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ISBN : 2265116610
Éditeur : Fleuve Editions (26/09/2019)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 19 notes)
Résumé :
"On dit que beaucoup de livres sont uniques. Celui de Brian Catling l'est vraiment." Philip Pullman
"Lisez ce livre et émerveillez-vous !" Alan Moore

La Vorrh est une forêt merveilleuse et effrayante. Tous ceux qui y pénètrent y trouvent soit la mort, soit l'oubli. Néanmoins, elle exerce une fascination quasi magnétique et un attrait irrésistible. On dit que le jardin d'Éden est dissimulé en son cœur. Personne ne l'a jamais explorée en entier, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
culturevsnews
  30 septembre 2019
"VVVOOORRRRRRRRHHHHHH" est un roman enivrant qui défie les livres faciles. J'ai du commencer pas moins de 3 fois mais c'est un livre glissant et tortueux, il semble toujours se tortiller hors de portée. le flou qui l'accompagne est terriblement inadéquat, bien qu'il n'y ait aucune faute pour le flou, car comment résumer un livre comme celui-ci en quelques lignes ? (J'aimerais bien savoir comment Catling a présenté ce livre à ses éditeurs...) Je ne pense pas avoir lu un livre comme celui-ci depuis longtemps. Des mots comme " génie ", " folie pure " et " jungien " se mélangent comme des billes dans ma bouche lorsque j'essaie de décrire ce livre pour mes amis.
La façon la plus facile de commencer à parler du Vorrh est de demander : "Qu'est-ce que le Vorrh ? le Vorrh est une forêt ancienne et dense située au coeur du continent africain, très probablement le Congo, et dont on dit qu'elle renferme le jardin d'Éden. Catling a pris le nom du tract de Raymond Roussel, Impressions of Africa, qui, d'après ce que je peux dire, était surtout une sorte de travelogue fou qui a contribué à promouvoir la notion occidentale standard de l'Afrique comme un lieu étranger rempli d'horreurs exotiques et de sauvagerie. (Maintenant, est-ce que Catling, un homme blanc anglais, perpétue cela ? Je ne crois pas, mais j'y reviendrai...) Catching charge le Vorrh avec son propre mythe : il est éternel et sans fin. Elle plie le temps ; elle cannibalise les souvenirs de ceux qui empiètent trop longtemps. La forêt est considérée avec respect et crainte par les habitants et les colons. A côté du Vorrh se trouve Essenwald, une découpe coloniale construite pour ressembler à une ville européenne typique, jusqu'à la dernière pierre. Au fur et à mesure de l'expansion de la ville, des voyages d'exploitation forestière ont lieu dans certaines parties du Vorrh pour ramasser du bois et des matériaux locaux pour les projets de construction, une métaphore ironique et très opérante pour l'idée d'incursion coloniale. Dans et autour du Vorrh et de la ville d'Essenwald, nous rencontrons plusieurs personnages, européens et africains, tous transformés ou effacés par la violence et le choc des cultures d'une manière ou d'une autre, et tous attirés par des randonnées malavisées dans le Vorrh.
Du point de vue structurel, le roman est essentiellement une série de décors chargés d'images et d'histoires disparates. Certaines histoires convergent, quelques-unes assez violemment dans la forêt mystérieuse, d'autres tournent autour du périmètre et se cachent. Cette incohérence peut être exaspérante. Les lecteurs qui aiment leurs récits soignés et soignés peuvent être découragés, mais soyez patients ; les choses finissent par s'unifier, et vous serez récompensés par un chef-d'oeuvre méchamment labyrinthique.
Cet univers surréaliste est peuplé de gens de la vraie vie et de l'histoire : Edward Muybridge, Sarah Winchester, Sir William Withey Gull, Raymond Roussel lui-même (mais pas exactement sous ce nom) font tous des apparitions étranges. Il y a aussi des personnages fantastiques : un cyclope mélancolique nommé Ismaël, des robots bakélites sensibles, et divers êtres monstrueux (par exemple, les anthropophages) et éthérés (les Erstwhile). Il y a des guerriers, des guérisseurs, des assassins et des chasseurs. Il y a des armes charmées d'un poids et d'un symbolisme incroyables : l'une est un arc taillé dans les restes d'une femme mystique, l'amante du Bowman ; une autre est un fusil Lee-Enfield protégé par des charmes.
Les vagues du macabre et du grotesque reviennent souvent ici, mais Catling les utilise d'une manière qui est loin d'être répugnante. Deux exemples. Dans la première scène, un acte de vivisection et de mutilation se transforme en un hommage solennel et tendre à l'amour. C'est une représentation de l'amour si profonde et si profonde qu'elle éblouit les sens et remet en question nos notions modernes et aseptisées de l'amour. À ma grande perplexité, la scène m'a rappelé que Neruda sonnet que tout le monde aime tant citer à propos d'aimer quelque chose comme des choses sombres devrait être aimé - mais avec plus de sang et de viscères. Il évoque également la vénérable boucherie dans les enterrements du ciel tibétain.
Des lectures plus cyniques de The Vorrh peuvent rejeter les tropes surréalistes comme une autre sorte de grand coup de pinceau culturel mis au pilori par Binyavanga Wainainaina à Granta. Mais je pense personnellement que Catling opère à un tout autre niveau. C'est une critique du colonialisme et de la violence et de la distorsion de l'identité et de l'identité des oppresseurs et des opprimés, mais c'est aussi une sorte d'histoire alternative où tout est impossible. Mais la théorie critique mise à part, ce qui occupe le devant de la scène, c'est la façon dont Catling manoeuvre à travers les tropes fantastiques. le fantastique imprègne si profondément la réalité narrative du livre que vous vous demandez constamment : " Suis-je éveillé ? Selon les mots d'Alan Moore, elle "laisse le lecteur souillé par ses graines et ses spores, encourageant une nouvelle croissance et menaçant une grande reforestation de l'imagination".
Dans l'ensemble, il s'agit d'un livre spectaculaire, comme un scintillement de lumière qui rend les autres livres fades et monochromes. Je vous le recommanderais si vous aspirez secrètement à quelque chose qui vous sortira du classicisme de la lecture, quelque chose qui ouvrira votre subconscient et brouillera les frontières entre la prose et la poésie... et les rêves.
Note : 9,5/10
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Zazaboum
  11 décembre 2019
Je remercie Babelio et Fleuve Editions pour ce beau volume que j'ai reçu dans le cadre de la Masse Critique Mauvais genres : Pieds sur le bitume, tête dans les étoiles, du mois d'octobre. Livre dont j'attendais la lecture avec impatience !
A lecture difficile, critique difficile !
Vorrh est une forêt fantastique mais absolument pas merveilleuse et loin s'en faut, quelque part en Afrique ! Loin de la luxuriance de la couverture, c'est une forêt qui aspire les hommes et les recrache sans souvenirs ni identité ! Impossible d'accéder à son coeur donc de la traverser et si quelqu'un l'a fait, il n'est pas revenu !
Cette forêt que j'aurais plutôt dit maléfique est remplie de monstres fantomatiques, d'anthropophages, de chaman et autres cyclopes. Pour certains c'est l'ancien Eden déchu où Adam aurait été oublié !
A sa lisière une ville typiquement allemande du XIXème, semble-t-il, a été bâtie et prospère grâce au commerce des grumes extraites de Vorrh par des esclaves et des criminels ayant perdu leur conscience à trop fréquenter la forêt.
Le livre est le récit parallèle de la vie de plusieurs personnages vivant près de Vorrh et sur d'autres continents dont la vie va être puis a été modifiée par son contact.
J'ai trouvé l'écriture parfois très brouillonne car il n'est pas toujours possible de déterminer à quelle époque les faits se passent ; chaque chapitre est dédié à un personnage qui parfois est appelé autrement que dans le chapitre précédent !!!
L'auteur, manifestement très instruit, semble croire que tout les lecteurs savent où il veut en venir alors que tous les personnages ne vont pas se croiser (vivent-ils d'ailleurs à la même époque ?)
Malgré quelques notes prises pour parvenir à suivre et imbriquer les histoires, je n'ai pas compris, je pense que c'est le mot adéquat... je n'ai pas compris la globalité du livre et du propos ! Et pourtant je me suis appliqué, c'était ma première participation à une Masse Critique et je voulais faire les choses correctement.
J'ai eu la sensation de ne pas être intellectuellement à la hauteur de l'auteur bien que les histoires contées soient triviales !
Quant à l'introduction d'Alan Moore, je pense qu'il a vidé le dictionnaire de ses mots les plus excentriques et les plus compliqués pour expliquer que c'est le plus merveilleux livre jamais écrit !
Quand j'ai fait l'impasse sur l'attendu livre de Fantasy, que je me suis seulement intéressée aux différents personnages sans tenter de trouver les interférences, c'était beaucoup plus facile mais du coup ça reste de la littérature lambda qui n'a pas de commencement ni de fin !
Je le relirais peut-être (sûrement ?) mais avec moins d'attente et certainement moins de déception.
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LightandSmell
  02 décembre 2019
La lecture du résumé laissait entrevoir un récit mystérieux, mais je ne m'attendais pas forcément à ce qu'il soit aussi dur et cruel, et qu'il provoque en moi un tel malaise. La scène d'ouverture gore à souhait aurait dû me mettre sur la piste tout comme ce passage où une sorte de cyclope connaît ses premières relations charnelles avec une machine conçue pour l'élever et lui permettre d'assouvir ses désirs sexuels. L'ambiance était donc un peu trop surréaliste, morbide et malsaine pour moi bien que certains éléments m'aient plu : le mélange entre des personnes ayant réellement existé et des êtres de fiction, l'atmosphère assez mystérieuse du livre, certains thèmes soulevés et le fait que les personnages, à défaut d'être attachants, se révèlent complexes, variés, intrigants et auréolés, pour la plupart, d'une certaine noirceur.
À cet égard, le personnage de Tsungali m'a semblé particulièrement intéressant. Villageois devenu policier et érigé en modèle de soumission par l'occupant anglais, il finira, après un séjour en Angleterre qui le bouleversera, par se révolter et participer à un massacre… Il sera néanmoins embauché des années plus tard pour traquer un individu, un Blanc, pour lequel il ne ressent aucune haine ni désir de vengeance, des sentiments qui ne pourraient que de toute manière nuire à sa mission. À travers ce personnage, l'auteur évoque, entre autres, la colonisation avec ces nouveaux venus qui imposent leurs croyances, leurs manières de faire et de penser, leurs richesses, et ces objets qui sont tout autant de moyens d'éblouir et d'asservir jusqu'à ce qu'une petite flamme fasse tout vaciller…
Et puis personnage à part entière si ce n'est LE personnage du roman, se dresse la Vorrh, mystérieuse, impétueuse et luxuriante forêt, baignée de mythes et de légendes, qui semble aussi intrigante que menaçante. Il est ainsi dit qu'à trop la côtoyer, on risque de perdre une partie de soi et voir son âme aspirée et effacée… Une mise en garde qui n'empêchera pas certains d'être inexorablement attirés par cette forêt, ses richesses et ses mystères, malgré les dangers qu'elle abrite en son sein, et que l'on découvre au fur et à mesure de l'intrigue.
Le roman se classe dans la catégorie des grands romans, de ceux dont l'ambition n'est pas d'offrir un divertissement consensuel et passe-partout, mais une oeuvre à part entière dont la complexité et la richesse se dévoilent dans toute leur splendeur au fil des pages. Au cinéma, on serait ainsi plus dans un film d'art et d'essai que dans un blockbuster à l'américaine, ce qui se traduit ici par une lecture exigeante qui nécessite une attention de tous les instants rendant la lecture ardue et fastidieuse. Il m'a ainsi fallu prendre des notes pour arriver à suivre un minimum le déroulement de l'histoire, l'auteur sautant d'une époque, d'un personnage ou d'un événement à l'autre sans que le lien entre tous ces éléments soit, à première vue, évident. Néanmoins, les éléments finiront par s'imbriquer et s'amalgamer dans un ruisseau de sang, de peine et d'oubli.
Un fil conducteur difficile donc à appréhender ce qui m'a quelque peu déstabilisée ne sachant pas où voulait en venir l'auteur. Quant aux allusions religieuses et questions philosophiques étayant le texte, elles ont fini par me lasser et me faire ressentir un certain ennui. Bien que j'apprécie les histoires complexes qui requièrent de la concentration, je crains donc de ne pas avoir accroché à ce roman que j'ai trouvé parfois assez fouillis. J'ai, en outre, eu l'impression frustrante d'être passée à côté d'une partie du sous-texte comme si j'étais restée aux portes de la Vorrh sans ne jamais arriver à vraiment en pénétrer les profondeurs. Il faut dire que complexe et imagée, l'écriture de l'auteur a quelque chose d'insaisissable et de trop obscur pour moi me donnant parfois le sentiment de comprendre les mots sans arriver à dépasser leur symbolisme pour les faire prendre corps dans mon esprit.
En bref, Vorrh est un roman ambitieux, atypique, érudit et unique qui devrait plaire aux lecteurs cherchant une histoire complexe nécessitant une lecture attentive et « intellectuelle ». Pour ma part, malgré ses qualités et des passages qui ont éveillé mon intérêt, je crains d'être passée à côté et de ne pas avoir su saisir là où voulait en venir l'auteur. Pas pour moi, tout simplement…
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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LeCombatOculaire
  11 février 2020
Ça va être difficile pour moi d'écrire cette chronique pour deux raisons : le livre relate de beaucoup d'histoires en même temps, qu'il serait long de résumer, qui ne s'entrecroisent même pas forcément, et surtout, je ne sais pas vraiment dire ce que j'en ai pensé. J'ai à la fois une grande admiration pour l'écriture de l'auteur, qui est excellente et travaillée, plutôt raffinée bien que sombre comme son propos, ainsi qu'une sorte de rejet instinctif lors de nombreux passages. le sujet central du livre, la Vorrh, cette forêt vivante, zombifiante, insondable, terrible, religieuse, monstrueuse et éternelle, est ce qui m'avait convaincue au départ, mais bien qu'elle soit au centre de tout, on ne l'approche que peu. L'humain est le véritable sujet du livre, dans sa décadence, son indécence, sa supériorité, son mépris, son manque de respect, ses travers, ses vices.
J'ai été d'emblée gênée par le côté beaucoup trop colonial du livre - côté qui semble être dénoncé à demi-mot de temps à autres (et de façon à la fois assez drôle et fortement cynique) - mais qui est pourtant présent jusqu'à l'étouffement. Plus que la forêt, ce que l'on arpente le plus, c'est cette réplique - exacte à la brique près - d'une ville européenne placée dans ce continent qui n'est pas le sien, où l'on va côtoyer en majorité des personnages blancs. À tel point que l'on oublie que l'histoire ne prend pas place en Angleterre, en Allemagne ou en France. Comme si la Vorrh et ses alentours ne présentaient finalement aucune richesse ? Par ailleurs, les personnages pour qui ça finit mal sont les personnages noirs, les personnages exploités et les personnages monstrueux (sauf un, mais qui souhaite devenir comme les autres personnages blancs)(alors que j'attendais qu'ils aient justement tous leur revanche, dommage). J'ai probablement manqué beaucoup de sous-texte et de second degré, à ce sujet comme à d'autres, tout le long du livre, mais ce sentiment a bien trop subsisté et c'est ce qui m'empêche de vraiment apprécier totalement ce livre dont les qualités sont pourtant nombreuses.
Néanmoins, si je mets mes attentes et mes projections personnelles de côté, Vorrh est un livre d'une densité assez incroyable - comme la forêt -, et garantit une grande originalité, une ambiance fantastique à la fois morbide et fascinante, une aventure aux frontières du réel, entre le monde des vivants et le monde des morts, un monde de vengeance, de cruauté, empreint d'un esprit vieillot du XIXe siècle qui ne demande qu'à crever l'abcès. J'ai beaucoup aimé les côtés spirituels et religieux qui entourent la Vorrh mais que j'ai trouvés très peu développés pour finir, et j'aurais aimé en savoir plus sur l'histoire étrange d'Ismaël et de ses protecteurs. Même si ça ne m'a pas accroché autant que je l'aurais pensé (surtout avec une préface d'Alan Moore et une recommandation de Pullman - j'avais mis la barre bien trop haut, sans doute), je pense que ça reste un livre à lire absolument pour les personnes amatrices d'ambiance du type Les machines à désir infernales du docteur Hoffman de Angela Carter.
(voir la critique intégrale sur le blog)
Lien : https://lecombatoculaire.blo..
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Ophelien
  25 décembre 2019
Merci à Babelio et à Fleuve éditions pour l'envoi de ce roman, qui m'intriguait énormément.
Le résumé est clairement tentant. Une forêt mystérieuse et insondable où quiconque s'y aventure en ressort privé de mémoire, ou bien pire encore.
En effet le fantastique navigue dans cette histoire surprenante où plusieurs destins nous sont racontés. Un photographe, un cyclope, un Archer, des hommes malveillants voulant profiter de cette forêt mystique... Bref, une galerie de personnages différents et atypiques, tous en lien avec la Vorrh.
Si l'écriture est parfois très belle, l'agencement du livre m'a totalement perdue. Les croisements de toutes ces histoires, des pans de vie sans aucun intérêt, des tournures de phrases étranges... J'ai rapidement compris à ma lecture que je n'accrocherai pas au style de l'auteur. On sombre presque dans l'esprit torturé de la forêt avec le style d'écriture : c'est brumeux, entortillé, inextricable.
Si certains passages sont intéressants (la découverte du Cyclope, ou encore l'égarement du Français dans la Vorrh), ils ne sont que très rares et sont perdus dans de longs moments de contemplation ou d'actions sans saveur.
Il m'a manqué quelque chose, j'aurai voulu savoir plus de choses sur l'histoire de cette forêt, sur l'Archer et son histoire d'amour, sur l'éducation du Cyclope, sur beaucoup de choses en fait. Mais on nous abreuve d'informations plates ou spirituelles qui n'ont pas fait sens à mes yeux.
Je ressors épuisée de cette lecture ne sachant vraiment pas où se cache le chef d'oeuvre là-dedans.
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critiques presse (3)
LeMonde   04 novembre 2019
Vorrh, premier volet d’un triptyque romanesque signé du poète, sculpteur et performer ­anglais Brian Catling (né en 1948), est un livre monstre dans lequel on plonge, un récit qui déboussole et vous égare avec délices.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Elbakin.net   11 septembre 2019
Il est indéniable que Brian Catling possède une voix à part, baroque et puissante, portée par une vision qu’il a nourrie depuis des années. Si vous vous attendez à une “simple” quête dans une forêt interdite, comme on en voit tant, vous risquez d’être surpris. En bien !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   04 août 2015
[...] Brian Catling possède une voix à part, baroque et puissante, portée par une vision qu’il a nourrie depuis des années. Si vous vous attendez à une “simple” quête dans une forêt interdite, comme on en voit tant, vous risquez d’être surpris. En bien !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LeCombatOculaireLeCombatOculaire   11 février 2020
Le bateau avait viré au gris, les hommes resplendissaient sur le courant vespéral. L'Archer lui avait confié sa voix et tandis que son nom flottait parmi les branches, son arbre-cerveau tournait pour se mettre au diapason de celles du ciel inversé qui débordait des timides étoiles. Le marinier songeait à une nouvelle machine, une sorte de métier à tisser l'eau, à tresser la mer. Son imagination convoquait les anges. Alors même que l'idée produite était sans grande conséquence, ceux-ci s'éveillèrent devant la vibration des mécanismes de la pensée et la densité d'une telle ingérence. Ils arrivèrent conscients et observèrent avec circonspection les ego qui s'éloignaient des intrus en flottant à contre-courant. Eux-mêmes restaient à bonne distance par crainte d'être pris dans l'ambre des auras humaines - une matière solaire et collante, pas faite pour cet endroit et qui réfléchissait la lumière à profusion.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   11 février 2020
De plus en plus écœuré, Tsungali avait pris de l'avance et passé un coin de mur pour se figer devant la vaste vitrine suivante. Y luisaient tous les dieux de ses pères. Cette prison de verre et de bois les retenait, nettoyés, fièrement campés pour que tout le monde autour puisse voir leur pouvoir et les adorer. Sauf que sur le sol de leur incarcération, dans un grand désordre, il y avait les instruments et les biens prisés par son clan : marques, outils et secrets d'hommes comme de femmes mélangés et forniquant, exposés de façon obscène, écrasés sous de l'écriture. À chacun était accrochée une étiquette en carton brun : les mensonges gribouillés de l'homme blanc s'agrippaient à chaque objet chéri, pillé, volé, blessé, animal pris au piège.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   11 février 2020
À mesure que la forêt s'assombrissait, les ombres s'allongeaient pour n'en former qu'une. Le monde à l'extérieur du chêne était plus qu'obscur : en perpétuelle mouvance. Des flous bleus se fondaient au noir dense du fond. Des êtres glissaient, bruissaient, rampaient, battaient des ailes dans la profondeur infinie. Il leva une main devant son visage pour vérifier : le vieil adage avait raison, il n'y voyait pas plus loin que le bout de son nez. Et pourtant, le liquide noir d'ébène qui emplissait ses orbites contenait toutes sortes de choses qui tourbillonnaient dans une proximité terrifiante.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   11 février 2020
« Séil Kor, mon ami, es-tu en train de me dire que le jardin d'Éden est situé dans la Vorrh ?
- Oui, il en va ainsi. Mais l'Éden n'est qu'un bout. Le reste de la clairière, c'est là où Dieu se promène, pour réfléchir comme on fait sur Terre. Au paradis où tout est pareil, où rien n'a ni forme, ni couleur, ni température et où rien ne chance, ça Lui est impossible. Dans Son jardin terrestre, il porte des tuniques de sens, tissées dans notre temps. Il laisse les cailloux, les rochers, le vent et l'eau habiller Ses idées invisibles. Il dessine notre vie dans la matière qui nous fabrique. »
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   11 février 2020
Certains jours, il se disait que la réalité était carrément le produit de ses songes. Il l'avait rêvée en dehors du sommeil - qu'il ne faisait plus que chercher, désormais. Les médicaments le soulageaient parfois un peu, mais même la bonne combinaison de doses avait tendance à devenir instable, drainant le moelleux, le flou auxquels il aspirait tant. (...) Certaines nuits (et la plupart des matins), il se retrouvait à croupetons sur le tapis, rampant vers ce qui lui étranglait le cœur. Il s'était mis à dormir par terre. La terreur de tomber de son lit agité avait eu le dessus.
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