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ISBN : 2357990082
Éditeur : Kinaye (05/07/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Ce ne sont pas les histoires qui importent, mais la manière dont elles sont racontées. Acclamée par la critique, "The Storyteller" est une anthologie composée de quatre contes, relatant avec quel courage des hommes et des femmes valeureux affrontèrent des dragons. Ces histoires, qui trouvent leurs origines dans les folklores du monde entier (Japon, Amérique, Europe de l'Est...), sont retracées ici par quelques-uns des artistes les plus en vue du moment : Jorge Coron... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  27 janvier 2020
"The StoryTeller" appartient à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, et j'espère que la Génération Z a encore suffisamment d'imagination pour apprécier les joies simples mais belles d'une histoire bien racontée… (les pauvres ils ont été contaminés par le virus mickey, et pour masquer le vide abyssal du temps de cerveau disponible vendu au quintal il faut que ça chante et que ça danse tout le temps, et que ça gesticule et que cela hurle en permanence)
Tout commence avec l'américain Jim Henson le plus grand marionnettiste de tous les temps qui rencontre fortune et gloire avec le "Muppet Show". Mais c'est un véritable artiste et il lui fait d'autres challenge : c'est ainsi qu'avec d'autres véritables artistes issus de tout le monde anglo-saxon il va passer du marionnettiste à l'animatronique et les porter à des niveaux jamais atteints avant que le numérique ne viennent tout remplace (à ma connaissance seuls le vétéran Stan Winston et le stakhanoviste Robin Bottin ont su atteindre de tels niveaux, mais eux officiait dans le genre horrifique alors que Jim Henson oeuvrait dans le fantastique grand public). Il était très ami avec George Lucas et les deux compères ont créé leurs propres compagnies d'effets spéciaux pour offrir leurs rêves au monde entier… C'est ainsi que dans le 2e moitié des années 1980 Jim Henson et la Jim Henson Company travaillent avec la chaîne britannique TVS pour offrir le meilleur de leur époque aux contes de fées : le principe est simple, à savoir que la narrateur John Hurt raconte à son chien parlant en animatronique doublé par Brian Henson le fils Henson un classique de la culture populaire… 9 épisodes seulement, mais la qualité est telle qu'ils sont entrés au panthéon des années 1980, et je maudis à tout jamais le diffuseurs français qui nous privé de la série dérivée dédié à la mythologie grecque…
Aujourd'hui l'aventure continue en comics avec des artistes venus du monde entier adaptant des contes du mondes entier consacrés aux dragons, aux sorcières, aux géants, aux fées et aux sirènes… La cerise sur la gâteau ? Fremantle a confié à la Jim Henson Compagny le soin de rebooter de sa propre série, et le plotmaster de ce revival n'est autre que le maître moderne du fantastique Neil Gaiman : je suis mort, et au paradis des geeks !!!

L'aventure continue donc en comics avec un tome consacré aux dragons regroupant 4 récits : merci babelio, merci masse critique, merci BOOM ! et Kinanye !
J'ai adoré "Le Fils du Serpent" récit dans lequel le mexicain Daniel Bliss pioche dans les contes amérindiens des cultures Pieds-Noirs, Cherokee et Lakota pour aboutir à une fable que n'aura pas renié Dino Buzzati. En plus il associe des dessins plus réalistes à des créatures fantasmagoriques telles qu'on les voit sur les oeuvres premières des tribus précédemment citées…
Un père apprend à son fils à pêcher, mais il sont séparés par Uktena le Serpent Cornu et l'intervention des ennemis les Oiseaux-Tonnerre ne font peut-être qu'aggravés les choses. le père accepte sont sort mais refuse la mort de son fils, et pour que celui-ci survive il doit vaincre le monstre… pour prendre sa place et devenir la proie des Oiseaux-Tonnerre ! Montreux de corps et d'apparence, le père n'est reste pas moins homme et il ira jusqu'au bout pour sauver celui à qui il a tout appris
Pas très fan même s'il font le taf des graphismes de l'américain Nathan Pride qui adapte un classique de la culture britannique "Le Ver de Lambton" (décidément, et plus en plus d'artistes l'écrivent noir sur blanc, on se dirige vers une pénurie de bons dessinateurs dans le monde anglo-saxon).
Le fils du seigneur est un adolescent pourri-gâté arrogant et méprisant, et à force de maudire la terre entière il permet au Diable de faire venir sur terre un terrible ver… Quand le fils revient chez lui après 7 longues années de croisade il est enfin devenu un homme en perdant ses ambitions et ses illusions, mais il découvre aussi sa patrie ravagée et mise en coupe réglée par le monstre qu'il avait invoqué (remember Elric de Melniboné), et il est le seul à pouvoir réussir là où tous les autres chevaliers du pays ont échoué (remember Elric de Melniboné). Une sorcière lui révèle comment vaincre le monstre, mais aussi le prix qu'il devra payer en cas de réussite. Et s'il remporte la victoire, il trop élevé pour lui et préfère subir une nouvelle fois la malédiction…
Comme je le disais c'est un classique de la culture britannique, mais j'ai lu exactement la même chose dans la mythologie grecque et ce n'est pas la fin semblable à celle de Thésée et le Minotaure qui m'enlèvera de la tête que les mythes sont universels (ah j'entends les suprématistes s'étrangler de rage : ce n'est pas possible que les métèques pensent comme nous le peuple élu)
Dans "Albina", l'américaine Hannah Christenson a décidé d'effectuer du genderswap / changement de sexe, opération souvent vaine et toujours périlleuse. Nous partons en Russie et et elle transforme dans leur combat contre le dragon tricéphale Tugarin le bogatyr Aliosha Popovitch et son serviteur Maryshko en bogatyr Albina et sa servante Mara. Pourquoi pas ? Ça marche pas mal en récit court, mais j'ai bien peur que cela ne deviennent dangereux sur en récit long car on ne joue pas impunité avec les archétypes immémoriaux de l'humanité. En effet quelle différence entre deux hommes vaniteux et impétueux et deux femmes vaniteuses et impétueuses à part rappeler aux bons souvenir de la sérié "Xéna, la guerrière" ?
Pas compris pourquoi l'illustration de couverture est bien plus réussie que le reste du contenu, pas fan du style graphique mais il colle assez bien au ton du récit (quoiqu'on se serait bien passé du changement de graphismes entre le temps passé et le temps présent). La culture slave a été illustrée de manière si magnifique à travers les siècles qu'il serait grand temps qu'un top dessinateur lui accorde enfin l'oeuvre relevant de l'art séquentiel qu'elle mérite tant et tellement !!! (Olivier Boile, tu n'as pas des noms à nous proposer SVP)
En s'attaquant à un classique de la culture japonaise qu'il remodèle à sa guise, dans "Le Sacrifice du Samouraï" le vénézuélien Jorge Corona est très inspiré. Et dès le départ son style rappelle beaucoup celui de Hub dans "Okko" et c'est un gage de qualité et / ou de réussite…
Après le Héros aux mille et un visages, l'Onna-bugeisha Tokoyo est une Héroïne aux milles et un visage. Son seigneur a injustement exilé son père dans les Îles Oki peuplées de démons, et c'est la haine au coeur qu'elle est partie à sa recherche. Assistant à un sacrifice humain pour satisfaire aux caprices d'un dragon-démon qui règne sur les lieux, elle fustige les roturiers qui se préfèrent courber l'échine plutôt que de combattre… avant de comprendre qu'elle est une combattante armée et formée et pas eux ! (je ne résiste pas à la tentation de faire la comparaison avec les macronistes nés avec une cuillère en argent dans la bouche qui somment les classes moyennes, modestes et populaires de s'adapter à leur monde à eux comme le dit de manière arrogante et méprisante Nicole Belloubet sinistre de la justice opposée au plus grand mouvement de protestation de l'Histoire de sa profession) Elle prend leur défense et pour la première fois de sa vie elle se bat non pour elle mais pour les autres, et quand le dragon-démon la soumet à la tentation elle doit choisir entre l'assouvissement de sa vengeance et accomplissement de sa justice !

Dans la cadre de la littérature jeunesse difficile de faire mieux tellement les intentions sont bonnes (et les réalisations aussi parfois), mais il y a quand même un truc qui fâche… Nous somme en présence d'un semi-format yankee vendu au prix d'un grand format franco-belge. A l'heure où les éditeurs se battent à qui aura les meilleurs gains marginaux au détriment de l'ensemble de leurs lecteurs et de leurs lectrices, quel est l'intérêt de mettre 20 pages de bonus dont 15 se résume à un cases en noir et blanc et un commentaire de quelques lignes. Et je commence à me demander à quoi servent toutes ces couvertures alternatives à part faire du remplissages...
Lien : http://www.portesdumultivers..
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MellysBook
  02 août 2019
Je vous propose de vous arrêter un instant sur cette couverture. Elle est vraiment très belle et on sait qu'on va avoir le droit à une histoire de dragon. Oups, excusez-moi plutôt DES histoires de dragon, pour être précis il y en a quatre. J'aime énormément cette couverture qui nous annonce de belles histoires pleine d'action et de périples.
J'ai ouvert ce livre sans savoir où j'allais et j'ai adoré ça, car je me suis laissée surprendre par l'idée innovante de l'auteur. Une bonne claque, si vous voulez, qui m'a permise d'entrée dans un univers de légende de tout pays raconté par un vieux Monsieur à son chien qui parle. C'est absolument délicieux. J'ai eu l'impression d'être au coin du feu avec mon Papy qui me raconte des histoires d'un autres âges: une ambiance douce, feutré et chaleureuse qui permet de se sentir bien.
Reprenons dès le début. Avant chaque conte, l'auteur nous explique un peu ce dernier, ce qui m'a permise d'avoir plus d'informations " réelles " et de ne pas être perdu à la lecture de la BD. J'ai vraiment beaucoup aimé le principe de découvrir des contes tirés de légendes sous cette forme. J'ai pu plonger avec tellement de facilité et combattre auprès des héros des dragons les plus surprenants les uns que les autres.
J'ai aimé les quatre contes, j'ai apprécié les destins de ses Hommes qui poussent parfois à réfléchir. Une parenthèse très agréable dans un temps que l'on connaîtra jamais, mais qui fera rêver d'aventure plus d'une génération.
Les illustrations, ô combien magnifiques, sont tellement réelles qu'elles renforcent la sensation, décrite plus haut, de vivre l'action et l'aventure avec les héros. Les couleurs ne sont pas vraiment pleine de pep's et vives, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. Ces dernières sont sobres et réalistes comme une photo. J'adore !
A la fin de ce magnifique livre, j'ai pu découvrir le Making of qui m'a offert quelques planches et couvertures inédites. J'ai adoré prolonger l'expérience avec ces quelques pages. Merci beaucoup à tous pour ce supplément.
En bref: Ce recueil de quatre contes vous fera découvrir avec brio des légendes venus du monde. Un dépaysement totale où des dragons étonnants vous feront frissonner d'aventure. A découvrir !
Lien : http://mellysbook.kazeo.com/..
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MagEv
  17 février 2020
Quatre histoires de dragons où j'ai découvert un peu du folklore amérindien, britannique, russe et japonais, un vrai petit tour du monde ! D'ailleurs sur les dessins, on reconnait bien des caractéristiques propres à l'époque et au pays grâce aux détails vestimentaires et architecturaux.
Quatre histoires bien différentes, même si la trame reste le dragon, que ce soit dans l'intrigue ou dans le graphisme. J'ai bien aimé les couleurs et le graphisme du premier conte « le fils du serpent », au contraire du conte nommé « Albina », un peu trop rouge.
Quatre histoires courtes (presque trop même !) mais elles remplissent toutefois leur rôle, je les ai trouvées bien divertissantes et dépaysantes.
Par contre, les dernières pages (le making of) me laissent perplexes, je ne les pas trouvées plus que utiles que cela. En tout cas, je remercie Babélio et les éditions Kinaye pour cette sympathique découverte.
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Catilina38
  09 septembre 2019
Jim Henson est un mythe dans le monde de la TV, du cinéma et de l'imaginaire aux Etats-Unis. C'est lui qui a créé le Muppet Show et Dark Crystal, mais aussi l'émission de TV The Storyteller où un vieux monsieur incarné par l'acteur John Hurt racontait des histoires à son chien parlant au coin du feu. Cette tradition de récits pour les enfants s'est prolongée grâce à Boom! studio en une série d'anthologie développant quatre histoires sur un thème commun. Contrairement à la plupart des éditeurs de comics en France qui piochent essentiellement dans le catalogue d'un gros éditeur partenaire, le petit Kinaye fait un sacré boulot de défrichage parmi l'ensemble des labels de comics indépendants et nous trouve des projets de qualité.
La réussite de cet album est de proposer des variations assez différentes (même graphiquement) sur la figure du Dragon. Les légendes du monde le présentent parfois comme une bête féroce, parfois comme l'incarnation du Démon/Satan, parfois comme un esprit protecteur, sous forme de dinosaure, de serpent, de ver [...]
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Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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elodiemacquart
  11 février 2020
Une magnifique BD à découvrir avec à l'intérieur 4 belles histoires de dragon . 4 contes magnifiques
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critiques presse (2)
BDGest   10 septembre 2019
Peut-être un peu court, ce premier opus de Jim Henson's The storyteller est efficace et réussi. De quoi guetter avec intérêt le prochain recueil, annoncé par les éditions Kinaye en octobre prochain. Son sujet ? Les sorcières...
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   22 juillet 2019
Un très bon album qui ravira d'une part les jeunes lecteurs avides de légendes, de fantastique et d'aventure, mais leurs parents qui devraient aussi trouver leur bonheur !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 janvier 2020
La haine, une chose terrible. Elle s’enracine profondément dans votre cœur, s’étend comme les branches d’un arbre, jusqu’à vous transformer en quelque chose que vous reconnaissez à peine.
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AlfaricAlfaric   30 janvier 2020
La plupart des pères hésitent souvent entre sévérité et laxisme dans l’éducation de leurs enfants.
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AlfaricAlfaric   28 janvier 2020
Lorsqu’il s’agit de ceux qu’on aime, il n’y pas de trop grand sacrifice….
Commenter  J’apprécie          140
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