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EAN : 9782809816150
400 pages
L'Archipel (14/01/2015)
3.48/5   31 notes
Résumé :
Grimé en apprenti charbonnier, le jeune prince Khimaï erre dans la chaîne de montagnes des Dents du dragon. Il souffre d’une blessure, reçue lors de l’assassinat de son père, et progresse avec peine. Des cavaliers venus des Trois-Dominions sont à sa recherche : il ne doit révéler à personne sa véritable identité.
Au cours d’une rixe, dans une auberge, Khimaï reconnaît le géant Borhôn, le maître d’armes qui, dans sa jeunesse, l’avait formé au combat et à la su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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BazaR
  21 juin 2016
Deux choses m'ont attiré vers ce diptyque : les couvertures sympas des versions poche (alors que je ne me serais pas lancé sur la base des couvs grand format) et l'élément principal de fantasy qui l'anime, à savoir la relation entre le panthéon des dieux et les hommes.
L'histoire est simple : Khimai est le prince destiné à prendre la place de son père le Pourvoyeur, dirigeant principal des Trois Dominions et intermédiaire entre le dieu Secret et la population. Mais une usurpation a eu lieu qui a abattu son père et jeté Khimai seul et handicapé sur les routes enneigées. Enfin, plus seul dès qu'il retrouve Borhôn, le maître d'armes qui l'a formé. Ensemble ils vont tenter de rejoindre la lointaine province ennemie de Kalénia où se trouve quelqu'un susceptible de l'aider à le rétablir dans son bon droit.
Le roman alterne entre les péripéties du duo et les flashbacks racontant les années d'éducation du jeune prince dans la ville de Coeur du Monde. On a ainsi un mélange entre le Château de Lord Valentin de Silverberg (pour l'intrigue du prince déchu voyageant pour retrouver sa place) et le premier volume de l'Assassin Royal de Robin Hobb (pour l'aspect initiatique). Cependant ce roman a ses propres vertus et ses propres faiblesses.
La construction fine et précise de son univers est sa force. Paul Carta abreuve son lecteur de descriptions de toute sorte, architecturale ou sociale, qui saturaient littéralement mes capacités de représentation au moyen d'images mentales (un de mes péchés mignons dans la lecture de l'Imaginaire) et m'obligeaient à arrêter souvent ma lecture pour les absorber. Son univers n'est pas particulièrement original, mais réalisé comme un artisan qui adore son métier. La touche principale de fantasy réside dans ce panthéon de dieux, voisin de celui de l'Olympe, qui interagit véritablement avec les hommes à travers des rituels sacrificiels. le Pourvoyeur se comporte ainsi comme une Pithie, envahi par l'esprit du dieu Secret lors des séances de justice.
La faiblesse du roman est le double tranchant de sa force : les descriptions envahissent trop le roman où, en fin de compte, il ne se passe pas grand-chose, en tout cas pas grand-chose d'épique. On a droit à des scènes intéressantes de moisson ou de rendu de justice qui font mouche quand on s'intéresse à la construction d'un monde, mais qui peuvent aussi être ressenties comme des longueurs (cela m'est arrivé par moment, je l'avoue). La fin du livre elle-même ne s'emballe pas, m'ayant fait penser aux livres découpés en plusieurs volumes, chaque volume intermédiaire se terminant platement.
Autre manque : l'existence de psychologies variées de personnages. Dans tout le roman on ne semble avoir affaire qu'à des gentils, les pires étant seulement bougons ou au physique inquiétant. Contrairement à l'Assassin Royal, auquel je l'ai déjà comparé, on ne fait pas le tri entre ceux qu'on va aimer et ceux qu'on va détester. Ils sont tous sympas en fin de compte. Cela permet de se concentrer sur la construction du monde mais nuit au rythme de l'histoire.
Forces et faiblesses, mon coeur a balancé de l'un à l'autre de nombreuses fois, mais j'ai fini par me laissé porter par ce roman à l'univers attachant. le bilan est positif. Mais je souhaite cependant assister à plus d'action dans la seconde partie.
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bran_601
  17 février 2015
La quête du prince boiteux de Paul Carta est le premier tome de la chronique d'Au-delà du seuil, une histoire de fantasy déployant ses racines dans un univers médiéval profondément influencé par la matière spirituelle de l'antiquité greco-egyptienne.
Mitellia le monde créé par l'auteur prend la forme d'un continent scindé en quatre contrées ou dominions, trois d'entre elles forment en quelque sorte une ligue et révèrent le Dieu secret qu'ils considèrent autant comme le dieu des rois que le roi des dieux. Kalenia, le plus nordique des dominions abrite des clans de nomades parcourant les terres enneigées sous la bienveillance de la déesse Frya que les hommes de là-bas placent au-dessus de tout. En opposition de par la nature de leur foi tout autant que par l'antagonisme de leurs cultures, les dominions sont également séparés géographiquement par cet immense massif montagneux prenant la forme d'un gigantesque dragon coupant le monde en deux civilisations tentant de cohabiter quand elles ne se font pas la guerre.
Le début du roman s'ouvre dans les pas de Khimay, un jeune voyageur boiteux au visage balafré, qui dans des conditions climatiques extrêmes tente de rejoindre Kalenia par la route du nord afin d'y poursuivre sa formation d'apprenti ... en apparence tout du moins.
Alors qu'il retrouve un second souffle en savourant la douce et "inespéré" chaleur d'une auberge de montagne, le passé de Khimay refait surface à la faveur de combats organisés où un certain géant massif fait rejaillir des souvenirs anciens.
Borhon le lutteur estropié celui à qui il manque désormais le bras au bouclier, Borhon le bannit celui qui est désormais marqué du sceau de la déchéance, Borhon le maître d'armes celui qui a échoué à protéger l'objet de sa dévotion, mais à présent Borhon le bras armé de la vengeance après avoir perçu dans le regard d'un jeune voyageur l'éclat d'un espoir, d'un honneur perdu, de son devoir envers un prince, son prince.
Alors que les choses paraissaient assez mal engagées pour notre jeune prince déchu, les retrouvailles avec son ancien mentor qui lui réitère son serment, laissent augurer des jours plus heureux alors que son périple doit l'amener à trouver les ressources lui permettant de récupérer un trône qui lui a été usurpé à la mort de son père.
Peut être à cause de l'illustration de couverture et ce petit je ne sais quoi de young adult, j'avais un certain a priori, ce premier chapitre qui présente par son dénouement la reformation d'un duo héroïque est une vraie belle et émouvante entrée en matière. le parallèle qui est fait en quatrième de couverture et l'association à Robin Hobb n'est pas fortuite tant Paul Carta fait preuve d'une plume fluide, subtile et fortement évocatrice sans sombrer dans le pompeux ou le verbeux.
Pour en revenir au roman, on notera que les deux personnages ont en commun la perte de leur rang social et qu'ils ont subi l'un comme l'autre les affres de la mutilation, à l'instar des deux lunes qui illuminent les nuits de ce monde, leurs destins semblent pareil à des étoiles jumelles.
Clairement ce premier roman est avant tout un roman d'exposition où l'auteur tisse sur deux lignes temporelles une intrigue à tiroirs, ainsi dans le temps présent nous suivons nos deux compagnons d'infortune en chemin vers Kalenia, le bastion de foi de la déesse Frya et par alternance nous revivons aussi les moments clefs de la jeunesse de Khimay, son apprentissage du pouvoir et tout ce que cela comporte.
Les deux points de vue sont traités de manière assez homogène et offre à l'auteur l'opportunité de développer une dramaturgie sur deux niveaux temporels tout en préservant volontairement et avec un certain effet de style, certaines zones d'ombre dans le récit sans que cela ne soit vraiment dommageable.
Et si la fin de ce premier roman n'offre pas encore de véritables réponses aux dessous de l'intrigue, il permet toutefois une belle immersion dans un univers voulu particulièrement cohérent et surtout beaucoup plus sophistiqué que le manque d'originalité sur la carte et le choix des noms communs pouvait laisser craindre.
Non Paul Carta n'est pas un philologue comme pouvait l'être Tolkien mais il fait par contre tout autant preuve d'un souci constant de rendre son monde aussi réaliste et fonctionnel que pourrait l'être un monde vivant fonctionnant avec de véritables économies, une vrai diversité culturelle, une Histoire dans l'histoire et en cela évidemment on retrouve quand même Tolkien...sans les orcs et les nains etc.
De ce fait la formation du jeune prince héritier est en soi propice à la découverte et à la compréhension de certains éléments du contexte géopolitique, permet de mieux appréhender l'organisation structurelle et politique de ces trois dominions unis par la foi qu'ils vouent au Dieu secret dont la parole et la volonté sont prolongées sur terre par le pourvoyeur, le père de Khimay.
Un Dieu qui aurait conclu il y a très longtemps un pacte avec un homme afin de faire reculer le froid des terres et ainsi permettre leurs cultures et ainsi améliorer les conditions de vie. En échange de quoi, ce Dieu qui resterait volontairement caché sous le nom du Dieu secret, recevrait des sacrifices quotidiens et serait assuré de la dévotion du peuple.
C'est au travers du "lien" divin, que la dynastie dont il est le dernier représentant que Khimay doit accéder à la fonction de pourvoyeur, un rôle dévoué à sa famille depuis plus d'un millénaire car ils sont les seuls à pouvoir revêtir le masque du Dieu et parler en son nom.
La jeunesse du héros c'est aussi l'opportunité de revivre les trop rares mais intenses moments de vie partagée avec son géniteur bien trop souvent absent. Père de tous les hommes avant de l'être envers son propre fils, il est avant tout l'esclave d'une fonction qui le condamne à être au service de tous ceux en qui il se reconnaît le protecteur, au service d'un Dieu dont il représente l'image sur terre.
Et si la formation de Khimay répond avant tout à un processus bien codé sous le contrôle d'une organisation religieuse beaucoup plus influente et obscur qu'il n'y paraît.
Et si aux yeux de son fils il représente l'autorité religieuse et politique sur les trois dominions, c'est en cachette que ce dernier se risque à inculquer à son fils ses plus profonds enseignements, c'est un homme profondément humaniste que nous découvrons alors, bien loin de la figure type "Pharaon" que les adeptes du Dieu secret aiment véhiculer au travers du protocole hautement artificiel et solennel. En cela il guide son fils à voir au-delà des choses, à mesurer la responsabilité que donne le pouvoir, à rester clairvoyant et mesuré, à rester maitre de son jugement...
Enfin, le passé de khimay c'est aussi pour Paul Carta l'occasion de développer une troisième relation importante dans le récit avec l'amitié/l'amour naissant entre le jeune prince et la jeune érudit Lathan qui se verront en cachette pendant plusieurs années, et dont la curiosité dont ils font preuve en fouillant dans les archives du passé, les amènera sans doute à se poser certaines questions auxquelles il n'aurait pas fallu tenter de trouver les réponses.
Le principal reproche que je pourrai formuler à ce premier roman de cycle c'est le manque de développement concernant l'intrigue sous-jacente à la quête du héros. Finalement le livre ne dévoilera pratiquement rien des tenants et des aboutissants qui peuvent en autres justifier la situation initiale, de ce fait on ne sait pas non plus grand-chose concernant les forces auquel le prince devra s'opposer. le livre semble même se terminer avant son terme tout en nous faisant quitter ce monde fascinant en ayant le sentiment d'avoir interrompu un lecture à mi livre plutôt qu'en fin de premier roman de cycle.
Un choix de découpage de l'éditeur ?
En attendant c'est clairement un bon premier roman de fantasy pour un auteur de SF, et s'il soufre globalement d'un gros problème de rythme et d'une certaine maladresse dans la gestion d'une esquisse d'intrigue, il n'en est pas pour autant moins captivant pour d'autres raisons évoqués plus haut.
Attendons la suite en espérant que l'auteur se lache un peu plus et envoi du lourd en terme de révélations et d'actions.

Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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mauriceandre
  03 août 2018
Salut les Babelionautes
Ce premier tome des Chroniques d'au-delà du seuil de Paul Carta est juste une entrée en matière pour dessiner le décor et l'univers ou va se dérouler la suite.
Alors oui, le Prince a été grugé de son Avenir, oui on assiste a son éducation dans tous les domaines (même sexuel ;) ), oui il va retrouvé son Maître d'Armes mais ce n'est que les prémices d'une Saga.
J'ai bien aimé les passages de son enfance, son isolement par ce qu'il est l'héritier, sa perpétuelle envie de s'évader de sa cage dorée et l'amitié qu'il va trouver en Lathân.
On ne sait pas comment son père est mort ni ou mais je pense qu'on le découvrira dans la suite du récit.
L'idée que le Roi puisse se mêler incognito aux paysans pour les moissons, en donnant des heures de travail pour moissonner est une idée plaisante, c'est la première fois que je lis ça dans un roman de Fantasy.
La fin ouvre sur une multitude de chemins que notre duo va affronté la tête haute dans les trois tomes suivant, du moins je l'espère.
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orbe
  14 janvier 2015
Héritier d'une fonction, celle de Pourvoyeur, garant de la justice, Khimaï voit son trône usurpé.
Il part, seul et anonyme, affronter son destin dans un périlleux voyage.
Car rares sont ceux qui connaissent son visage. le pouvoir du Pourvoyeur est est principe acquis et n'aurait jamais du pouvoir être accaparé par une autre personne. Alors qui se cache maintenant derrière le masque ?
Alors qu'il pénètre dans une contrée ennemie, à la recherche de son amie d'enfance, Lathân qui représente son seul espoir, il retrouve de façon inespérée, son maître d'arme exilé qui va l'accompagner dans son périple semé d'embûches.
Pourquoi Khimaï a t-il choisi de se rendre dans le seul endroit vraiment hostile au dieu qu'il vénère ? Arrivera-t-il à conserver son anonymat et à se faire passé pour un simple apprenti ? Et surtout, arrivera-t-il à atteindre ses objectifs ?
Le récit déplie graduellement l'histoire de ce monde de Fantasy divisé en quatre Dominions. le passé du jeune prince apparaît par minces strates.
Chaque début de chapitre éclaire à la fois l'histoire de la lignée des Pourvoyeurs et celle des Dieux, les deux étant intimement mêlées.
Ce premier tome des "Chroniques de l'Au-delà du seuil" permet de dessiner les contours du monde de ce royaume où la question politique, celle de la cité, de la religion et de la place des hommes est centrale.
Le lecteur, à l'unisson du héros, s'interroge sur l'identité de ce "Dieu Secret" que la plupart servent sans toutefois le connaître. le secret et le mystère donnent encore plus de force à cette croyance.
Il y a la raison d'Etat qui est enseignée au jeune prince avec les devoirs et contraintes d'une charge qui isole. Mais le côté humain n'est occulté ni par les aventures que traversent les héros ni par le poids de la charge.
Au contraire, la vraie mission de Khimaï semble être de tenter de comprendre un monde dont les clés viennent de lui être retirées. Son trajet, son parcours est celui d'un humaniste. Il va à la rencontre de l'étranger, de celui qui ne croit pas comme lui pour ouvrir son esprit.
C'est pourquoi un autre personnage clé de l'histoire est la jeune érudite Lathân. Sans racine, elle ne peut accepter le monde qu'on lui décrit et quitte le domaine de la transmission afin de rechercher par elle même un savoir plus universel.
Un roman complexe, qui intrigue et capte le lecteur par une entrée immédiate dans l'aventure et un secret qu'il doit tenter, à son tour, de décrypter. le récit de batailles, la stratégie et la politique sont décrits avec précision et réalisme. Un livre dans lequel il faut plonger !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Garoupe
  28 janvier 2015
Khimaï est l'héritier du Pourvoyeur. Il est amené à régner un jour sur les Trois-Dominions à la place de son père qui dirige les trois provinces au nom du Dieu Secret dont il est en quelque sorte l'interface physique et à travers lequel s'exprime tous les dix jours la justice du Dieu. Un Pourvoyeur ne meurt jamais sans laisser un héritier, tel est le Pacte entre les hommes et le Dieu Secret. Seule la province de Kalenia vénère un autre Dieu : Frya, la Déesse du froid qui y fait régner un climat austère et rigoureux.
C'est pourtant dans cette contrée inhospitalière que Khimaï entreprend l'aventure destinée à lui permettre de retrouver sa place de Pourvoyeur, aujourd'hui occupée par un usurpateur qui se fait passer pour l'héritier du pouvoir. Il est secondé dans sa quête par Borhôn, ancien suffète (chef) des Masques, la garde personnelle du Pourvoyeur et tenu responsable par le père de Khimaï pour les soi-disantes disparition et mort de son fils. Khimaï cherche à retrouver Lathân, la seule à pouvoir se glisser dans le temple du Dieu Secret, dans la capitale des Trois-Dominions, récupérer le Masque et permettre à Khimaï de retrouver sa véritable place.
Derrière une couverture assez peu réussie, avouons-le, se cache une histoire intelligemment structurée et bien écrite.
Paul Carta passe de souvenirs de jeunesse de Khimaï en mésaventures du binôme Borhôn/Khimaï sur les routes de Kalenia à la recherche de Lathân pour dresser un tableau assez complet du monde où s'ébattent les personnages. L'éducation du jeune prince par son précepteur, par son maître d'arme ou par les généraux de son père, voir par son père lui-même et les prêtres du culte du Dieu Secret permettent à Paul Carta d'aborder tous les thèmes propres au monde qu'il a choisi de créer : politique, relation entre les trois territoire composant Trois-Dominions, relation entre les dominions et Kalenia, structure religieuse (il n'y a pas qu'un seul Dieu mais une multitude de cultes voués au Destin, à la Fertilité, à la Fureur, aux Voyages…).
Paul Carta évite également le piège de créer un héros tout puissant, luttant avec maestria, puissance et brio contre des vents contraires pour accomplir sa destinée… Khimaï est un héros avec ses faiblesses, plutôt nombreuses : il est dépeint comme un prince déchu, se cachant, atteint d'une infirmité suite à un combat, parfois impétueux et manquant de qualités réflectives, devant être remis dans le bon sens par Borhôn ou au gré des péripéties de son voyage. Un prince un peu mal dégrossi mais foutrement attachant et volontaire. En évitant de sombrer dans un extrême ou dans un autre, Paul Carta écrit une histoire équilibrée d'un jeune homme qui se cherche autant qu'il essaie de restaurer la lignée de son père et de ses aïeuls.
Borhôn est celui qui endosse la panoplie de surhomme mais avec ses zones d'ombres, relatives à son passé et dont Paul Carta nous laisse entrevoir quelques éléments sans en donner pour autant toutes les clefs.
Paul Carta réussi à créer autour de ces deux personnages, auxquels on peut ajouter Lathân dont on entend parler tout le temps sans qu'elle apparaisse déjà physiquement dans l'histoire (en dehors des souvenirs du prince) – cela viendra certainement dans le prochain tome (l'histoire doit en compter 5 au total qui sortiront d'ici 2016 –, un canevas cohérent et intéressant, prenant le temps de poser son décor, son histoire, d'en donner un aperçu en gardant ce qu'il faut dans sa besace pour la suite, sans avoir recours à d'épiques combats, de glorieux faits d'armes ou de prouesses invraisemblables.
Les questions qui restent en suspens à la fin de ce premier tome ont trait principalement à l'identité du Dieu Secret (dont Lathân s'est fait forte de le démasquer), à la réussite ou non de la quête de Khimaï, aux raisons qui font que quelqu'un a pu prendre la place de ce dernier alors que le Pacte passé entre le Dieu Secret et les Pourvoyeurs devrait normalement rendre l'usurpation impossible, à qui est réellement Borhôn…
Rien que pour cela, et même s'il faut une petite centaine de pages pour bien s'immerger dans l'ambiance, même s'il n'atteint pas les pages sublimes d'un Jaworsky (pour prendre un contemporain français) au meilleur de sa forme dans « Gagner la guerre », Paul Carta mérite d'être lu et d'être suivi dans cette aventure qui est autant la sienne que celle de ses personnages. J'attendrai la suite avec intérêt pour voir si, sur la longueur, il ne s'égare pas sur des chemins de traverses un peu trop évidents, s'il ne cède pas aux facilités d'un genre parfois oublié. A suivre…

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critiques presse (1)
Elbakin.net   13 février 2015
Rien de très original. C’est vrai que l’intrigue semble vue et revue, et on peut se demander comment Paul Carta va arriver à se démarquer de ses prédécesseurs. Tout simplement en prenant le parti pris de livrer au lecteur un univers très complet, avec une cosmogonie inspirée de l’Antiquité grecque et romaine.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   12 juin 2016
-- Il y a une déesse de la Jalousie? A quoi elle sert?
Maître Théramhon soupira:
-- La jalousie est un sentiment puissant, et une force qui agit sur chacun de nous. Bien sûr, elle peut être destructrice, aussi bien pour celui qui la ressent que pour ceux qui l'inspirent. Mais elle peut aussi pousser chacun à s'améliorer pour effacer ce sentiment, à vouloir même dépasser celui à l'encontre duquel on éprouve de la jalousie. Et puis, les dieux représentent ce que nous sommes, et ce n'est pas obligatoirement la meilleure part de nous-mêmes.
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BazaRBazaR   08 juin 2016
Kalenia est le seul dominion de Mitellia qui ne rende pas hommage au Dieu Secret, contrairement donc à Ethernia, Bôssen et aux Huit-Provinces. La divinité tutélaire des Kaléniens est en effet Frya, déesse du Froid. Ils entretiennent d'ailleurs un rapport particulier avec celle-ci, la suppliant de réprimer son courroux et de favoriser le redoux au printemps; mais la remerciant aussi par ailleurs pour les troupeaux de rennes transhumants, les bancs de phoques, le retour des baleines, et tout ce qui constitue l'ordinaire des Kaléniens.
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BazaRBazaR   18 juin 2016
Une étoile se détacha soudain du velours obscur et fusa dans le ciel, traversant les constellations. Sys, le dieu Voyageur, s'apprêtait à accomplir une nouvelle mission, quittant l'Alphée pour descendre sur Mitellia.
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BazaRBazaR   09 juin 2016
-- Le Don est le Lien entre la divinité et l'homme, créé par elle...
-- Le Lien est le pont qui permet aux hommes d'embrasser la divinité, et à la divinité de veiller sur le bien-être des hommes.
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orbeorbe   11 janvier 2015
- Moi, Tâmhen, fils de Dêghon et descendant de Satyan, dominar d'Ethernia et Pourvoyeur des Trois-Dominions, sous l'égide du dieu Secret, me porte garant de mon fils et héritier Khimaî.
- Alors le Pacte persistera, par la grâce du dieu Secret. Que le Don soit accompli.
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Vidéo de Paul Carta
Paul Carta - Chroniques d'au-delà du seuil Vol. 2 : le siège des dieux .A l'occasion du festival "Les imaginales d'Épinal", rencontre avec Paul Carta autour de son ouvrage "Chroniques d'au-delà du seuil Volume 2 : le siège des dieux" aux éditions Archipel. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/carta-paul-chroniques-dela-seuil-siege-des-dieux-9782809816556.html Notes de Musique : Black Twig Pickers and Steve Gunn - Old Strange. Free Music Archive. Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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