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Critiques sur Propriété privée (23)
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nath45
  15 août 2019
Si vous aimez les études de caractères grinçante ce livre est pour vous!!!
Un couple de bobo écolo parisiens font l'acquisition d'une maison dans un éco-quartier d'une banlieue convoité. Tout est réuni pour une vie meilleure, bien que Monsieur et son état psychotique perdure et qui rend la base du couple précaire, et c'est sans compter sur le voisinage et plus particulièrement de la famille Lecoq qui vivent dans la maison mitoyenne.
Voilà le rêve vire au cauchemars, nous découvrons des familles bourgeoises aigries, dépressives, le vernis s'écaille et ce huis-clos entre voisins vire peu à peu aux règlements de comptes, l'hypocrisie s'installe, et l'écriture caustique de l'auteure nous permet de nous délecter de quelques moments savoureux.
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Verdure35
  08 septembre 2019

Je n'aurais pas vu ce livre publié ailleurs qu'aux Edts de Minuit, il fait partie de son ADN(a mon humble avis)
Avec "Viviane Elisabeth Fauville" c'est à Paris que sévissait une femme quelque peu psychopathe, ici, on s'éloigne, et c'est dans une banlieue parisienne où poussent des éco-quartiers que viennent s'installer quelques familles bourgeoises aisées.
Au début tout est formidable et sympathique, et puis tout doucement , ce vivre entre soi devient pénible, les voisins sont bruyants ou curieux tout se sait dans ce petit lotissement, de là à fabriquer un thriller domestique,J.Deck y est allée de bon coeur.
Cela commence par la mort d'un chat, bien sur vient la question qui?
Caustique, manipulateur, d'une écriture simple cependant, ce roman est une étude de caractères grinçante à souhaits. J'ai beaucoup aimé cette lecture.
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victoryhelene
  18 septembre 2019
Quand le rêve devient cauchemar...

C'est ce que va vivre un couple de parisiens en quête de campagne et de calme en achetant le pavillon idéal dans un éco quartier nouvellement construit.

Un couple caricatural en vérité qui cherche à préserver l'environnement tout en réalisant le meilleur investissement possible.
Un couple qui progressivement révèle ses failles, parfois inquiétantes, au contact de l'autre. Fini l'anonymat de la ville, la campagne impose le jeu de l'ouverture, de la camaraderie souvent forcée, des verres échangés, une politesse parfois surjouée...
Un couple qui symbolise donc à lui seul le monde moderne, tout en apparence. Hypocrite et exigeant. A la recherche d'un bonheur matériel, d'une vie trop parfaite, un monde nombriliste qui voudrait oublier les autres, leur vue, le bruit qu'ils font...

Julia Deck construit habilement son roman comme un thriller. Elle ménage le suspense, joue sur les non-dits en faisant de la femme son unique narratrice et impose une tension progressive, et on se laisse happer. Tenu en haleine, le lecteur plonge en réalité dans l'âme humaine, sa noirceur enfouie, ses travers dissimulés.
Emportée par cette intrigue haletante, et oubliant les vrais desseins de l'autrice, j'ai été déçue par un final trop taiseux à mon goût, arrivant trop vite, trop brutalement. Mais avec le recul, je trouve ce livre court assez subtil, plutôt efficace voire brillant. le thriller n'est qu'un prétexte à la critique sociale.
Derrière le mystère se cache un livre sur les rapports humains, sur les contrastes entre la grande ville et la campagne, sur les faux-semblants de notre société... Un livre finalement assez mordant et sarcastique, un tableau sans concession du monde dans lequel on vit.
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lucia-lilas
  03 septembre 2019
Rien de bien nouveau sous le soleil.
Un début « in medias res », une première phrase d'accroche censée ferrer le lecteur, un « je » et un « tu » bien mystérieux (les joies du Nouveau Roman), le petit thriller qui se met doucement en place (tout le monde appréciera), des personnages dont on dévoile progressivement la sombre nature (ah… la complexité de l'âme humaine), une petite satire sociale qui va bien (faut bien se moquer un peu des bobos, de leurs écoquartiers, de leurs Biocoop et de leur fixette sur leur empreinte environnementale…)
A vrai dire, tout ça m'a semblé un peu « fabriqué », un peu « déjà vu » et un peu trop dans l'air du temps …
Le sujet en deux mots : las de Paris, les Caradec s'installent en banlieue parisienne, dans un écoquartier tout neuf. Ils découvrent progressivement des voisins bruyants, lourdingues, intrusifs et parfois sympas…Des voisins, quoi. Fini le bel anonymat parisien. Il faut partager sa vie avec les Lecoq (Arnaud et Annabelle), leur môme qui chiale et leur sale chat roux, les Taupin, les Lemoine, les Benani, les Bohat et quelques autres.
Bref, l'idéal que l'on s'était imaginé part bien vite en fumée...
Cela dit, si cette promiscuité est un peu pénible, elle est largement compensée par le bonheur de vivre dans des meubles en matériaux durables, une nouvelle cuisine à quatorze mille euros sans l'électroménager et un gazon bien vert et qui pousse bien dru.
Seulement, un autre bémol va venir s'ajouter au fléau des voisins et de leur sale chat poilu : le coûteux échangeur thermique, censé récupérer la chaleur des eaux usées pour compléter le travail des panneaux solaires, ne fonctionne pas correctement et personne ne comprend d'où vient la panne. Et évidemment, ça énerve tout le monde !
Et en plus, y a le chat, le chat qu'il faut zigouiller.
Derrière chaque être humain se cache une bête effrayante et capable de tout.
Voilà le décor.
Bon …
Une fresque sociale un peu mordante, un petit thriller qui peine à retenir l'attention du lecteur, des personnages un brin caricaturaux, une écriture qui rappelle vaguement le Nouveau Roman…
Certes, c'est amusant, caustique, quelques formules sont assez drôles.
Ça se lit.
Mais ce n'est pas indispensable.

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Camkyou
  28 juin 2019
Une banlieue résidentielle et ses occupants, tous souriants, polis et affables. Mais que se passe-t-il derrière les portes closes? C'est l'éternelle question qui froisse, une intrusion dans une intimité dissimulée avec talent.
Julia Deck gratte le vernis et, d'une langue pudique et millimétrée (superbe!), nous invite chez un couple. L'ennui, la lassitude, les rêves, la routine… le lot de tous! Oui, mais dans le lot chacun est unique.
Sous couvert de simplicité, le roman est l'occasion d'explorer ces relations quotidiennes aux enjeux finalement pas si simples.
On pense à des Carole Fives ou à des Bérengère Cournut, en lisant Julia Deck. Ces nouvelles voix de femmes porteuses d'une littérature belle et sans artifices. Merci!
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Isa0409
  16 septembre 2019
Du rififi à Paris !

Ça y est, c'est décidé ! Après de nombreuses années, les Caradec sautent enfin le pas et entreprennent de quitter Paris intra-muros et de s'installer en banlieue. Car en banlieue, tout va mieux ! Guidés par un élan écologique, une envie de calme et un besoin vital de tranquillité, ils élisent domicile dans ce merveilleux pavillon qui allie simplicité esthétique et prouesses écologiques. La vraie vie peut enfin commencer. Allelu… !

Sauf que ... tiens, tiens… Serait-ce un nuage dans ce beau ciel bleu ? Aurions-nous parlé trop vite ?

Voilà donc les Lecoq : jeune couple dynamique, un enfant, un gros chat. le moins que l'on puisse dire, c'est que les Lecoq sont aux antipodes du couple de voisins idéal qu'espéraient les Caradec ; bruyants, fêtards et exubérants, ils vont petit à petit instaurer un climat hostile, auquel tous les voisins vont prendre part.

Et pour exprimer son animosité, quoi de mieux que la menace ? Et jusqu'où les voisins iront-ils pour manifester leur haine ? Commettront-ils l'irréparable ?

A travers un récit brut et incisif formulé à la première personne, Julia Deck fait le portrait d'un quartier de banlieue parisienne rongé par la haine. La cohabitation serait-elle une vulgaire chimère ? Entre trahisons, manipulation, actes de barbarie, infidélités et autres provocations, le quartier bobo-chic aux prétentions écologiques n'est en fait que le théâtre des pires ignominies.

Un petit conseil… Avant de partir, soyez certains que l'on ne vous suit pas … Les lames des couteaux sont bien aiguisées, prêtes à pénétrer votre chair tendre de tout-gentil-petit-voisin… !
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croquemiette
  24 septembre 2019
C'est l'histoire d'un couple de Parisiens, les Caradec, qui décide de se mettre au vert et franchit le pas d'acheter une maison dans un éco-quartier en banlieue, aux frontières de la capitale.
Ils débarquent dans une rue verdoyante, à la pointe de l'écologie, bien que non sans dysfonctionnements, on le découvrira plus tard. Sauf que la promiscuité est grande. Les voisins sont désagréables, curieux, bruyants. C'est un petit monde de commérages, de messes basses qui étouffent très vite le couple, déjà fragile psychologiquement.
L'ambiance empire, jusqu'au jour ou le chat du voisin est retrouvé mort... Se met en place une mini-enquête, la police arrive, la suspicion s'installe doucement mais sûrement et l'atmosphère devient irrespirable malgré le bon air de la (presque) campagne.
C'est un roman drôle, pince sans rire et grinçant. La série de portraits est tout simplement hilarante et la tension palpable. Julia Deck fait preuve d'intelligence et le récit est finalement savamment construit, sous des abords de simplicité. J'ai passé un très bon moment. L'écriture, au scalpel, très dans l'esprit "Minuit" m'a convaincue et amusée. J'ai hâte de découvrir les autres romans de l'auteure.
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virginie-musarde
  12 septembre 2019
Ça parait léger, presque en mode caricature et pourtant, ça grince et ça pique, et ça tourne vite fait au thriller !!
Je ne connaissais pas du tout Julia Deck mais j'aime beaucoup les Editions de Minuit (la faute à Echenoz et Ravey !!) et ce roman file direct dans la bonne case, dans ce petit bout d'étagère que j'aime tant !!
Parce que si le roman commence par le "milieu" de l'histoire (un chat roux à exterminer, et la scie sauteuse fera bien l'affaire après le raticide ! gloups !), il y a ici une galerie de personnages, une photo plein cadre des banlieues écolo-bobo-isées avec des couples "super sympas tendance etc" comme on pourrait en voir dans les magazines !
Avec pourtant, tellement de défauts et de faiblesses, que loin de la caricature on pourrait tous identifier nos voisins (ou nous même !!...). Et quand le réseau collectif de distribution de chaleur saute, que le chat découpé secoue les âmes sensibles, tout éclate, tout part en vrille !
Disparait alors la trop sympathique voisine en micro-short et son labrador pendant que se coule la dalle d'une terrasse (syndrome Dupont de Ligonnès) et les apéros "trop sympas" entre voisins ne sont plus qu'un souvenir !

Excellent ! Subtil et drôle, avec ce côté flou qui entretient le doute (mais qui a tué le chat ? et la voisine ? sûrement pas qui on croit !)..
Je me suis régalée, j'ai trouvé l'intrigue brillante et du coup, j'ai commandé les autres romans de Julia Deck ! (c'est malin !)
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jg69
  19 septembre 2019
Soucieux de leur empreinte environnementale les Caradec décident de quitter Paris et de s'installer en banlieue parisienne dans un écoquartier tout neuf et verdoyant. Ils deviennent propriétaires d'une maison dans une allée au sein d'une petite communauté qui réunit les Lecoq, les Lemoine, les Taupin, les Benani et les Bohat. "Il s'agissait de signer notre triomphe, notre accession à la propriété privée". Ils vont vivre une promiscuité à laquelle ils n'étaient pas habitués dans l'anonymat de la capitale. Leurs voisins immédiats, les Lecoq, Arnaud et Annabelle, ont un enfant bien bruyant et un gros chat rouquin qui s'incruste régulièrement chez eux provoquant chez Charles Caradec des envies de meurtre.

Les Lecoq se lancent dans la construction d'une terrasse dont les travaux occasionnent de multiples nuisances aux Caradec. A cela s'ajoute une tranchée dans l'allée pour réparer l'échangeur thermique qui est censé récupérer la chaleur des eaux usées en complément des panneaux solaires. Leur rêve initial va bientôt virer au cauchemar car des maisons bien entretenues, des panneaux solaires, du compost ne sont pas gages de non-violence...

Dans ce roman la narratrice s'adresse à son mari, Charles Caradec, un grand dépressif perpétuellement sous traitement. C'est à la fois une petit thriller de faible intérêt et une petite satire sociale qui peine à décoller. Cela aurait pu être une délicieuse satire caustique, c'est juste un livre qui se lit bien mais qui ne me laissera pas de traces.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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VincentGloeckler
  15 août 2019
Ah, l'accession à la propriété privée, quel plaisir quand ce rêve peut enfin s'exaucer ! Et dans un de ces nouveaux quartiers répondant aux meilleures normes de développement durable ! Ils ont bien de la chance, notre narratrice et son mari, même si la réalisation de ce tenace désir implique pour lui, handicapé par des troubles compulsifs, encore un peu moins de mobilité, et, à terme peut-être un confinement à domicile… Mais les premiers voisins à occuper cet îlot de paix ont l'air si sympathiques et fréquentables, et tout semble ici avoir été conçu pour rendre la vie fluide, sans autres « soucis » que ceux, d'un orange insolent, d'une nouvelle et vibrante vigueur, poussant en pot sur le rebord de la fenêtre. Et puis, un beau matin, surgissent les Lecocq, Arnaud, Annabelle (son rire irritant, ses remarques à l'emporte-pièce, ses mini-shorts affriolants…), leur fils et leur gros chat roux… Quelques failles apparaissent sur le crépis des jours, qui, peu à peu vont s'élargir. Apéros entre voisins, vide-greniers, tutoiements de rigueur n'y font rien, la belle harmonie du quartier s'étiole, une vague odeur d'oeuf pourri s'élève par moment… et le sanglant cadavre du chat, découpé à la scie sauteuse, effraie un beau matin l'allée du bonheur. Une enquête s'ouvre, alimentée par les rumeurs, mais ce petit fait-divers n'est que le prélude à une disparition plus inquiétante… « Propriété privée » de Julia Deck (Minuit, à paraître très bientôt), une écrivaine qui nous avait déjà enchantés avec « Sigma », petite satire acerbe du monde de l'art à travers un vrai-faux roman d'espionnage, est un régal de parodie de roman noir, nourrie d'une critique féroce et drôle de la vie des bobos en pavillons voisins (rien n'est moins « privé » parfois que le « privé » !), engageant le lecteur à retrouver du charme à la solitude et aux grands espaces. Avec le piment d'une écriture joyeusement acide, des formules à l'humour délicat… Donnons-en juste deux exemples, à titre de mise en bouche : « le colin décongelait placidement dans mon sac à provisions. Moi, j'avais froid. » et, parlant des fleurs au bord de sa fenêtre, « Les soucis sont résistants, ai-je répondu, ils se relèvent du pire comme du meilleur »…Délectable Deck !

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