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ISBN : 2917035595
Éditeur : Malpertuis éditions (18/09/2018)

Note moyenne : 4.58/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Quelque part à l’est de l’Europe, au cœur de la taïga, se dresse une forteresse de pierre sombre sur laquelle flotte la bannière nazie. Les sinistres préparatifs qui s’y déroulent et les épouvantables secrets qui se cachent dans ses profondeurs ne donnent guère envie de s’y rendre en visiteur. C’est pourtant là que devra pénétrer Marcus, un détective privé londonien à la vie apparemment sans histoires, au terme d’un voyage déclenché par une tache de sang et un vieux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Walkyrie29
  08 novembre 2018
Une lecture percutante avec une dynamique en dent de scie mais un sentiment d'oppression qui ne cesse de s'accroître qui invite le lecteur dans une aventure temporelle et géographique sur fond de guerre, de nazisme et d'horreurs fantastiques.
Marcus est détective privé à Londres, il mène une vie tranquille, est amoureux de Marie avec qui il partage un appartement et retrouve son père de temps en temps. Sa vie professionnelle est peu passionnante, faite de filature d'adultères pour l'essentiel. Décrit ainsi, rien ne prédestinait Marcus à faire les terribles découvertes et à vivre les mésaventures à venir ; un livre tâché de sang reçu anonymement, de sombres secrets révélés, une trouble rencontre soit disant pacifique au discours alambiqué, un voyage dans la campagne froide et profonde finlandaise, puis dans une Ukraine prise dans la tourmente de la guerre jusqu'aux recoins reculés où le nazisme perdure dans sa noirceur et dans les horreurs tapies dans l'ombre qu'il protège.
On démarre en 1943, la seconde guerre mondiale fait rage et les nazis puissants et aliénés détruisent des vies par centaine de milliers, mais à côté de cela, le Directoire affronte la Prévôté constituée majoritairement de nazis et d'alliés inquiétants, cela tourne mal… Une trentaine d'année plus tard, un petit garçon est sujet à des cauchemars récurrents, réalistes et qui le plongent dans un état comateux inexplicable et dans des horreurs indescriptibles. de nos jours, un détective privé des plus banals reçoit un livre ancien tâché de sang et c'est l'effet boule de neige.
La majorité de l'ouvrage se passe de nos jours et se concentre sur le personnage de Marcus qui va profondément évoluer, se transformer et se révéler bien plus sombre qu'il n'y paraît. L'évolution du personnage à travers cette histoire est assez terrible, on rencontre un homme sain qui va sombrer peu à peu, les secrets, les révélations, la mort, les affrontements, les voyages dans des conditions extrêmes, vont le ternir, l'amaigrir, lui façonner un physique plus sec, le métamorphoser en somme, que ce soit physiquement ou psychologiquement, ce que l'on peut dire du personnage, c'est qu'il sait parfaitement s'adapter, étonnamment. Et l'auteur ne le ménage pas ! On s'attache à Marcus, il est tenace et prêt à tout pour découvrir la vérité. J'ai également bien aimé sa relation avec son chien Ogami, fidèle à son maître jusqu'au bout. Par ailleurs, Marcus fait de multiples rencontres au cours de son périple, on note entre autre le Docteur Kowalski, personnage ancien et mystérieux ou dans une moindre mesure Grigoriev, soldat ukrainien qui prend des risques pour faire vivre sa famille.
Le roman offre une peinture historique du nazisme, de guerre ukrainienne et de groupuscules mystérieux oeuvrant dans la partie fantastique ; d'un côté le Directoire, de l'autre la Prévôté, qui s'affrontent depuis bien longtemps, l'un pour protéger les hommes, l'autre pour imposer son idéologie en acceptant les pires connivences et alliances. L'horreur vient donc des nazis ceux qui vivent dans ce château lugubre au fin fond de l'Ukraine, ceux qui rêvent de la belle époque du IIIème Reich et s'écoeurent de la mixité ethnique et migratoire européenne, et menés par des néonazis centenaires mais pas seulement. Ceux que l'on appelle émissaire, sorte de psychopathe souriant et représentant de créatures fantastiques qui attendent leur réveil et qui glacent le sang à leur évocation reptilienne, sont aussi pervers et efficaces que les discours abjectes des fanatiques.
La dynamique du récit est assez déroutante, c'est un peu les montagnes russes sensationnels, il démarre sur les chapeaux de roue avec une ambiance très ténébreuse ; de la pluie, un éclairage au bougie, et une forte inquiétude qui imprègne le tout, c'est rapidement oppressant, mais ce sentiment n'est pas maintenu à la même amplitude tout au long du roman. Il y a aussi beaucoup de moments plus lents, plus introspectifs, dues aux réflexions du personnage principal sur ses mésaventures, aux extraits de lettres, des moments plus descriptifs. Ils sont recoupés de phases plus haletantes, terriblement stressantes, parfois même angoissantes, où tout s'accélère, où le danger se fait plus proche, ce que l'on retient toutefois c'est que ce sentiment d'angoisse monte crescendo sur l'ensemble de la lecture, jusqu'au final qui vient « relâcher » tout ça. Il faut dire que quitter une Londres citadine, pour se retrouver isolé au fond de la Finlande avant d'affronter l'Ukraine, ses conflits internes et son climat froid jusqu'à cette citadelle d'un autre âge, incitent forcément un changement progressif de ton et d'ambiance. On est clairement dans un thriller haletant plus que dans un roman d'horreur gore, certes quelques scènes sont quelque peu écoeurantes mais elles sont finalement rares et ce que l'on ne voit pas se révèle nettement plus terrifiant.
Je ne connaissais pas l'auteur, son style se révèle très noir, on sent aussi que c'est très recherché et bien documenté, il joue plutôt bien avec différente dynamisme, le récit a un côté déstructuré, on ne suit pas seulement le personnage de Marcus, on suit aussi avec beaucoup d'intérêt, d'autres personnages, d'autres situations, toujours importantes dans l'histoire. L'auteur nous ballade, torpille notre conscience d'informations, de descriptions, d'éléments qui expliquent l'ensemble de son histoire, la met en place et l'approfondit. Il a pris quelques libertés historiques qu'il signale en fin d'ouvrage. L'ensemble est de qualité même s'il y a quelques coquilles qui traînent.
En bref, un roman qui surfe entre histoire nazie, thriller palpitant, fantastique oppressant, des non-dits, beaucoup de sous-entendus angoissants, on en voit finalement peu de ces êtres obscurs alliés aux fanatiques nazis qui végètent dans un passé glorieux et perdu. Lecture surprenante avec un style bien sombre !
Je remercie les éditions Malpertuis pour ce très chouette cadeau des Aventuriales !
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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philippemarlin
  11 novembre 2018
Le Rapport Oberlander de Laurent Mantese (Malpertuis 2018) n'est pas un roman crypto-nazi, ni un roman de guerre, ni un thriller ésotérique. C'est tout cela à la fois et surtout c'est une étourdissante Symphonie du Mal. le Mal absolu, celui qui glace le sang en brouillant les repères. Marcus Baker, médiocre détective privé, vit modestement avec son amie Mary et un chien adorable qui répond au nom d'Ogami. Une existence sans histoire jusqu'au jour où un mystérieux courrier lui révèle que ses parents ne sont pas ses géniteurs et que ses véritables concepteurs ont disparu dans les conditions atroces lors de la seconde guerre mondiale. Il va se lancer dans une enquête échevelée pour percer le mystère de ses origines, traque qui le conduira en Finlande puis en Ukraine. Ses parents appartenaient au groupe très secret du Directoire, chargé d'éliminer les nazis ayant fait alliance avec la redoutable secte de la Prévôté. Un groupe de savants fous, pilotés par une Reine monstrueuse et ayant réussi à prolonger la vie humaine de façon très significative. Les derniers représentants de cette obédience vivent encore, reclus dans un Burg ukrainien pour y travailler loin des regards sur l'immortalité. Marcus cherchera à les débusquer, ce qui nous vaut des scènes terrifiantes dans un pays noyé dans un hiver glacial et déchiré par une guerre d'une violence inouïe contre les séparatistes russes. le tout est remarquablement documenté et la chute totalement déroutante.
Une lecture dont on ne sort pas indemne.
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VeryImportantBook
  25 janvier 2019
J'étais très curieuse du livre "le rapport Oberlander". Une ambiance oppressante, deux organisations secrètes centenaires et un héros qui descendrait d'une lignée spéciale pouvant éradiquer le mal... Les premières pages m'ont fait peur à cause de l'écriture un brin tarabiscotée. Mais très vite, on est plongé dans cette atmosphère mystérieuse et malsaine. Et au final, l'écriture colle parfaitement à l'ensemble. On lit et on lit en se demandant si Marcus arrivera à sortir de l'horreur dans laquelle il a été plongé malgré lui. Un très bon roman pour sa richesse, son originalité et son suspens. Une belle publication des éditions Malpertuis. Je ne connaissais pas cette maison d'édition : ils sont spécialisés en littérature fantastique et moderne. A bon entendeur!

Lien : https://www.instagram.com/p/..
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JackMachillot
  10 octobre 2018
Un voyage captivant entre histoire et fantastique, une très très belle découverte.
Je le conseille vraiment.
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Vidéo de Jean-Paul Didierlaurent
Jérémy Laniel reçoit Jean-Paul Didierlaurent.
Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère.
Réalisation et montage : Jessica Gélinas
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