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EAN : 9782221240373
752 pages
Éditeur : R-jeunes adultes (28/11/2019)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 179 notes)
Résumé :
L'espèce humaine disparaîtra dans 255 heures.
Les pires prédictions climatiques se sont réalisées, le Grand Effondrement a eu lieu et presque toutes les espèces animales se sont éteintes. Les derniers Humains se sont réfugiés dans les dernières Terres : un archipel rocailleux surgi des glaces, où ils survivent dans des cités-royaumes éparses. Accaparés par la lutte pour les maigres ressources, ils ignorent que l'ultime cataclysme est sur le point de balayer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  11 juillet 2020
Nous sommes sur terre, mais dans des territoires reculés et peu identifiables selon nos repères géographiques du 21è siècle. Les humains survivants s'y sont regroupés, en quelques communautés qui bien sûr ne pensent qu'à lutter les unes contre les autres. Quant aux conditions de vie, sans animaux et sans végétation, détruits il y a bien longtemps par la folie et l'inconscience des ancêtres, elles sont extrêmement difficiles. Ce sont les algues qui constituent la matière première pour l'alimentation les vêtements ou les produits cosmétiques.
La société a conservé des codes anciens, divisée en castes, des travailleurs parias, les suants , aux apex, l'élite de mutants qui contrôle le tout.
La jeune Astréa, du nom de son animal totem, l'étoile de mer, gravée sur sa peau, bêche sans fin les algues nauséabondes , jusqu'à ce que son frère, pressentant une catastrophe sur la chantier s'en prenne au crachant (le surveillant) et se retrouve prisonnier. Astréa part sur ses traces.
Pendant ce temps le prince héritier déchu, car unijambiste, Océrian, s'échappe du palais avant qu'on ne le contraigne à prendre la route pour épouser la fille d'un ennemi dont il faut se faire un allié.
C'est le début d'un itinéraire éprouvant à travers des paysages désertiques et sous un soleil meurtrier, pour une bande de suants accompagnée d'un otage de marque…
C'est un roman d'aventure, et d'amour, sur fond de désespoir, devant l'état de cette planète exsangue et promise à une destruction totale (chaque chapitre est un compte à rebours et le titre ne laisse guère d'espoir)
Fort bien conté, et très imaginatif, on prend plaisir à voir l'évolution des sentiments entre la jeune plébéienne et le prince aux cheveux mauves.
J'ai beaucoup appréciera le passage où les fuyards se retrouvent chez un médecin à la retraite , qui collectionne les livres et les objets du passé. C'est l'occasion de se délecter de superbes poèmes de Baudelaire.
Un très beau roman de littérature jeunesse.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Lesperanza
  15 novembre 2020
Après avoir récemment terminé "Phobos" de Victor Dixen, je suis tombée sur "Extincta" à la bibliothèque, peu de temps avant l'annonce du reconfinement. La belle couverture m'a fait de l'oeil et le résumé m'a intrigué et donné envie. Ayant déjà lu "Animale" et "Phobos", je savais que j'avais des chances d'aimer ce livre.
Et autant le dire de suite, mais j'ai beaucoup aimé !
On est plongé dans un monde bien éloigné de notre époque actuelle. Ce monde est tellement différent du nôtre qu'on pourrait avoir l'impression que c'est de la fantasy !
Très vite, j'ai plongé dans cet univers ravagé par les conséquences écologiques. Tout au long de la lecture, nous avons un compte à rebours qui ne fait qu'augmenter la tension et le stress chez nous lecteur.
J'ai adoré parce que ce livre nous fait prendre conscience qu'en tant qu'êtres humains du XXIème siècle, nous sommes encore dans la possibilité de faire bouger les choses. On PEUT changer les choses et prendre plus de mesures pour l'environnement. Et ce livre, quelque part, c'est une claque. Vraiment. J'ai aimé ce message environnemental, qui était déjà passé dans "Phobos". A part que, là, c'est un sujet clé du roman, puisque le monde dans "Extincta" est brisé à cause des conséquences de nos actes, nous êtres humains vivant au XXIème siècle.
Ayant 15 ans, je fais partie de cette génération qui va vraiment devoir faire face aux conséquences du réchauffement climatique et des problèmes environnementaux. Cette cause qui est l'environnement me touche énormément. Je ne dis pas que je suis la personne la plus écolo du monde, mais je me sens immensément concernée et j'en suis bien consciente : je veux que les choses changent et que les gens se rendent compte de la gravité de la situation. Parce que sinon... lisez Extincta pour comprendre où cela peut nous mener.
La situation est clairement peu enviable, comme beaucoup de récits post-apocalyptique. La Terre en est à un stade inimaginable, les ressources que nous avons aujourd'hui en 2020 sont disparues depuis longtemps. Durant le récit, nous suivons deux personnages : Astréa et Océrian (note : j'adore le nom des personnages d'ailleurs, je trouve ça incroyablement stylé :)), issus de deux milieux opposés, et pourtant victimes tous les deux d'injustice au début du roman. J'ai très vite eu beaucoup d'empathie pour les deux.
J'ai adoré le passage où nos personnages rencontrent Hippocampos ; quand ce dernier parle d'objets ("chats", "livres", "bibliothèque", "docteur"), et cite des grands noms tels que "Baudelaire", "Molière" ou les "soeurs Brontë". Ces références m'ont fait sourire... elles paraissent si lointaines quand on est dans l'époque du livre ! N'empêche que c'est passionnant, comment il tente de comprendre une époque révolue depuis longtemps ! J'avais envie d'entrer dans le roman, apparaitre devant eux et tout leur raconter en détails sur le XXIème siècle...
Bref ! C'était tout simplement un livre magnifique que je suis très heureuse d'avoir découvert ! Je n'ai pas eu de coup de coeur pour les personnages (même si j'ai beaucoup aimé Astréa !), c'est pour cela que j'ai mis 4/5, mais ça reste une histoire incroyable au sujet important !
A lire de toute urgence :)
Je conclus cette critique avec des mots que j'ai lu dans la courte présentation de l'auteur, et qui m'ont profondément heurté : « Alors que le climat se dérègle dangereusement et que la sixième extinction de masse a commencé, Victor Dixen imagine le pire des futurs - celui que nous, humains du XXIème siècle, pouvons encore éviter... »
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ChaChou14
  23 février 2020
Je peux vous dire qu'une seule chose : ce roman est un gros COUP DE COeUR ! J'avais découvert la plume de Victor Dixen avec sa saga "Phobos", composée de quatre tomes et d'un hors-série. Je peux vous dire que j'ai littéralement dévoré "Extincta".
La première phrase du résumé est accrocheuse : " L'espèce humaine disparaîtra dans 255 heures". On est dans un monde post-apocalyptique après le Grand Effondrement, qui a entraîné l'extinction de nombreuses espèces. Mais les humains qui ont survécu à cet événement tragique ne se doute pas que le pire reste à venir. Réunis dans des royaumes survivants, les derniers humains vouent leur culte à Terra. Des événements tragiques vont changer la donne.
J'ai adoré les personnages parfaitement construits tant physiquement que psychologiquement. Les personnages, comme Astrea, Sepien, Océrian, Margane, sont très attachants. On aime les suivre dans leurs péripéties pour sauver leurs proches.
On adore également l'univers fabuleux et terrifiant qui les entoure : la beauté des paysages, la construction des royaumes, l'organisation des castes, le culte de la religion, la place de Terra dans la vie des humains. On peut dire qu'en construisant ses royaumes et ces paysages, Victor Dixen s'est surpassé. Ce roman laisse libre court à notre imaginaire. Vous allez être autant fasciné par cette univers magnifique et flippant.
En s'attaquant à un sujet actuel de notre société (l'extinction de l'humanité), Victor Dixen parvient à nous faire réfléchir sur notre condition d'humain et les dégâts que notre espèce créent au quotidien. Des dégâts qui font froid dans le dos. La folie humaine est une terreur ! Ce roman est principalement adressé aux adolescents et aux jeunes adultes. Mais cela ne fera pas de mal à ce que les adultes lisent ce roman.
Par rapport à ses romans précédents, on sent que "Extincta" a été mûrement réfléchi et construit. On ressent une forte maturité dans la plume de l'auteur. Les mots sont très percutants et sans sous-entendus. On ne passe pas par quatre chemins pour faire passer le message : il est urgent de réagir car on va droit dans le mur ! En mélangeant l'imaginaire, la technologie, l'écologie et la littérature, l'auteur apporte une part poétique et fantastique dans son récit. J'ai adoré les nombreuses références littéraires présentes dans ce roman.
J'ai aussi adoré la mise en page de ce roman. A chaque début de chapitre, il y a une bougie qui rappelle le compte à rebours avant la fin de l'humanité.
L'écriture maîtrisée de l'auteur rend la lecture de roman addictive. Une fois la lecture commencée, il est très difficile de lâcher le roman des mains. On ne veut pas quitter cet univers très bien ficelé. Ce roman est un véritable page-turner. le suspens est très bien gardé jusqu'aux dernières pages. A la vue des événements de la fin du roman, on peut même se demander s'il va y avoir un second tome ou un hors-série avec certains personnages.
Un roman coup de coeur que je vous recommande fortement de découvrir sans plus attendre ! J'ai hâte de me lancer dans la lecture de "Cogito" !
Lien : https://lecarnetdestitch.blo..
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Saiwhisper
  21 août 2020
Trois jours après la lecture de ce roman d'anticipation et je ne sais toujours pas quoi en penser… Pour moi, il y a de très bons éléments qui m'ont donné envie de suivre cette aventure et de réclamer une suite, mais je distingue aussi des choses qui m'ont ennuyée, voire agacée. C'est donc un sentiment mitigé qui m'a animée au fil des pages… La première chose qui me vient, c'est bien sûr tout le travail esthétique porté à ce titre. La couverture est magnifique, notamment avec la murène et le serpent argentés au milieu d'algues denses dont le vert se reflète. C'est un très beau livre objet qui donne envie au lecteur de regarder ce qu'il y a sous la couverture. L'intérieur est également travaillé. J'ai apprécié cette idée de décompte avant la fin du monde : on découvre une bougie qui se consume de chapitre en chapitre. En bas de chaque page, il y a aussi des noms d'animaux ou d'espèces en latin (bythiospeum putei qui est un petit coquillage, eleutherodactylus eneidae est une grenouille, pharotis imogene est une chauve-souris, etc.). Ce dernier point n'apporte pas grand chose cependant, cela m'a amusée de taper quelques noms sur un moteur de recherches. de plus, cela montre à quel point le monde animal est riche ! C'est d'autant plus effrayant que, dans ce livre, les bêtes ont quitté la surface de la Terre… L'emploi du latin, langue morte, confère un aspect scientifique et en même temps accentue l'idée d'espèces éteintes.
En effet, après avoir publié des titres futuristes avec la conquête de Mars et les Intelligences Artificielles, on va continuer d'avancer dans le temps en proposant un avenir funeste. Comme dans « Et le désert disparaîtra » de Marie Pavlenko lu ce mois-ci, le monde est dépouillé de toute vie : l'eau potable est quantifiée, la végétation a laissé place au désert et les animaux sont rarissimes. La nature luxuriante n'existe plus. Les derniers survivants se sont réfugiés dans les Dernières Terres où la vie est difficile. Comme souvent dans les dystopies, les rescapés sont divisés en plusieurs classes et métiers. Astréa, l'héroïne, appartient aux plus démunis : elle est une suante et passe ses journées à racler le sol, sous le soleil mordant et les coups de fouet. Son quotidien est rude, peu enviable et provoque immédiatement l'empathie du lecteur. Astréa est une adolescente courageuse, forte, belle, sensible et intelligente. Elle a des principes et de belles valeurs familiales. Ainsi, lorsque son frère Palémon est accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, elle décide de tout faire pour le sauver. Cette demoiselle droite dans ses bottes est un personnage classique, mais déterminé. de ce fait, j'ai été enchantée de la suivre dans sa quête. Son entourage est également intéressant et attachant. C'est en particulier le cas du tandem qui va suivre la jolie suante : Margane (une amie d'enfance féministe et portant un lourd secret) et Sépien (un petit escroc roublard mais loyal, amoureux d'Astréa depuis longtemps). le trio forme un bon groupe, touchant, soudé, intrépide et parfois amusant. Ensemble, ils vont affronter des dangers, des rencontres, des trahisons et des épreuves aussi bien physiques que psychologiques. Cette traversée jusqu'à Palémon a été prenante toutefois, j'ai trouvé que c'était assez long… Quelques passages auraient mérité d'être écourtés, même s'ils ont surtout permis aux personnages secondaires de se révéler, de gagner en consistance et de tisser des liens.
J'avoue qu'avec le résumé, je m'attendais à ce que Victor Dixen s'attarde un peu plus sur la romance en mettant davantage de beaux moments d'échanges. Certes, il y en a eu néanmoins, ce ne fut pas assez pour moi. le second héros et narrateur, le prince Océrian, n'a pas su trouver une place dans mon coeur. Je trouvais qu'il s'attachait bien trop vite à Astréa… Comme la majorité des personnages, d'ailleurs ! Quel harem ! Si bien que je n'ai pas cru à leur histoire d'amour qui, si on y réfléchit, s'étale sur une poignée d'heures. Ce coup de foudre était trop facile, surtout qu'il a commencé par de la haine et a très longtemps oscillé entre attirance et colère. de ce fait, certaines décisions finales m'ont paru grotesques et irréalistes. le couple Océrian et Astréa ne m'a pas semblé crédible. Or, je pense que cela m'a fait passer bien à côté de ma lecture… le beau Prince avait pourtant quelques atouts susceptibles de me plaire : il était handicapé, fait rare en littérature jeunesse/ado/YA. Sa jambe en bois en forme de narval est un élément bien exploité au fil du récit. On sent qu'il n'est pas estropié pour rien et que cette spécificité a été pleinement réfléchie par l'auteur. D'ailleurs, j'ai aimé tout le travail autour de la psychologie du jeune homme, le rendant ainsi blessé, honteux, torturé et méfiant vis-à-vis des autres Apex (l'élite des riches et des seigneurs). Hélas, en raison de son côté amoureux transi sorti de nulle part, j'ai fait un réel blocage sur Océrian, préférant largement les autres prétendants de l'héroïne, bien plus à même d'avoir construit un lien solide avec elle.
Malgré la romance à laquelle je n'ai pas cru et en dépit des longueurs ressenties durant le périple, j'ai beaucoup aimé l'univers. On sent à quel point il est riche et même compliqué ! Entre les différentes castes, les spécificités des Apex, les modes de vie, les noms parfois complexes, les nombreux personnages secondaires, les objets de tous les jours qui ne sont pas forcément les nôtres et les animaux-greffes, il y avait beaucoup d'informations à prendre en compte. Or, je reconnais avoir eu besoin d'une centaine de pages avant d'être à l'aise avec ce monde post-apocalyptique. Heureusement, j'ai fini par comprendre et assimiler l'ensemble, admirant les nombreux détails que Victor Dixen a mis en avant. J'ai également été ravie de voir à quel point l'auteur a donné une belle place à la littérature et aux langues. Ainsi, même si je n'ai pas tout aimé dans cette oeuvre écologique, j'ai été satisfaite du voyage et espère que l'humanité ne connaîtra jamais ce sort…
Lien : https://lespagesquitournent...
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H0rage
  02 mai 2020
Alors autant vous le dire tout de suite : si ces temps de confinement vous dépriment, n'ouvrez pas Extincta ! En effet, le dernier roman de Victor Dixen n'évoque rien de moins que la fin du monde et l'anéantissement de l'humanité. Pas forcément joyeux joyeux, mais terriblement d'actualité. Le tout à la sauce Dixen évidemment. Une fois qu'on a commencé, on n'arrive plus à s'arrêter. Désespéré et terriblement addictif.
Après une superbe première de couverture (dans la même veine que celle de Cogito, cette fois-ci dans les tons noir, vert et argent) les premiers mots, empruntés à Baudelaire, nous cueille à froid : “Le fin du monde - Un roman sur les derniers Hommes[...]”. Puis vient une première page où le texte est imprimé blanc sur fond noir, et où un Choeur s'exprime. Victor Dixen connaît parfaitement ses classiques. Prologue de tragédie, la couleur est annoncée dès la première phrase : “L'espèce humaine s'éteignit un jour d'été [...] Une oraison funèbre, mais surtout un cri d'amour”. Roméo et Juliette version fin de l'humanité. le roman est découpé en “Chants”, et la caste des “pleurants” dans le roman ne peut manquer de nous faire penser aux rites funéraires dans la Grèce antique.
Mais Victor Dixen est également passé maître dans l'art de la construction du récit. Il invente ici une société complète, divisée en castes, vivant dans un monde brûlant, ravagé par le soleil et la chaleur, la faute aux terracides de l'ancien temps qui ont fait n'importe quoi et provoqué le Grand Effondrement. Terra est devenue THE divinité suprême, et on vivote sur ce qu'il reste d'habitable en bouffant des algues. Interdiction totale de toucher aux animaux, qui ont de toute façon quasiment disparu de la surface de la terre (si on prête attention, en bas de chacune des 595 pages qui constituent le roman, Dixen cite le nom latin d'une espèce aujourd'hui disparue). Dans ce monde, nous allons attacher nos pas à ceux d'Astréa, une jeune “suante” dont le travail harassant est de récolter l'algue sous une soleil meurtrier. Elle appartient à la caste la plus inférieure, mais elle aspire à devenir “pleurante” et rejoindre le pleuroir, temple de Terra. L'autre personnage auquel nous nous attachons est Océrian, jeune prince déchu car il a perdu une jambe dans un glissement de terrain et dont le père, Orcus veut lui faire épouser la princesse Gryphie Cathartide afin de forger une alliance avec la lointaine cité de Flamboyante. Par un incroyable concours de circonstances, Astréa et Océrian, son prisonnier, vont être amenés, avec quelques autres compagnons, à faire route ensemble vers Flamboyante. Difficile de résumer ce roman foisonnant. Victor Dixen crée un monde complexe, une société redéfinie, une géographie nouvelle également. C'est avant tout une extraordinaire épopée, une incroyable aventure qui attend Astréa et Océrian. Au fil de leur parcours, ces deux personnages vont découvrir un objet ancien et oublié absolument extraordinaire : le livre. Les poèmes de Baudelaire, en particulier “L'invitation au voyage”, accompagnent les personnages et leur apporte un peu de légèreté dans ce monde à l'agonie. Emily Dickinsen a également les faveurs de Dixen : “L'Espoir est cette chose à plumes[...] Alors complètement désespéré le roman de Dixen ? Pas sûr, d'autant que la fin, bien que tragique, nous réserve un joli twist final.
J'étais déjà une fan inconditionnelle depuis la saga du Cas Jack Spark. Encore une fois, je suis conquise.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
LesperanzaLesperanza   13 novembre 2020
« Les humains de l’ancien temps -comme tu dis- auraient pu stopper ce que tu appelles le Grand Effondrement - et que moi je nomme l’effondrement écologique - il y a bien longtemps, avant qu’il soit trop tard. Au XXIème siècle, les Terriens avaient à la fois les outils scientifiques nécessaires pour comprendre le phénomène qu’ils avaient eux-mêmes déclenché, et les moyens techniques de trouver une solution. Mais ils n’ont pas saisi cette chance. Ils n’ont pas réagi suffisamment aux mises en garde : le recul des glaciers de Patagonie et l’assèchement de la mer d’Aral, l’effondrement des colonies d’abeilles et l’étouffement de la faune marine dans les débris de plastique, l’incendie de la forêt amazonienne et l’invasion des algues vertes. Sans prendre véritablement la mesure de ces avertissements, ils ont continué à utiliser les énergies fossiles, à arroser la terre de pesticides, à déforester les poumons de la planète. Les canicules à répétition et les pénuries d’eau, l’extinction massive des espèces et les migrations climatiques, qui auraient dû les unir, n’ont fait qu’accroître leurs divisions. Ils se sont montrés incapables de faire front commun pour prendre les décisions drastiques qui auraient pu sauver leur propre espèce… qui auraient pu vous préserver, vous, leurs lointains descendants. La libération massive des hydrates de méthane de l’océan Arctique, en train d’embraser le Svalbard au moment où je vous parle, n’est que la conséquence ultime du réchauffement qu’ils ont déclenché il y a des siècles de cela. Cette bombe à retardement, c’est eux qui l’ont posée. »
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StephaniePStephanieP   16 août 2020
Les humains de l’ancien temps – comme tu dis – auraient pu stopper ce que tu appelles le Grand Effondrement – et que moi je nomme l’effondrement écologique – il y a bien longtemps, avant qu’il soit trop tard. Au XXIe siècle, les Terriens avaient à la fois les outils scientifiques nécessaires pour comprendre le phénomène qu’ils avaient eux-mêmes déclenché, et les moyens techniques de trouver une solution. Mais ils n’ont pas saisi cette chance. Ils n’ont pas réagi suffisamment aux mises en garde : le recul des glaciers de Patagonie et l’assèchement de la mer d’Aral, l’effondrement des colonies d’abeilles et l’étouffement de la faune marine dans les débris de plastique, l’incendie de la forêt amazonienne et l’invasion des algues vertes. Sans prendre véritablement la mesure de ces avertissements, ils ont continué à utiliser les énergies fossiles, à arroser la terre de pesticides, à déforester les poumons de la planète. Les canicules à répétition et les pénuries d’eau, l’extinction massive des espèces et les migrations climatiques, qui auraient dû les unir, n’ont fait qu’accroître leurs divisions. Ils se sont montrés incapables de faire front commun pour prendre les décisions drastiques qui auraient pu sauver leur propre espèce… qui auraient pu vous préserver, vous, leurs lointains descendants.
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LesperanzaLesperanza   11 novembre 2020
"Tu m'as demandé hier à quoi cela servait de vivre, si c'était pour toujours reproduire les erreurs du passé. Je crois que cela sert à espérer. Parce qu'il y a toujours une petite possibilité de corriger ces erreurs ; il y a toujours une chance infime de se libérer du passé. Il existe mille raisons de désespérer de notre espèce, mais sa capacité d'amour les rachètes toutes, puisqu'elle nous permet d'espérer."

-Astréa
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karolivrekarolivre   27 novembre 2019
Aujourd’hui encore, les Derniers Humains expiaient la démesure de leurs ancêtres. Ils avaient dû fuir le monde d’avant, ravagé par les pluies acides, les incendies titanesques et les canicules mortelles. Rescapés venus de tous les horizons, ils s’étaient fondus au fil des générations en un seul peuple métissé, parlant une seule langue : le parler commun, hybride bancal de tous les idiomes.
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LesperanzaLesperanza   08 novembre 2020
- (...) Vois-tu, la connaissance du monde ne prend pas seulement la forme de litanies savantes. Parfois, une pensée, une impression, une formule en révèlent davantage sur le mystère de la vie et de la mort que des traités entiers. Jadis, on appelait cela littérature.

-Hippocampos
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Vidéo de Victor Dixen
#GlénatFIBD​ - Rencontre live Phobos à 16h
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