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ISBN : 2364681030
Éditeur : Editions du sous-sol (28/04/2016)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 15 notes)
Résumé :
1980. Ted Conover est un jeune étudiant en anthropologie de vingt-deux ans lorsqu'il se décide à partager la vie des "hobos", ces sans-domicile itinérants américains. En leur compagnie, il avale des milliers de kilomètres de rail dans des trains de fret, avec pour seul bagage un sac de surplus de l'armée en bandoulière lesté d'un bidon d'eau. Fuyant une vie de confort, il va ainsi parcourir les Etats-Unis quatre mois durant, "brûler le dur" et multiplier les rencont... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Cacha
  21 août 2019
En 1980, Ted Conover, étudiant aisé de Denver, décide de se faire passer pour un hobo, ces chemineaux américains qui voyagent à l'oeil dans des trains de marchandise, afin de réaliser un reportage en immersion dans ce monde si éloigné de lui.
Ce récit si bien construit décidera en fin de compte de son avenir d'écrivain-reporter.
Quelques photos prise avec un appareil instantané complètent le livre : eh oui ! l'ère des téléphones portables qui font aussi office d'appareil photo est loin d'être advenu !
Le jeune homme découvre la vie misérable de ces vagabonds, qui n'est pas celle, libre et sans contraintes, qu'il avait imaginé au début de son périple. C'est plutôt le contraire, ils doivent sans cesse calculer leur itinéraire en fonction des aides qu'ils espèrent recevoir, parfois en vain, surveiller les alentours pour se garder de la police (les bouledogues) et de leurs compagnons d'infortune. le racisme est bien présent aussi.
J'ai beaucoup apprécié ce témoignage qui m'a fait voyager mais surtout réfléchir à la vie d'autres personnes, nos semblables, une vie qui pourrait bien être la nôtre (cf. la dernière phrase).
L'introduction (que j'aurais du lire plutôt en conclusion), écrite vingt ans après la première parution de ce livre, nous rappelle que la vie des quelques hobos restants est devenue encore plus problématique ; et pourtant, il y a de plus en plus de pauvres aux Etats-Unis et ailleurs et le mot jungle utilisé pour indiquer les endroits où se terrent les hobos lorsqu'ils ne voyagent pas résonne malheureusement avec l'époque actuelle.
Ne croyez cependant pas que tout est noir dans ce livre, il contient des moments d'humour, de partage et une grande humanité.
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loudarsan
  20 mai 2016
Extrait de chronique :
"Il ne s'agit pas ici de s'inscrire dans l'héritage du tall tale et de ses « fables pleines de prouesses et d'exploits servies à n'importe quelle occasion sans tenir compte de l'identité de l'interlocuteur » ou dans un journalisme engagé. le récit undercover de Ted Conover procède plutôt à une mise en perspective d'un monde par rapport à un autre et, d'une certaine façon, éclaire autant le mode de vie des hobos que celui des étudiants américains des années 80, fils de bonne famille et propres sur eux. Ted Conover ne tente pas de se départir de son appartenance à une classe sociale relativement aisée et écrit pour ses pairs (...)"
Suite sur mon blog http://louetlesfeuillesvolantes.blogspot.com .
Lien : https://lesfeuillesvolantes...
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UnDernierLivre
  04 juillet 2016
Critique complète sur le site.
e. Au fil du rail est un superbe carnet de voyage qui s'intéresse avant tout au mode de vie Hobos, à sa culture et surtout aux rapports sociaux qui sont propre à ce monde. Richement documenté et se lisant quasiment d'une traite son essai, d'une écriture volontairement simple, plonge le lecteur dans un univers dense à la fois riche et percutant où le danger n'est jamais loin.
Lien : http://www.undernierlivre.ne..
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critiques presse (2)
NonFiction   06 février 2017
Conover partage, l’espace d’un an, l’existence des «hobos», ces sans-domicile qui parcourent l’Amérique à bord des trains de marchandises.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LaLibreBelgique   04 août 2016
Plongée dans un univers et une époque révolus, entre liberté et errance.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   10 mai 2016
Le monde des clandestins du rail a considérablement changé au cours des vingt ans qui ont suivi la première édition d'-Au fil du rail- (...)
Un autre terme "sans-abri", devenait de plus en plus fréquent à l'époque où j'ai écrit -Au fil du rail- ; au lieu de s'éteindre purement et simplement, semblait-il, les hobos allaient se fondre dans ce nouveau concept, qui ne désignait qu'un problème social et délaissait le charme romantique du monde du rail. Le plus fascinant avec les hobos, qui furent engendrés par la Grande Dépression, a toujours été leur manière de créer du romantisme à partir de la fatalité. (p. 10)
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loudarsanloudarsan   20 mai 2016
« “C'est pas l'idée d'avoir un putain de boulot que j'aime pas, c'est tout ce délire autour.” Il entendait par là le processus consistant à louer et aménager un appartement, à acheter des vêtements, à chercher un emploi, à remplir des formulaires. […] Le travail était un écheveau d'obligations et d'attentes qu'il ne semblait pas du tout pressé de démêler. Sa réaction face au travail me rappelait la mienne vis-à-vis de l'école quand j'étais plus jeune : surtout après de longues vacances, la perspective de devoir rentrer de nouveau dans un système cadré avec un emploi du temps strict était assez terrifiante. »
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loudarsanloudarsan   20 mai 2016

« Pour comprendre les hobos, en d'autres termes, vous devez assimiler l'idée que les gens ne peuvent pas toujours faire ce qu'on leur demande. Peut-être vous dit-on de trouver un emploi, mais il n'y en a pas. Peut-être revenez-vous d'une guerre insensée pour que l'on vous dise de continuer comme si rien ne s'était jamais passé. Peut-être habitez-vous un petit réduit dans une petite pension et passez-vous vos journées à ne rien faire. Le découragement et le dégoût viennent alors facilement. Beaucoup de carrières de hobos ont commencé lorsqu'ils ont dit à la société : “Tu peux pas m'virer — je démissionne !” »
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OlafOlaf   26 juillet 2016
Les représentants de commerce, les pilotes de ligne et les touristes parcouraient un paquet de kilomètres, mais ils n'appréhendaient pas la géographie de la même manière que les hobos. Tiny l'avait exprimé avec justesse : "Embarquer dans un wagon de marchandises, c'est être là. Tu regardes par la porte et c'est l'Amérique. Elle est là, devant toi, sans pare-brise ni panneau au milieu."
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loudarsanloudarsan   20 mai 2016
« Pour le hobo, les relations spatiales entre les lieux étaient davantage que deskilomètres sur une carte. Il jaugeait les distances en termes d'heures de train nécessaires, et perception du temps se trouvait colorée par tout ce qu'il avait vu ou senti en chemin. J'avais l'impression que le hobo comprenait la taille de l'Ouest comme personne ou presque. […] Au cours de ses centaines ou de ses milliers de voyages en train, le hobo apprenait à connaître son pays. Quelque part, la géographie américaine signifiait davantage pour le vagabond du rail. »
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