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ISBN : 1023903008
Éditeur : Capricci (21/06/2018)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
On l’a baptisé « le roi de la série B ».


Il a réalisé ou produit des centaines de films de tous genres : épouvante, fantastique, films de gangster, science-fiction, western...


On lui doit des classiques comme La Petite Boutique des horreurs, La Chute de la maison Usher, Le Masque de la mort rouge, Les Anges sauvages ou Bloody Mama. Il a distribué aux Etats-Unis des films de Truffaut, Fellini, Bergman, Resnais, Kurosawa, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
tristantristan
  07 juillet 2019
Tout à fait conforme à la ligne éditoriale des EDITIONS CAPRICCI , cet ouvrage sur le cinéma est non seulement essentiel mais sort aussi des sentiers battus. Beaucoup de rythme et de faits importants et intéressants y sont relatés, d'une écriture toujours fluide qui donne envie d'en savoir toujours plus et de suivre l'évolution de Roger Corman. Cet ouvrage offre même la possibilité d'une double lecture: celle d'un récit sur le métier d'un auteur exceptionnel de films d'exploitation ou de séries B (même si l'auteur en récuse le qualificatif car il est anachronique) devenu producteur et distributeur avec ses recettes de réalisation (qu'il transmettra à beaucoup de cinéastes américains), de montage, de pré et post- production, ses anecdotes, sa ligne de conduite et celle de l'histoire d'un homme qui possède absolument toutes les facettes de son métier et a refusé de jouer dans la cour des grands non pas tant par manque de confiance en lui-même que par gout de sa propre liberté et envie de réussir par ses propres moyens avec ce en quoi il excelle tout en se donnant le luxe de lancer de nouveaux produits, de nouvelles formes de conception et aussi de donner leur chance à des films européens (de Bergman, Truffaut, Kurosawa) aux Etats-Unis).
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Matildany
  11 juillet 2019
C'est avec envie que j'ai participé à ma première  Masse Critique chez Babelio, catégorie "non fiction",  et avec plaisir que j'ai appris que je recevrais  ce titre, que j'avais sélectionné. En effet, en plus de la lecture, j'aime également le 7ème art, et Roger Corman , dont j'allais recevoir l'autobiographie,  est le réalisateur de films qui m'ont marquée  adolescente, comme "La chute de la maison Usher".
C'est un livre passionnant, qui explique à merveille la façon de voir de ce réalisateur qui a appris  sur le tas, dont l'opiniâtreté et la débrouillardise,  alliée à un grand sens pratique lui ont permis de s'imposer dans ce milieu. le récit se déroule dans l'ordre chronologique, nous raconte sa vie, sa conception du monde du cinéma,  la manière dont il réfléchit pour créer et faire ce dont il a envie....on suit toute l'évolution de sa carrière,  c'est truffé d'anecdotes vraiment drôles. A intervalles réguliers,  il y a des interventions de ses collaborateurs,  des gens qu'il a lancé, aidé..., tels que  Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, Jack Nicholson,  Ron Howard, Joe Dante...
De réalisateur,  il passera ensuite producteur,  nous explique comment il a créé ses sociétés de production , et le regard qu'il porte sur l'industrie du cinéma,  qui reste aussi un business. J'ai d'ailleurs moins aimé cette dernière partie, qui ne représente que les 30 dernières pages du bouquin, et n'enlève rien au plaisir d'avoir découvert de manière si fouillée la carrière de Roger Corman. C'est un professionnel,  mais aussi un mentor, un esprit de conviction, qui a su garder une liberté d'esprit dans un milieu très régulé.

Lien : https://instagram.com/danygi..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
tristantristantristantristan   07 juillet 2019
Avant le tournage, Roger m'a donné un conseil formidable que je n'ai jamais oublié depuis. Chaque fois que tu abordes une scène pose-toi ces questions: de quel point de vue est-elle filmée? de qui parle-t-elle? Qui sont les personnages qu'elle touche? Dans la tête de qui souhaites-tu placer le public? Mais ça ne signifiait pas forcément faire une panoramique subjectif, caméra à l'épaule, pour que l'on voit à travers les yeux du personnage. La manière dont un personnage voit le monde est la manière dont le public voit le monde. C'était un conseil d'une valeur inestimable qu'il lançait comme ça, parce que, lui, savait faire des films.
(Jonathan Kaplan, réalisateur du film Night Call Nurses, à propos de Roger Corman) p. 328
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tristantristantristantristan   07 juillet 2019
Les films d'exploitation étaient qualifiés ainsi parce qu'ils "exploitaient" des sujets sulfureux avec une bonne dose d'action, un peu de sexe et, si possible, une sorte de stratagème publicitaire inédit; l'inspiration venait souvent de la une des journaux. Il est intéressant de voir comment, des décennies plus tard, lorsque les majors ont vu l'énorme succès commercial qu'elles pouvaient obtenir avec des films d'exploitation à gros budget elles ont utilisé des noms plus nobles - des films "de genre" ou "conceptuels".
p.67
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tristantristantristantristan   07 juillet 2019
The trip a rapporté plus de 6 millions de dollars de recettes. Nous tenions clairement quelque chose: deux films, sur des motards hors-la-loi et des drogues psychédéliques avec des budgets cumulés de 700.000 dollars qui avaient rapporté plus de 16 millions au total. Et comme cela avait été le cas à Venise pour Les anges sauvages, The Trip a été bien accueilli au festival de Cannes où il a été joué devant des foules immenses.
p.268
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