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Vorrh tome 1 sur 3

Nathalie Mège (Traducteur)
EAN : 9782266307406
656 pages
Pocket (22/09/2022)
3.42/5   79 notes
Résumé :
La Vorrh est une forêt merveilleuse et effrayante. Tous ceux qui y pénètrent y trouvent soit la mort, soit l'oubli. Néanmoins, elle exerce une fascination quasi magnétique et un attrait irrésistible. On dit que le jardin d'Éden est dissimulé en son cœur. Personne ne l'a jamais explorée en entier, elle serait sans fin.
Pourtant, un homme a entrepris le périple. Un ancien soldat qui a tout abandonné pour suivre sa bien-aimée, Este. À sa mort, il a, suivant d'an... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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Zazaboum
  11 décembre 2019
Je remercie Babelio et Fleuve Editions pour ce beau volume que j'ai reçu dans le cadre de la Masse Critique Mauvais genres : Pieds sur le bitume, tête dans les étoiles, du mois d'octobre. Livre dont j'attendais la lecture avec impatience !
A lecture difficile, critique difficile !
Vorrh est une forêt fantastique mais absolument pas merveilleuse et loin s'en faut, quelque part en Afrique ! Loin de la luxuriance de la couverture, c'est une forêt qui aspire les hommes et les recrache sans souvenirs ni identité ! Impossible d'accéder à son coeur donc de la traverser et si quelqu'un l'a fait, il n'est pas revenu !
Cette forêt que j'aurais plutôt dit maléfique est remplie de monstres fantomatiques, d'anthropophages, de chaman et autres cyclopes. Pour certains c'est l'ancien Eden déchu où Adam aurait été oublié !
A sa lisière une ville typiquement allemande du XIXème, semble-t-il, a été bâtie et prospère grâce au commerce des grumes extraites de Vorrh par des esclaves et des criminels ayant perdu leur conscience à trop fréquenter la forêt.
Le livre est le récit parallèle de la vie de plusieurs personnages vivant près de Vorrh et sur d'autres continents dont la vie va être puis a été modifiée par son contact.
J'ai trouvé l'écriture parfois très brouillonne car il n'est pas toujours possible de déterminer à quelle époque les faits se passent ; chaque chapitre est dédié à un personnage qui parfois est appelé autrement que dans le chapitre précédent !!!
L'auteur, manifestement très instruit, semble croire que tout les lecteurs savent où il veut en venir alors que tous les personnages ne vont pas se croiser (vivent-ils d'ailleurs à la même époque ?)
Malgré quelques notes prises pour parvenir à suivre et imbriquer les histoires, je n'ai pas compris, je pense que c'est le mot adéquat... je n'ai pas compris la globalité du livre et du propos ! Et pourtant je me suis appliqué, c'était ma première participation à une Masse Critique et je voulais faire les choses correctement.
J'ai eu la sensation de ne pas être intellectuellement à la hauteur de l'auteur bien que les histoires contées soient triviales !
Quant à l'introduction d'Alan Moore, je pense qu'il a vidé le dictionnaire de ses mots les plus excentriques et les plus compliqués pour expliquer que c'est le plus merveilleux livre jamais écrit !
Quand j'ai fait l'impasse sur l'attendu livre de Fantasy, que je me suis seulement intéressée aux différents personnages sans tenter de trouver les interférences, c'était beaucoup plus facile mais du coup ça reste de la littérature lambda qui n'a pas de commencement ni de fin !
Je le relirais peut-être (sûrement ?) mais avec moins d'attente et certainement moins de déception.
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Stelphique
  08 novembre 2022
🌳Chronique🌳
« Tu ne peux pas entrer et ressortir selon ta fantaisie, ce n'est pas un parc ni un jardin de la ville. »
C'est une forêt. Une forêt aux étranges pouvoirs. Une forêt qui se mérite. Une forêt qui envoûte et retient ses marcheurs. Une forêt maléfique, diront certains. Une forêt fantastique, plus probablement…
Vorrh, c'est une forêt ancestrale, sans doute éternelle, peut-être même retenant en son coeur, le mythique jardin d'Eden. Tu vois pas le genre de jardin de pacotille, avec deux buissons mal taillés, un banc esseulé et un toboggan déserté…C'est une forêt qu'il faut adorer, vénérer, respecter. Vorrh, c'est LA forêt incarnée, de celles où naissent les légendes, et peut même, perdre les Hommes…
Vorrh, c'est un personnage féminin en lui-même, une force de la nature, une puissance importante, une entité dévoreuse. Elle arrache tout, de l'identité aux souvenirs. La complexité du lieu est à l'image de notre progression de lecture, lente, intense, hypnotique. C'est presque une expérience de lecture, mais le résultat est là: difficile d'être on ne peut plus envoûté.e par la Vorrh. L'ambiance électrique, l'étrangeté palpable, l'effroyable absorption en ces griffes est indéniable. Et en tout bonne aventurière, j'ai exploré Vorrh, et j'en reviens émerveillée…
« Il compte peut-être rencontrer les anges ou les démons qui y vivent. »
Je ne vous promet pas que vous allez rencontrer des anges, même pas des démons, mais une multitude de personnages loufoques, difformes, inquiétants, bizarres, charismatiques qui gravitent autour, de près ou de loin, de la Vorrh. En revanche, ce que je peux vous certifier c'est que la monstruosité prend des forme.s. diverses et variées. Vorrh, c'est explorer l'idée même de la monstruosité, physiologique ou philosophique, et la voir décliner, en un imaginaire débordant. Elle imprègne tout, partout là-bas: la vie, le sang, la sève, la terre…Et c'est sans doute pour cela, qu'elle agit sur nous, génère autant de fascination, en retour. Elle réveille nos peurs et nos désirs, les plus enfouis. Elle soulève des violences et des amours torrentielles. Elle amplifie les croyances et les créativités. La monstruosité fait sa part belle dans cette forêt et, on ne s'étonne plus de voir l'influence d'un arc ou des murmures des bois, on ne craint plus l'irruption des fantômes ou la dépossession de son âme, on cherche juste à comprendre la foisonnante activité magnétique qui régit cette sylve luxuriante…Mais elle garde jalousement ses secrets, Vorrh. Très jalousement. Mais ce premier tome, laisse entrevoir le potentiel extraordinaire qu'elle peut exercer sur tous cell.eux, qui l'approche…
« Les Devins meurent en trois temps, d'abord par le dehors, puis vers le dedans. »
Est-ce une coïncidence alors si Vorrh, est une trilogie? Que va-t-elle vous prendre, dissoudre ou effacer, dedans ou dehors? Est-ce que vous allez traverser ses chemins? Est-ce que vous en auriez, seulement, l'audace d'y aller?
J'ai observé, photographié mentalement, senti, remercié cette forêt, parce qu'elle m'a permis d'aller voir un Ailleurs dense et palpitant, de reconnaître au-delà des préjugés la splendeur étrange, de me reconnecter au Vivant autant qu'aller toucher du doigt les frontières de la mort, de flotter pendant plusieurs jours dans un monde Fantasy riche et persistant, de plonger dans une histoire passionnante, de découvrir une nouvelle plume poétique. le mystère est omniprésent. J'ai tellement hâte de lire la suite!
Lien : https://fairystelphique.word..
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JonathanHerbrecht
  12 septembre 2020
Une lecture qu'on pourrait imaginer difficile, dès les premières lignes, et pourtant non, c'est même tout le contraire qui se passe ; la lecture devient rapidement une expérience unique, l'écriture glisse comme de l'eau, au fur et à mesure que se forment les images, une expérience qu'on devine rapidement inoubliable.
Il y a bien sûr l'univers développé (autour et hors de l'immense forêt Vorrh), mais plus que tout autre chose il y a l'écriture, derrière chaque merveille, chaque cruauté, chaque blessure et chaque larme, une écriture vibrante, littéralement, qui te donne cet air ébahi tout au long du récit... puis te laisse là, une fois la dernière page refermée, dans un état de profonde admiration. L'un des grands romans de ces dernières années.
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Ophelien
  25 décembre 2019
Merci à Babelio et à Fleuve éditions pour l'envoi de ce roman, qui m'intriguait énormément.
Le résumé est clairement tentant. Une forêt mystérieuse et insondable où quiconque s'y aventure en ressort privé de mémoire, ou bien pire encore.
En effet le fantastique navigue dans cette histoire surprenante où plusieurs destins nous sont racontés. Un photographe, un cyclope, un Archer, des hommes malveillants voulant profiter de cette forêt mystique... Bref, une galerie de personnages différents et atypiques, tous en lien avec la Vorrh.
Si l'écriture est parfois très belle, l'agencement du livre m'a totalement perdue. Les croisements de toutes ces histoires, des pans de vie sans aucun intérêt, des tournures de phrases étranges... J'ai rapidement compris à ma lecture que je n'accrocherai pas au style de l'auteur. On sombre presque dans l'esprit torturé de la forêt avec le style d'écriture : c'est brumeux, entortillé, inextricable.
Si certains passages sont intéressants (la découverte du Cyclope, ou encore l'égarement du Français dans la Vorrh), ils ne sont que très rares et sont perdus dans de longs moments de contemplation ou d'actions sans saveur.
Il m'a manqué quelque chose, j'aurai voulu savoir plus de choses sur l'histoire de cette forêt, sur l'Archer et son histoire d'amour, sur l'éducation du Cyclope, sur beaucoup de choses en fait. Mais on nous abreuve d'informations plates ou spirituelles qui n'ont pas fait sens à mes yeux.
Je ressors épuisée de cette lecture ne sachant vraiment pas où se cache le chef d'oeuvre là-dedans.
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LightandSmell
  02 décembre 2019
La lecture du résumé laissait entrevoir un récit mystérieux, mais je ne m'attendais pas forcément à ce qu'il soit aussi dur et cruel, et qu'il provoque en moi un tel malaise. La scène d'ouverture gore à souhait aurait dû me mettre sur la piste tout comme ce passage où une sorte de cyclope connaît ses premières relations charnelles avec une machine conçue pour l'élever et lui permettre d'assouvir ses désirs sexuels. L'ambiance était donc un peu trop surréaliste, morbide et malsaine pour moi bien que certains éléments m'aient plu : le mélange entre des personnes ayant réellement existé et des êtres de fiction, l'atmosphère assez mystérieuse du livre, certains thèmes soulevés et le fait que les personnages, à défaut d'être attachants, se révèlent complexes, variés, intrigants et auréolés, pour la plupart, d'une certaine noirceur.
À cet égard, le personnage de Tsungali m'a semblé particulièrement intéressant. Villageois devenu policier et érigé en modèle de soumission par l'occupant anglais, il finira, après un séjour en Angleterre qui le bouleversera, par se révolter et participer à un massacre… Il sera néanmoins embauché des années plus tard pour traquer un individu, un Blanc, pour lequel il ne ressent aucune haine ni désir de vengeance, des sentiments qui ne pourraient que de toute manière nuire à sa mission. À travers ce personnage, l'auteur évoque, entre autres, la colonisation avec ces nouveaux venus qui imposent leurs croyances, leurs manières de faire et de penser, leurs richesses, et ces objets qui sont tout autant de moyens d'éblouir et d'asservir jusqu'à ce qu'une petite flamme fasse tout vaciller…
Et puis personnage à part entière si ce n'est LE personnage du roman, se dresse la Vorrh, mystérieuse, impétueuse et luxuriante forêt, baignée de mythes et de légendes, qui semble aussi intrigante que menaçante. Il est ainsi dit qu'à trop la côtoyer, on risque de perdre une partie de soi et voir son âme aspirée et effacée… Une mise en garde qui n'empêchera pas certains d'être inexorablement attirés par cette forêt, ses richesses et ses mystères, malgré les dangers qu'elle abrite en son sein, et que l'on découvre au fur et à mesure de l'intrigue.
Le roman se classe dans la catégorie des grands romans, de ceux dont l'ambition n'est pas d'offrir un divertissement consensuel et passe-partout, mais une oeuvre à part entière dont la complexité et la richesse se dévoilent dans toute leur splendeur au fil des pages. Au cinéma, on serait ainsi plus dans un film d'art et d'essai que dans un blockbuster à l'américaine, ce qui se traduit ici par une lecture exigeante qui nécessite une attention de tous les instants rendant la lecture ardue et fastidieuse. Il m'a ainsi fallu prendre des notes pour arriver à suivre un minimum le déroulement de l'histoire, l'auteur sautant d'une époque, d'un personnage ou d'un événement à l'autre sans que le lien entre tous ces éléments soit, à première vue, évident. Néanmoins, les éléments finiront par s'imbriquer et s'amalgamer dans un ruisseau de sang, de peine et d'oubli.
Un fil conducteur difficile donc à appréhender ce qui m'a quelque peu déstabilisée ne sachant pas où voulait en venir l'auteur. Quant aux allusions religieuses et questions philosophiques étayant le texte, elles ont fini par me lasser et me faire ressentir un certain ennui. Bien que j'apprécie les histoires complexes qui requièrent de la concentration, je crains donc de ne pas avoir accroché à ce roman que j'ai trouvé parfois assez fouillis. J'ai, en outre, eu l'impression frustrante d'être passée à côté d'une partie du sous-texte comme si j'étais restée aux portes de la Vorrh sans ne jamais arriver à vraiment en pénétrer les profondeurs. Il faut dire que complexe et imagée, l'écriture de l'auteur a quelque chose d'insaisissable et de trop obscur pour moi me donnant parfois le sentiment de comprendre les mots sans arriver à dépasser leur symbolisme pour les faire prendre corps dans mon esprit.
En bref, Vorrh est un roman ambitieux, atypique, érudit et unique qui devrait plaire aux lecteurs cherchant une histoire complexe nécessitant une lecture attentive et « intellectuelle ». Pour ma part, malgré ses qualités et des passages qui ont éveillé mon intérêt, je crains d'être passée à côté et de ne pas avoir su saisir là où voulait en venir l'auteur. Pas pour moi, tout simplement…
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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critiques presse (3)
LeMonde   04 novembre 2019
Vorrh, premier volet d’un triptyque romanesque signé du poète, sculpteur et performer ­anglais Brian Catling (né en 1948), est un livre monstre dans lequel on plonge, un récit qui déboussole et vous égare avec délices.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Elbakin.net   11 septembre 2019
Il est indéniable que Brian Catling possède une voix à part, baroque et puissante, portée par une vision qu’il a nourrie depuis des années. Si vous vous attendez à une “simple” quête dans une forêt interdite, comme on en voit tant, vous risquez d’être surpris. En bien !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   04 août 2015
[...] Brian Catling possède une voix à part, baroque et puissante, portée par une vision qu’il a nourrie depuis des années. Si vous vous attendez à une “simple” quête dans une forêt interdite, comme on en voit tant, vous risquez d’être surpris. En bien !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   31 décembre 2019
Les massacres à pleurer auxquels il avait assisté avaient surtout servi à lui prouver que la rapacité, l'orgueil et l'aveuglement avaient tôt fait de se combiner en une mécanique épouvantable, et que c'était maintenu en cage et régulé par des contrôles sévères que l'homme montrait le meilleur de lui-même. Aucun conflit, aucune des innombrables blessures de Williams, n'avait entamé son enthousiasme à l'égard des armes à feu. Si ces beaux outils bien conçus et bien usinés n'avaient qu'une finalité, ce n'était pas leur faute. Leur unique fonction, celle d'ôter la vie, se serait exercée de toute manière, même si on n'avait disposé que de lourdes pierres et de lances en guise d'instruments de mort. De fait, Williams avait été témoin d'une guerre de tranchées se transformant en corps à corps glissants où même la baïonnette avait une portée trop longue. Lors de ces épisodes de rage aveugle, la chair éclatait sous l'acier aiguisé à la main et sous les gourdins improvisés. Alors, tant qu'à devoir massacrer son prochain, autant le faire en professionnel talentueux, avec un outil de précision. C'est cet onguent-là qui lui avait permis de continuer.
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laulauttelaulautte   30 décembre 2019
Première œuvre de fantasy marquante du XXIe siècle et se classant parmi les meilleures jamais écrites, Vorrh nous présente un organisme immatériel tentaculaire qui imprégnera le lecteur de ses graines et ses spores, débouchant sur un repeuplement important de nos imaginaires.
Nos écrits, entre comédies de mœurs enchâssées dans des méandres ayant perdu tout sens et soliloques autohéroisants pataugeant dans des fondrières pseudo médiévales, sont de plus en plus dépassés par notre expérience et trop étroits pour décrire, contenir ou même nommer la situation actuelle. Au sein des tunnels de croissance de la Vorrh, de nouveaux itinéraires s’affirment, et de nouveaux programmes sont implicites dans son maquis menaçant. Alors que le réseau urbain de nos idéologies et de notre réflexion tombe inéluctablement en ruine, l’œuvre stupéfiante de Catling offre dans ses possibilités tropicales des alternatives viables doublées d’une évasion porteuse de sens.
Elle nous souhaite la bienvenue dans sa forêt vierge.
[Introduction par Alan Moore]
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mcheronmcheron   25 novembre 2021
Tenant à dissiper sa fureur pour avoir les idées plus nettes, il parcourt les alentours à grandes enjambées, incapable de chasser ce qui l’obsédait: la conclusion aterrante de ce qui aurait dû être une opération sans bavure. Qu'avait bien pu trafiquer ces deux imbéciles pour gâcher une solution aussi parfaite ? Voilà qu'il fallait mettre au point un nouvel artifice pour empêcher ce pauvre anglais de se faire massacrer dans la Vorrh puisqu'il comptait la traverser une seconde fois . Personne n'avait jamais accompli un tel exploit : l’immense forêt s'abritait en aspirant, et en effaçant l’âme de toute homme - à part celui-là , semblait-il, puisqu'il la franchissait en tout impunité, au point même d’y trouver un bénéfice. Sidrus ignorait comment et pourquoi cette capacité inédite s’était manifestée. L’enfant-sorcière des Vrais Humains devait avoir concocté une recette magique blasphématoire pour son protégé . En tout cas ce qui était sûr, c’est que si Williams parvenait à retraverser, il aurait la chance unique de comprendre l'équilibre interne de la forêt , son avenir et peut-être son passé . Alors qu'aucun être depuis Adam n'avait réussi à modifier la finalité et le destin de la Vorrh, il se retrouvait traqué par un mercenaire barbares que ces idiots avais laissé échapper.
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laulauttelaulautte   02 janvier 2020
Eadweard [Muybridge] avait admis, bien des années plus tôt, l'évidence criante que lui révélaient ses archives de mouvements : jusque-là, il s'était complètement fourvoyé. La mise à distance calculée qui avait empli son existence était un mensonge. L'observation n'était pas la fonction première de la photographie, mais un effet secondaire de son véritable but. La collecte constante d'images de la vie ne fournissait qu'un matériau élémentaire. La partie suivante pour donner sa saveur, recelait une signification plus profonde : l'appareil photo n'était pas récepteur de lumière, mais de temps, et le temps qu'Eadweard chérissait avant tout résidait dans l'anticipation de la mort.
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LesFantasydAmandaLesFantasydAmanda   03 janvier 2022
J’ai l’impression que chaque pas me fait grimper hors du passé, me soulève de la gravité de l’attente. À compter d’aujourd’hui, les souvenirs ne couleront plus que vers l’avant. Ils guetteront mon arrivée comme dans les songes, où ils fournissent continuité et élan. De la même manière, les flèches sont parties plus tôt pour sentir le vide, goûter sa couleur et nommer son hasard. Este en a écrit ma compréhension haut sur le sentier perpétuel. Ce qui m’attend dans mes rêves pour reprendre la route me sera expliqué entre le vol de chaque trait. Dans leur intervalle, mon parcours à pied dévoilera la connaissance, tandis que mes pieds effaceront le chemin de toutes les arrivées.
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Videos de Brian Catling (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian Catling
Brian Catling est un artiste, poète et professeur de beaux-arts, parmi de nombreuses autres disciplines. Il est peut-être mieux connu comme l'auteur de The Vorrh, une trilogie de livres. Geoff Cox est un auteur, scénariste et collectionneur de tableaux de Brians. Ici, il exprime son appréciation de Brian Catling, de ses peintures et de leur impact.
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