taquin), ou plus lointaine (une cousine adorée et parfaite qui est en fait une sorte d'anti-Manon, qui la fascine mais dont elle ne peut pas empêcher l'éloignement de plus en plus radical, matériel ou sentimental). D'une façon générale, aucun des adultes qui l'entoure ne voit rien, ne devine rien.
Manon elle-même semble justifier à ses propres yeux son isolement et les brimades qu'elle subit : elle ne s'aime pas plus que les autres ne l'aiment. Elle se jauge sans complaisance, sans la moindre indulgence, et si elle ne se plaint pas, même en son for intérieur, ce n'est pas par force d'âme, mais parce qu'elle partage largement le jugement sévère de ses camarades à son égard. Après tout, elle non plus n'aime pas les gros… alors, pour oublier, pour se consoler, pour ressentir quand même un peu de plaisir dans sa vie qui fait mal, en cachette, honteusement elle avale en quantité des nourritures douces, grasses et sucrées.
L'équilibre précaire de Manon est ébranlé quand elle rencontre Amaury, aussi fragile et solitaire qu'elle mais qui l'assume avec une élégante résignation, presqu'une revendication. La vie s'élargit soudain pour Manon, à qui Amaury témoigne un intérêt décontracté, en lui faisant découvrir amicalement des univers nouveaux pour elle (la musique, la fumette…). Manon s'emballe. Elle s'enflamme, et c'est touchant et pathétique à la fois, ses tâtonnement maladroits dans des comportements si naturels pour les jeunes de son âge. Bien sûr, tout ça finira mal… Mal ? Un dénouement des plus étranges en tout cas, profondément déstabilisant, comme un changement radical de perspective qui laisse le lecteur songeur et ébranlé.
J'ai admiré la capacité de l'auteur à se mettre, avec acuité et sensibilité, dans la peau d'une adolescente de 14 ans complexée et vulnérable. le livre accroche le lecteur, le style, fluide, spontané, restitue exactement ce qui se passe dans la tête de Manon, que l'on a envie d'accompagner tout du long. Ce premier livre est prometteur : j'attends avec curiosité d'être à nouveau surprise par d'autres textes de Pierre-Antoine Brossaud.
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hashtagceline
  23 mai 2019
Pierre-Antoine Brossaud signe avec Guenon un premier roman percutant qui aborde avec réalisme et cruauté un sujet qui l'est aussi (cruel). Il est enseignant et cela se sent nettement dans les descriptions très justes qu'il nous fait des collégiens et de leurs comportements. Guenon, c'est le terrible surnom dont Manon s'est trouvée affublée et dont elle aimerait bien se défaire. Un texte terrible et très déstabilisant.
Après ma lecture de Guenon, je suis un peu secouée. Je resterai évasive mais le dénouement m'a réellement surprise. de plus, la narration m'a vraiment décontenancée. Un peu confuse, dans un langage parlé, elle retranscrit très bien les pensées, elles aussi un peu embrouillées, de l'héroïne.
Manon est une adolescente de bientôt 15 ans, mal dans sa peau, moquée et mise à l'écart dans son collège.
C'est une jeune fille très perturbée. Cela se comprend et s'explique aisément par le harcèlement violent qu'elle subit, en cours et sur internet... Manon fuit ses problèmes grâce à son imagination qui devient de plus en plus galopante au fur et à mesure que grandit son mal-être. Manon, elle a tendance "se faire des films". La réalité est trop pesante et décevante.
Manon est pleine d'ambiguïtés et toute en contradictions. Il faut dire qu'elle est mise à l'épreuve quotidiennement. Quand elle va mal, elle tombe dans une spirale négative. Qui ne réagirait pas comme elle? le plus souvent, pour panser ses blessures, elle mange. Mais à l'inverse, un signe positif et elle s'embarque alors dans des délires et des projets qui, pour nous, semblent extravagants. C'est flagrant à partir du moment où elle fait la connaissance d'Amaury. Ce garçon va l'aider à supporter ses soucis mais va aussi contribuer à la faire sombrer. Manon s'emballe. Et son coeur aussi. Car Amaury semble bien instable lui aussi... Pour notre jeune héroïne en perte de repères, pas sûr que le côtoyer soit la meilleure des idées.
Ses problèmes, sans oreille attentive, Manon les garde donc pour elle. Son frère est trop jeune et ses parents semblent bien loin de s'imaginer le calvaire qu'elle endure au quotidien. Toute la partie concernant le harcèlement fait froid dans le dos. Celui-ci passe totalement inaperçu auprès des profs mais aussi de la famille de Manon... Elle est seule. Seule avec son imagination sans limite et ses rêves d'amour. Il y a bien sa cousine, Jeanne, mais malgré la complicité qui les unissait il y a quelques années, les choses ont aujourd'hui bien changé.
L'auteur réussit à nous plonger au coeur des préoccupations de cet âge-là avec notamment certaines scènes qui sont saisissantes et réalistes. On sent que Pierre-Antoine Brossaud connaît très bien le milieu scolaire parce que la plupart des faits relatés, même les pires, semblent fortement inspirés de la réalité (la poubelle de salle de bain vidée dans le sac de l'héroïne, les réparties cinglantes des élèves avec leur nouvelle prof...)
Pour moi aussi, cela a fait comme une piqûre de rappel d'épisodes de ma vie de collégienne (dans une moindre mesure, heureusement). Comme ce jour où Manon arrive avec un nouveau manteau qu'elle adore mais qui va devenir un nouveau sujet de moquerie... Tout sonne vrai.
Manon est une héroïne vraiment très déstabilisante car elle a l'air très réel. Ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent et la façon dont elle réagit... On y croit !
Quand je parlais de la façon d'écrire un peu confuse un peu plus haut, elle contribue aussi à renforcer ce côté réaliste. Je me souviens qu'adolescente, comme Manon, je me posais mille questions, je tergiversais, j'hésitais. Souvent, je trouvais un moyen d'évacuer mon stress, mes doutes et mes soucis grâce à mes amies. Ici, Manon n'a personne à qui confier ses états d'âme. Alors, elle tourne en boucle.
Et la tension monte au fil du récit. On voit bien que Manon s'enfonce sans qu'à aucun moment ne soit tirée la sonnette d'alarme et qu'elle puisse alors relâcher la pression.
Le dénouement terrible et inattendu nous assomme.
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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Takalirsa
  02 novembre 2019
Le harcèlement abordé entre pudeur et cruauté.
Ce que Manon subit chaque jour, on l'apprend par bribes, au fil des indices qu'elle glisse l'air de rien dans ses propos. La difficulté à traverser la cour de récré (en regardant ses pieds), de peur des invectives. le fait qu'elle mange presque toujours seule à la cantine (il n'y a que Maela qui la tolère). Qu'elle s'évertue à ne pas avoir de trop bonnes notes ("Je voulais pas me faire traiter de sale intello"). Qu'elle n'ait pas l'habitude qu'on l'appelle par son prénom. Parce que pour tout le monde, elle est "Guenon", surnom méprisant donné par Jade la peste.
Oui Manon est une jeune fille douce et discrète, "très secrète" car personne ne soupçonne son calvaire quotidien. Un mal-être qui semble durer depuis un moment, depuis la primaire (elle est en 3e!..) puisqu'elle évoque "comment on m'embêtait, comment on se moquait de moi depuis le début, depuis tout le temps"... Quand est-ce que tout a basculé? Il y a pourtant eu des moments heureux, notamment avec sa cousine Jeanne à qui tout réussit ("je sais pas s'il y a quelque chose où elle n'est pas excellente"), sans que cela suscite la moindre jalousie de la part de Manon. Mais Jeanne est partie à New York.
Alors malgré les insultes de plus en plus virulentes ("Tu pues, Guenon! Va te laver, sale clodo!"), en classe comme sur les réseau sociaux, Manon se tait. Elle a peur d'en parler à sa mère ("elle m'aurait dit que je me faisais des idées, que j'exagérais"), honte aussi, et "les mots restaient coincés dans ma gorge".
Heureusement il y a Amaury. Il vient d'emménager, souffre de phobie scolaire, ne sait rien de ce qu'endure Manon au collège et porte sur elle un regard neuf. Avec lui l'adolescente se sent bien, pleine d'énergie, "prête à relever tous les défis", à faire un régime pour perdre du poids, à se faire belle à nouveau. Mais ses sentiments naissants ne seraient-ils pas en train de l'aveugler?
La fin est surprenante, presque choquante. Il est question de désillusion, de souffrance à son paroxysme, une souffrance qui amène à devenir ce que les gens voient en nous puisqu'il est impossible de changer ni même de se faire accepter. C'est abrupt et pourtant on garde l'espoir que l'ampleur de la situation déclenche une prise de conscience de la part des proches de la pauvre Manon... Sinon c'est tout simplement insoutenable.
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Klarynette
  08 février 2020
Manon est élève en classe de 3ème. C' est une jeune fille très discrète qui essaye de passer inaperçue. Ses camarades l'appelle guenon ou d'autres noms mais jamais par son prénom qui est Manon. Elle n' a pas d' amis. Elle est toujours toute seule. En cours elle ne participe jamais et elle a des notes moyennes. Lors d' une réunion parents-professeurs, la prof principale dit 《 à la maman de Manon qu' elle a du potentiel et ne l' exploite pas". Manon en fait, met des fautes délibérément pour ne pas être traité d' intello. Même dans sa famille Manon ne s'exprime pas. Personne n'est au courant de ce qui se passe au collège. Il y a un jeune homme qui aménage près de chez elle. Ils se lient d'amitié. Grâce a cette rencontre, peut-être que Manon va s' ouvrir. L' auteur parle du harcèlement scolaire. Sujet qui commence à faire parler depuis quelques temps. le harcèlement grandit au fur et à mesure de l' histoire avec même des scènes choquantes. Son harcèlement à la jeune fille dure depuis l' école primaire. Personne ne dit rien et n' intervient pour l' aider à s' en sortir. La fin du roman est très déroutante.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Armando98Armando98   30 avril 2019
La rédaction sur la cuisine, c’était pas celle-là que je voulais faire au départ.
Au départ, ce que je voulais dire, moi, c’était que la pièce de la maison que je préférais c’était les toilettes. Depuis que je suis toute petite, c’est mon endroit préféré de la maison. D’abord ce que j’aime dans les toilettes c’est qu’on peut s’enfermer à clé. Et puis c’est tout petit. On peut toucher tous les murs rien qu’en tendant les bras. Ca fait comme un abri, comme une armure, rien que pour moi.
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LaCabaneDeMesLivresLaCabaneDeMesLivres   27 février 2020
"Je me sentais vraiment bien maintenant, repue, rassasiée. Détendue aussi." (l'héroïne vient de manger beaucoup beaucoup).
"quand les gens sont attirés l'un vers l'autre, ils sentent quand quelque chose ne va pas même quand l'autre n'est pas là,"
"Des tableaux qui dataient XVIIIe ou du XIXe siècle, je crois. Sur les tableaux, c'était des femmes nues, dans un harem ou en train de faire leur toilette, et elles étaient toutes très grosses. Parce qu'à cette époque-là, c'étaient ça les critères de beauté, des femmes bien en chair, des femmes avec des formes."
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Armando98Armando98   30 avril 2019
Elle est assez grosse pourtant, Maela, mais j’ai jamais vu qui que ce soit lui faire la moindre remarque. C’est à cause de ses frères. Le plus vieux, il doit avoir 25 ans, et tout le monde le connaît ici. Il est tous les jours assis à la même terrasse de café, pas très loin d’ici. Quand il est pas à la terrasse, il est dans sa voiture. J’ai entendu dire qu’il avait fait de la prison, mais je crois pas que ça soit vrai. Elle a deux autres frères plus jeunes. Ils vont plus à l’école depuis longtemps. Je sais pas du tout ce qu’ils font.
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Armando98Armando98   30 avril 2019
Au début de l’année, un mardi justement, pendant que je faisais la queue au self, celui qui était derrière moi m’a piqué les fesses avec sa fourchette. Il a dit qu’il avait faim et qu’il fallait toujours piquer les saucisses avant de les faire cuire. Tout le monde a rigolé, moi aussi, mais j’ai gardé la marque des quatre petits trous pendant longtemps.
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Armando98Armando98   01 mai 2019
Je me suis rappelé autre chose aussi. Une chose que j’avais souvent lue et entendue et qui était complètement vraie. C’était que l’on était toujours attiré par son contraire. Et si, moi, je pouvais être attirée par un garçon qui était très grand et très mince, pourquoi, lui il serait pas attiré par une fille petite et grosse ?
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