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Patrick Couton (Traducteur)
EAN : 9791036001598
320 pages
L’Atalante (07/09/2023)
3/5   7 notes
Résumé :
Tout ce territoire appartenait aux O'Neill, et ce depuis toujours.
Voici l'histoire de Hugh O'Neill, seigneur d'Ulster, qui vécut entre deux mondes : la terre d'Irlande, celle des contes et des légendes où les sidhe protègent les O'Neill, et l'Angleterre, où il a été élevé, afin qu'il puisse « comme un jeune faucon, revenir plus volontiers au poing anglais.
Quand la reine Élisabeth lui susurre ordres et mots doux à travers un miroir enchanté par un mag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Hugh O'Neill, seigneur d'Ulster, sait depuis tout petit qu'il aura un rôle particulier à jouer. Il devra rassembler l'Irlande contre les Anglais. Contre le pouvoir de la Reine. Et il a un atout dans sa manche. Il est protégé par les créatures magiques qui peuplent ses terres. D'ailleurs, elles lui ont remis un cadeau : un silex, symbole de son pouvoir. D'un autre côté, le mage de la reine, John Dee, lui a offert un miroir enchanté, qui le lie à sa souveraine. Quels choix seront les siens ?

John Crowley, dès les premières pages, semble nous plonger dans un roman historique assez traditionnel. On est en Italie, et l'on découvre Hugh O'Neill sur la fin de sa vie. Réfugié dans ce pays catholique, loin du courroux protestant de « sa » reine, il se plonge, guidé par son confesseur, dans son enfance et le déclenchement des évènements qui l'ont conduit en ce lieu, dans cette position. Et si l'on va vérifier dans des livres, sur internet la véracité des moments contés par l'auteur, pas d'erreur, on est bien dans un roman qui se base de façon précise sur des faits réels. Toutes ces histoires de famille, d'enfants illégitimes, de prises de pouvoir, de trahisons, de batailles, sont inspirées de ce que racontent les livres d'histoire. Autant vous le dire tout de suite, moi qui ne connais ni le passé de ce pays, ni ces familles, je n'ai pas tout retenu. Voire pas tout saisi des liens qui unissent les personnages. Mais cela ne me dérange pas, car j'ai toujours eu du mal avec la généalogie. Au fur et à mesure, c'est davantage les sonorités des noms que je me lis à voix haute qui me charment et me portent. Au détriment, certes, d'une compréhension totale de tous les tenants et aboutissants des rapports entre les personnages. Mais cela ne m'a en aucune manière gêné dans la lecture. En effet, John Crowley ne fait pas oeuvre uniquement d'historien. Il est avant tout conteur.

Et conteur d'un récit appartenant sans hésitation au genre de la SFFF. Car très rapidement, il met en scène son personnage principal aux prises avec les créatures magiques de son pays. Alors, ne vous attendez pas à un bestiaire féerique, plein de gentilles petites créatures ailées. Ici, les êtres magiques sortent de la terre ou des airs et y retournent le plus vite possible. Les temps ne sont plus les leurs. Ils paraissent le savoir et tentent comme un baroud d'honneur avec Hugh O'Neill. Une dernière tentative pour reprendre pied dans leur contrée. Alors, celui qu'on appellera plus tard « le O'Neill », se laisse porter. Sans nécessairement bien comprendre ce qu'on attend de lui, sans bien réaliser pleinement quelles sont les forces en présence. Mais il suit le courant. Et prend les décisions qu'il faut. Semble-t-il. Même si l'on sait d'avance que tout cela finira par un échec.

Tout est écrit d'avance. D'où, peut-être, ce sentiment que le personnage principal n'était pas très actif. Un peu, par moments. Un peu, sur la fin. Mais John Crowley n'insiste pas tellement sur ces prises de décision. Davantage sur son côté observateur passif. Qui a du mal à effectuer un choix. D'ailleurs, certains lui reprocheront ces hésitations, qui auraient conduit à la défaite. Il hésite, de toute façon, et c'est une réussite anglaise, entre les deux côtés. Les Anglais l'ont fait élever parmi les leurs, loin des siens. Il est donc un Irlandais aux moeurs anglaises. Et son allégeance à la Reine, renforcée par la présence du miroir magique offert par John Dee, n'arrange pas les choses. Est-ce parce que je n'arrête pas de lire des romans mettant en scène des protagonistes un peu à côté de la plaque, qui semblent avoir du mal à prendre les rênes de leur existence (comme L'Hôtel de verre ou Les choses immobiles) ? En tout cas, j'ai trouvé Hugh O'Neill particulièrement passif, à quelques exceptions près. Et, si cela n'a pas dérangé mon plaisir de lecteur, cela m'a interrogé sur ce personnage. Je me demande bien si, en réalité, il s'est montré aussi indécis. Aussi à la traîne sur les évènements.

Le Silex et le miroir est un roman mélancolique et beau, d'une grande poésie (je suis toujours admiratif devant le travail des traducteurs et traductrices, en l'occurrence, ici, Patrick Couton). Je ne sais s'il me permettra de mieux saisir une partie de l'histoire de l'Irlande et de l'Angleterre. Mais il m'a permis de vivre, pendant plusieurs heures, à une époque lointaine, au milieu de paysages superbes et oniriques, avec des personnages souvent rudes, voire rustres, souvent attendrissants malgré leur violence. Et il m'a donné envie de rattraper mon retard et découvrir, quelques années après tout le monde, le roman Kra.
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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Booyah !

Et une lecture résumée en une photo ! Ce John Crowley est beaucoup plus ardu que ne l'est Kra et pourtant je me suis fait un sérieux kiff !

Une Irlande morcelée façon bordel limite incompréhensible (prenez des notes pour vous rappeler qui est qui et des fois même c'est super dur ils ont le même prénom 🙃).

Crowley nous met au défi mais nous offre à la fois un roman historique avec cette petite touche fantastique, à la limite de l'héritage des histoires de la Table Ronde.

C'est cru, on peut pas comparer à GoT ; Crowley est un véritable conteur, qu'on imagine aisément fumer sa pipe au coin du feu, l'oeil illuminé, t'aspergeant de sa plume de corneille littéraire, passé maître dans l'art de la narration.

J'adore. Je peux pas le conseiller à tout le monde, c'est vraiment une lecture complexe qui demande de revenir sur certains passages mais pfouwah.

Le genre de bouquin à qui tu dis merci de t'en avoir fait autant baver 😬

Encore bordel !
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critiques presse (1)
Elbakin.net
11 septembre 2023
A la fois trop peu recherché pour être un ouvrage historique mais pas assez romancé pour basculer en roman historique, ce livre se cherche et empêche réellement le lecteur de s’y retrouver le laissant, tout du long, sur le côté.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Je sais cependant que tout ce qui arrivé n'est pas dû au seul hasard ni à la seule fatalité, mais est le fruit d'intelligences soumises à des contraintes - ainsi qu'à des désirs profonds.
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Video de John Crowley (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Crowley
Une corneille seule n'est pas une corneille. Une corneille ne tue jamais une autre corneille.
Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne – la première de tous les temps à avoir porté un nom – lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra…
« Alors que nous sommes dans un monde qui finit par devenir différent de celui où nous sommes nés, Kra : Dar Duchesne dans les ruines de Ymr, permet sans doute à John Crowley d'avancer un peu plus vers l'immortalité littéraire. » Patrick Gyger
https://www.l-atalante.com/catalogue/la-dentelle-du-cygne/kra-9791036000423/
+ Lire la suite
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