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ISBN : 2714458246
Éditeur : Belfond (01/09/2016)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Le temps d'un week-end d'euphorie et de cauchemar, la descente aux enfers de Don Birnam, un écrivain raté dévoré par l'alcoolisme. Chef-d'oeuvre de lucidité et de poésie, best-seller surprise lors de sa sortie aux Etats-Unis et inexplicablement oublié en France depuis sa parution en 1946, Le Poison est un roman culte, un morceau d'anthologie à redécouvrir au plus vite.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  04 octobre 2016
Un grand merci aux éditions Belfond pour l'envoi de ce roman et à Babelio pour l'organisation de cette Masse critique.
Don Birnam à trente-trois ans est un écrivain raté, dévoré par l'alcoolisme. Je l'ai suivi dans ses délires alcooliques le temps d'un weekend prolongé, du jeudi au mardi. Avec son jeune frère Wick, ils vivent dans un appartement à New York. le jeudi après-midi Wick et Helen veulent qu'il les accompagne à un concert mais pas question Don veut rester seul à l'appartement, il n'a qu'une idée, siroter un verre de whisky. Un verre pensez-vous ? Hélas non car le premier verre bu, c'est la bouteille entière qu'il descend. La bouteille vide, vite il lui faut s'en procurer une autre, il sort et attend que son frère soit parti en weekend pour regagner l'appartement avec son poison adoré. C'est la descente aux enfers, les hallucinations la nuit, le sommeil brutal ; au réveil il se remémore des instants heureux de son enfance mais aussi des moments difficiles, et, il est incapable de se souvenir de ce qu'il a fait la veille. Avec impatience il attend l'ouverture des commerces de spiritueux, le moment où il pourra entrer dans un café ... Don n'a qu'une idée, se procurer de l'alcool et boire jusqu'à plus soif.
Le poison est une plongée réaliste dans l'univers d'un homme rongé par son addiction à l'alcool.
Premier roman de Charles Jackson, best-seller immédiat en 1944, adapté au cinéma par Billy Wilder en 1945.
Un roman de la collection vintage de Belfond qui me donne envie d'en découvrir d'autres. À lire !
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Shrulk
  30 octobre 2016
En fait je n'arrive pas à décider si j'ai vraiment aimé ce livre ou si j'ai juste passé un bon moment avec lui.
Lu assez vite tout de même, et sans me forcer, mais est-ce parce c'est un chef d'oeuvre, comme nous l'indique la quatrième de couverture, ou simplement parce que le sujet m'intéresse ?
Le sujet donc.
Don Birnam vit à New-York dans les années 30.
Âgé d'une trentaine d'années, il vit aux crochets de son jeune frère Wick qui tente sans succès de l'empêcher de sombrer définitivement dans l'alcool.
Écrivain raté, il a une vraie passion pour la littérature mais son talent, si toutefois il en a, se noie dans l'alcool.
Car Don est alcoolique.
Pas simplement l'alcoolique qui aurait du mal à se passer de ses trois apéros tous les soirs (et qui ne se croit souvent pas alcoolique d'ailleurs), non, l'alcoolique dont la vie est gouvernée par l'alcool, l'alcoolique qui a pour seules occupations de boire pour aller moins mal et de se procurer une nouvelle bouteille quand la sienne est vide.
On suit Don dans son autodestruction pendant une petite semaine, on assiste à sa descente aux enfers le temps d'un week-end où il est livré à lui-même et pendant lequel il réussit à se procurer à plusieurs reprises de l'argent pour acheter son indispensable whisky.
Tandis que le niveau d'alcool baisse dans la bouteille ou que les verres se succèdent au bar, on suit Don dans ses pensées et on assiste, impuissant, au déclin rapide de sa lucidité.
Sous l'emprise de l'alcool, Don se croit maître de la situation, se rêve artiste talentueux, s'imagine maître de conférence reconnu et ne doute pas que ses projets ne pourront que l'amener à la gloire et à la notoriété.
Mais la chute n'en est que plus brutale : au réveil, le corps de Don se rappelle à son bon souvenir et le manque est intolérable.
Il faut alors de toute urgence se procurer l'alcool, qui de poison devient médicament, afin de pouvoir entamer sereinement un sevrage progressif.
Mais ces bonnes intentions sont oubliées dès le premier verre, et le désastre peut alors recommencer.

Les réflexions alcoolisées de Don m'ont parfois parues difficiles à suivre mais l'ensemble est fascinant car tout sonne terriblement vrai : on sent le vécu et même si tous les alcooliques n'ont pas touché le fond autant que Don, ils se reconnaîtront probablement dans de nombreux passages.
Et pour les lecteurs qui n'ont pas de problème avec l'alcool la lecture de ce livre pourra aussi être bénéfique car il peut aider à comprendre qu'un alcoolique n'est pas quelqu'un qui se laisse aller. Un alcoolique est une personne malade qui a besoin d'une aide extérieure afin de pouvoir espérer soigner son addiction.
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Bazart
  23 septembre 2016

7 nominations aux Oscars, 4 récompenses dont l'Oscar du meilleur film en 1946; Grand Prix et Prix d'interprétation à Cannes pour l'acteur principal, Ray Milland,Le Poison est un des films les plus sombres et les plus réussis de l'immense cinéaste américain Billy Wilder.
Ce que j'ignorais lorsque je l'ai vu il y a une vingtaine d'années c'est que ce film était l'adaptation d'un roman paru quatre ans plus tot.
Un roman éponyme d'un illustre inconnu qui rencontra direct un succès foudroyant, plaça son auteur sur orbite, avant l'adaptation au Billy Wilder en personne. Mais un roman assez maudit pour l'auteur qui dut se contenter de ce coup d'éclat et qu'il donna l'impression d'avoir tout mis dans ce livre semi autobiographique, qui raconte comment un écrivain en panne d'inspiration tente de se réconforter auprès de l'alcool et ses démons.
Don Birnam, écrivain à la dérive, alcoolique qui tente vainement une phase de rémission va profiter d'un week end pour tenter d'exorciser ses démons ou de s'y plonger
Le temps d'un week-end oscillant entre euphorie et cauchemar, la confession lucide et enfievrée de Don Birnam, écrivain raté dévoré par l'alcoolisme touche au coeur.
D'une sincérité et d'une belle justesse quant au processus auto-destructeur de l'alcoolisme, Charles Jackson se fait ici cousins éloignés d'écrivains comme Charles Bukowski ou Hubert Selby Jr, avec une même faculté à décrire une descente aux enfers.
L'auteur s' attaché à décrire les ravages de l'acoolisme avec une précision diabolique qui ne peut que toucher tous ceux qui auront pris au moins une cuite une fois dans sa vie.
Bravo à cette décidemment incontournable collection Vintage de Belfond de nous avoir retrouvé ce roman-culte sur l'addiction, introuvable depuis plusieurs décennies.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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emi13
  14 décembre 2016

Ecrivain raté Don Birnam âgé de 33 ans est tombé dans le plus profond délire alcoolique.
Jeudi après-midi Wick et Helen lui demandent de les accompagner à un concert. Mais pas question, Don veut rester seul avec son verre de whisky.
Ce livre nous fait comprendre jusqu'où une personne malade alcoolique peut atteindre un non-retour. C'est une maladie qui vous détruit au plus haut point. Malheureusement personne ne peut aider, sauf s'il est demandeur et à partir de là il pourra très bien s'en sortir.

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Ys
  26 octobre 2016
Le plus redoutable des poisons est celui qui sait se rendre indispensable. Celui qui apaise, réconforte, exalte, celui qui berce d'illusions, offre le ciel puis rejette en enfer pour qu'on l'implore à nouveau.
Ce week-end, Don ne partira pas à la campagne avec son frère. Une dérobade, un premier verre, et le cycle fatal reprend. le second verre, le troisième, tous les autres, le sentiment d'euphorie, de puissance, de lucidité splendide, splendide mais cruelle, si cruelle qu'il faut bientôt la noyer, l'assommer, retourner au néant. Et le réveil terrible, le manque accroché dans chaque fibre de corps, les souvenirs perdus, le cerveau qui déraille, l'argent qui vient à manquer, la terreur atroce du sevrage, les expédients pathétiques pour se procurer un verre, un simple verre, de quoi se remettre debout... et recommencer. Don sait trè bien ce qui l'attend - à ce stade, il faut atteindre le fond du fond pour espérer remonter. Mais ce fond-là existe-t-il seulement, ou ne s'agit-il pas de tomber encore et toujours plus bas ?
Quelques éléments biographiques ne font que confirmer ce que l'on sent, ce que l'on sait déjà à la lecture : c'est dans sa propre expérience, dans ses propres démons que Charles Jackson est allé puiser cette chronique de l'addiction, de ses splendeurs fausses et de ses désastres sordides. C'est intime et vibrant, implacablement lucide et sans complaisance, même dans le plus pathétique. le sujet s'épingle lui-même tel un cafard sur la planche du naturaliste, mais foin des analyses cliniques et froides, c'est la poésie qui l'emporte alors dans une prose torrentielle, hallucinée, puissante. de détours en contours, une personnalité complexe, pitoyable se dessine, des traumatismes de l'enfance et de l'adolescence aux échecs sans fin de l'âge adulte, un écrivain raté amoureux fou de la littérature mais incapable de créer, un esprit brillant mais veule, tombé dans le cycle sans fin de l'autodestruction, un homme pour qui la chance même est malchance, ou condamnation.
C'est puissant comme un coup de poing, fascinant comme un mauvais rêve.
Un grand merci aux éditions Belfond pour la réédition de ce très beau roman, qui rendit son auteur célèbre avant d'être (en France du moins ?) assez injustement oublié.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   29 septembre 2016
Il pensait à la fois où il avait lu dans un journal que Garbo allait tourner La Dame aux camélias, et comme il s'était dit : « Que Dieu me damne, pourquoi faut-il qu'ils la fassent jouer, elle entre toutes, La Dame aux camélias ! Ce rôle n'a-t-il pas déjà été interprété jusqu'à en mourir par chaque femelle hystérique qui se croit une comédienne ? » Et lorsque enfin il l'avait vue, quelques semaines auparavant, il avait alors compris à quel point elle avait réussi à faire sien ce rôle usé jusqu'à la corde, à le jouer comme il ne l'avait jamais été, et, en ce qui le concernait, ce fut pour lui la fin des Marguerites : ç'avait été rendu une fois pour toutes et comme ce ne le serait jamais plus.
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joedijoedi   28 septembre 2016
... il buvait pour la sensation que ça lui procurait. Quant à étancher sa soif, l'alcool lui causait exactement l'effet opposé. Étancher veut dire diminuer, satisfaire, rassasier. Et l'alcool ne fait rien de tout cela. Bien au contraire, un verre conduit inévitablement au suivant : plus on ingurgite, plus on en désire, et cela devient, par paliers progressifs, de plus en plus facile, jusqu'au moment où on n'est plus que la victime de ce besoin désespéré qui, lui, n'est pas facile, ce besoin qui le martyrisait des jours comme celui-ci. Le besoin de respirer n'est pas plus essentiel.
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joedijoedi   04 octobre 2016
Peut-être buviez-vous parce que vous étiez malheureux, ou trop heureux ; parce que vous aviez trop chaud, ou trop froid ; parce que vous n'aimiez pas le Partisan Review, ou que vous l'aimiez trop. C'était aussi peu motivé que cela. Au diable les causes ... Elles ne signifiaient absolument rien en regard du fait unique : vous buviez et cela vous tuait. Pourquoi ? Parce que l'alcool ne se laissant pas diriger, vous êtes battu d'avance. Pourquoi ? Parce que vous aviez atteint le stade où un verre est de trop et cent, pas assez.
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joedijoedi   02 octobre 2016
Chaque journée d'ivresse avait aboli la précédente, il en était toujours ainsi, toujours ... et qui pouvait en comprendre le bienfait ? Le bienfait et, parfois la terreur ... la terreur parce que vous viviez dans l'appréhension perpétuelle et mortelle d'avoir commis quelque action irréparable, pour laquelle vous ne pourriez témoigner si on vous en demandait compte.
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joedijoedi   29 septembre 2016
... l'alcoolique, pour se procurer son poison, fera tout ce que celui qui s'adonne aux stupéfiants fait pour se procurer des drogues, tout, excepté commettre un meurtre. Privé d'alcool et afin d'en obtenir, il mentira, priera, suppliera, cajolera, empruntera, volera, cambriolera ... tous les crimes du catalogue ! Mais il ne tuera pas. Et c'est là la différence entre l'ivrogne et le toxicomane. Mais la seule.
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